BUFF
victimes visantes, et d'instruments (le supplice pour les criminels : tels étaient les bûchers cjue les druides allumaient en l’iioiiiieur de Teutatès; tels furent, du xvi* an xvin* siècle, les auto-da-fé de l’inquisition.
BUCOLIQUES (du grec bowolos, bouvier), nom générique donné aux poésies champêtres ou pastorales. Ko y. pastorale et égloguf.. — Ou connaît plus particulièrement sous le nom de Bucoliques le recueil des Eqlonues de Virgile.
BUCRANE (du grec bous, bœuf, eicranion, crâne) , nom qu’on donne, en Architecture, aux têtes décharnées d'animaux, et surtout de bœufs, placées comme ornements daus les métopes des temples, ou aux coins d’un autel.
BUDDLËE, Buddlea (du botauistcanglais Buddle) , genre de la famille des Scrofulariées ; renferme des arbrisseaux élégants originaires d'Amérique. On cultive dans nos jardins la Buddlée globuleuse ; son feuillage, vert-foncé en dessus, blanc en dessous, s’agite au moindre souffle du vent; ses Ileurs odorantes, «J’un beau jaune safrané, tranchent agréablement sur la couleur sombre de ses feuilles.
BUDGET (mot emprunté aux Anglais, et dérivé du bas latin bulga , sac, bourse, d’où vient aussi bouge lie en vieux français) , nom donué à la fois à un aperçu des dépenses et des recettes présumées, et à l’état définitif de ces dépenses et de ces recettes uuaud il a été arrêté par l’autorité compétente. En France, l’Etat, les départements, les communes, chaque établissement public, dressent annuellement leur budget de manière qu'il puisse être examiné et voté ou approuvé avant le 1er janvier. Tout budget se divise en deux parties principales : Dépenses et Recettes. Chacune de ces deux grandes divisions se subdivise elle-même en plusieurs autres parties qui aboutissent à des chapitres.
Budget de l'Etat. Les dépenses y comprennent cinq subdivisions : 1° dette publique ; 2U dotations ; 3°serviccs généraux des ministères ; 4° frais de régie, de perception des impôts et revenus publics; 5° remboursements et restitutions, non-valeurs, primes et escomptes. — Les recettes se subdivisent également en plusieurs parties : 1° contributions directes; 2* enregistrement , timbre et domaines ; 3* produits des forêts et de la pêche ; 4° douanes et sels ; 5* contributions indirectes; G" produits des postes ; 7° revenus divers, tels que les taxes, remboursements, redevances, etc. — Dans les Etals constitutionnels, les budgets sont librement discutés et votés par le pouvoir représentatif. Des régies sévères imposent aux ministres l’obligation de ne rien dépenser au delà de leur budget; il est, en outre, défendu de modifier l'affectation des fonds, et de reporter sur un chapitre les fonds votés pour un autre : c’est ce qu’on nomme là spécialité des chapitres, Ces prescriptions sont résumées dans l’ordonnance du 31 mai 1838.
L’institution du budget appartient à l’Angleterre, où elle parait être contemporaine du gouvernement représentatif. En France , les premiers essais en ce genre sont dus à Necker, qui donna l'exemple par la publication de son fameux compte rendu (1781). Louis XVI, par une déclaration au 24 janvier 1789, promit que désormais le tableau des recettes et des dépenses serait dressé chaque année , et soumis au vote des Etats généraux; mais les désordres de la Révolution empêchèrent d’exécuter régulièrement cet engagement : ce n’est que sous le Consulat, en 1802, que fut établi ic premier budget de la France ; c’est aussi a cette époque que le mot budget s’introduisit dans notre langue financière. Toutefois, les budgets du Consulat et de l'Empire laissaient encore beaucoup à désirer ; en outre, ils étaient plutôt homologués que délibérés; ce u’est que depuis la Restauration que les budgets ont été dressés d’une manière complète et sincère , et qu’ils ont été librement discutés. Depuis cette époque, le budget de la
France a été sans cesse croissant; le plus souvent encore il s’est trouvé insuffisant, et il a fallu le compléter par des crédits supplémentaires. Le budget de 1815 portait, pour les dépenses, 791,317,660 fr. ; pour les recettes. 740.030,700 fr. ; celui de 1850 s’élevait à 1,461,491,788 fr. pour les dépenses, et à 1,359,169,117 fr. pour les recettes. Depuis plusieurs années, surtout depuis la révolution de 1848, le bud- | get de la France se solde par un déficit ; on y fait face au moyen d'emprunts ou de bons du Trésor.
Budgets départementaux. Les dépenses compmi- 1 nent les traitements administratifs , l’entretieu des maisons de détention, des dépôts de mendicité, des bâtiments de la cour d’appel , de la préfecture, des routes départementales, la gendarmerie, les enfants trouvés, la dette du département, etc. Les recettes se composent de la portion des contributions directes affectées aux dépenses départementales, et des ressources dites extraordinaires, provenant de location d’imtueubles,du prix des péages, du prix d'expédition des actes de la préfecture, etc. La discussion et le vote des budgets départementaux appartiennent aux conseils généraux ; ils sont réglés définitivement par fe chef de l’Etat.
Le budget de la commune est voté par le conseil municipal, mais il n'est définitivement réglé que lorsqu'il a été approuvé par le chef de l’Etat, sur le rapport du ministre de l'intérieur pour les villes et communes dont le revenu est supérieur «à 100,000 fr., et par le préfet pour les communes dont le revenu est inférieur.
Les budgets des élablissemeotspublics sont dressés par les chefs de ces établissements, et arrêtés par le ministre dans les attributions duquel ils se trouvent.
Bl’FFA (opéra). Vog. bouffes et opéra.
BUFFET d’orgue, roy. orgue.
BUFFLE , Bos bubales , espèce de bœuf à demisauvage qui vit dans les pays marécageux ; il aime à se vautrer dans la boue, et reste plonge daus l’eau une partie du jour. 11 se distingue du bœuf ordinaire par une taille plus haute, des proportions plus robustes, mais aussi plus lourdes; par un front plus étroit et plus bas, pour un mufle plus large, et surtout par ses cornes , comprimées en avant et surmontées d’une arête saillante en carène. La voix du buffle est un mugissement plus grave et plus pénétrant que celui du taureau ; la femelle porte un mois de plus que la vache, et a quatre mamelles placées sur une même ligue transversale ; son lait est moins abondant et moins savoureux que celui de la vache, mais contient plus de crème ; il fournit un beurre graisseux et qui conserve toujours un goût sauvage. On mange la chair du buffle ; on prétend même que sa langue est un mets délicat. Le buffle a le poil noir, rude et peu fourni; son cuir spongieux résiste parfaitement aux armes tranchantes : aussi sert-il à fabriquer des cuirasses, des ceinturons, des gants, et toute espèce de buffleïerie ; les cornes servent à faire des tabatières, des peignes, et ses poils à rembourrer les chaises, les selles, etc. Un tire surtout ces matières d’Egypte et de Turquie. On en fait aussi un grand commerce sur les côtes de la Guinée et du Congo.
Le buffle est originaire de l’Inde ; on le trouve également en Afrique, en Turquie, en Transylvanie; il a été introduit en Italie au vu* siècle, et" il y vit aujourd'hui A l’état de domesticité , mais en conservant une partie de ses habitudes sauvages; il est plutôt farouche que méchant. Ou s’en sert pour le labourage, et on le conduit au moyen d’un anneau passé dans les naseaux; le travail fini, ou lui rend la liberté. On est parvenu à naturaliser le buffle eu France ; on en a même formé un troupeau à Rambouillet; mais il ne saurait être substitué avantageusement à uotre bœuf domestique. On a essayé vainement de croiser le buffle avec le bœuf.
Parmi les variétés du buffle, on distingue : 1° le D.
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