BILL
BURA
présenter un bulbe: les Amanitcsoffrontce caractère.
Eu Anatomie, on a donné le nom de bulbe à différents corps qui ont plus ou moins d'analogie avec le bulbe des végétaux : II. d’une dent , la papille vns« ulaire et nerveuse contenue dans sa cavité; B. d’un poil, le follicule dans lequel sa racine est implantée; B. de l'œil , le globe de l'œil môme. Ou dit encore II. de l’aorte , U. du nerf ol furtif B. de fa veine cérébrale , etc., pour designer l'espèce de renflement qui est ,1 l'origine de ces veines ou de ces nerfs.
BULRILLK. Voy. nn ne.
BU U MK diminutif de huila. houle), genre de Oaslôrojio les pulmoiiés.,1 collier et sauscuirasse, muni de 4 tentacules ; coquillcovale, ouverte, A bonis inégaux.
BULL, mot anglais qui signifie taureau, désigne, dans la langue anglaise, un discours sans suite et sans raison, une espece de coq -à- làne, propre à faire rire. Les Irlandais se moutrent particuliérement curieux de ce genre d’amusement : aussi les auteurs anglais mettent-ils souvent des bu/ls dans la bourbe de personnages irlandais. Ou a publié en Angleterre des recueils de bulls. Vo y. john-buil.
DULLA1RE , Hidlurium . collection des bulles pontificales. La lr€ édition du Bullarium magnum romanum (de Leon le Grand à Urbain VIII ) parut a Home en 1034 : elle forme I vol. in-fol.; la dornii re, qui va jusqu’à Clément XIII . parut a Luxembourg (Genève. 1717-58), en 11 vol. In-fol.
En Botanique , on nomme Bullaire un trenre de Champignons parasites, de la famille des Urédinées, qui croissent sous l’épiderme des tiges mortes.
BULLE (du latin huila, boule). Chez les anciens, c'était un ornement d’or, d'argent ou de plomb, en forme de boule, que les Romains avaient emprunté des Etrusques, et que portaient les enfants, les affranchis et les triomphateurs. — Chez les modernes, ce mot a été appliqué aux sceaux des papes, des empereurs et de divers princes au moyeu Âge , a cause de leur forme ronde et bombée; puis aux actes mêmes scellés de ces sceaux. Le sceau des papes était un sceau de plomb, de figure ronde, portant d’un côté les tètes de saint Pierre et de saint Paul, et de l'autre lu nom du pape. CYstvers le vu* siècle que les bulles des papes commencèrent a être scellées en plomb.
Il a été fait, sous le litre de Bullaires (V. ce mot), dos recueils des bulles des papes. — Pour les Bulles des juipes et celles des empereurs qui ont quelque importance historique, V. le Dict.univ.d’H.etdeG .
En Médecine, le mot bulle désigne un soulèvement de l'épiderme formé par l'accumulation d’un liquide séreux ou séro-puruleut, dont l’apparition est précédée d’une rougeur érytémab use plus ou moins vive, mais qui Survient quelquefois presque instantanément. Le rupia et le pemphigus , on fièvre bulleuse , appartiennent à ce genre de maladie.
En Histoire naturelle, ce nom a été donné a des coquilles uni valves, api>arteuant à la division des Gastéropodes tectibram bcs , à certains insectes et a quelques plantes peu importantes.
BULLETIN (de bulle, dans le sens de sceau), espèce de note officielle dans laquelle on rend compte, .i des intervalles plus ou moins rapprochés, de la situation d'une affaire ou de l’état d uue personne. Les plus célèbres sont les Bulletins de la grande armée, qui annonçaient la marche et les opérations de l'armée de Napoléon, et qui étaient souvent rédigés par Iui-mômc : leur emphase finit par les discréditer.
bulletin des lois, recueil officiel des lois et actes du gouvernement français, fut créé par la Convention le 14 frimaire an 11 {5 décembre 1795), et »e continue encore aujourd'hui. Ce recueil, se divise en séries correspondant aux différents gouvernements que la France a eus depuis 1795 (la Convention, le Directoire, le Consulat, l'Empire, la premh re Restauration, les Cent-Jours, le régné de Louis XVIII, celui de Charles X, la monarchie do
Juillet, la République). Il se public par cahiers ou livraisons qui paraissent à des époques Indéterminées; chaque bulletin porte su bas la date de sa publication. — Depuis 1816, la promulgation des fois résulte de leur insertion au Bulletin . et tous les actes qu'il renferme «ont exécutoires, a Paris un jour franc après leur publication , et dans les departements après l'expiration du même délai, augmenté d'autant de jours qu’il y a de fois 10 myriam. entre Paris et le chef-lieu de chaque département. — Outre la publication officielle, Il parait un Bulletin annote’ des lois, recueil fort utilo publié par M. Lcj»ec.
On connaît sous le titre de Bulletin universel des sciences et de l’industrie une espèce de Revue encyclopédique créée en 1824 par M. de Férussac, et qui cessa de paraître en 1830.
BUMELIE (du grec boumelia, frêne), genre de la famille des SapotacécS, renferme des arbres ou des arbrisseaux indigènes de l'Amérique, dont quelques-uns sont cultivés dans nos jardins. — La B. réclinée, arbuste de 2 m. de haut, aux rameaux épineux recourbés vers la lerfe, sert, dans le midi de la France, à former des haies vives.
BU NIAS (du grec bounfût, sorte de navet), ou Orthodium, navet sauvage qui croit ordinairement dans les blés; est le type d une famille de Crucifères qui prend de la le nom de Runiadées. Sa graine pilée entre dans la composition de la thériaque.
BUNION Glu grec hou ni on , même slgtiif.), genre de plantes Ôtnbellifères, tribu des Amminées, dont l'espèce principale est le Bun>on bulbeux ou Noix de terre , ainsi nommé À cause de sa racine qui est un tubercule gros comme une noix, blanc à l'intérieur. noir extérieurement: on le mange quand il est cuit et qu’il a ainsi perdu son Arrêté.
BUPHTllALME (dugrecôouf. bœuf, et ophthalmos , œil, à cause de quelque analogie qu’offre la couleur du leur Heur avec celle de l'œil de bœuf), genre de la famille des Composée*, tribu des Asléroidécs. renferme de* plantes herbacées, à feuilles alternes, a fleurs terminales, à capitales radiés, A graines surmontées d'une aigrette en forme de couronne. Le B. à feuilles de saule, et le B. à grandes fleurs, dont N s propriétés tiennent du thé , appartiennent au midi de la France. — Le Bnphthalme donne son nom aux Buphlhahnées, sous-tribu des Astéroidées.
BUPLÈVRE (du grec Boupleuron, mèmesignif ), Bupleurutn, genre d’Umbeilifèrcs, a fleurs jaunes et a feuilles simples. L’espèce la plus connue est lu B. à feuilles rondes ou Oreille de lièvre, arbrisseau du midi de la France, donnant en grand nombre, de juin en août, des fleurs jaunes dis|K>sée3 en ombelle : on l’emploie comme astriugent.
BUPRESTE (du grec bouprestis, enfle -bœuf), genre d'insectes Coléoptères pentamères, de la famille des Steruoxes, impropres a -auler, à pattes courtes, aux yeux ovales, renferme prés de 150 espères, toutes remarquables par leurs belles couleurs métalliques. On en trouve une trentaine dans les environs de Paris; mais les plus brillantes appartiennent aux contrées intertropicales. — Le nom de Bupreste parait avoir été donné & ce genre d'insec'es, parce qu on avait cru, à tort, y reconnaître le Buprrslis dos anciens, «pii, suivant Pline (liv. xxx.r.4), fait enfler, au point qu’ils en crèvent, les bestiaux qui l'avalent en paissant : ce dernier, qui a les propriétés vésicantes de la cantharide, sc rapporterait plutôt au genre J téloé Voy mêloê.
RUPREST1DES, famille de Coléoptères, qui a pour type le Bupreste. Voy ce nom.
DURAT. Ce nom, d’al»ord appliqué à une étoffe de laïuc grossière et commune, a ensuite été donné à une petite étoffe faite de laine assez légère, mais un (K* u plus forté que l’étamine à voile, k laquelle ou donne aufsi un apprêt. Voy. étamike.
BURATINE, cspccc de popeline , chaîne de soi*
BÜRf. — 224 - BUBS
et à trame en laine : cette étoile se passe à la calandre. On appelle également buratines des soies qui viennent de Perse. ,
BURE (du bas latin huma, roux'] , étoffe grossière de laine rousse, formant autrefois l'habillement des gens de la campagne et des religieux mendiants.
Ce. nom s'applique encore à certains puits qui descendent dans les mines. On distingue : if. d'épuisement, que l’on fait pour l'établissement des puinjkjs a épuisement ; B. d'aérage, que fou établit pour remonter les mati» res cl donner de l’air.
BUREAU . Ce mot était d’abord synonyme de bure, comme Je pfouveut ces vers de Boileau :
Iiütnnn . r<* jrr»n«l «ulrnr. «Jonl U mm# f-riilf
Mai* n *unl »{11m n«c ii«- »imple 6*1/1 «tu .
I iVto ilU linge M l'hiver uuntraii.
Il prit ensuite la signification de table A écrire, parce que les tables de ce genre étaient autrefois couvertes de tapis de bure ou do bureau. U s’est étendu depuis au local où se trouvent ces tables, puis a ceux mêmes qui y travaillent et à radmimstration à laquelle ils appartiennent. Ainsi on appelait : B. des aides les lieux où se percevaient, avant 1791, les droits sur tes boissons; on les a appelés plus tard B. des droits réunis, puis B. des contributions indirectes; — B. d'adresses, l’admiuistration du journal la Gazette de France, fondée par Renaudot; — B. des finances , la juridiction nou contentieuse des trésoriers do France, généraux des finances et grands voy ers; — B. ecclésiastique ou diocésain , dit aussi B. des décimes, (assemblée des ecclesiastiques chargés de faire, dans chaque diocèse, la répartition des décimes et dons gratuits que le clergé payait à l’Etat; — B. de paix et de conciliation, un tribunal créé en 17‘Jl , pour tâcher d’accorder préalablement les parties avant d'en venir au procès : il a été remplacé par le Tribunal de paix.
nuREAü des umcitudes, établissement créé A Taris |*ar décret du 7 messidor an III ( 1701), réorganisé par décret du 30 jauvier 1853, se compose d'astronomes, de géographes, de mathématiriens et d’artistes. 11 siège à l'Observatoire, et est chargé «le La rédaction «le la Connaissance des temps , et d'un Annuaire contenant de nombreux renseignements scientifiques. bureaux nr. bienfaisance. Voy, bienfaisance, bureaux d’esprit, nom donné dans les derniers siècles ^diverses réunions tenuescliacune par une femme bel esprit , et qui s'érigeaient on tribunal suprême de la littérature et du bon goût. Tels étaient les salons de l'hôtel* Rambouillet, < !> la <lui li> **■• <Ju Maine. de il®e de Tencin.de M”'1 Ou Ui.itrl. i et. du Boccagc,du Défia nd et Geo!l'rin,de Mme Doublet, etc.
bureaux arabes, commission* d'oniriers français, créées en Algérie par ordonnance du l<r février 1844, dans le but île surveiller et de civiliser les indigènes.
BUREAUCRATIE (du français b-o-enu. et <tu arec cratos, force). Ce mot , qui ne s’emploie guère que par dénigrement, exprime tantôt h- nombre excessif des commis de ministère, tantôt l'esprit qui règne dans les bureaux et l’influence abusive qu'on les accuse de faire de leur pouvoir. On impute aux bureaux d'opposer la routine et la force d'inar-U-m aux anuliorations les plus urgentes, do multiplier outre mesure les écritures, d'éterniser le- ,itl nr<-. etc. La plupart des1 torts qu'on attribue a la bureaucratie sont l«'Si,ffctsiuévitablcsdcrexpi,sd':lacentraIisatioh.
B FRELE. Ou nomme ainsi, en termes de Blason, le* f asc es diminuée* et réduites ;t la moitié ou au tiers, au nombre de huit ou en plu* ^r.in i rinmluv, mais toujours en nombre pair. — Vécu divisé par barètes est dit burelé : fétu des Lusignan, par exemple, est burelé d’argent et cl azur.
BÜRGAUD1NE, nom qu’on donne à la plus belle espèce de nacre; elle est fournie par l’écaille d’un huiaçou à bouche ronde, commun aux Antilles, et
nommé burgau : c’est le Sabot limaçon. Voy. türbo.
BUKGBAVE (de l’allemand burg, ville, et ffraf, comte), ancien titre de haute dignité en Allemagne. Voy. le Dict. univ. d’tiist. et de Géogr.
BURIN (de l'allemand bohren , creuser). Instrument fort usité dans les arts pour graver sur les métaux et les autres corps durs, cousiste ordinairement en un mince barreau d’acier quadrangulaire de 12 A 15 cent, de long, coupé obliquement à l'une de ses extrémités, et portant a l'autre bout un manche court et arrondi. — On a étendu le nom deôurén, en raison d’une ressemblance de forme : 1° à nu outil dont se servent les dentistes pour nettoyer les dents ; 2° A une espèce de ciseau a deux biseaux, avec lequel les serrurier» coupent le fer à froid ; 3° à une barre de fer avec laquelle les mineurs perforent les roches qu’ils veulent faire sauter, etc.
BURLESQUE (de l'italien hvrlesco, dérivé luiinéme du verbe bur lare, sc moquer), genre de poésie triviale et plaisante qu’ou emploie pour jeter du ridicule sur les personnes cl sur les choses. Les Italiens sont les créateurs du burlesque , dont on ne trouve point de traces chez les anciens ; Berni est chez eux le maître du genre. L'auteur de V Enéide travestie , Scarron, est le premier eu France qui ait essayé de produire une œuvre de longue haleine dans le genre hurlcsuue. Vint ensuite d’Assoucy, qui mil le* Métatnorp/ioses en même style, sous le titre d’Ovide en belle humeur , et qui mérita le surnom d'empereur du burlesque. Celte espèce de mascarade plut d'abord par sa nouveauté ; mais le bon sens français, représenté par Boileau et Molière, en fit bientôt justice : aujourd’hui le burlesque est tout à fait passé de mode. — Il ne faut pas confondre la poésie burlesque avec la poésie liéroi-comiquc; celle-ci cousiste â décrire en style pompeux et héroïque de* actions ou des choses petites et communes.
BURLETTA (de l'italiiu burlesco), nom que les Italiens donnent à de petits opéras-comiques dont le sujet est badin et léger.
BURNOUS. grand manteau de laine, blanc ou noir, et a capuchon, que portent les Arabes, a été adopte depuis quelques anuêes en France, avec de légère» modifications , pour la toilette d’hiver des hommes et même pour celle des dames.
BURSA1RE (du grec bursa, bourse), genre d'infusoires, type de la famille des Bursariens, renferme des animaux à corps cilié, ovoïde, ou en forme de bourse, terminé jwr uue bouche à laquelle aboutit une rangée de cil* « n spirale. Ces animaux, qui sont blancs ou vrits, habitent les eaux douces stagnante* entre- le» herbes, et n’ont pas plus de 3 a 7 dixième» d«* millimètres de longueur. — Plante de la famille des Pitlosporées , caractérisée par son calice à 5 divisions et sa corolle à 5 pétales , renferme une seule espèce, la B. épineuse (B. spinosa ), arbrisseau de la Nouvelle-Hollande, à rameaux épineux, à feuille» spat idées , luisantes , à fleurs blanches, eu grappes pauiculces. On la cultive dan* nos jardins.
BURSCHERSCHAFT (de l'aile nia ndbursen ou burschen, boursier, et schaft, association), association secrète établie entre h-s etudiants des universités dt J Allemagne. On en trouve lu germe au moyen âge ; mais, depuis longtemps elle avait été abandonnée" ou négligée, quand elle fut revivifiée, de 1813 à 1815, au nom de la défense du pays. La grande Burschenschaft dTéna, constituée le 12 juin 1815, rallia bientôt â elle tontes le* autres. Les gouvernement* allemands ne tardèrent pas à s'effrayer de l’esprit d'indépendance qui régnait dans ce* associations; à partir de 1818, ils en proscrivirent les membres, et la Burschcoschait disparut peu A peu.
BURSERACEES dn genre type Bursère), famille de plantes dicotylédones polypétnle* périgynes, détachée des TérébinLhtcées, se compose d'arbres ou d arbrisseaux des Tropiques, à calice persistant, a
oust
IîIjXA
3 ou 4 divisions, à pétales alternes et en nombre égal . à étamines en nombre double, plus courtes que les pétales. Tous sont remplis de sucs résineux et répandus dans le commerce sous le nom de flanns** ou d' Encens. On y distingue les genres Burtère /genre type) , Balsamodeudrvn , Iciquier et liosucellia. Voy mots.
BURSERE (de J. Burser, ami de Bauhin), Bursera , vulgairern. iiomart, genre type du Burséracéea,com- |»ose d’arbres gonitnifcrcs. a feuilles alternes , à folioles membraneuses, à fleurs petites et en grappes. Ce genre renferme trois espèces qui croissent aux Antilles et sont cultivées dans nos jardins.
BURTOME (de Burton, botaniste , genre de la famille des Légumineuses, section des l’apilionacées, formé 4' arbrisseaux ou de sous -arbrisseaux originaires de la Nouvelle-Hollande, à feuilles éparses, entières, et à fleurs jaunes ou pourprées, supportées par de courts pédicelles. Ce genre se conquise de quatre espèces, toutes cultivées dans nos jardins.
BUSA1GLE, variété du genre Buse { Voy. ce mot), qui a les tarses emplumés jusqu’aux doigts, comme les Aigles : ou l’appelle aussi Buse pattue. Le Bulaigle est plus petit que la Bute ; il se trouve par toute l’Europe , sur la lisiere des bois qui avoisincut les eaux ; il niche sur les grands arbres.
BUSARD, Circus, variété du genre Buse, a pour caractères propres des tarses grêles et élevés, un demicollier de plumes, allant du menton aux oreilles. Les Busards sont plus agiles et plus rusés que les Buses. On les trouve ordinairement dans les marais et les lieux humides, où ils saisissent leur proie et où ils construisent leur nid. L’Europe eu possède trois espèces : le B. harjmye ou roux, qui se trouve en France, et surtout en Hollande; il y habite les roseaux, où H fait sa pèche; il chasse aussi les oiseaux de basse-cour ; le B. bleu ou Oiseau Saint-Martin , qui se trouve en France, en Angleterre, en Allemagne, ainsi que dans l'Afrique et l’Amérique, et le B. Montayu , qui habite l’Europe orientale.
BUSC (du latin bosrus , bois, parce que les premiers buses étaient de bois), espèce de lame de bois, d'ivoire , plus souvent de baleine ou d’acier, plate, étroite, et arrondie par les deux bouts, qui sert à maintenir le devant d’un corset. Lus buses contribuent pour une graode part aux inconvénients que les médecins ont signalés dans les corsets. V. ce mot.
BUSE, en latin Buteo , genre d’oiseaux de l’ordre des Rapaces, de la famille des Diurnes, caractérisé par un bec non denté* courbé dès la base, des ailes longues, une queue faiblement arrondie et un espace nu entre l'œil et le bec. Ce sont des oiseaux de proie dont on n’a jamais pu tirer aucun parti pour la chasse , ce qui les faisait jadis ranger parmi les oiseaux ignobles. Un distingue dans le genre Buse : la Buse commune, le Busard, le Buxaigleut la Bondrée. LVspèce la pliiscounue, la Buse commune, se trouve en France et en Hollande : elle est grosse comme une poule, mais ses ailes sont beaucoup plus longues : aussi vole-t-elle assez bien ; son plumage est d'un brun roux mêlé de blanc ; son cri est aigre et peu prolongé; elle habite les bois touffus, où elle reste des heures entières perchée sur une branche, attendant que quelque proie passe ù sa portée. Son air stupide, qui est devenu proverbial, vient sans doute de la faiblesse de scs yeux.
Dans les Mines, on appelle buse un tuyau qui sert de communication entre les puits et y conduit l'air.
ÜLSOls, Buteogullus, espèce de Buse, diffère de la Buse commune par un bec un peu plus long , à bords assez renflés pour simuler une dent. Elle a pour type le B. catarthoïde, qui habite la Guyane et le Paraguay.
BUSSEROLE, ou Raisin (VOurs. Voy. amoimf.h.
BUSTE (du latin busturn , tombeau, parce qu’on , ]4açait ordinairement sur les tombeaux des portraits | en bas-relief et a mi-corps;. Les Grecs n’out corn-
menré à exécuter dos bustes en ronde-bosse que vers le- temps d’Alexandre, ('liez les Romains, les premiers bustes furent les images de leurs ancêtres, en cire coloriée , qu’ils conservaient dans l’atrium de leurs maisons; mais c'est daus les sépultures que l’usage des bustes a été le plus commun dans l’antiquité; on eu a trouvé en brome, eu marbre, même en plâtre moulé sur nature, tautùt sous la forme de médaillon, tantôt sous celle de ronde-bosse. On doit
I Bi'lletius et à Gronovius de belles collections de bustes antiques; Y Iconographie ancienne de Viscouli est plus riche encore. — Le buste est une des parties les plus difliciles de l’art du statuaire. A défaut du ciseau de l'artiste, on a recours au moulage pour obtenir des bustes d’une grande fidélité ; on peut ensuite réduire les bustes ainsi obtenus, au moyen d’une ingénieuse Machine d réduction. Voy. sculptons.
BUTOMEES (du grec boutomos , bulomc), famille de plantes aquatiques, établie par M. Richard et fort voisine des Joncées et des Alismacées, a pour type lo Butome à ombelles ou Jonc fleutd, jolie plante à fleurs roses, disposées eu ombelles, suspendue a une tige do plus d uu mètre de haut , sortant d’une touffe de feuilles longues et tranchantes. Cette plante fait un très-bel effet au bord des eaux ; elle est tres-communc aux environs de Paris.
BUTOR (du latin boatus taurinus, mugissement de taureau , A cause de son cri sourd et prolongé , semblable a un mugissement) , espèce de Héron, de l’ordre des Echassiers , famille des Cullrirostrcs. il a le bec long, droit, pyramidal, fort tranchant et pointu, fendu jusque sous les yeux, qui sont jaunâtres; la tête petite et surmontée d’une aigrette qu’il relève ù volonté ; le cou lou g et grêle, la queue trèscourte, les jambes longues, nues, de couleur jauuovcrd.it re, les doigts grêles, a ongles courts, légèrement palmés à leur racine ; le plumage fauve , rayé de brun sur le dos et les ailes. Le Butor n’est guère plus haut qu’un coq de basse-cour; il a près d’un mètre de long. A l’état de repos il replie son col sur sou dos, de telle sorte que sou bec est dirigé en haut. Le Butor est carnassier; il vit de grenouilles et de poissons. Cet oiseau se trouve en Europe, en Amérique et en Asie ; l’espèce la plus ré|>andue dans nos contrées est le B. stellaire , dont le plumage est marqué de petites taches brunes, disposées en zigzags et formant des lignes variées : il habite le long des rivières et fait son nid daus les roseaux.
BUTTURE , sorte de tumeur qui survient quelquefois aux articulations du dessus du pied d’un chien de chasse, (tar suite d'un excès de fatigue. En Vénerie, on appelle butté un chieu affecté de cette infirmité.
BUTYRINE (du latin butyrum , beurre), principe gras particulier, contenu eu petite quantité dans le beurre; il donne, par la sapouifleaiion, de l’acide butyrique et de la glycérine.
BUTYRIQUE (acide), acide volatil du beurre, composé de carbone, d’hydrogi ne etd’oxygouc (C*HT0* -J— HO i , est huileux, incolore, d’une odeur fétide qui rappelle à la fois celle du viuaigrc et celle du beurre fort. 11 bout vers 14>4°, se dissout dans l’eau et l’alcool, présente une densité de 0,9ti3, et désorganisé la peau comme les acides les plus puissants. Il se combine avec les bases et donne des butyrates. U se produit par le rancissemeut du beurre , par la putréfaction de la fibrine, par la fermentation de la pulpe de pommes de terre, etc. 11 existe dans la tannée, dans lu fromage, dans la silique du caroubier, etc. La fumée de tabac contient du butyrate d'ammoniaque. On |>eut l'obtenir A volonté , en grande quantité , en mettant du sucre en fermentation avec du fromage.
II a été découvert en 1819 par M. Uhevreul.
BUX AGEES, boxers ou bcxisêks, tribu de la famille des Eupborbiacées , caractérisée par scs étamines insérées autour d'uu rudiment de pistil et a loges bi-ovulécs , a pour ty|*u le Buis. Voy. ce mot.