‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 175 sur 508 · CABA · texte numérisé non relu

CABA

BUXBAUMIE (de Iluxbaum , botaniste russe), familles des Conferves, des Arthrodiées, des Mucégenre de Mousses du Nord, qui ressemblent a un dinées. Quelques espères de cette dernière famille petit œuf garni de fibres, donne son nom aux Bux- ont conservé le hom de Byssus : ce sont des sortes baumiacées , tribu de Mousses arrocarpes. On les de champignons qui croissent dans les lieux huinitrouve sur les bois pourris et a la. surface de la mer. des et privés de lumière.

BYSSUS ou etsse (du grec byssus, fil «le lin). Les BYSTROPOGON (du grec bystra. bouchon , et anciens nommaient ainsi la matière rare et précieuse oogfin . barbe ) , genre de plantes de la famille des dont ils se serraient pour fabriquer des étoffes très- Labiées, renferme des arbrisseaux et des herbes exorirbe* et très -recherchées pour leur tissu fin et tiques, notamment le B. plurnrux, arbrisseau des soyeux : selon les uns, celle matière était une soie Canaries, à Heurs bleues , et reconnaissable aux poils jaune, fournie par le coquillage appelé Pinne-ma- touffus qui garnissent l’orifice du calice (d'où le nom rine ( V. ce mot); selon d'autres, c’était une espece do de bystropoyon) , et le B. ponctué, qui a les feuilles coton ; enlin, ou a supposé que cette matière n’était ponctuées, et les fleurs en tètes globuleuses, autre chose que les filaments des racines d’une plante BYTTNERI ACÊES (du botaniste allemand D.S.A. de la famille des Ciuarocephales ou Canluarées. — Büttner), famille de plantes créée par R. Brown aax Aujourd’hui on donne le nom de Byssus aux touffes dépens des Malvacées , se compose en général d'arde filaments qui sortent de la coquille de certains bustes frutiqueux, indigènes de l'Amérique tropi- Mollusques lamellibranches, tels que le Jambonneau cale et de l’Asie, couverts en grande partie de poils ou I*in ne marine, le Tridacne, le Saxicave . etc., et étoilés, et portant de* fouilles simples et alternes. Les avec lesquels ils s'attachent aux rochers. Les Sici- fleurs présentent un calice à 4 ou 5 divisions, des liens et lee Calabrais les filent et en fabriquent des {étales en nombre égal, et de* étamines monadelbas et des ganLs, et même un drap soyeux d’un brun plies en nombre égal ou multiple. Cette famille a doré et à reflets verdâtres; la rareté de la matière pour type le goure nyttnérie, qui renferme plusieurs empêche qu’elle ne soit d’un usage général. espères d’arbres et d’arbrisseaux, dont deux sont eul-

byssus, genre créé par Linné, dans lequel il ran- tivées dans nos serres : la B. à feuilles ovales et la geait toutes les plantes cryptogames, filamenteuses B. cordée. Elle comprend en outre le Theobroma ou pulvérulentes, où il ne distinguait pas d'organes cacao (Cacaoyer), la Commersonie, etc. de reproduction. Aujourd’hui, la plupart dos especes BYZANTINE (la), collection d'historiens de BypiilvéTU lentes constituent le genre Lepraria dans la xance. Voy. byzartire au D. univ. d*H. et de G. famille des Lichens. D'autres ont été rapjiorlées aux byzartire (architecture). Voy . architecture.

C, la 3* lettre de notre alphabet, répond au K gleforre, et qu'on a introduit à Paris en 1850 . le

(Jappa) des Grecs, qui est la 10« de leur alphabet. On cocher est assis sur uu siège élevé derrière la capote

sait qu'en français le r se prononce tantôt comme un k de la voiture, et conduit a grands-guides par-dessus

(devant «i, o, u, et devant une consonne), tantôt comme la téle du voyageur.

s dur (devant e, i, et quand il est écrit avec une CABALE ou eabrale (de l'hébreu kabbalah , récédille ç) : dans le premier cas, il se range parmi les ception, tradition), science occulte. Chez les Juifs,

gutturales ; dans le deuxième, parmi les sifflantes. — la cabale consistait en une interprétation mystérieuse

Pris comme lettre numérale C valait cent cbe* les de la Bible , fondée sur la tradition, ou communi-

Romains ; avec une barre au-dessus C, cent mille ; quôe par le» anges, ou enfiu déduite de quelque com-

CC, deux cents ; CGC, Irais cents ; CD, quatre cents; binaison arbitraire des mots et des lettre* : la cabale

DC. six cents • CL), mille; CCD’J ou *JMC, dix constituait une doctrine complété sur la religion, sur

mille; CCCUKK), cent mille; CCCCKKLKl, un mit - 1a métaphysique, la physique et la pneumatique,

lion.— Dans les Fastes ou Calendriers, le ('.marquait dout le fond était uu panthéisme spiritualiste. On

les jours de comices; cette lettre était la 3e des doit à M. Franck d'intéressantes recherches 6ur ce

nundinales. Aujourd'hui encore elle est la 3* des let- sujet f la Kabbale , 1843). Pour l’historique, Voy. le

très dominicales. — Dans les abréviations, C signi- Dict. univ. d'Hist. et de Géoyr. fiait CtttUi , Cn. Cneins ; dans les cédules par les- Chez les partisans de la philosophie hermétique, la quelles les juges prononçaient leurs jugements , C. cabale était l’art mystérieux de counaltre les provoulait dire condemno. par opposition à A. qui vou- priétés les plus cachées des corps, et de découvrir la

lait dire absolvo : aussi le nommait-on littera tris- cause des phénomènes les plus extraordinaires, par

tis. — Chez nous , C. abrège Christ dans ce» for- l'interprétation des caractères mystiques, mules : av. J.-C., pour avant Jésus-Christ ; N.S. On a, par suite, étendu le nom de cabale à toute J.-C. pour Sotre-Seiyneur Jésus-Christ ; — Chré- association de personnes animée* de mauvais destien, quaud on dit S. M.T.-C. pour Sa Majesté Très- seins, et travaillant a les accomplir par des menées

Chrétienne . le roi de France ; et Catholique , dans secrètes. Il s'applique surtout au théâtre, et se dit

cette formule S. M. C., pour Sa Majesté Catholique , des manœuvres qu'un auteur ou un acteur emploient

le roi d'Espagne. — Dans les Comptes, C. mis a la soit pour se faire applaudir, soit pour faire siffler

droite ou au-dessus d’un ou de plusieurs chiffres si- un rival. Racine et Pradon furent en butte à la

gnlfle centime, centimètres.— Dan% les livres de com- cabale ; mais ce fut seulement au xviu« siècle quelle

merce, C signifie compte; CO, compte ouvert : C/C, prit pied dans nos théâtres : un certaiu chevalier de

compte courant, etc. — Sur no» Munnaies , C a été la La Morlière se ûtalors uu nom comme chef de cabale,

marque de la monoaie de SaiuULô , et postérieure- CABALETTE (de l’iUlien cabaletta), phrase muaient celle de Caen ; CC, celle de Besançon. sicale d’un mouvement accéléré, par laquelle on ter-

En Musique, C, placé sur les lignes de la portée, mine presque tous les airs, duo*, trios, morceaux indique la mesure à 4 temps ; Q indique la clef de d’ensemble des opéras italiens, et qui se répète deux

fa: C barré, , la mesure a ‘1 temps. fois. On se sert de la cahaleUe pour indiquer la fin

Dans les formules chimiques, C désignait autrefois d’uu morceau et faire applaudir le chanteur, le salpêtre , aujourd'hui il désigne le carbone. CABAN (du bas latin cappanum)t vêtement à

CAB, sorte de cabriolet de place fort usité en An- l'usage des marins, consiste eu une espèce de ca-

CABI

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