‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 176 sur 508 · CABO · texte numérisé non relu

CABO

pote à capuchon ne dépassant pas le genou , faite

de laine brune et recouverte d'une toile goudronnée qui la rend imperméable. — On commence adonner le nom de caban à des espèces de vêtements d’hiver, moitié paletots, moitié manteaux , et qui ont un capuchon . Depuis quelques années, ce caban a été adopté par nos officiers et est entré dans le costume militaire.

CABARET. Avant rétablissement des cafés publics en France, les cabarets étaient fréquentés par la bonne société. Quelques cabarets de Paris ont eu une renommée presque historique. Sous Louis XIV, on «e réunissait surtout 4 la Pomme de pin , sur le Pont- Neuf. Le Caveau, si fameux au siècle dernier, était un cabaret. Vers 1770. le cabaretier Ramponneau, à la Courtiilq, attirait tout le petit peuple de Pans. — Les cabarets de Londres, connus sous le nom de tavernes, ne sont pas moins célébrés. — Les cab.i relier* sont assimilés par la législation aux aubergistes.

Ou nomme encore Cabaret no plateau sur lequel on met des tasses, pour prendre le thé, le café, etc.

En Hist. naturelle, on appelle vulgairement Cabaret: i® une espère de Liuoltc,la L, siierin ( V. sizerik /, 2® une plante du uenre Asaret [Voy. ce mot). — Le C. des murailles est la Cyuoglosse priutauière.

CABAS (du grec cabos, mesure de blé ), sorte de panier d'emballage de forme ronde, fait en jour, tressé, en feuilles de palmier, ou en sparterie, et qui, dans le Midi, sert à emballer des fruits secs, b is nue figues, pruneaux et raisins. — On nomme aussi ca/xis une sorte do panier plat, à anses ou manilles, fait eu paille tressée ou eu point de tapisserie, et dout les femmes se servent pour mettre leurs emplettes. — Autrefois, c'était le nom d'une voiture ou grand coche dout le corps était d'osier clissé.

CARESSE ou careça, nom que donnent les Portugais aux soies de première qualité, par opposition aux soies barilles, qui sont d’une qualité inférieure: les mots raiera et baril veulent dire tête et ventre.

CABESTAN (de l’espagnol cabre stante, chèvre debout), sorte de treuil vertical ou même horizontal, ordinairement formé d'un cyliudre , autour duquel s'enroule uac corde, et mis eu mouvement par des barres en croix qui forment levier. Le cabestan est employé principalement dans les ports et sur le6 vaisseaux ; il sert & faire mouvoir des corps pesants , notamment pour les manœuvres de l'ancrage. — 11 y avait dans les grands bâtiments deux cabestans : le grand, placé à larriere du graud màt, et U petit, sur le gaillard d'avant, employé pour les travaux qui exigeaient moins de force. Lu petit cabestan a été supprimé daus notre marine en 1838, et remplocé par des appareils moins embarr.us.ints.

CARIAIS, famille de Mammifères de l’ordre des Rougeurs, a pour type le genre Câblai , qui ne renferme qu'une espèce, le C. Capybara ( Hydrochærus Capybara) , le plus grand des rongeurs connus. 11 a près d'un métré de long sur 50 cent, de haut; il a le museau épais, les jambes courtes et le poil de couleur brun-jaunàtre ^ ou le trouve surtout dans l’Amérique du Sud, où il habite sur le bord des rivières; au moindre daiugar, il • bgchc un refug< danf |'i ui et peut y rester plongé fort longtemps : la chair du Cabioi est comestible. Pris jeune, cet animal est susceptible du s’apprivoiser. — Les autres genres de cette famille sont appelés Cobaye, Macos, Agouti et Paca.

CABILLAUD, en hollandais Kabel-jaauw , nom commun à plusieurs espèces de gros poissons qui dévorent le fretin ; — nom vulgaire de laiforue fraîche (Voy. morue ) ; — nom d'un ancien parti politique en Hollande. Voy. le D. univ. d’il, et de G.

CABINET (du bas latin cavinetuoi, dérivé de cavutn, vide, chambre). Outre sou acception vulgaire, ce mot s'applique 4 des salles ou même 4 des édifices entiers reufermant des collections d’antiquités, de tableaux, de médailles, de plantes, d atumoux

conservés et autres objets d’histoire naturelle, ou des instruments de physique, de chimie, etc. : ces sortes de cabinets prenuuut souvent le nom de Muséum ou Musée et celui de Galeries.

En Politique, cabinet signifie tantôt gouvernement, surtout en parlant des relations internationales , et, dans ce sens, on dit le C. des Tuileries, le C. de tendres ou de St-Jamcs , etc.: tantôt le conseil des ministres ou le ministère. En Angleterre, on entend par cabinet (cabinet' s council) un comité plus intime des ministres et des conseillers privés. Dans quelques pays, on appelle Ministres de cabinet ceux qui assistent aux conférences en présence du souverain.

Dans le dernier siècle, ou appelait Cabinet noir un bureau secret établi 4 Paris daus l’hôtel des Postes, et où se réunissaient dus agents chargés par l’autorité de décacheter et du lire les lettres suspectes.

CABLE, gros cordage de chanvre composé de trois cordages moins forts, dits aussiércs, dont on se sert dans la Marine pour teuir les vaisseaux au mouillage, et, dans les travaux publics, pour traîner ou soulever de gros fardeaux. U y eu a de diverses grosseurs, suivant l nsage auquel ils sont destinés. Ainsi, on distingue : le mailre-cdble , celui de la première ancru que laisse tomber un navire eu mouillant; le C. d’affourche, élalingué (uoué) 4 l'ancre d’aJfourche; le C. de remorque, etc. La Longueur d’un cible est de 120 brasses (200 ni.), et sou épaisseur ou diamètre, de 32 a 65 centim. Aujourd'hui on ne su sert plus guère , pour le mouillage des vaisseaux et les nianœuvaes dormantes, que de ciblas en fer, dits cdb/es-chalnes : ils ont été inventes en 1&08 par un capitaine de vaisseau anglais nommé Brown. Les cibles-chaînes dus gros vaisseaux oui jusqu'à 300 m. de loug. — Les marins prennent quelquefois ce nom comme synonyme d encdblure. Voy. ce mot.

CABOCHON (de l'iLalicii capocchia, petite tète), nom donné par les joailliers a toute pierre fine , polie simplement sur sa surface, sans qu’elle ait reçu aucune figure particulière. — Genre de Mollusques de l’ordre des Gastéropodes pectinibrancbes , dout l’es puce la plus remarquable est lu C. -bonnet de Hongrois, qui alioudo dans la Méditerranée.

CABOSSE, nom vulgaire du fruit du cacaoyer.

CABOTAGE (de l’espaguol cnpo , cap'. Cu mot siguitie rigoureusement la navigation qui se fait de cap à cap, c.-a-d. le long des côtes, pour le transport des marchand!* * d’un port a un autre d’un mémo pays , sans toucher aucune terre étrangère , hors le ras de reiiebe forcée ; et, plus généralement, la navigation marchande d'un pays 4 un autre, mais sans quitter la même mer. D après l'ordonnance de 1740, encore en vigueur aujourd'hui, ou distingue dans notre marine le grand cabotage , qui se fait directement dans la Mam-lie, entre la France, l'Angleterre et le* Pays-Bas ; dans l'Océan, entre la France, l'Espagne et le Portugal ; dans la Méditerranée, entre la Frauce, l'Espagne el l'Italie ; et le petit calwtage, qui se fait d’uu port 4 l'autre de la France dans la Manche. dlH l'Océan ou dans 1a Médit- si i m On

appelle caboteurs les bâtiments employés 4 ce genre de navigation , ainsi que les bouillies qui les montent. Les inarius qui les commandent ue portent pas le Litre de capitaïue, mais celui de maître au grand ou au petit cabotage. Le commerce de cabotage est soumis en France 4 certaines formalités qu'on trouve résumées dans la circulaire des douanes du 20 octobre 1834. — Le nombre des bâtiments employés au cabotage est très-considérable dans 1m pays qui oui une graude étendue de côtes, comme eu Danemark, en Suède, eu Norvège, en Angleterre, eu France, en Italie et ailleurs. U y a peu de pays où le cabotage soit aussi considérable qu’eu Angleterre. Le cabotage a l'avantage de former de bons marins, et de faire des trausporU 4 très-bon compte.— Dans la plupart des Etals maritimes , on a exclu les pavillons

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