‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 19 sur 508 · AO AM · texte numérisé non relu

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AFFIRMATION (île firmare , rendre ferme, certaln). En Logique, c’est tantôt l’acte par lequel l'esprit prononce sur la réalité d’un fait : affirmation est alors opposée à doute ; tantôt celui par lequel ou juge qu’une substance possédé une qualité; affirmation est alors opposée à négation. Dieu est toutpuissant , jugement allirmatif; Dieu n’est pas injuste, jugement négatif.

En Droit , 1 affirmation est la déclaration de la vérité d’un fait, avec ou saus serment. H y a affirmation de compte, de créance , de procès -verbaux, etc., selon les objets auxquels l'affirmation s’applique. D’après l’article 7*1 du Code civil , l'affirmation des maîtres, quand il s’agit du gages ou d’appointements , prévalaient sur celle des domestiques et des ouvriers. Cette espèce de privilège a disparu depuis 1848. Voy. serment.

AFFIXES (d ’affixus . attaché à) , particules qui se mettent à la nn des mots pour y ajouter l’idée accessoire de rapport à l’une des trois personnes , comme cela a lieu dans les langues hébraïque, syriaque, samaritaine, turque, laponne, péruvienne, etc. Un oppose ajhxe a suffixe et à préfixe.

AFFOUAGE (il ad forum, destiné au feu). On nomme ainsi et le bois de rhauffage qui se délivre annuellement aux habitants de certaines communes, et le droit de recevoir ce bois. Cet usage, régie par la loi du 2b nivôse an II , est imité d’une loi donnée A la Lorraine par Stanislas de Pologne. 11 est interdit de vendre sou buis d'affouage. On doit A M. E. Me ni me un Truité des droits d’usage dans tes forêts et de l’affouage, 18Ô1 , 2 v. in-8.

AFFOURCHE (ancre j>’). Voy. anche.

AFFRANCHI (de franc, libre), libertus, manumissus. Ou nommait ainsi, cliei les anciens, les esclaves qui recevaient de leurs maîtres la liberté, ('.liez les Grecs, les affranchis n’étaicut pas considérés comme citoyens, et ne jouissaient d’aucun droit. Iis étaient tenus de rendre encore certains services à leurs anciens maîtres; ceux-ci, de leur côté, leur devaient aide et protection. Les affranchis quittaient le plus souvent leur nom d’esclaves. — A Rome, on uominait libertus l’affranchi qui avait été luiinèiue esclave; libertinus , celui qui était né de parents affranchis. L'affranchi devenait citoyen, mais il était incapable d’exercer les hautes charges de l’Etat. Les liberti et les libertini portaient un vêtement particulier. Longtemps méprisés a Rome, les affranchis devinrent tout-puissants sous les empereurs, surtout sous les princes les plus corrompus , auxquels ils rendaient les services les plus abjects : sous Claude et Néron, les Pallas, les Narcisse furent les maîtres de l’empire.

AFFRANCHISSEMENT. Chez les anciens, l'affranchissement était l’acte par lequel on rendait la liberté A un esclave. A Sparte, le peuple seul pouvait affranchir les esclaves; il n’usait de ce droit que pour récompenser des services rendus aux citoyens ou à l’Etat. On déclarait l’esclave libre en lui mettant une couronne sur la tète. A Athènes, le maître pouvait affranchir son esclave : il le présentait a un archonte, et le déclarait libre en lui mettant la main sur la tête ; ensuite un héraut annonçait l’affranchissement au peuple. Quelquefois la république affranchissait un esclave, et lui accordait lu droit de citoyen lorsqu'il avait rendu de grands services. A Rome , l’affranchissement commença sous Servius Tullius. Les maîtres affranchissaient eux-mêmes leurs esclaves. Cela se faisait de trois manières : 1° par ta baguette (per vindictam): le maître allait devant le consul ou le préteur, le proconsul ou le propréteur, et lui proposait par uue formule d’usage de donner la liberté A son esclave; si le magistrat y consentait, U le déclarait libre en lui frappant la tète avec une baguette; puis le maître ou le licteur le frappait sur la joue et lui faisait signe de la main

qu’il était libre de s’en aller (de là l’expression «le manu mittere. congédier de la main, pour affranchir) ; 2° par le cens ( per censum ) : l'esclave que son inaitre voulait affranchir ainsi n’avait qu'A inscrire son nom sur les registres publics (cens) et A déclarer son bien ; 3* par testament : le maître déclarait dans son testament qu’il accordait la liberté A son esclave. On affranchit dans la suite par lettres ; ou bien en déclarant l’esclave libre devant cinq témoins, ou en le faisant manger A sa table. Pour être affranchi , il fallait avoir dix-huit ans. Les esclaves affranchis se coupaient les cheveux, et recevaient un bonnet , le jiiteum , comme signe de liberté; alors ils choisissaient un prénom , et faisaient précéder leur nom de celui de leur patron. — Pour l 'affranchissement riiez les modernes, Voy. serfs, " esclaves. — Pour l'affrauchissetueDt des Communes, Voy. COMMUNES.

AFFRONTE (de front), se dit, en termes de Blason, des animaux qui semblent se regarder, el , en général , de toutes pièces posées en face l'une de l’autre : deux lions affi'ontés.

AFFUSION («le funaere , verser), application de l’eau usitée en Thérapeutique, consiste a faire tomber ce liquide sur le corps, non eu colonne d’un petit diamètre , comme dans la douche , mais en niasse assez considérable pour atteindre à la fois une grande étendue de la surface cutanée. L'eau des affusions est prise A diverses températures, et est ■ chargée de principes médicamenteux qui diffèrent selon les cas. Ou les emploie contre l'aliénation mentale, contre les affections nerveuses, contre la goutte, le rhumatisme, le tétanos. L'affusion produit une percussion et un refroidissement subit; elle détermine la constrictiou des vaisseaux capillaires et la concentration du sang sur les organes intérieurs; aussi ne doit-on l'employer qu'avec prudence.

AFFUT (de fût, dérivé «le fustis. bâton), assemblage de pièces de charpente sur lequel on monte un canon, et qu'ou fait mouvoir par le moyen de deux roues. On distingue l’.L à rouage des A. de places et des A. marins , qui, au lieu de roues ordinaires, n’ont que des roulettes pleines qui suffisent pour faire mouvoir le canon sur un rempart ou sur de petits espaces. VA. à rouage lol-méme diffère selon qu'il est destiné A des pièces de campagne ou A des pièces de montagne • L'affût sur lequel on place les mortiers se nomme A. de mortier , et il n’a point île roues. I.e système des affûts a été notamment amélioré depuis' 181 ô par l'introduction «les A. à flèche, adoptés d’abord par les Anglais, et admis dans notre artillerie en 1827.

En termes de Chasse, on nomme affût un lieu caché où l’on attend le gibier A la sortie ou à l'entrée du bois. La chasse à l’affût, comme toute autre chasse, est interdite sur le terrain d’autrui.

AGALLOCHE on bois d'aloès. Voy. aoiilaire.

AGALMATOL1THE (du grec agatma, statue, et lithos, pierre), minéral qui nous est apporté de la Chine sous la forme de petites statuettes et de magots, serrant d'ornement pour les cheminées; il <«t translucide, d’un aspect mat, blanc, avec une légère teinte rose, grise, jaune ou verte; il se laisse 'couper et modeler facilement avec un instrument tranchant. Il renferme beaucoup «le silice et d’alumine , avec un peu de chaux et de potasse.

AG AM ES (du grec a priv., et gamos, mariage, c’est -A-dire sans organes sexuels), nom donné par quelques botanistes aux plantes privées d’organes sexuels, et dont les corpuscules reproducteurs ne sont pas de véritables graines. Ce mot, introduit dans la science par Richard, est synonyme de cryptogames. Voy. ce mot. — Parmi les animaux, les polypes d’eau douce, la plupart des radiaires et les infusoires, paraissent être airames. — On donne le nom A’agames A un groupe de Sauriens propres à PA-

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