CA NA
de Botanique et d’Entomologie, comme Campylanthère, Campylocarpe , Campylodonte , etc., et désigne partout des orgaues remarquables par leur courbure.
CANAL (du latin canota), cours d'eau artificiel, peut être construit dans l'intérêt de la salubrité, de l'agriculture ou du commerce. De lit, trois genres do canaux : les C.de dessèchement, qui ont pour but do dessécher des mardis ou des terrains inondés, et que l’on creuse dans la direction de la plus grande pente ; les C. d’irrigation, qui sortent soit a fertiliser des terres trop desséchées, en amenant par une pente douce l’eau d’un réservoir supérieur sur le terrain qu'on veut arroser, soit à approvisionner d’eau une grande ville; les C. de naiigation , creusés pour le transport des denrées et. des marchandises : ccs derniers se divisent en C. de dérivation ou latéraux, et C, à écluses. — Les C. de dérivation sont destinés à remplacer un rours d’eau naturel dont la navigation est imparfaite, et se construisent latéralement a ce cours d’eau, dans la vallée même qu’il parcourt. Us empruntent leurs eaux au tleuve qiVils remplacent ou à ses affluents, et se composent de biefs, canaux horizontaux réunis par des chutes; ils n’offrent aucun courant sensible, et les bateaux peuvent les parcourir dans les deux sens avec la même facilité.*— Les C. à écluses ont pour but de réunir deux rivières, et quelquefois même deux mers différentes par une route navigable en faisant franchir aux bateaux les hauteurs qui séparent les vallées que ces cours d’eau parcourent. Ces canaux sont alimentés par de vastes réservoirs, naturels ou artificiels, appelés bassins de partage, et situés au point de partage des eaux, c.-à-d. au sommet des hauteurs d’où les eaux qui proviennent de la pluie, de la fonte des neiges ou des sources naturelles, s’écoulent dans lès vallées environnantes. Les écluses (I oy. ce mot), en se vidant et en se remplissant a volonté, forment comme les degrés d'un escalier à l’aide duquel les bateaux peuvent franchir les pentes les plus considérables. — Les canaux de dérivation sont connus dès la plus haute antiquité : l'Egypte ancienne était sillonnée de canaux dont on voit encore les ruines. De tresbonne heure, les Chinois ont su construire des canaux d'irrigation et de navigation : le plus célèbre de tous est le C. Impérial , qui traverse la Chine du nord au sud, et doiit le dév eloppement est d’environ 1,300 kilom. Les Grecs et les Romains ne se sont point signalés |tar la construction des canaux : cependant ces derniers ont eu l’idée gigantesque do réunir la mer du Nord à la Méditerranée, au moyen d’un canal entre le Rhône et le Rhin. Charlemagne reprit ce projet en 794; mais il n'a été réalisé que de nos jours, en 1845, par la construction du Canal Louis, qui unit le Danube nu Mein par I'AUmtïhl. Pendant le moyen âge,- l'hydraulique resta à peu près stationnaire; mais, au xv« siècle, une nouvelle impulsion fut donnée à la construction des canaux. La France et l'I talie septen trionale don nèren t l'exemple ; malheureusement elles se sont laissé devancer par les nations qui vinrent après elles, et aujourd'hui les contrées les plus favorisées sous ce rapport sont l’Angleterre, les Etats-Unis et la Hollande. La création des chemins de fer a pu fhire craindre que les canaux ne. devinssent inutiles; mais il est àpeuser que ces deux moyens de transport, loin de se nuire, s’aideront mutuellement, les railways étant plutôt faits pour transporter les voyageurs et les marchandises peu volumineuses, et les canaux pour les lourds fardeaux et les marchandises encombrantes. On lient consulter sur ce sujet : ï Histoire de la navigation intérieure de la France, par Dutens, 1829, m-4, «t l'ouvrage de M. Collignon , Du concours des canaux et des chemins de fer, Paris, 1845, in-8.
Aujourd’hui, on compte en France uno centaine de canaux, dont les principaux sont : au N., ceux de la
Sambre, de la Somme, de Saint-Quenliu,des Ardennes, de rOise canalisée ; prés de Pari s, ceux de l'Onrcq , de St-Denis et de St-Martin ; au centre, ceux de Brian: et du Loing, d'Orléans, du Berri, du Nivernais, de la Saône à la Loire, dit aussi canal du Centre ou du Charollais, le canal latéral à la Loire; à l'0.,ceux de rille-et-Rnuce, de Bretagne ou de Nantes ; au S., ceux du Midi ou du Languedoc, d’Arles à Bouc ; d'Aire à laBasxée, le canal latéral a la Garonne, ceux des Pyrénées, de Beaucnire; à l*E.. ceux de Bourgogne ou de la Saône a l’Yonne, du Rhôno au Rhin, et de la Saône au Rhin ou de Monsieur. — Plusieurs compagnies importantes ont entrepris la construction et l’exploitation de ces divers canaux; on cite, entre autres, celle des Qùatre-Canaux (Bretagne, Nivernais, Berri, Latéral à la Loire), et celle des Trois- Ccmaux (Ardennes, Somme et Oise).
En Anatomie, on a donné le nom de canal à des cavités étroites, plus ou moins allongées, destinées à laisser passer certains liquides, ou à recevoir des orgauesdivers: C. digestif ,C .aérien, C . vertébral, C. veineux, C. artériel , C. médullaire, C. thoracique, C. inguinal, etc. On appelle C. de Bichat un repli de l’arachnoïde, au-dessous du bourrelet du corps calleux, par lequel cette membrane pénètre dans le ventricule moyen du cerveau ; C. de Ferrein, la gouttière triangulaire qui résulte du rapprochement des bords libres des paupières et de leur application contre le globe de l’œil; C. de Rivinus, de Stenon , de Wharton, de Wivsung , les cond bits excréteurs de la 3* glande salivaire, de la glande parotide, de la glande sous-m&xillaire, du pancréas.
En Botanique, on nomme Canal de la w'wle creux qui est au centre de la tige de Certains vétrélaux ligneux, et qui reçoit et conduit la sève; C. médullaire, l'espèce d'étui longitudinal qui occupe le centre des plantes Dicotylédonécs, et dans les parois duquel est circonscrite la moôlle qui , dans les végétaux inonocotylédonès , forme eu quelque sorte la masse de la tige.
CANAL1CULE (diminutif de canal), nom donné en Botanique à la rainure longitudinale qu’on observe sur les feuilles et les pétioles de certaines plantes.
CANARD, ^4noj, genre d'oiseaux aquatiques de l'ordre des Palmipèdes, de la famille des Lamellirostres, tribu des Anatinées, comprend, dans sa plus grande extension , les Cygnes ( les Oies et les Canards proprement dits. Ces derniers ont pour caractères : un bec plat, aussi large a son extrémité que vers la têto; un cou beaucoup moins long que celui de* oies et des cygnes; des jambes pim courtes ot placées plus eu arrière encore que celles des cygnes, ce qui rend leur marche pénible et embarrassée. Si les canard» marchent mal, ils volent avec rapidité, et quelquefois extrêmement haut; ils excellent surtout dans la natation, fendent l'eau avec grAce, et plongent avec beaucoup d'adresse. Le canard vit presque toujours sur l'eau, ou il trouve sa nourriture de prédilection, et il construit son nid au milieu des joncs et dés marécages. Lu plupart des espèces sont sujettes à une double mue qui donne à leur plumage un aspect tout nouveau. Presque toutes aussi exécutent de longs voyages: elles passent l’hiver dans les contrées tempérées, et retournent, dès le printemps, dans les pays du Nord. — Il oxiste uno foule d'espèces ou de variétés de ce genre, parmi lesquelles nous citerons, outre le C. sauvage, qui est le type du genre, et le C. domestique . qui en provient, le C. musqué le C. ri demie, dit aussi Chif^au ou Rousseau, le C. à longue queue ou Filet, lo Ç. sifJlPur, C. huppé, V Euler, le Souche! , le Tadorne, le Garrot, le Mon II on, la Macreuse, la Sarcelle, etc. La Pernache et Je Gravant, que quelque* naturalistes rangent parmi les Canards proprement dits , appartiennent plutôt a la famille des Ansérinées.
Le Canard sauvage {A nas boschas), espèce type.