‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 191 sur 508 · CANC · texte numérisé non relu

CANC

habita le nord des deux continents, cl arrive daninos «'outrées vers le milieu <le uovuinbre. Le mâle a la tête et le cou d’un vert très-foncé, ua collier blanc au bas du «ou, et les parties supérieures rayées de brun cendré et de gris blanchâtre, la poitrine rnarrou foncé, le bec d’un jaune verdâtre , les pieds orangés; sa longueur est de 50 à CO centim. Les canards sauvages volent par troupes nombreuses ; ils ont le vol très-élevé, ce qui les rend très-difflelles à tirer : aussi emploie-t-on, pour les chasser, des fusils fort longs et d’un gros calibre qui portent très-loin , et qu’au nomme canardières ; on leur tend aussi toutes sortes de pièges. La chair de ce gibier est très-estimée.

— Le Canard domestique piovient du canard sauvage, croisé avec des espèces étrangères; il a le plumage égal< ment varié, quoique nuance de couleurs moins vives; sou bec est tantôt d’un vert olivâtre et tantôt d’un assez beau jaune aurore; scs pattes sont toujours de cette dernière couleur. Le mâle se distingue de U femelle per quatre plumet relavées en crochet au milieu de la queue. Lu seul canard mâle suflit à huit ou dix canes ou femelles : celles-ci pondent de 10 à 12 œufs, qu’elles couvent pendant un mois. Eu six mois , le caneton a pris tout son accroissement. La chair du canard commun est plus grasse et moins digestible que celle du canard sauvage : on estime les canards engraissés de la Normandie et du Languedoc ; on sale quelquefois la chair de ces derniers pour la conserver.

— Ou connaît la douceur, la finesse et l’abondance du beau duvet dout le ventre des canards est couvert; aussi . dans beaucoup de pays, est-on dans l’usagt: de le leur enlever au mois d’avril et au mois de septembre : l'édredon est le duvet de l’espece de canards appelée Eider {Voy. ce nom). — Le C. musqué [A. moschata) doit son nom à l’odeur qu’il répand, et qui provient d’une liqueur grasse, filtrant de glandes situées prés du croupion. Sa tête est garnie de caroncules charnues d’un rouge vif ; son plumage est très-varié : tantôt il est presque tout noir, tantôt tout à fait blanc ; sa chair a une odeur désagréable qu’on atténue en lui ôtant le croupion au moment où l’on vient de le tuer. On lui donne aussi les noms de C. de barbarie, de C. de Guinée, do C. (T Inde. Il est originaire de l'Amérique du Sud, et semble redouter le froid de nos climats. — Voy. SARCfU-r. , iiacheuse, etc.

CANARD1ÉRK, long fusil. Voy. canard sacv ace.

CANARI, esiM.ce de Serin. Voy. serin.

C ANCEL (du latin cancellus , barreau), nom qu’on donnait autrefois à la partie du chœur d’une église qui est la plus rapprochée du grand autel, et uni est ordinairement fermée d’une balustrade. On i appelle aujourd’hui sanctuaire. — Ce mot désignait aussi le lieu entouré d'une balustrade dans lequel ou tenait le sceau d<‘ l’Etal.

CANCELLA1RE, genre de Coquilles univalves marines, de l’ordre des Castéropo«lcs et de la famille des rec.tinibranches de Cuvier, a pour type la C. asperelle, ventrue, gaufrée, de couleur jaunâtre, et renferme une cinquantaine d’especes, toutes recherchées pour leur beauté.

CANCER , nom latin du Crabe. Voy. crabe.

En Astronomie, on appelle Cancer le 4e des douze signes du Zodiaque ; il est placé dans l'hémisphère boréal et est représenté sous la figure d’une écrevisse; c'est le 21 juin <iue le soleil nous jurait entrer dans cette partie ue l'écliptique. Le signe du tancer donne sou uom à une constellation composée do 83 étoiles fort petites , au milieu desquelles ou remarque une nébuleuse qu'on nomme la Crèche (prœsepe) ou la tluehe. Depuis près de 2,000 ans , celle constellation ne coïncide plus avec le signe. — Un donne le nom de Tropique du Cancer au cercle parallèle à l’équateur que le soleil jurait décrire dans son mouvement diurne le jour où il entre daus

le signe du Cancer (121 juin): co jour est appelé Solstice d* été. Voy. tronques et solstices.

cancer, en Médecine. On apjwlle ainsi une maladie chronique, et presque toujours incurable, qui désorganise tons les tissus où elle se développe, et qui se les assimile en s'étendant toujours de plus en plus. On lui a donné ce uom , soit qu’on ait couijKiré aux pattes d'un crabe les veinés dilatées et engorgées qui s'écartent en rayonnant autour de la tumeur cancéreuse, soit parce qu'on a cru anciennement qu’un animal dévorait les parties malades. Les tumeurs caucéreuscs sont formées jur les deux productions anormales que Laenuec a appelées matière squirreuse et matière encéphaloiae ou cérébri forme ( V. SQCIRRK et KNC.ÊPUAL01DE . — ToilS les tisSUS, CXCOpté l’épiderme, et peut-être les cartilages articulaires, peuvent être le siège de cette dégénérescence; mais les mamelles, l’utérus, les parties géuitales, la vessie, l’estomac, sont les organes où ou l’observe le plus souvent; puis viennent la j>eau (surtout celle des lèvres et de la face en général), les organes internes (le foie, l'estomac, le rectum). A la jieau, le cancer débute par un tubercule ou verrue; daus les membranes muqueuses, il se développe sous la forme de mlypes charnus ou fibreux; celui des os coustiluo l’ ostéosarcome.

Les causes du cancer sont * ncorc fort obscures. En général, le cancer n’apparait que depuis l’âge de 30 à 40 ans; les femmes y sont plus exposées que les hommes. On signale les climats chauds comme favorisant la production du cancer, mais surtout comme hâtant sa marche. Comme causes locales ou dé terminantes, on cite les viuleuces extérieures, coups ou chutes, les pressions, les irritations de toute espèce et l’indammation chronique. On admet aussi une diathese cancéreuse, c.-â-d. l’existence d’un vice général de l'économie, qui vient su manifester et su déveiojijier dans telle ou telle partie. — Le cancer est caractérisé eu général par son développement progressif, la tendance qu'ont les glandes voisines à su tu méfier, l'incurabilité presque constante de la maladie, la propriété qu’elle a de se reproduire, et surtout ]>ar cette altération profonde de l'organisation qu'on a appelée cachexie cancéreuse, altération qui se manifeste par l'air do souffrance et la pâleur extrême du malade, son amaigrissement et l'état du la peau, qui est froide et sèche comme du parchemin ; eu mal n'est jias coutagieux , mais il j>eut être héréditaire.

Le traitement est local ou général. Le traitement local comprend : la compression , au moyen de disques d’agaric et d’une bande de toile (ce moyeu s’aj>pliquc surtout au cancer du sein) ; les antiphlogistiques, les topiques , soit résolutifs (cataplasmes ue farine d’orge ou de fèves délayée dans de I eau de savon ; frictions de jxmiinade d'iodure du potassium ou d’une pommade mercurielle; emplâtres fondants de Vigo, etc.) ; soit narcotiques ( fomenta lions ou cataplasmes avec décoction de pavot ou de morelle, de jusquiame, de belladone, de ciguë, emplâtres opiacés, etc.) ; — la cautérisation : les caustiques les plus usités sont la jidte de Roussel ut ou de frère C/ane; le nitrate de mercure liquide, la solution de chlorure d'or dans l'eau régale, le chlorure de zinc; — eufiu , Yab/ation j>ar l'instrument tranchant : c’est le seul moyen réellemi-ut efficace; encore fautil que la -»)|iladie soit locale, que la tumeur squirreuse soit «eq^te, peu volumineuse, et qu’elle provienne de cause externe; que les douleurs lancinantes soient rares; y-a les glandes lymphatiques voisines ne soient nullement engorgées; que le malade soit d'ailleurs dans de bonnes conditions de santé. Il faut avoir grand soin d’extirper le mal jusqu’à ses dernières racines, pour éviter une répullulation inévitable, et togjoura plus grave que la maladie première. — Le traitement général a lieu ordinairement par la ciguë, prise à l’intérieur sous forme

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