CANI
d’extrait, et & l'extérieur «rnis forme d'emplâtre; on y joint de la tisane de squine ou de bordanc et de saponaire, et un régime alimentaire sévère. Ou a beaucoup ta» té aussi l'arséniato de soude, les mercuriaux, les sels de cultre, rhvdrochlorato de baryte, l’acid»- nitrique, l'iode, l'aconit, La belladone, les eaux salines ou sulfureuses, la compression méthodique, etc.
CANCRE, Ana (mot qui en grec signifie t vraie), genre de plautes de la fatnillp des Graminées, tribu des Avénarées , épillcts a 2 fleurs égales , hermaphrodites et tOMlles, g tu mes aussi grandes quo les fleurs ; arête dorsale , tordue a sa base qui termine la paillette inférieure de la glume. Les Canches forment des touffes plus ou ou moins épaisses de petites herbes k feuilles étroites, à panicules étalées, communes sur tous nos chemins, dans les lieux secs et sablonneux 4m régions froides ou tempérées. Elles fournissent aux troupeaux un excellent pâturage; mais leur petitesse empêche qu’on en fasse des prairies artificielles. — La C anche touffue (A ira cespitosa, L.) , l’espèce la plus grande et la plus belle, est remarquable par uue panicule ample, longue et un peu inclinée, composée de plusieurs fleurs, d'un vert argenté luisant; les autres espèces sont petites et figurent fort bien dans les gazons.
CANCRE, Cancer, noru vulg. du Crabe. V. ce mqt.
CANDELABRE (du latin candelabrum, dérivé luiméme d ocandela, lampe, chandelle). L’usage des candélabres est tres-ancien : c’étaient d'abord un roseau, uue canne, placés sur un disque et surmontés d’un corps en forme de plat. La plupart des candélabres rappellent cette origine; ils ont la forme d’une branche d'arbre ou d’un bâton ; Ils sont généralement eu brouze, quelquefois en marbre; plusieurs atteignent de 2 a 3 m. de hauteur. Chez les anciens, ils portaient le plus souvent des lampes, et servaient à la décoration des temples, des palais et des bains
fmblles; le musée du Vatican possède une riche coiection de ces candélabres. De nos jours , ces grands candélabres ne sont plus guère usités que dans les décoratious des églises et des monuments funèbres. — On appelle encore candélabre un grand chandelier fait a l'antique, et ordinairement h plusieurs branches, que l’on place sur les tables à manger et les cheminées des grands appartements, et qui sont destinés a recevoir plusieurs bougies.
En Architecture, on donne ce nom à un amortissement en forme de balustre , qui se place a l'entour intérieur d'un dème, ou au-dessus du portail d'une église.
On connaît sous le nom de Candélabre de Thuringe un monument en pierre, haut de 10 mètres, qui fut élevé en 1811, près d’Altenbourg, par le duc deSaie-Gotha, en mémoire de la première église allemande. fondée en cet endroit par saint Bonifitee.
CANDI [du latin cundidus , blanc, ou de l’Ilc do Candie, où il aurait été fabriqué pour la première fois). On appelle sucre candi le sucre cristallisé régulièreincitj et en grosses masses. Pour l’obtenir ainsi, ou fait un sirop qu'on laisse évaporer jusqu'à ce qu’une goutte versée sur un corps froid se prenne sans s’étaler; on le verse alors dans une terrlno où l’on a disposé des fils croisés en différents sens, et on le laisse refroidir lentement : les cristaux se forment autour des fils. — On trouve dans le commerce du C. blanc et du C. jaune ; ce dernier est fait avec du sucre dont le sirop n'a pas été déco* — Le sucre candi n’a point de propriétés parti* .ueres; les confiseurs en emploient beaucoup dat ta fabrication des bonbons. — On appelle frui candis des fruits confits, ordinairement entiers, sur lesquels un a fait candtr une couche de sucre.
CANDIDAT (de candidus t blanc). Les Romains nommai, ni ainsi ceux qui briguaient les charges, à cause de l'usage où ils étalent do revêtir un nabit blanc durant les deux années destinées aux épreuves
de leur candidature. La première année ( minus professionis) , les candidats haranguaient le peuple : cela s'appelait profiteri nomen tuum , avouer son nom, parce qu’ou énumérait le mérite des ancêtres et les services qu’ils avaient rendus. Au commencement do la seconde année, les candidats priaient les magistrats d'inscrire leurs noms parmi les prétendants, et ils étaient alors admis ou non admis b solliciter les suffrages du peuple.
CANE, femelle du Canard. Voy. canard.
CANEFIC1ER ou cassier, arbre exotique qui produit la casse, dite aussi canéfice ■ Voy. casse.
CANEI'ETIERE , nom vulgaire de la Petite Outarde. commune dans le Midi. Voy. outarde.
CANEPUORE (du grec canè, corbeille, et phérô, porter), noin donné dans les cérémonies religieuses »u\ jeunes filles qui port ii< Qf -les corbeilles où étaient déposés divers objets pour les sacrifices. Les Cauéphores jouaient un rèle important dans les mystères de Gérés et de Dacchus. Aujourd’hui, on donne ce nom en Architecture aux Caryatides qui représentent des femmes ou de jeunes hommes portant des corbeilles.
CANEPIN, dit aussi Cabretille, cuir très-mince et léger, qui se lève dessus la peau de l’agueau ou du chevreau, après qu'elle a été préparée par le mégissier. Les couteliers et les chirurgiens s’en servent pour emywlmtrànchantidéllcaU, I meetu i b itouris. etc. Les gantiers nomment le cancnin cuir de pou/e, et en fabriquent des gants légers de femmes pour l’été ; on s'en servait aussi autrefois pour les éventails.
CANETON, nom vulgaire du jeune Canard. Il conserve ce nom jusqu'au moment où ses ailes se croisent au-dessus de la queue. On dit alors que les canetons sont croisés, ou bons à manger.
CANETTE (de cane, femcllo du canard). Ce mot désigne : 1® une petite Cane; 2° la Sarcelle d'hiver; 3® en tenues de Blason, un oiseau représenté sans pieds; *■ ope ni. sur-' de liquides usitéé dans lu uord de la France, principalement pour la bière.
On appelle encore canette , et mieux cannetle (de canna, roseau ) : 1® un robinet de bois, de plomb ou de cuivre dont on se sert pour vider un tonneau : on dit aussi cannelle: 2® dans les filatures, un petit tuyau de bois ou de roseau sur loque! ou inet le Ui ou la «oie pour la trame d'une étoffe.
CANEVAS (du latin cannabis, chanvre), grosse toile claire, blanche ou écruc, sur laquelle ou a tracé des dessins de toute espère, et dont on «c sert pour faire des ouvrages de tapisserie ou de broderie.
Au figuré, on donne ce nom à uue sorte de comédie en manière d'impromptu autrefois en usage au théâtre italien : c’était un plan do comédie que l'on donnait aux acteurs, en leur laissant le soin de fournir d’eux-mêmes les détails du dialogue. Arlequin, Polichinelle, Pantalon, etc. . formaient d’ordinairo les principaux personnages Je ècs sortes de pièces. — Ce terme s'emploie aussi en composition musicale.
GANGUE , supplice en usage dans plusieurs routrées de l’Asie , et notamment en Chine. C’est uue espèce de carcan portatif, consistant tantôt en une grande table percée de trois trous, l’un pour passer le cou, et les autres pour passer les malus ; tantôt en un triangle de bois qu’on fixe au cou du patient, et auquel une 'de scs mains est attachée.
CANICHE, nom vulg. du chien Parbct. V. barbet.
CANICULE (du latin canicula, diminutif de came, chien), en latin Strias, Sothis chez les Egyptiens, la plus brillante des étoiles fixes, nommée aussi Étoile du chien, parce qu'elle fait partie de la constellation australe du Grand Chien ( Voy . ce mot), dont elle est l'étoile «. Les anciens lui attribuaient uue grande Influence sur l'économie animale. — On appelle aussi Canicule ou jours caniculaires le temps durant lequel le soleil est censé se lever avec cette étoile (du 24 juillet au 26 août); par l’effet de La précession
CANN - m — CANN
des équinoxes (Voy. ce mot), le lever héliaque de Sirius n'arrive plus aujourd'hui que quand les jours caniculaires sont passés. L'époque de la canicule est le temps le plus chaud de l'année, surtout au début ; car, vers la fin , la chaleur a déjà sensiblement diminué. Les Egyptiens comptaient le commencement de leur année à partir des jours caniculaires : c'était leur année sot h laque ou cynique. i
CAMF (de l'anglais knife, même signification). Outre l'instrument que tout le monde connaît, on a imaginé, U y a quelques années, des canifs dits tailleplumes, qui taillent les plumes d’un seul coup. Ce sont des espèces de tenailles, dont l’intérieur est garni de parties tranchantes ayaut la forme d’une plume bleu taillée. En introduisant la plume dans cet instrument, et en serrant fortement, la plume se trouve à la fois taillée et fendue. — On appelle aussi canif" un outil avec lequel les graveurs sur bois creusent différentes parties de leurs planches.
CANIN (de canix, chien). On appelle dents canines quatre dénis pointues situées entre les incisives et les molaires, une A choque côté de la m;Vrhoire {Voy. dents); — faim canine , une faim dévorante { Voy. cyhorexie et boulimie); — fosse canine, une dépression de la face externe de l'os maxillaire supérieur, un peu au-dessus de la dent canine; — muscle canin ou élévateur de l'angle des lèvres , le muscle qui a son origine dans la fosse canine, et va se terminer a la commissure des lèvres; — ris canin , lo rire sardonique, produit par la contraction du muscle canin . surtout d’uu seul côté.
CANITIË (du latin canities, de canus , blanc), blancheur des poils et surtout des cheveux. On distingue la C. native ou congéniale, qui s'observe chex les Albinos ( Voy. ce mot) ; la C. sénile, qui est due aux progrès de l’Age; la C. accidentelle , qui survient à la suite d'une maladie grave, ou qui se produit quelquefois presque soudainement chez des individus encore dans toute la force de l'Age. Les causes de la canilie subite sont fort peu connues. On cite quelques' exemples d'individus dont les cheveux ont blanchi en quelques heures par l'effet d'une émotion violente. On a prétendu que les travaux du cabinet font blanchir les cheveux ; mais cette assertion n’est pas parfaitement prouvée!. U est coustaut, néanmoins, que les progrès de la canilie, comme ceux de la calvitie {Voy. ce mot), peuvent être hâtés par 1rs fatigues du corps et celles de. l’esprit , par les excès de tout genre , les émotions fortes et les chagrins.
CANIVEAU (de caniculus , petit canal ) , nom donné, en Architecture, A toute pierre creusée dans le milieu en manière de ruisseau, pour faire écouler l’eau. On taille des pierres en caniveau pour paver une cuisine, une laiterie, un laboratoire, etc. — Ou donne aussi ce nom aux gros pavés qui , étant assis altcniativcmeut avec les contre-jumelles et un peu inclinés, traversent le milieu d'un ruisseau. Voy. pavé.
CANJARE ou cakdjiar, dit aussi Cric, poignard dont se servent les naturels des Indes Orientales; la lame, large de. trots doigts et de la longueur de nos baïonnettes, s’emmanche, pour ainsi dire, dans la main par une polguée terminée en pointe d'écluse, et est communément empoisonnée.
CANNABINE (du latin cannabis , chanvre), nom donné A plusieurs espères de Guimauves et d’Urties, ainsi qu au Datisque {Voy. ce nom), à cause de leur ressemblance extérieure avec le chanvre. — C’eût aussi un des noms de la Linotte. Voy. ce mot.
CANNABIS , nom latin du Chanvre, adopté par les Botanistes pour désigner ce genre de plante. On en a tiré celui de Cannabinées , famille du grand groupe des Urtlcées, qui a pour type le Chanvre.
CANNAMELLE (du latin en «no,* ru seau, et met , miel), Saecharum , genre de la famille dos Graminées, a pour espères principales : la C. officinale ou Canne à sucre [Voy. ci-après } ; la C. uc Haie une,
belle plante qui monte à 2 et 3 m., et dont les Turcs et les Arabes emploient la tige pour faire des tuyaux de pipe; la C. cylindrique , dont la tige s’élève de
2 à 4 m. dans les sablés mouvants du midi do la France : elle sert à fixer ces sables au moyen de ses
‘racines longues et tortueuses.
CANNE (du latin canna , roseau) , nom vulgaire donné A toutes les plantes à liges droites, articulées par intervalles, et qui laissent échapper de ces nœuds ou renflements d«s feuilles formant gaine à leur base. Le plus souveut U signifie Roseau, en latin, Calamus.
On appelle Canne at'omatique ou Jonc odorant ( Calamus aromaticus) , une espèce d’Aeore {Voy. ce mot) ; C. à écrire, Jonc à écrire {Calamus scriptorius), un roseau très-mince dont le tube est un peu moins gros que le petit doigt, long de 16 A 1S centim., et qui se taille comme nos plumes ordinaires : la canne il écrire, très-connue des anciens, et dont on sc servait pour écrire sur le papyrus, est encore en usage aujourd’hui dans tout l’Orient; C. à main, les jets droits et pliants du Rotang, donc on failles rannes vulgairement appelées rotins; C. à sucre, une espèce du genre Caunamelle [Voy. ciaprès) ; C. bambocheur Bambou ; C. Congo ou C. a Inde , la racine du Balisier; C. de Provence, C. Roseau, Roseau à quenouilles , une plante du Midi connue des botanistes sous le nom d ’Arundo Dort ax. Voy. ce nom.
Par extension, on a donné le nom de canne au bAlon sur lequel on s'appuie en marchant. On en fait en toutes sortes de matières; les meilleures sont en bambou et en jonc : elles sont A la fois solides et légères. On co fabrique aujourd'hui eu fer creux laminé. De tout temps, ta canne a été tout A la fois la marque de la vieillesse et 1c signe du commandement. 0 est encore un objet d’ornement qu’on porte par maintien et par mode plus que par nécessité. Dans le siècle dernier, les dames portaient aussi des cannes : ces caoncs étaient assez longues, mais minces et légères, et ornées d’une pomme plus ou moins précieuse. Dans les régiments, les tambours-majors ou tambours-maîtres sont armés d'une canne ornée d une grosse pomme d'argeut et d’un cordon ; ils s’eu servent pour commander aux tambours au moyen de signaux. — Ou appelle C. à parapluie une canne, le plus souvent en fer creux, dans l’intérieur de laquelle est renfermé un parapluie que, par un ingénieux mécanisme, on peut déplier et replier assez rapidement.
Gomme armes, ou distingue : la C. à vent, qui n'est autre que la sarbacane ou le fusil à vent (Voy. ces mots } ; la C. à dard t qui renferme une lame d'épée habilement dissimulée : c'est une arme prohibée. — Autrefois, on appelait C. d'armes un court bAlon surmonté d’uu fer de hallebarde, arme de demi-longueur, employée dans les tournois, dans les carrousels et dans les combats singuliers, quand les roturiers y primaient part.
Comme instrument, ou emploie la C. gnomonique , qui sert A indiquer l’heure en donnant les hauteurs du soleil : la C. hydraulique, tube cylindrique à soupape, ouvert des deux bouts, qui sert A élever reau.
Ou donne encore le nom de canne A une mesure de longueur dont on se sert dans beaucoup de contrées pour le mesurage. La canne varie suivant les localités; communément elle vaut 2 m. et quelques centim., et équivaut A peu près à notre toise : cependant A Malle, ainsi qu’à Gènes, elle vaut presque
3 aunes métriques ; à Home, elle ne vaut qu’une aune ; à Florence, 2 aunes et demie, etc. — Dans le midi de la France, la canne était surtout employée pour les bâtiments, au lieu de la toise . qui était eu usage dans le nord : la canne de Toulouse, la plus usitée, avait ln»,79C; elle se divisait en 8 pans ou empans (de 8 pouces). U y avait/ aussi une canne de lm,80, dite de T Ariége, qui était fort répandue
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Canne a sucre, plante vivace de famille des arc de cercle, taillée du haut en bas du fut d'une Graminées, tribu des Saccharinéés, genre Canna- colonne ou de la face d'un pilastre. Ce mot se dit Bielle, à racine genouillée et fibreuse; à tiges lisses, également des stries que l'on pratique sur tout auluisaulcs, articulées, garnies de 10 à 60 nœuds plus tre objet, par exemple, sur les cylindres d’une maou moins rapproches, hautes de 3 à 4 m. . épaisses chine. La cannelure appartient principalement à d'onv.5 centim., et remplies d’une moelle bluuchAtrc l’ordre dorique. Ou distingue lesC. torses, quituurct succulente qui, étant yxpriinée, fournit la liqueur nent en forme de spirale; les C. à vive arête, qui qu'on appelle Vin de canne, et de laquelle on extrait sont peu creusées; les C. ornées, dont l’intérieur le sucre (Fou. suent. . De chaque nœud parlent de contient, soit d’un bout à l'autre, soit par intervalles, longues feuilles embrassant la tige a leur naissance, des feuilles qui serpentent, ou seulement des espèces et faisant, à leur partie supérieure , une sorte d’é- de filets ou baguettes qu’on nomme rudentures. vcntail. Le sommet de la tige, appelée flèche , est Eu Botanique, on donne ce nom aux stries profoncouvert de petites fleurs blanchâtres. La canne à des qu’on remarque sur la tige de certaines plantes, sucre metciuq à six mois pour parvenir à son eu- En Chirurgie, ou appelle ainsi un sillon longitulier accroissement. Outre le sucre, elle donue des dinal pratiqué sur divers instruments et destiué a sirops que l’on convertit en alcool , en rhumt et au- diriger le tranchant d’une lame, très liqueurs. Elle fournit aux bestiaux un excellent CÀNNETILLE, morceau de fil d’or ou d'argent fourrage. — La culture de ce végétal exige de grands trait, fin ou faux, plus ou moins gros, qu’on a torsoins, un excellent terrain, et une exposition couve- tiiié sur une longue aiguille de. fer par le moyeu d'un nablc, à l'abri des vents terribles qui désolent les rouet, et que l’on emploie dans les broderies, les Antilles : elle est sujette à plusieurs maladies, sur- crépines efautres ouvrages semblables. La cannelille tout à la rouille. Les rats et les fourmis sont aussi d’or et d’argent se prépare dans les ateliers de Paris pour elle de dangereux ennemis. ou de Lyon. Nuremberg avait autrefois le monopole
On connaît beaucoup do variétés de la canne à su- de celle de cuivre ou de laiton , niais on en fabrique cre. Celle qu’on cultive ordinairement est la C.ofjici- aujourd'hui d’excellente a Trévoux. — On appelle noie (Saccharum of fie inarum ), qui est blanche et encore ainsi : 1° un tissu de laiton dont les modistes tres-sucrée. Vient ensuite la C. à sucre rougeâtre, se servent pour soutenir la forme des chapeaux ; 2® le qui a les nœuds plus rapprochés , l'écorce dure et fil de laiton argenté et très-délié que l’on roule auroussAtre, et dont le suc est moins abondant, mais tour d'une corde à boyau ou de métal, pour former plus doux, line troisième variété a la tige très- les grosses cordes des violons, dus basses, contremince, les cannelures vertes, et les nœuds très- basses, etc.
éloignés; clic donne beaucoup de sucre, et se cul- CANON (du grec kanôn, règle). En Théologie et tive ix Java. On cultive aussi la C. violette de Taiti, en Liturgie, ce mot a plusieurs acceptions fort ditféqui est la plus précoce; elle est déjà introduite dans rentes. Les Canons de l’Eglise sont les lois et les la plupart des possessions anglaises. règles de la discipline ecclésiastique , les décrets et
La canne à sucre est originaire de l’Inde : elle décisions des conciles en matière de dogme ou de fut de là transportée en Arabie, puis en Egypte et discipline : ces canons sont les règles auxquelles les cil Syrie. Couuuc des Européens à l’époque des croi- Chrétiens doiveut conformer leur croyance et leur sades, elle fut apportée au XIVe siècle en Sicile et en conduite. Ou nomme spécialement Canons des u/tv- Espagne, où on la cultiva avec succès. Introduite à 1res ou C. ajiostoliques la collection des canons Saint-Domingue en 1506 par les Espagnols, elle so ou lois ecclésiastiques que Ion attribue au pape S. répandit promptement dans les Antilles et postéricu- Clément, disciple de S. Pierre, comme s'il eût reçu rerhent sur le continent de l'Amérique. Aujourd'hui, cette collection des mains du prince des apôtres; elle est surtout cultivée en Amérique, notamment mais il parait que ces canons sont l'ouvrage de qiielaux Antilles et au Brésil. Les Chinois paraissent avoir ques évêques d’Orient, nui les ont rassemblés vers connu la canne à sucre plus de 2.U0U ans avant les M milieu du m® Blède. Le Droit cano t ou couo- Européens , et avoir su eu extraire lé sucre. nique est la science du droit ecclésiastique fondée
CANNEUERGE (de canne et de berge, f ivc J , sur les canons des conciles, les décrétales des panom vulgaire de l'Airelle coumloette. Voy. airelle. pes, etc. — Le Canon de la messe se dit des pa- CANNELLE (de l’italien canne l lo , tuyau), Cin- rôles secrètes et des cérémonies de la messe depuis narnomum , écorce intérieure des jeunes pousses et le Sanclus jusqu'au Pater, au milieu desquelles le des branches du Laurier- Cannellicr ( Laurus Cin- prêtre fait la consécration; on en attribue la comnamomum [Voy. ce mot), Aussitôt que cette écorce est positiou à S. Jérôme ou au pape S. Sévère. — Les enlevée, on la coupc en plaques carrées, et on la C. de la pénitence ou C. penitentiaux sont les refait scclier au soleil : c’est alors qu’elle se colore cl gles qui prescrivent des pénitences pour les différents qu’elle se roule sur ellc-mémc, en prenant 1a forme péchés, et qui sont tirées en partie des conciles généde petits tuyaux. 11 y a plusieurs variétés de lauriers raux ou particuliers, en partie des rescrits des papes, ranncllicrs, qui toutes donnent de b canuellu plus ou et en partie des saints Pères. Les canons primitifs moins bonne; la meilleure est celle qui croit natu- étaient destinés à fixer la rigueur et la durée de la pérellement dans une partie de l’He de Ceylan , et qui nitence publique imposée à certains grands pécheurs y porte le nom de rosse corondé ; la C. malle est qui désiraient être réconciliés à l’Eglise. — Le Canon une variété de cette espèce. Viennent ensuite celle de ues saints est le catalogue authentique des saints rc- Cayenne, pu'u celle de Chine, qui est la moins esti- connus comme tels daus l'Eglise catholique ; le C. des mée do toutes. La raunelle contient une abondante livres saints est le catalogue des livres de l’Ecriture quantité d’huile essentielle qui la fait rechercher que l'Eglise regarde comme authentiques, par opcomme aromate et comme condiment : on l’emploie positiou aux livres appelés apocryphes ( Voy. livres en médecine comme tonique , excitante et cordiale, canoniques); de même que les Alexandrins appelaient On donne aussi le nom de Cannelle à des écorces C. des auteurs classiques la collection dis auteurs dont l'odeur et la saveur rappellent celle de lavéri- grecs véritablement classiques. Voy. classiques. table cannelle : la C. blanche est l’écorce d’un arbre En Chronologie , le mol Canon s'emploie quulde La famille desGuttifercs, le Winterana C.; la C, quefois pour signifier simplement «les tables chrode Cochinchine ou de .Malabar est celle du fourni nologiques, comine les tables du Nombre d’or, des Cassia ; la C. giroflée, dite aussi Bois de crabe et Epactes, de la Pâque , etc. ; c’est dans ce sens qu’on Bois de girofle, est celle du Myrtus earyophyllata. nomme C. pascal une table des fêtes mobiles nùj’oii CAXNT.i.i.E, espèce de robiuet. Voy. canette. marque pour un cycle de 19 ans le jour .auquel
CANNELURE (de canna, roseau), petite cavité en tombent la fête do Pâques et les autres fêtes qui en