‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 200 sur 508 · CA U A · texte numérisé non relu

CA U A

petits corps placés dans l'abdomen ? au-dessus des reins, dont ils embrasseni 1 extrémité supérieure : ils sont de couleor brune, jaunâtre, nuancée du rouge; C. synoviales, des membranes «lui ont une grande analogie avec les membranes séreuses existant dans toutes les articulations, et formant des poches transparentes sans ouverture, etc.

En Pharmacie, on somme aussi capsules des enveloppes gommcu«cs , le plus souvent en forme d’olive , dans lesquelles on enferme des médicaments d'une saveur désagréable, afin d'en éviter le mauvais goût au malade.

Dans les armes a feu , la capsule est un petit cylindre de cuivre ouvert d’un côté, qui se place sur la cheminée d'un fusil h piston de maniéré à s’y emboiter parfaitement , et au fond duquel est une amorce de poudre fulminante qui éclate sous le coup sec du chien, et enflamme la poudre. Voy. amorce.

CAPTATION (du latin captare, capter). En Jurisprudence , on appelle ainsi toute manœuvre coupable à l'aide de laquelle un héritier ou un légataire a fait introduire dans un testament une disposition eu sa faveur. Chez les Romains, la captation u'était pas une cause de nullité des teslameuU, si elle était dégagée de dol. En France, l'ordonnance de 173S avait admis l 'action en nullité de certains actes pour cause de manœuvres captatoires. Le Code civil , conservant l'esprit de ces dispositions, interdit aux médecins, aux ministres des cultes , de recevoir des legs ou donatiuns des personnes auxquelles ilsdonuent leurs soins (art. 909). Voy. testament.

CAPTIVITE. Le* captivités les plus célèbres dans l'histoire sont celles des Israélites en Egypte sous les Pharaons, à Ninive sous Salmanasar, à Babylone sous Nabuchodonosor , auxquelles il faut joindre leurs six servitudes (Voy. ce mot); celle de Régulus chez les Carthaginois, celle de Richard Cœurde-Lion au moyen âge, de Marie Stuart, de Rajazet au xv« siècle, et, dans notre histoire, relies de saint Louis, de Jean le Bou,de François l*r, de Louis XVI, de Napoléon. Parmi les captivités de simples particuliers, on connaît surtout celles de Fouqiiet et Pelliison , du Masque de fer, de Latudc. Voy. ces noms au Dict. unie. d'Hist. et de Géogr.

CAPTURE (Marine). Voy. prise.

CAPUCHON ou capuce (de caput , tête), en latin cucullus , vêtement dout les moines se servent pour se couvrir la tête , et qui fait partie de la rolic. La forme des capuchous, qui est tantôt pointue, tantôt arrondie, a été, chez les Cordeliers, l'occasion de violentes dissensions. Les Bénédictins et les Bernardins portaient journellement un capuchon noir, et les jours do fête un capuchon blanc. Autrefois, les chanoines portaient sur la léte le capuchon de l’aumusse.

Eu Botanique, ou doune ce nom à des pétales, et quelquefois à des sépales concaves et on forme de casque ou de capuchon, comme dans l'Ancolie. Link appelle ctipw/iou (stylolegium) un évaseineut particulier des filets des étamines qui , dans les Asclépi ad.-es j recouvrent l'ovaire comme un capuchou.

CAPUCINE. Trooceotum, genre de plaides dont le uom vulgaire fait allusion au prolongement en forme de capuchon qu'offre une des folioles du calice, est le type de la famille des Tropœolées. Il renferme une trentaine d'espèces, originaires du Mexique et du Pérou. On remarque surtout : la grande Capucine ou Cresson du Pérou , introduite en Europe eu 1686, plante annuelle, aux tleurs d’un jaune plus ou -tilierei, grimpant le long de U tige d'un arbre ou des murs : ses fieurs, qui se succèdent tout l'été , servent h parer et A assaisonner les salades ; scs jeunes fruits , confits au vinaigre, peuvent remplacer les côpres ; toutes les parties de la plante ont les propriétés du cresson, et sont antiscorbutiques; la petite Capucine, également cultivée comme plante potagère ; la C. mordorée, plante d’or-

nement, remarquable par l'éclat de ses fleurs. On cultive aussi en serre une variété a fleurs doubles.

Les Arquebusiers uomment capucine uu anneau de fer ou de cuivre qui assujettit sur son bois le canon d'un fusil de muniliou; il y a ordinairement deux capucines au fusil.

Daus la Marine , on nomme ainsi la courbe qui sert à lier l’éperon avec l’étrave d'un vaisseau, ainsi que les courbes eu fer ou en bois qui s'ajouteuL a un vaisseau qui a fatigué ou vieilli, pour lier la muraille avec les ponts.

CAPUT MORTUUM (c.-à-d. tête morte), mot latin dont se servaient les anciens chimistes pour désigner le résidu inutile du toute opération chimique.

CAQUE, petit baril dans lequel on enferme les liareugs, après les avoir apprêté* et salés. L'art d’encaquer les harengs a été inventé en 1397 par un pécheur hollandais uommé Beuckels, qui a fait par la la fortune des pécheurs de son pays (Voy. hareng). — On appelle encore caque : 1° uu petit baril destiné à renfermer de la poudre à canon ; 2® une et-

ftèce de tonneau dans lequel les chandeliers mettent e suif fondu qui doit servir à faire la cbaudellu moulée; 3° en Champagne, un quartaut do viu.

CAQUE-SANGUE (du latin cacare , aller A la selle, et sanguis , sang), uom qu'on donnait autrefois, en Médecine, A toutes les déjeotions sanguinolentes. Cette expression s'employait aussi comme synonyme do dyssenterie, de diarrhée sanguinolente, et désignait toutes les affections dans lesquelles les matières alvines sont accompagnées de sang.

CARABE, Carubus (du grec carabos, crabe, à cause de la forme de ses pattes), genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers, type de la tribu des Carahiqueg. Caractères : labre supérieur bilobé; dent de l'ècliancrure du labre inférieur, cutière; point d’ailes propres au vol. Les Carabes viveut de do uilles et d insectes, et, par conséquent, sont plus utiles que nuisibles. Plusieurs brillent des plus belles couleurs ; tels soutle C. doré deseuvirons «le Paris, le C. brillant des Cévennes, le C. rutilant des Hautes-Pyrénées et le C. d’Espagne, qu'on trouve dans la Lozère. Le C. ferrugineux passait pour anti-odontalgique. Plusieurs autres ont passé A tort pour vésicants et épispasliques , par suite de l’erreur du Geoffroy, oui avait placé dans les Carabes les Buprestes ou Enfle-bœufs des anciens. CARABE, nom arabe de l’ambre jaune. Voy. ambre. CARABINE (de l’arabe karab , arme), arme a feu portative et courte dont l'intérieur est rayé en spirale, se charge ordinairement A balle forcée, et porte plus juste et plus loin que le fusil ordinaire. Ou ap- • pela primitivement carabins les cavaliers qui étaient armésde ce fusil (Voy. carabiniers). — La carabine lie servait originairement que comme arme de parapet. Cette arme a été considérablement perfectionnée dans ces derniers temps : oii estime surtout la carabine dite Delviyne et Mi nié. du uoin des fabricants, et inventée en 1827; plusieurs corps d’élite dans l'infanterie , notamment les chasseurs de Vinceunes, sont armés de ces carabine*. — On fabrique aussi descarabines de chasse, destinées a la citasse dis animaux les plus redoutables : on estime en ce genre les Carabines- Devisme. — On nomme encore carabine un fusil court dont on se sert dans la cavalerie (dragons , lanciers , hussards) , et qui n’a pas le cauou rayé: on l’appelle plus exactement mousqueton.

CARABINIERS , soldats de cavalerie ou «l'iufauteric , qui portaient originairement une carabine.

Carabiniers à cheval. Sous Henri IV et Louis XIII , on ap|ielait carabins dus cavaliers armés d'une escoprtte ou carabine, et qu’on employait surtout comme éclaireurs; ces cavaliers ont pris depuis le nom de carabiniers. Les premiers régiments de ce nom datent seulement du règne de Louis XIV. Le maréchal de Luxembourg avait établi uue compagnie de carabi-

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oicrs dans chaque régiment de cavalerie. Avant 1789, les carabinier» achevai formaient un corps d'élite, diviMj en 2 brigades, etdout l'effectif était de 1,560 hommes en temps de guerre etde 1 ,300 en temps de paix, lis rendirent les plus grands services à la bataille de Fonteuoy. Aujourd'hui les carabiniers forment deux régiments d'élite compris dans la cavalerie de réserve ; ils ont pour uniforme un habit bleu céleste . à boutons blancs, un casque en cuivre avec chenille rouge, des buffieteries jaunes avec piqûre blanche , des épaulettes écarlates. Leurs armes soûl la cuirasse en cuivre , le sabre à lame droite et tranchante des deux côtés et le pistolet ; tout eu conservaut 1e nom de carabiniers, ils ne norleut plus la carabine. La taille exigée est de 1",»0.

Carabiniers à pied. C'étaient des hommes d'élite, exercés conformément au genre de l’arme qu'ils portaient, et qui faisaient partie des compagnies de chasseurs des bataillons d'iufanlerie légère. Institués en 1788, ils furent abolis dés 1792. Dans l'infanterie légère, les compagnies d’élite prennent encore aujourd'hui le nom de compagnies de carabiniers.

CARABINS, ancienne troupe armée de carabines.

Vqu. CAIUIII.NE et CAllABIMLRb.

CARABIQUES, tribu d’insectes Coléoptères pentamères de la famille des Carnassiers , caractérisés par leurs mâchoires terminées en pointe , leur tète plus étroite que le corselet, une languette saillante et •les palpes labiaux à trois articulations seulement. La plupart des carabiqucs répandent une odeur fétide, et lancent par la bouche ou l'anus une liqueur âcre, corrosive et quelquefois volatile ; une csjièce commune dans nos campauues lance par l’anus, quand elle est surprise . une petite fumée, ce qui l’a fait appeler bombardier. Les carahiques sont éminemment carnassiers, et dévorent une grande quantité d'insectes; Us volent mal, mais ils sont très-agiles à la course ; ils ne chassent guère que la nuit, et le jour ils restent cachés sous les pierres, la mousse et l’écorce des vieux arbres. Fresque toutes les espèces se trouvent dans le nord du l Europe, de l'Asie et de l’Amérique. Le» larves des carabiqucs ne sont pas moins carnassières que les insectes parfaits. Leur forme varie suivant les genres; cependant elles ont, en enéral,le corps allongé , cylindroide , composé de 2 anneaux, la tête munie de 2 au tenues et de 6 petits yeux lisses; la bouche armée de 2 fortes mandibules et do 2 mâchoires ; six pattes cornées aux trois premiers anneaux, etc. Voy. carabe.

CARACAL , Lynx caracal, espèce de chat sauvage qu'on trouve en Asie et en Afrique, et que l’on regarde comme le Lynx des aoriens. Il est fauve-isahelle en dessus , avec les oreilles noires extérieurement, et est de la taille de nos forts Barbets. Voy. lykx.

CARACARA (aiusi nommé du cri qu'il fait entendre), Polyborus, genre d’oiseaux de proie de l'Amérique du Sud, de la famille des Vautours. Ils ont le bèc droit & sa base , allongé; les tarses nus, écussounés ; les ongles émoussés , les ailes longues ; ils ont le vol horizontal et plus rapide que celui des aigles et des buses, mais ils marchent plus qu'ils ne volent; ils sont peu furoucheset surtout tres-criards. Cos oiseaux dévorent indifféremment les petits quadrupèdes, les oiseaux, les reptiles, les vers mémo et les insectes; Us se jetteut également sur les charognes les plus infectes et sur les immoddices, et fout une guerre acharnée aux autres oiseaux de proie. On divise ce genre en Caracaras proprement dits , dont la principale espèce est le C. du Brésil; Tri bins , comprenant une espère unique, le C. noir ; Hancancus , comprenant le Petit ai y le d’Amérique et le Hancanra à ventre blatte.

CARACOLE ou caracol (mot espagnol, dérivé lui-même de l’arabe, cl qui siguiüe limaçon), te dit en Architecture de tout ce qui est fait en hélice, en «pirole, notamment des escaliers en limaçon.

Eu termosde Manège, on appelle ainsi le mouvement circulaire ou demi-circulaire que l'on fait faire à un cheval eu changeant souvent de main, et, dans la cavalerie , le mouvement dq tous les cavaliers d'un même escadron, quand ils tournent en même temps par le flanc, sur la droite ou sur la gauche.

En Botanique t c’est le nom vulgaire d’un haricot d’Amérique (Ph'aseolus indiens ou carwolla) , à fleurs contournées en spirale; on le cultive comme plante d'ornement.

CARACTERES (mot grec dérivé de churasso, marquer, graver). Les caractèresd’imprimcrie sont de petits morceaux de métal, en forme de parallélipipedes, hauts de 2 À 3 centim. , dont chacun porte gravés en relief à l'une de ses extrémités, et dans un sens contraire â celui qu’offre l'impression, des lettres, des chiffres , ou toute autre figure usitée dans la typographie. La matière do ces caractères est un alliage d antimoine et de plomb, auquel on ajoute quelquefois de l'étain et du cuivre pour en augmenter la dureté. Depuis Scha-ffer, qui inventa les caractères mobiles en 1450, l'art de la fonderie a fait d’immenses progrès [Voy. typographie). L’Imprimerie nationale possède une collection complété des types de toutes les langues sonnues, depuis l’alphabet français jusqu’aux caractères hiéroglyphiques des Egyptiens et aux caractères cunéiformes des Chaldéens ( Voy. ces mots).

Fendant longtemps, on n’a employé que deux sortes de caractères, le romain ou perpendiculaire, et l’ italique ou penché de droite â gauche :ces deux caractères Rirent inventés en Italie par Jensoo et Aide Manuce. Le premier s'introduisit en France sous Louis XI; le second, perfectionné par Garamond, y fut inq>orté par Simon de Colincs. Aujourd’hui , on imite en typographie tous les genres d’écriture, la bâtarde, la coulée, la ronde, l'a#»glaise, la gothique , sans parler des variétés diverses d’un mémo caractère qu’on appelle compactes, gras, petit-oeil, gros-œil, etc. Chaque espèce de caractères est, en outre , reproduite sous toutes sortes de dimensions, qu'on désignait autrefois par des noms de convention , et qu’on distingue aujourd’hui par la force du corps ( hauteur du caractère prise de la tète du d, par exemple , jusqu'au pied du p), mesurée a l’aide de points (ou sixièmes de ligne du pied de roi). Voici les noms et la valeur en points des caractères les plus usités : la perle , fondue sur 4 points ou 2/3 ae ligne ; U parisienne ou sédunoise, sur 5; la nonpareiile , 6; la mignonne, 7; le petit-texte , 7 1/2; la gaillarde, 8; Te petit-romain , 9; la philosophie, 10; le cicéro , 11 et 11 1/2; le saint-augustin, 12 ou 13; le grostexte et le gros-romain, 14 et 16 ; le petit et le grosparangon, 18 et 20. Ces deux derniers, ainsi que la Palestine, le trirmégiste , les petit , gros, double et triple-canon, dont la force de corps est variable, ne s'emploient guère que pour les titres et les affiches. — Outre la série des lettres de l'alphabet de forme ordinaire et courante, chaque ordre de caractères a son assortiment de capitales grandes et petites, de signes do ponctuation, enfin d’espaces, cadrais, cadratins, etc., pour distancer les mots, et remplir les vides â la lin des alinéa.

Dans ces derniers temps, on a inventé des caractères mobiles pour l'impression des cartes de géographie. Ceux dout on se sert pour imprimer la musique ont été inventés en Dalie au xvi* siècle, et considérablement perfectionnés de uos jours par M. Duvergcr.

Quant â la fabrication dus caractères, elle se fait de la manière suivante. Lorsque le graveur a terminé le poinçon où est gravé le caractère, il en tire une euiprèiute sur cuivre, uommée matrice. Le fondeur a un muule en fer, doublé en bois, ayant un espace vide de la grandeur du caractère qu'on veut mouler. La ;»artic iuférieure porte une rainure dans laquelle ou place la matrice. Elle est appuyée contre le fond

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du moule par un fil de fer (ditarcAff) qui fait ressort en arc-boutant contre elle. Le fondeur prend l'alliaue , le verse dans le moule, eu lui donnant une légère secousse, afin de chasser l’air. On tire ensuite la lettre.

En Littérature, on désignosous le nom de Caroctères un genre deportraits moraux, dont Théophraste avait donné l’exemple chez les anciens , et que La Bruyère, chez nous, a porté à la perfection. Quelques auteurs modernes se sont aussi essayés dans ce genre, mais avec beaucoup moins de succès.

CARACTERISTIQUE , se dit dans le calcul différentiel d’une marque, ou caractère, par laquelle on désigne une certaine fonction d’une quantité : c'est ainsi que la lettre d est la caractéristique des quantités différentielles, ou que dx exprime la différentielle de x. La caractéristique d’un logarithme vulgaire est le nombre entier qui entre dans ce logarithme. Par exemple, 2 est la caractéristique de 2,02118930. logarithme de 105 ; 0 est la caractéristique de 0,0989700, logarithme d«< 5. La caractéristique du logarithme d’un nombre est toujours égale & la quantité de chifTres moins un qui composent ce nom- < I ne du logarithme !

est 3, celle du logarithme de 142789 est 5, etc. bans les tables des logarithmes , ou ne trouvo indiquées que les parties fractionnaires des logarithmes , et les caractéristiques y sont sous-entendues.

En Grammaire, le mot Caractéristique exprime la principale lettre qui précède la terminaison d’un mot , celle qui se conserve dans la plupart de ses temps, do ses mode*, de scs dérivés et de ses composés. Ainsi, en français, la lettre H est la lettre caractéristique du flitur, comme le 2 l’est en grec.

Leibnitz avait donné à la langue universelle dont il avait conçu le projet le nom de Caractéristique , parce que la nature de chaque objet devait être caractérisée par la composition même du mot.

CARAGAN, espece de Robinier. Voy. roblmer.

CAR AGNE , substance irommo- résineuse que l'on attribue à un arbre fie la famille des Térêbluthacécs, dit Arbre de la folie , est originaire de la Colombie. Elle nous vient en morceaux de la grosseur d’une noix, d’un vert noirâtre à l’extérieur et d’une teinte marbrée au dedans.

CARAGUATE, espèce de Tillandsie. K.tillandsib.

CARAMBOLIER , en latin Averrhoa (du médecin arabe Averrhoes), arbre des Indes orientales, genre de la famille des Ôialidacées, et suivant d’autres des Térébinthacées ou des llhaninée* , ne renferme que deux espères: l’une , dite Pommier de Goa, est un arbre de 4 a 5 ni. qui produit des fruits jaunâtres, du volume d 'un œuf de poule et d’une acidité agréable : ou fait des cataplasmes de son écorce pilée avec le riz et le bois de santal; on mange scs fleurs en salade; son fruit, dit carambole , s'emploie contre la dvnentcrie et les fièvres bilieuses; l'autre, dite Averrhoa bilimbi, donne des fruits acides, que l’on confit au sucre, nu vinaigre ou au sel, et que l’on mange comme les groseilles, les câpres ou les olives: ou en fait un sirop rafraîchissant.

CARAMEL (de l'arabe fora, noir, et de l’espagnol mélo, miel), sucre brûlé, d’une couleur rougeâtre ou brune, et d'uuc saveur particulière. On l'obtient en faisant fondre du sucre avec un peu d'eau et le faisant cuire Jusqu’à ce qu’il brunisse; il faut '•arrêter avant qu'il devienne uiner et y jeter un peu d'eau vhaude en le retirant dn feu , le faire refondre et le réduire à la consistance d'un sirop épais pour le conserver. Les coufiseur* s’en servent pour couvrir et glacer des bonbons ou fies fruits. On l’emploie aussi dans la cuisine pour colorer le bouillon et certains mets. Les médecins le prescrivent quelquefois comme adoucissant dans les rhumes. Le caramel chimiquement pur est insipide, et renferme les mêmes éléments que sucre, moins une cerlaiue quantité d’eau.

GARANT, genre de poissons Acantlioptérygieus de

la famille des Scombéroldes , à dorsales et à queue épineuses , renferme un grand nombre d’espèces répandues dans toutes les mers ; les principales sont : les Sourds, au corps allongé, oblong, à tête peu ronvexe, la ligne latérale couverte de lames hautes etarmées de pointes dans toute sa longueur, et dont le type est le Saurel ou Maquereau bâtard , mauvais poisson huileux , commun sur les côtes de Picardie et de Normandie ; les Caranx proprement dits, dont la ligne latérale n’a de boucliers que sur la partie postérieure; les Carangues , à tète haute et comprimée , à profil tranchant , etc.

CARAPACE , Testa , nom qu’on donne au bouclier supérieur qui recouvre le corps des Tortues: le bouclier inférieur s’appelle plastron. La carapace est formée d’un grand nombre de plaques osseuses unies ensemble par des sutures ; c’est une portion de leur squelette , où l’on peut aisément reconnaître les vertèbres et les côtes. Cette portion du squelette , devenue superficielle au lieu d’étre logée au milieu des parties molles, n’est recouverte, ainsique le plastron, que par la peau, ordinairement écailleuse , de l’animal. — Ou donne également le nom de Carapace à la pièce solide qui recouvre le dos et la tête des Crustacés. Beaucoup de poissons, les Silures, les Coffres, les Pégases, etc., ont aussi des Carapaces générales ou partielles. Certains Mammifères, tels que les Tatous, sont pourvus d’uu appareil analogue.

CARAQUE. Ou nommait ainsi au xv* et au xvi* siècle les immenses bâtiments que les Portugais employaient à la navigation des Indes orientales et du Brésil. Les caraque» portaient jusqu'à 2,000 tonneaux. Aujourd’hui ccs navires sont peu eu usage et, en tout cas, beaucoup moins grands.

Dans ie Commerce , on nomme Caraque un cacao île qualité supérieure qu'on récolte sur la côte de Caracos. Voy* cacao.

CAR AT, nom d'une mesure conventionnelle adoptée pour les objets précieux, désigne tantôt un simple degré de pureté , tantôt un poids réel. — Quand il s'agit de l’or, on suppose, pour évaluer sa pureté, que tout objet en or, quelle que soit d’ailleurs sa masse ou sa quantité , forme un composé fictif de 24 parties ; chacune de ces parties est un carat ; l’or parfaitement pur est dit à 24 carats, celui qui renferme un vingt-quatrième d'alliage est à 23 carats, et ainsi de suite. Le carat pris en ce sens est ce que les orfèvres a ppellent wiral ae fin. Aujourd’hui ie titre ne sc compte plus que par millièmes : 1 carat équivaut à 42 millièmes. — Quand il s'agit de diamants, de n ries et autres piem s ; ■ -? •

poids rosi; on l'appelle alors carat de poids : il pèse 4 grains ou environ 21 centigrammes (rigoureusement, 0 gr. 20,275); c’est ainsi que l’on dit que le diamant du Grand .Mogol, par exemple, pèse 279 carats. Appliqué comme poids! l’or, le carat prend une toute autre valeur : il égalé 192 grains, et se subdivise en 4,üU8 primes. — On appelle rarat de prix la 24« partie de la valeur d’un once ou d’un marc d'or. — Enfin , on donne crfcorc le nom de caiats a de petits diamants nui se vendeut au poids et qui ne dépassent guère Je poids d’un carat.

Un dérive le mot carat de l’arabe kirat , nom d’uu petit poids qui est le 24* d'un deuier : ce mot ne serait lui-mêine qu'une corruption du grec Wration . silique, iioids qui valait le tiers de 1 obole ; selon d’autres, carat viendrait du nom d’une fève de l'ffrythrina, arbre du |iaysdesChangallascu Abyssinie ;cet arbre y est appelé cuara , ou soleil , parce que les Heurs et les fruits en sont d'un rouge do feu; comme les semences sèches du cuara sont toujours à peu près également pesantes, les habitants du pays s’eu sont servis de temps immémorial pour peser l’or. Ces fèves ont été ensuite transportées dans l’Inde , où on les a employées , dans les premiers temps , à peser lès diamants.

CARB

CARB

CARATURE. On appelle ainsi un mélange d’or cl d’argeul, ou d’or, d’argent et de cuivre, avec lequel ou fait les aiguilles d'essai pour l’or.

CARAVANE (du persan karvan, marchand), association que forment des marchands, des voyageurs ou des pèlerins, pour traverser avec plus de sûreté les déserts de l’Afrique et de l’Asie, surtout ceux de l’Arabie. Les fonctions de couducteur de raravaue (karavanbaehi) sont regardées comme très-honorables. Les plus célèbres caravanes sont celles des marchands qui partent des échelles du Le vaut pour se rendreau Thibetct dans le pays de Cachemire; celle des pèlerins, qui part tous les ans du Caire pour aller à la Mccquo , et qui se compose do 70 à 80,000 Individus , avec 8 ou 9,000 chameaux et autant de chevaux ; enfin celle de Constantinople qui se rend également tous les ans à la Mecque et dont le départ su fait avec une grande pompe. Les caravanes voyagent a petites journées et s’arrêtent chaque soir à une station , où se trouve généralement une fontaine ou un puits et quelquefois un caravansérai. Voy. ci-après.

On a donné aussi le nom de caravanes aux campagues que les chevaliers de Malte faisaient sur mer contre les Turcs et autres in (Idc les : de la l’expression familière t faire ses caravanes.

CARAVANSERAI, vulgairement Caramnsérail (r.-a-d. station des carava/ies) , grand bâtiment public destiné dans l’Orient à servir d’hûtelleric ou de lieu de repos aux caravanes et aux marchands. C’qst un édifice de forme carrée, au milieu duquel se trouve une vaste cour entourée d’arcades avec un puits ou une fontaine. Tous les voyageurs y sont reçus gratuitement, mais ils n’y trouvent d’ordinaire que reau et le couvert. La police des caranvanséraiscstconfiéeàun oOlcier appelé caravanséraskier. Quelques-uns de ces édifices, surtout à Constantinople , à Ispahan et 1 Agra, sont remarquables par la magnificence et 1a richesse de leur construction. Dans quelques villes ils servent également de marchésou bazars. En Turquie, U n’est permis qu'à la rncre et aux soeurs du sultan , aux vltirs et aux pachas qui se sont trouvés trois fois dans une bataille contre les chrétiens, de fonder des caravanséraïs .

CARAVELLE , nom donné cher les Turcs aux grands navires, et en Portugal à de petils bâtiments gréés en voiles latines, dont la marche est rapide.

On nomme aussi caravelles, sur les eûtes deFrance, les bâtiments qui vont à la pèche du hareng sur les bancs. Ils ont ordinairement de 25 à 30 tonneaux. Ceux qui sont plus petits s’api>el)ent tr inquart s.

CARBAZ0TATES. Voy. kitbopicrates.

C ARRET, nom donné, aux Antilles, à uuô grande case commune des sauvages, qui est ordinairement placée au milieu de leurs habitations. Chez les anciens Caraïbes, c’était le nom du grand conseil de la nation. — On donne encore ce nom à une sorte de toiture construite provisoirement dans une anse ou •me crique, pour servir d’abri aux embarcations contre le soleil et la pluie. ‘

CARB0 . nom latin du genre Cormoran. V. ce mot.

CARBONARISME , société politique et secréte. Vou. cahbonaïu au Dicl. univ. cTHist. et de Géogr.

CARBONATES, sels composés d’acide carbonique et d’une base. On les reconnaît à la propriété qu'ils ont de faire effervescence quand on y verse uu acide fort, tel que l'acide chlorhydrique. Les principaux sont :

1°. Le C. d'ammoniaque, dit aussi Alcali volatil concret, Sel volatil d‘ Angleterre, sel blanc, soluble dans l’eau, volatil, et de l’odeur de l’ammouiaque; il se produit, dans beaucoup de circonstances, par l’action du feu sur les matières animales azotées. Il est employé en médecine. 11 existe, dans les environs de Naples, une grotte où du carbonate d’ammoniaque se dégage en abondance ; on lui attribue, dans le pays, une grande vertu contre les douleurs, l’engourdissement, la paralysie des membres, etc.

2*. Le C. de baryte. Voy. baryte carbonatêe.

3°. le C. de chaux. Voy. chaux carbonatêe.

4°. Le C, de cuivre , appelé quelquefois vert-degris ; sel bleu, insoluble dans l’eau. On le rencontre dans la nature. Voy. cuivre carbonate.

5®. Le C. de fer. Voy. fer carbonate.

6°. Le C. de magnésie. Voy. m acnEsie carbonatEe.

7°. Le C. de plomb. Voy. cèruse.

8®. Le C. de potasse, sel blanc, déliquescent, fort soluble, sans oueur, d’une saveur âcre et urineusê : c'est la potasse du commerce. Voy. potasse.

9°. Le C. de soude. On distingue trois sels de ce nom. Le C. neutre est un sel blanc , fort soluble et d’une saveur âcre et urincuse : c'est la soude ou sel de soude du commerce. Voy. soude.

10». Le C. de zinc. Yoy. zinc.

CARBONE (du latin carbo ), corps simple qui constitue presque en totalité le charbon noir , et qui existe pur dans le diamant. La plombagine. 1 ’anthrucite, la houille ou charbon ae terre , le lignite, représentent également du carbone plus ou moins impur {Voy. ces mots). Toutes les matières végétales et animales renferment du carbone en combinaison avec d’antres éléments , particulièrement avec l'hydrogèue, l’oxygène et l'azote. Le carbone pur est sans saveur ni odeur ; il e9t complètement fixe et infusible au feu le plus violent. Lorsqu'on le chauffe au contact de l'air, il se combine avec l’oxygène, brûle, et se convertit soit en gaz acide carbonique , soit en gaz oxyde de carbone , suivant les proportions de l’oxygène mis en présence. Lorsque le charbon brûle en grande masse dans un fourneau où la chaleur s’élève beaucoup, et où le courant d'air est trop faible relativement au volume du combustible, le résultat de la combustion consiste principalement en gaz oxyde de carbone , qui produit en brûlant une flamme bleue, visible au liaut de la cheminée du fourneau. Le carbone produit avec l'hydrogèue des combinaisons très- variées. Voy. carbures.

carbone (oxyde de), gaz incolore, insipide et inodore, composé de carbone et d’oxygène dans les rapports de CO ; sa densité, comparée à celle de l'air, est de 0,9678. li brûle avec une flamme bleue en se transformant en acide carbonique. On l'obtient en chauffant dans une cornue de la craie avec du charbon, ou bien en décomposant de l'adde oxalique par de l'acide sulfurique , et dirigeant le mélange gazeux d’acide carbonique et d’oxyde de carbone dans une lessive de potasse qui n'absorbe que l’acide carbonique. L'oxyde de carbone est un gaz délétère : respiré en certaine quantité , il provoque la perte du sentiment , le vertige , une débilité extrême, des douleurs aiguës dans les différentes parties du corps, et détermine une asphyxie complète, suivie assez promptementde la mort. — L'oxyde de carbone a été découvert par Priestley , mais ce n’est qu’en 1802 que la nature de ce gaz fut reconnue, à peu près en môme temps, par Cruikshank en Écosse , et par Clément et Desormes en France.

CARBONIQUE (acide), combinaison de carbone et d’oxygène dans les rapports de CO* ; gaz incolore , d’une densité de 1,5, impropre à 1a combustion et a la respiration des animaux. rougissant légèrement le tournesol, sans odeur et d'une saveur aigrelette. On peut le liquéfier et même le solidifier à l’aide d’une forte pression. On l’obtienten versant un acide fort sur du calcaire, du marbre ou de la craie. C'est uu des corps les plus répandus dans la nature ; il se produit par la combustion du charbon , du bois et de toutes les matières organiques, ainsi que par la fermentation et la putréfaction de ces substances ; les animaux l’exhaleut dans l’acte de la respiration. Il se trouve mêlé à l’air atmosphérique dans la proportion de quelques dix-millièmes. U sc rencontre dans diverses cavités ou grottes des pays volcan jques, par exemple, dans la célèbre Grotte au Chien, près

CAKB

CAHD

do Naples ; on le trouve eo dissolution dans beaucoup d'eaux minérales acidulés, comme celles de Seltz , de Vichy , de Spa; il se développe en abondance dans la germination des grains, de l'orge, par exemple , qui sert k la fabrication de la bière. C est lui qui fait pétiller et mousser le vin de Champagne, la bière, le cidre, les limonades galeuses. Il existe aussi au fond des puits , dans l’intérieur des mines , des marnières et des carrières; toutes les cavités des terrains calcaires sont remplies de gaz acide carbonique. Enlln , en combiuaison avec la chaux , la magnésie et plusieurs autres oxydes, il constitue un grand nombre de minéraux , et souvent des montagnes entières; la craie, le m.trbrc, la dolomie, la pierre À chaux, le fer spathique , etc., sont des combinaisons d’acide carbonique, ou carbonates. C'est cet acide qui , avec l’oxyde de carbone détermine l'asphyxie priAluite par la combustion du charbon ou de la braise dans les appartements fermés. On pense que c'est au moyeu de vapeurs carboniques que les prêtres de l'antiquité produisaient les convulsions des pythonisses chargées de faire connaître la volonté des dieux. — Paracelse et Van Helmont s'aperçurent les premiers que, dans certaines circonstances, H s’échappe un gaz de la pierre calcaire; ils lui donnèrent les noms d'esprit des bois, esprit saut'age. gaz sylvestre , ou simplement de gaz. Frédéric ilotrmann en constata la présence dans les eaux minérales. Le chimiste écossais Black reconnut eu 1755 que le gaz des calcaires est identique au gaz provenant de la combustion du bois et de la fermentation. Priestley et Bergman» en reconnurent la présence dans l'atmosphère, et lui donuèreut le uom d’a*> fixe. Lavoisier en établit la composition en 177C, et lui imposa le nom qu'il porte encore aujourd'hui. N. Faraday l’obtint le premier à l'état liquide eu 1823, et M. Thiloricr parvint à le solidifier en 1835.

CARBONISATION . destruction des matières organiques à l’abri de l’air , de manière qu’elles laissent pour résidu du carbone plus ou moins pur. Le charbon végétal qu’on emploie comme combustible se prépare par la carbonisation du bois. Cette opération se pratique au sein des forêts; elle consiste a former, à portée des tas du bois abattus, des pyramides de bois, en forme de cônes tronqués, au centre desquelles ou ménage un espace vide pour y mettre le feu ; on recouvre ces bûchers d’une couche de feuilles sèche* ou de gazon , sur laquelle on applique de la terre bien battue , en laissant au bas quelques ouvertures pour faire entrer l'air; ou met le feu, et quand la masse est bien embrasée, on bouche toutes les ouvertures, afin que la combustion se continue d'une manière lente, et que le bois, k l’abri des courants d’air, se convertisse peu à peu eu charbon. Cette méthode de carboniser le bois est fort ancienne ; Théophraste en donne une description détaillée. Les Chinois carbonisent le bois dans des fours souterrains, munis de deux ouvertures, l’une servant de cheminée et faisant fonction de machine aspirant*' , l’autre donnant entrée k l’air nécessaire à fa combustion. L’ingénieur Lchon imagina le premier, vers 1785, de carboniser le bois en vase clos, pour obtenir k la fois du charliou , des gaz combustibles, du goudrou et du vinaigre de bois. Sou procédé , perfectionné depuis pur Mollerat , KurU et Lhomond . est très-répandu aujourd’hui.

CARBONrrcS,s>»onymcd’Uxa/a/er. V. oxalates.

CARBURE, combinaison neutre du carbone avec un corps quelconque , autre que l'oxygène. Les C. dThydrotp-ne sont très-nombreux, et se présentent sous les formes les plus variées. Le caoutchouc , les essences de térébenthine, de citron , de cédrat , d'orange , de poivre, de Sabine, de genièvre, de copahu, de cubebe,le nuphte,le pétrole, Te gaz de l’éclairage, le gaz qui se dégage de U vase des marais et dans les mines de houille, etc., ne sont que des combinaisons

de carbone et d’hydrogène. Beaucoup «rentre elle» sont isomères. On obtient, eu général, des carbures d'hydrogène lorsqu’on calcine des matières organiques, telles que les résines et les huiles, a une chaleur rouge et a l’abri de l’air. Baus la nomenclature usitée en France, les noms des carbures d'hydrogène se terminent ordinairement en cne : ainsi, ou obtient le camphogcne (C**HU) avec le camphre , le benzène (CM!*) avec l’acide brnzoique, le cumènc fC,*nn) avec l’acide njuiiniquc, le cinmwiène (C'H*; avec l'acide cinnamique, etc. L’étude des carbures d’hydrr»2*' ne appartient a la chimie organique. Ceux «|ui offrent le plus d'intérêt sont le gaz de l’éclairage, le gaz oie fiant , et le gaz des marais.

CaRRDHF. DF. FER OU FER CARBURÉ. Voy. FER.

CARCAISC, uom donué,dans les verreries, et surtout dans les manufactures de glaces et de cristaux, au fourneau daus lequel on recuit le verre pour lui donner plus d’élaslicité et de solidité.

CARCAJOU, espece «le Blaireau. Vou. blaireau.

CARCAN (du bas latin auxanum , collier), cercle de fer au moyen duquel on attachait k un poteau les criminels condamnés k la peine de l’expositiou ( Vou. exposition). La peipe du carcan fut mise eu 1719 au nombre des peines alllicUves. D’apres le Code pénal , cette peine devait toujours accompagner celles des travaux forcés et de la réclusion. L'emploi du carcan , qui avait déjk disparu d«; fait dès 1832, a été définitivement aboli avec la peine de l'exposition par un décret du 2 mors 1848.

CARCERULE, espèce de fruit. Voy. rnuiT.

CARCIN (du grec rarcinos , crabe), genre de Crustacés décapodes, de la famille des Rracbyures, caractérisé par une carapace plus large que longue, fortement dentée sur ies côtés, et par son plastron sternal plus long que large et fortement rétréci en arrière. L'espèce type est Te C. Ménade ( C . Mœnas), qui n'est autre que le Crabe commun , si répandu sur nos côtes, où on le trouve entre les pierres ou dans le sable. 11 sert d’appàt pour la pèche lorsqu'il est k l'état mou. On en expédie beaucoup k Paris, bien que la chair en soit peu délicate.

CARCIN1TES (de Carcin, genre type), petit groupe de Crustacés décap«Mlcs, famille des Rracbyures, comprend les genres Carcin, Thia et Polydecte.

CARCINOME (du grec carcinos, cancer), mot qui a été employé dans des sens divers par les pathologistes , est synonyme tantôt de caucer en général , tantôt de cancer commençant, ou même de caucer parvenu k sa dernicre période ; tres-souvent aussi il est synonyme de squirre. Voy. cancer et souirre.

CÂRDAGE. Voy. carde.

CARDAMiNE, en latin Cardamina , genre de plantes de la famille des Crucifères et de la tribu des Arabidées, renferme des plantes herbacées, k fleurs bleues ou roses, k feuilles de forme très-variée, qu'on trouve pour la plupart dans les endroits humides, les prés . les bois , etc. L'espèce la plus intéressante est la C. des près ou Cresson élégant, qui passe pour antiscorbutique, et qu’on mange en salade. On en cultive plusieurs variétés dans les jardins.

CARDAMOME , Cardamomum , espèce du genre Amome , qui croit aux Indes et qui a joui longtemps «l’une grande réputation eu médecine, k cause de ses graines aromatiques qu'on employait comme stimulants. On distinguait le Grand, le Moyen et le Petit Cardamome. Voy. amome.

CARDE (du latin carduus, chardon, parce que les dents de cet instrument sont brisées comme les épines du chardou). Ce mot désigné proprement les têtes épineuses de la caixière à foulon (Voy. ciaprès), qu'on emploie pour carder la laine; Il est eu outre appliqué à une espèce de brosse garnie de dents de fil de fer implautées dans une lauièrc do cuir fort épais, dont ou se sert pour séparer les brins de laine, ne coton ou de toute antre substance fila-

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