CARO
banquier*, les agents de change, les courtiers, et, en général, les négociants, pour inscrire leurs opérations au moment mémo où ils les font.— Le Carnet t Té chéance est un registre distribué en 12 parties . dont chacune sert .1 un des 12 mois de l’année, et ou l'on inscrit les billets et lettres de change à recevoir et à payer, avec leurs dates , leurs échéances et les sommes qu’ils portent. A l'aide de ce carnet, le banquier ou négociant peut voir sur-le-champ les effets qu'il a à recevoir ou à payer dans chaque mois do l'année , avec, les dates de leurs échéances.
CAR Ml li V! ION (du latin caro, chair, et fieri, devenir), altération morbide qui s’opère dans certains organes , dont le tissu «acquiert accidentellement une consistance analogue à celle de la chair ou du tissu musculaire. Ainsi, on nomme carnification des poumons l’état dans lequel une portion plus ou moins considérable du tissu pulmonaire, endurcie et compacte, se rapproche de la consistance et de la couleur du foie, ce qui a fait nommer aussi cette dégénérescence hépatisation.
CARNIVORES (du latin caro , chair, et vo rare, dévorer) . nom donné aux animaux qui se nourrissent principalement de chair. Cuvier a fait des Carnivores une famille des Carnassiers, renfermant les P tant ifjrades , les Digitigrades et les Amphibies ( Voy. ces mots). Ils sont surtout caractérisés par des canines très-fortes, des molaires tranchantes et des incisives à chaque mâchoire. Us sont, pour la plupart, armés de griffes puissantes. Les Carnivores comprennent tous les animaux connus vulgairement sous le nom de bêtes féroces.
CAROLIN (de Carolus, Charles), monnaie d’argent qui a cours en Suède, vaut environ 85 centimes. — C'est aussi le nom de deux monnaies d'or, l’une de Cologne, qui vaut 28 fr. 85c.. et l'autre de Wurtemberg, valant 25 fr. 35 c. — Voy. carl et carlin.
CAROLINS (LIVRES) CAROLINE (loi). Voy. le Dict. unie, dllist. et de Geogr.
CAROLUS (du latin Carolus , Charles), ancienne monnaie d’or d’Angleterre, valant «autrefois 13 livres 16 sous de France. — C’est aussi le nom d’une ancienne monn.aic de billon de France , valant 10 deniers, qui fut frappée sous le règne do Charles VIII , et qui n'eut cours que sous son règne.
CARONADE. bouche à feu, ordinairement en fer, dont on fait surtout usage dans la marine; elle est moins lourde et moins longue que le canon. C'est une arme simple , légère, sans bourrelet, sans moulures. qui emploie peu de poudre , et qui porte jusqu'à 25 et 30 kilogr. de balles : on en Lait de divers calibres (de 36, de 21, de 18 et de 12). La c«aron«adc a été inventée en 1771 à Carron , près de Stirling, en Ecosse : d’où son nom ; elle fut employéepour la première fois p.ar la marine anglaise en 1779.
CARONCULE du latin caruncula, diminutif dt caro, chair), petite éminence ou excroissance charnue. On appelle C. lacrymale un petit renflement rougeâtre, situé à l'angle interne de l'œil* et formé par un amas de follicules muqueux recouverts par un repli de la membrane' clignotante; C. papillaires, de petits mamelons que présente le tissu des reins, et qui versent l’urine dans les calices.
En Ornithologie, on nomme caroncule une excroissance charnue, molle, dénuée de plumes, qui orne le front, la gorge ou les sourcils de certains oiseaux.
En Botanique, on donne rc nom h un renflement de la surfhcc qui, dans certaines graines, entoure le hile . comine dans le haricot.
CAROTIDE (du grcccorov, assoupissement, parce que les anciens y plaçaient le siège de l’assoupissement), nom qu’on donne aux artères qui portent le sang aux diverses parties de la tête. On appelle C.
ou proprement dites, deux artères qui remontent un peu obliquement en dehors de chaque côté du cou, et qui naissent, la C. droite, de l'artère
innommée, la C. gauche, de l'aorte ; chacuno d'elles se partage ensuite en C. externe et C. interne. la C. externe s'étend du haut du larynx jusqu'au col du condyle de l’os maxillaire inférieur . et fournil les artères de la face et de l’extérieur au crâne ; la C. interne monte le long de la colonne vertébrale . et entre dans le crâne par le canal carotidien. Les blesit idèl irai très-dangereuses: lo plus souvent il en résulte une hémorragie foudroyante ; dans quelques r«is seulement, on peut arrêter l’effusion du sang à l'aide de la compression ou de la ligature.
CAROTTE, Daucus, genre de plantes herbacées de la famille des OmhelUfères, caractérisé par son fruit oblong, à 5 eûtes épineuses, et par ses fleurs pliées eu cosur, a 5 pétales et à 5 étamines alternes. Ou en connaît une quinzaine d’espèces, toutes douées de propriétés aromatioues; mais la plus intéressante est la C. commune ( D . carotta), plante bisannuelle, qui croit spontanément en France. Sa racine est pi votante, charnue, succulente, d’une couleur et d'une saveur bien connues : h ré tat sauvage (/aux éAmu). elle est ligneuse, et se divise en nombreuses ramifications; améliorée par la ••ulture , cil** devient plus grosse, et fournit un alimeul agréable et salubre; sa lige, haute de 60 centim., est velue et marquée de stries longitudinales; res feuilles sont profondément découpées; ses fleurs, blanches et disposées en ombelles, comme celles du cerfeuil. On en cultive plusieurs variétés,dont les principales sont : la C. courte hâtive , la plus délicate et la plus sucrée de toutes; (a C. jaune ou de Flandte , qui est très-grosse; la C. rouge longue; la C. blanche, excellente pour la nourriture dos chevaux et l’engraissement des bestiaux ; la C. violette , d’un goût plus fort et d’un usage moins répandu, etc. La carotte demande une terre meuble et légère, et des arrosements fréquents: on la sème au printemps et en automne. On a essayé de tirer du sucre de la racine du la carotte, mais sans grand profit ; on en extraitde l’acide pectique; ses semences fournissent une huile volatile d’une odeur pénétrante. Tout le monde connaît l’usage alimentaire de la carotte. Eu Médecine, elle s'emploie comme émollient; elle a quelque action dans les maladies du foie (contre la jaunisse) et des voies urinaires. Scs semences sont stimulantes.
CAROUBIER , Ceratonia siliqua, arbre toujours vert, de la famille des Légumineuses, tribu desCésalpinées, qui croit en Orient et dans le midi de l'Europe, surtout d.xns le voisinage de la Méditerranée. Le caroubier atteint de 8 à 10 m., et a, pour le port, quelque analogie avec le pommier. Ses feuilles, coriaces, luisantes, d’un vert bleuâtre, renferment un principe astringent, et peuvent, ainsi que l’écorce , tenir 1 la préparation des cuirs en guise de tan ; ses fleurs , disposées en grappes latérales , sont d’un pourpre foncé; son fruit est une gousse, longue de plus de 20 centim., qu’on appelle caroube ; il reu- Terme une pulpe rougeâtre et sucrée dont ou extrait une assez bonne eau-de-vie , et un sirop employé tantôt comme assaisonnement, tantôt pour faire des conserves de fruits; en Espagne et en Italie, on donne cette pulpe encore vert; aux bêtes de somme et aux bestiaux, quelle engraisse rapidement ; mûre, elle sert d'aliment aux Arabes des côtes de Barbarie, malgré ses propriétés laxatives; eDfin on la Lut entrer, en guise de jqjuhe , dans taauroup de préparations pharmaceutiques. Le bois du caroubier, connu dans le commerce sous le nom de carouge , est tn s-dur, 0k s’emploie en ébénisterie.
Caroubier de la Guyane ou Courbant. V. ce mot.
CAKOUGE, Xanthomut (de xanthos, jaune, et omis, oiseau), genre de Ptttèreaux assez semblables aux Troupiales, et appartenant à la tribu des (Massiques de Cuvier, famille des Cnnirostres, renferme plusieurs espèces , toutes américaines, à l’exception d'une seule qu'on trouve dans la Nouvelle-Zélande. Les caro u g es vivent par paires ou par petites troupes
CÀRP
CARR
dans les Jaillis, les bosquets et les endroits fourrés : ils sont iusectivor es. Leurs nids, d’un tissu remarquable , sont ordinairement un forme de bourse ou d’écuellc. ut llottent suspendus à l’extrémité d’une branche. Leur plumage est généralement d’un jaune éclatant; quelques espèces ont la tête noire.
Carouge est aussi lu nom vulgaire du Irais du Caroubier. Voy. ce mot
CARPE, en latin Cyprinus (de Cyprit , Vénus, À cause de sa fécondité), genre de poissons de la famille dos Cyprinoides , section des Cyprins proprement dits, a la bouche petite, protractile, garnie de barbillons et dépourvue du uents , le corps couvert d’écailles imbriquées cl assez grandes. La carpe est un poisson d’eau douce propre aux régions méridionaleset tempérées du l'Europe; elle n’a été introduite qu assez tard dans les régions septentrionales : Pierre Marshall la porta en Angleterre en 1504, et Pierre Oie en Danemark eu 1560. La carpe su nourrit du frai d’autres poissons, d'insectes et de débris de substances animales ou végétales. Sa fécondité est prodigieuse ; elle vit aussi fort longtemps, et atteint en vieillissant dus proportions considérables : on en trouve qui ont plus d’un mètre de loug. Sa chair est assez estimée, mais elle a l’inconvénient d’étre remplie d'arétes. Les carpes habitent de préférence les eaux stagnantes et bourbeuses, ce qui leur donne souvent un goût de vase; on en trouve aussi dans les ri\ irres : '-elles qu’on pécliu dans la Seine et dans le Rhin sont recherchées. L’espèce la plus connue est la C. commune (Cyp. carpio), àcorps aplati, fusiforme, de couleur vert olivâtre en dessus, jaunâtre en-dessous. On appelle C. à miroir ou spéculaire une variété de carpe à écailles excessivement grandes; C. à cuir, une espèce totalement dépourvue d’écailles ; C. à tête de dauphin, certaines carpes remarquables par le développement des os du crâne ; Carrassin. une espèce commune en Allemagne, qui n'a pas de barbillons. — On rapporte au genre Carpe un graud nombre d’espèces fort diverses dont les principales sont : la Dorade, le Goujon, le Darbcau, la Tanche, l’Ablette, etc. Voy. ces mots.
carpe (du grec carpos, poignet), nom donné en Anatomie, à la partie du bras comprise entre l’avantbras et la raaiu ,et qu’un nomme vulgairement poignet. Le carpe est formé par deux rangées de petits os courts, uuis intimement entre eux, et au nombre ' de huit, savoir : le tcaphoide (en forme de nacelle), le semi-lunaire , le pyramidal, le pisiforme (eu forme de pois), le trapèze, le trapézoide, le grand os, et Vunci forme ou ongle crochu.
CARPELLE ( du grec carpos , fruit), nom donné par M. de Candollc aux organes élémentaires, tautôl libres, tantôt adhérents ensemble, dont la réunion donne naissance au pistil et dont chacun peut être considéré comme une petite feuille pliée en dedans sur elle-même , qui reufermo les germes que la fécondation doit développer.
CARPH0L0G1E (du grec carphos, fétu, flocon, et légê, ramasser), nom donné, en Pathologie, À une agitation automatique des mains, qui tantôt semblent chercher des flocons dans l'air, tantôt roulent ou palpent, de diverses manières, les draps ou les couvertures du lit dans lequel le malade est couché. Ce phénomène n’a guère lieu que'daus les maladies les plus graves, et indique toujours un très-grand danger.
CARPINUS, nom botanique du genre Charme.
CARPO.... (du grec carpos, fruit), entre daus la composition d'un grand nombre de termes de Botanique, tels que carpodonte , carpolépide, carpolithe (fruit fossile), carpophage , etc., qui pour la plupart s'expliquent d’eux-mémes.
CARPOCAPSE, Carpocajisa (du grec carpos, fruit, et capsis , action de dévorer), genre de Lépidoptères do la famille des Nocturnes, comprend un petit nombre d’espèces, remarquables par leurs couleurs métalliques. Leurs chenilles habitent, Iss unes dans
I l’intérieur dos fruits à pépins, les autres entre l’aubier et l’écorce des arbres fruitiers. Les premières sortent des fruits lorsqu'elles ont atteint tout leur développement. L’espèce la plus counuc est la Pyralc ries jKtmmes (C. pomonana), dont la chenille vil dans les {tomuies et les poires, et y exerce les plus grands ravage*.
CARPULÙG1E (du grec carpos, fruit, et logos, discours). Les Botanistes nomment ainsi l’étude du fruitconsidéré daus son ensemble et ses détails. Cette dénomination a été créée par Gartner.
CARQL'AISE. Voy. carcaise.
CARQUOIS (mot d'étymologie fort incertaine, qu'on dérive du bas latin carcassum, tiré lui-môme, selon P. Bord , do Carcaso , Carcassonne , ville ou ou fabriquait beaucoup de carquois au moyen âge), étui destiné à contenir les flèches, et qu’on portait en bandoulière sur le dos au moyen d'une courroie ou d’un ruban. Aussi ancienne- et aussi répaudue que l’arc, cette partie de l’armure a été couservée par les modernes jusqu'à l’introduction des Armes à feu, et remplacée par la giberne. Daus la Mythologie, le carquois était un des principaux attributs deCupidon ; il était aussi porté par Diane et Apollon.
CARRASSIN, espèce do carpe. Voy. carpe.
CARRE (de quadratus, carré). On nomme ainsi chacune des faces ou des côtés d'une lame de fleuret, d cjm'c, de baïonnette. Ou dit aussi la COTTE d’un soulier pour le bout d’un soulier carré, la curre d'un habit, pour la partie du dos de l'habit comprise entre les manches, la carre d’un chapeau pour la partie plate qui est au haut de la forme.
Dans certains jeux, comme à la bouilloUe, la carre est ce qu’on propose de jouer; le contre-carrer, c’est proposer de jouer le double de la carre.
CARRE ou qcarrE (du latin auadratus). En Géométrie , c’est un quadrilatère dont les quatre côtés sont égaux et dont les quatre angles sont droits. On trouve la surface d’un carré en multipliant par luimôme le nombre qui exprime la longueur de son côté.
En Algèbre et en Arithmétique , lo mot carré se dit de la seconde puissance d’un nombre . comme ou dit racine carrée pour racine seconde : 4, par exemple, est le carré de 2, c.-à-d. le produit de 2 multiplié par lui-méme ; 2 est par conséquent la racine carrée de 4. Voici les carrés des nombres, avec leun racines, depuis 1 jusqu'à 10 :
Racines carrées : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10. Carrés: 1, 4,9, 16,25,36,49,64,81,100.
Le carré d’un nombre entier composé de dizaines et d’unités contient trois parties, savoir : le carré des dizaines, le double des dizaines multiplié par les unités et le carré des unités; par exemple, le carré de 64 est composé du carré du 6 dizaines (qui est 36 centaines), du double de 6 dizaines multiplié par i unités (qui est 48 dizaines), et du carré des unités (qui est 16 unités) ; la somme de ces trois produits partiels donne 4096 pour le carré de 64. Un exprime, en Algèbre, le principe précédent d’une mauiere générale par la formule : (a -f- 6)* = a* -f- 2 ab -|- i*.
— Le carré d’une fraction s’obtient en élevant séparément le numérateur et le dénominateur au carré.
— Pour obtenir le carré d’un nombre décimal, U suffit de former le carré du nombre entier qui résulte de la suppression de la virgule, et de séparer ensuite sur la droite de ce carré le double du nombre de décimales contenu daus le nombre proposé. Ainsi, le carré de 6,49 est 42,1201.
Un appelle, en Arithmétique, carré magique un carré divisé en cellules dans lesquelles on dispose une suite de nombres en proportion arithmétique, de telle manière que les sommes de tous ceux qui se trouvent dans une même baude horizontale, verticale ou diagonale, soient toutes égales entre elles. Si, par exemple , on distribue dans Tes cases d'un carré
CARR
CARR
plusieurs termes d’une progression par différence , | losange sur la carte ; — 4U une sorte de fer à repasser tels que 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, comme il suit : dont se servent les tailleurs pour aplatir les couture»
faites dans les étoffes épaisses, telles que celles du drap, du velours, etc. : c’est une grosse lame de fer, longue de 2 À 3 décimètres cnvirou, au-dessus de laquelle est soudée une anse qui va d un bout a l’autre et sert de manche; — 5® une grosse lime carrée, . triangulaire ou méplate , dont les taillandiers se ser-
on aura 5-f-10-f-3s=4-}-64-8=54-4-f-9=*104- vent pour dégrossir le fer sortant de la forge; — 6 +2 = 5 -f-6 -f-7 = Découvert au xiv*siè- 6® un coussin carré sur lequel on peut s'asseoir ou
cte par Manuel Mosrhopule , mathématicien grec , se mettre à genoux.
le carré magique a été l'objet des études de Corneille carreau, nom vulgaire de la maladie appelée atro- Agrippa, de cachet de Mésiriac , de Frcnide, La- phie mésentérique: il consiste dans la dégénérescence hire, etc. ; mais, malgré tant de recherches, cette tuberculeuse des glande» mésentériques. Cette madécouverte curieuse est restée sans application. ladie, dont les causes sont, en général , les mêmes En Anatomie, on a donné le nom de carré â plu- que celles des scrofules, attaque particulièrement sieurs muscles, à cause de leur figure qui se rap- les enfants, et se manifeste surtout ches ceux qui proche de celle du carré: tels sont Te C. de la lèvre ont été sevré» trop tôt et nourris d’aliment» indiinférieure, ou abaisseur de cette lèvre ; le C. lom- gestes. Elle est caractérisée par la dureté excessive baire, qui fait partie de la paroi postérieure de l’ab-, du ventre, qui devient plu» gros et qui coutraste avec domen : le C. crural , le C. du pied, etc. l’amaigrissement de la face et des membres , ainsi
En Stratégie, le carré est une formation en bataille que par un trouble général des fonctions digestives. & 4 aspects ou 4 4 fronts, qui a pour objet de résister Le carreau peut être indolent, exister à l'état lasur tous les points à des charges de cavalerie. Le bu- tent , et ne déterminer aucun trouble fonctionnel ; tail Ion carré esi un ordreAuquel l'infanterie arecours ou bien s’accompagner de symptômes iiifiamraalorsqu'elie est privée d appuis. Aux angles et au cen- toi res. Le diagnostic de ces deux formes très-diftre, on place d'ordinaire des canons pour les défendre, férentes de la maladie ne se reconnaît que par le Dan» la Marine , on appelle carré une chambre toucher des tubercules. Une fois développé, le carcommune autour de laquelle sont rangées les cabines reau ne peut se terminer que de deux manières : ou des officiers, et dont le centre, occupé par la table, par le ramollissement des masses tuberculeuse», ou sert pour les repas de l'état-major. — On nomme par leur transformation en matière crétacée; dans Carré naval une table carrée fixée au milieu du gail- Je premier cas, la matière, ramollie , peut se faire lard d’arrière d'un vaisseau, sur laquelle sont tracées jour dans l'intestin, et la tumeur se vider par cette des lignes se coupant â angle droit et à 45°, et qui voie : la guérison résulte alors de cette évacuation facilitent le relèvement du vaisseau par rapport aux spontanée ; quant à la transformation crétacée, c’est autres bâtiments de l’escadre dont il fait partie. la terminaison la plus favorable, mais aussi ta plus Les bouchers nomment Carré de mouton une pièce rare. — Le carreau s’acrompagne presque constamdu quartier de devant d'un mouton : c'est ce qui ment de maladies mortelles par elles-mêmes , telles reste quand le collet et l'épaule en pnt été séparés, que la péritonite chronique, avec ou sans tubercules, CARREAU (de carré), nom qu’on donne, en gé- les ulcères intestinaux, et surtout la phthisie pulmonéral , à un pavé plat de matière quelconque, taillé naire , dont il parait n’ètre qu'une dépendance. — régulièrement en forme de carré ou â pans coupés, On combat cette maladie, d’abord par le régime surtout eu hexagone, et qui sert àpaver les maisons, adoucissant, le» cataplasmes, les bains émollients et leséglises, etc. 11 y a des carreaux d'argile ou de bri- les sangsues, puis par un régime analeptique et tonique, ordinairement de forme hexagonale, de pierre que, les amers , l’huile de foie de morue, les frictions calcaire ou de marbre. — On appelle carrelage l’opé- sèches, l’insolation ; les ferrugineux et les savonneux , ration qui consiste à paver un lieu en y posant des seuls ou combinés avec les amers, sont utiles. Toutecarreaux ; carreleurs, les ouvriers qui posent les fois, dès que la tuberculisation est opérée, on peut carreaux d’argile; quant à ceux de pierre ou de regarder la maladie comme à peu près incurable, marbre, ils sont posés par les marbriers. CAARKC , espèce de tortue. Yoy, caret.
Les carreaux d'appartement sont ordinairement CARREE, non» qu'on donnait autrefois, en Musi-
colorés en rouge ou en jaune avec un mélange d'ocre que, à une figure de note de forme carrée. V. brève. et d’huile de Un ou de colle de Flandre ; lorsque Espèce d’ardoise. Voy. ardoise.
cette couleur est sèche , on la couvre d’un eneausti- CARRELET, nom vulg. de la Plie franche ( Pieu -
que (Voy.ce mot) pour lui donner un brillant, qu'on ronectes platessa) , espèce du genre Plie, que l’on entretient ensuite au moyen de la cire jaune et du reconnaît à 6 ou 7 tubercules qui forment une ligne frottage. Depuis quelques années, on a inventé des sur le côté droit de la tète, et aux taches aurores qui compositions ( siccatif brillant , chrontodurophane , relèvent la couleur brune que le corps offre de ce etc.) qui conservent toujours au carreau son brillant côté. Ce poisson a la chair très-tendre et est fort eset épargnent ainsi le pénible travail du frottage. tiraé; il est commun sur les marchés de Paris.
Par extension, on a donné le nom de carreau à une Dans les Arts, ou nomme carrelet : l®une grosse fonle d’objets qui affectent une forme carrée; on ap- aiguille angulaire du côté de la pointe, à l’usage pelle ainsi par ex. : l°une pièce de vitre carrée dont de» bourrelier», de» selliers, des cordouniers, des on garnit les croisées d’une fenêtre, et carreau éleo emballeurs ; — 2° une épée fort dangereuse, dont la frfoue un carreau de verre revêtu des deux côtés d’une lame est très-mince et à 3 carres; — 3° un outil feuille d’étain , et pouvant servir aux mêmes expé- dont les tabtetiers se servent pour ouvrir les dents riencesquelabouteille de Leyde; — 2® une arme an- des peignes; — 4® une petite carde sam manche, à cienne (quadrellus) , espèce "de gros trait à 4 carres dents en fil de fer très-fin, et qui sert aux chapeon faces qu’on n 'employait qu’avec des arbalètes de fiers; — 5® un Instrument ou châssis destiné â retegr&nde dimension, et qu on nommait ainsi de la forme nir les coins du blanchet ou filtre au travers duquel de son fer, qui était à quatre pans et pyramidal ; e’é- les pharmaciens passent leurs préparations, tait aussi quelquefois de grosses pierres pesantes qu’on C est encore une espèce de filet en forme de nappe lançait à raide de mangonneaux ; — 3® l’une des qua- carrée en usage sur les côtes et sur les rivières de tre couleurs dans les cartes à jouer, ainsi nommée France : on le retieot sur le fond au moyen de deux parce qu’elle représente le fer du trait ci-dessus; demi-cerceaux, et d'une perche servant â le relever elle est figurée par de petits carrés rouges placés en vivement dès qu’on aperçoit du poisson au-dessus.
5 J lu) 3
CART
CART — 272
CARRIÈRE (du bas latin quadrataria, carrée, à cause de la forme ordinaire des pierres qu'on en tire), nom sous lequel on désigne, en général, les lieux d'exploitation d'où l'on tire la pierre de taille et les autres pierres à bâtir, le marbre, le grès, le sable, l’ardoise , etc. Toutefois, on donne plus spécialement le nom de carrière aux gisements dont on extrait le calcaire grossier; les autres portent le nom de marbrière, sablière , plâtrière , ardoisière, etc., selon la nature des substances qu’on y exploite. Les carrières ne doivent pas être confondues avec les mines, d’où l’on n'extrait aue des métaux ou des pierres précieuses : la loi elle-même a consacré cette distinction. Ainsi les carrières ne sont
Cint susceptibles d'être concédées par l’Etat comme i mines ; elles ne sont soumises qu'a la surveillance de la police locale; elles ne sont point sujettes à des n-devances Axes et proportionnelles, etc. — Les carrières se composent ordinairement de différents lits ou couches, presque tontes horizontales. Les unes s'exploitent a ciel ouvert ; les autres sont souterraines, et no communiquent avec le jour que par des puits ou des galeries. Pour fendre «et détacher les pierres, on se sert ordinairement d'un gros marteau pointu par les deux bouts, et qu'on appelle pic; on lus fait aussi sautur à l’aide de la mine. — La France «st riche en carrières de toutes sortes : on peut citer les plàtrières de Montmartre, celles de Bordeaux; les meulières et les carrières de pierre de taille de Sentis et de Saint-Leu , les carrières de grès de Fontainebleau, d'ardoises d'Angers et des Ardennes; de lavedcVolvic en Auvergne; de marbre du Midi, etc. Les catacombes de Paris ne sont que d'anciennes carrières de pierre de taille. — Suivant les arrêts du Conseil des 14 mars 1741 et 5 avril 1772, et la loi du 21 avril 1810, tout propriétaire d'un fonds peut ouvrir une carrière sur son terrain , mais il ne peut fouiller sous le terrain d'autrui ; on ne peut ouvrir des carrières sur les bords des grands chemins, sinon à GO m. de distance du bord de ces chemins ou des arbres qui les bordent. Les rameaux ou rues des carrières ne peuveut être poussés jusque sous les routes et grands chemins, sous peine d'amende. — Aucune carrière ne peut être ouverte sans la |»ermission du préfet dans les forêts du Gouvernement.
CARRIK ou carrice, espèce de redingote à collet ample ou & plusieurs collets, en usage en Angleterre il y a uu quart de siècle, et qui aujourd’hui n est plus porté que par les cochers. On dérive ce nom , par corruption, du nom du célèbre acteur D. Garrick,qui l'aurait rais à la mode au dernier siècle.
CARROSSE (de l'italien carroccio, même signif.), grande voiture à 4 ou 6 places, suspendue, couverte et fermée, à 4 roues et ordinairement traînée par deux chevaux. Les carrosses ont été inventés en Italie ; le premier carrosse à coffre sus|>cndu qu on ait vu en France servit, en 1405, à la reine lsabcau, lors do son entrée a Paris. Sous François l*r, en 1547, on n'en comptait que trois : celui de la reiue, celui de Diane de Poitiers, et celui do Jean de Laval. Aujourd'hui, ils sont en nombre infini. Cependant, ils soûl encore peu répandus on Orient.
On donnait autrefois le nom de carrosse à la partie d’un navire qu'on nomme aujourd'hui dunette.
CARROUSEL, sorte de jeu équestre. F. qu \dkim.e, et Part, carrousel au Dict. unie. d’Hist . et de Géoor.
CARTAHU ou cart aheü, nom qu'on donne, en Marine, à un cordage volant qui sert à monter ou â descendre un objet quelconque. Quand l'objet est lourd , ou passe quelque fbis le cartahcu dans une poulie placée en tête du mât, pour faciliter la manœuvre.
CARTEL (de charta), lettre de défi par laquelle on provoque quelqu'un k un combat singulier. L'usage des cartels existait déjà chex les anciens : Plutarque rapporte qu'Auloine envoya un cartel à Auguste, qui le refusa. Mais ce fût surtout au moyen âge, à
l’époque de la chevalerie, que cet usage fut le plus fréquent. — On appelle aussi cartel l’accord qui se fait entre deux États belligérants, pour la rançon des prisonniers de guerre.
On nomme encore ainsi une botte do pendule en forme de cul-de-lampe, qui s'applique contre le mur. Les cartels ne sont plus guère de mode aujourd'hui.
cartel , sorte d’eucadrcmenl. Foy. cartouche.
CARTELLES(de charta , feuille de papier), petites planches de peu d'épaisseur. On débite par cartel les les bois recherchés , tels que le frêne , l'orme . l’érable noueux ou loupeux : ce sont surtout les ébénistes, les tabletiers, les armuriers qui achètent les bois ainsi débités.
CARTERON , nom donné par les tisserands à deux lames de bois plates, de quelques centimètres de large , et plus longues que la largeur de la chaîne , qui servent à tenir les fils écartés, afin de les empêcher de se mêler. — Foy. aussi quarteron.
CARTES a jouer (du latin charta, papier) . Pour les fabriquer. on emploie trois sortes de papier : au milieu on place le papier dit tracé; ce papier est recouvert, d'un cêté par le papier curtier, tantôt blanc ou de couleur unie (bleue, jaune ou rose), tantôt tarot- -, c.-à-d. moucheté de dessins variés; et de l’autre, par le papier pot sur lequel sont peintes différentes figures. On appelle tètes les cartes où sont figurés des Rois, des Dames et des Valets; et points, celles qui ne sont marquées que de simples Cœurs, Carreaux, Trèfles et Piques , de un (asl à dix. L'impression des têtes ne peut se faire que dans les bureaux de la régie; mais l'enluminure des figures et celle des points se fait chex les carliers : elle s'opère à I n II de patrons découpés et avec des couleurs à la gomme. L'enlumiuure achevée, les cartes sont séchées avec soin et passées au savon, ce qui leur donne du brillant et la facultAde couler facilement les unes sur les autres. On les redresse ensuite en les soumettant à la
firesse; enfin, on les taille pour les égaliser, et on es assemble. — On distingue ordinairement les jeux entiers , qui sont composés de 52 cartes, et 1 es jeux de Piquet, de 32 : ces derniers ne renferment pas les 2, 3, 4, 5 et 6. — Paris et Nancy sont, en France, les deux endroits où l’on fabrique le plus de cartes. On en consomme annuellement à l’intérieur pour 1,500,000 fr.; U France en fournit, eu outre, à l’étranger, surtout aux colonies espagnoles, américaines. portugaises et anglaises, pour une valeur d’environ l,000,000defr. L’Etat perçoit sur cette branche de notre industrie de 5 à 600,000 fr. de droits, e.-à-d. de 20 à 25 p. 100 du produit. Celui qui vend des cartes sans être fabricant patenté, ou bien sans avoir été agréé et commissionné par larégie,est passible d'une amende de 1,000 à 3,000 fr., de la ruufiscalion des objets de fraude et d’un mois d’emprisonnement. En cas de récidive, l’amende est de 3,000 fr. — Toutes les formalités auxquelles est assujettie en France la profession de Cartier sont déterminées par la loi du 9 vendémiaire an VL les décrets du 1er germinal et du 4 prairial an XIII, la loi du 29 avril 1816 et l'ordonnance du 18 juin 1817.
En Angleterre, on sc sert de deux sortes de cartes à jouer, Ivs unes semblables aux nôtres, les autres d’un tiers plus hautes et plus larges. C’est aussi en Angleterre qu’on a inventé les cartes à deux tètes, dont l’usage commence à se répandre chex nous. — En Allemagne, on ajoute quelquefois aux rois, dames et valet», une quatrième figure, les chevaliers. — Enfin, en Espagne et en Italie, Tes noms des quatre couleurs : pique, trèfle, carreau et cœur, sont remplacées par les dénominations â'épèe, denier, bâton et coupe. Los Italiens font aussi usage de longues cartes ap|>cléc* Tarots. Ces cartes, inventées, dit-on. dans la province de Taro en Lombardie, et qu'il ne faut pas confondre avec les cartes dites tarotées ( Voy . cidetsus), représentent des figures bizarres, et servent
CÀKT