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en F rance a former le grand jeu de» tir eûtes de carte*.
Un attribue généralement l'intention des cartes il louer à Jacquemin Gringonncur, peintre de la fin du xiv» siècle; mais elles sout mentionnées dès 1328 par un vieux poète français. Après avoir amusé U démence de Charles VI, elles ne tardèrent pas à devenir une récréation à la mode. Sous Charles VU elles furent perfectionnées considérablement, et les figures reçurent le» différents noms qu’elles portent aujourd'hui. Un prétend que David (roi de pique), tourmenté par un lits rebelle, est l'emblème de Charles VU, menacé par son fils (Louis XI) , et qu ’Argine (reine de trèfle) , anagramme de Heginu, désigne Marie d’Anjou, femme de ce prince: que Pal lus (dame de pique) représente U Purellc d’Urléans; Rachel (dame de carreau), Agnès Sorel ; enlin, Judith (dame de cœur), la reine Isa beau. Le* quatre valets ou varlets sont quatre vaillants capitaines . Ogicr et Lancelot, compagnons de Charlemagne. Hector dcGallard et Labire, généraux de Charles VIL Le reste du jeu otfre également une sorte d'allégorie guerrière : le cœur est la bravoure, le pique et le carreau, les armes, le trèfle, les vivres, et l'a r, l’argeut, nerf de la guerre.
Pou r les différenujeiix et la manière d’y jouer, Voy. l’article Jeux de hasard, l’art, consacré a chaque jeu, et fjes Cartes h jouer de Boiteau d'Amhly (1854).
cartes astronomiques ou Cartes cELWTRS. Elles représentent les constellation* et les étoiles dans la position qu Viles ont dans le ciel les unes à l’égard des autres ( Voy. planisphère). Les cartes célestes les plus •élimées sont celles de rlamstecd [Atlas ccelestis , Loud., 1729) et de Bode ( Représentation des astres, en 31 planches, Berlin , 1805).
cartes GEOGRAPHIQUE». Un appelle ainsi la représentation, sur une surface plane, de la figure du globe terrestre, soit dans son ensemble, soit dans une • ie ses parties. Dans le l»r cas, on distingue ics mapl>emondes . qui offrent deux hémisphères terrestres projetés cote & côte sur le plan de l’un des grands cercle* du globe; et \e* planisphères, qui offrent toute la surface terrestre sur une projection plate et réduite . ROJtcnoR). Dans le 2*, une carte est dite générale, quand elle renferme uue grande étendue de pays ; /«irtirulière, quand elle est bornée à une seule con- I rée ; chorographique , quand elle offre le détail d’une province -mi .1 un canton ; hqioyraphique, lorsque les accident» du terrain y sont indiqués. Un appelle Carte hydrographique ou marine, celle qui, négligeant les détails terrestres , ne représente que la mer, les Iles et les côtes; orographique, celle qui représente spécialement l'enchaînement et la disposition des reliefs montagneux. Il y a encore les cartes physiques, géologiques , minéralogiques , botaniques ou phytographiques, soologiques , etc.; les cartes historiques, politiques, militaires, administratives , itinéraires ou routières, etc., dont les uoms s’ex pl iq ueut d’eux-ménu-s.
Un fait remonter l'invention des cartes géographique» jusqu’au Grec Anaximandre. Chez les anciens, Agatbodæmon, Eralosthène, Marin de Tyr, avaient construit des cartes itinéraires, aujourd’hui perdues : quant aux carte» de Ptolémée, celles que nous possédôus aujourd'hui sous son nom ont été faites aux xm* et xiv« siècles d’après les ouvrages de ce géographe. La carte itinéraire de l’empire romain, dite de Peutinger, est du m» siècle, ou peut-être postérieure. Vient eusuitc Iri carte du monde, faite au via siècle par le moine Cosmas Indironleustcs. Chex les Arabes, on cite surtout les cartes d’Edrisi, qui sont du xufl siècle : c’est d 'après ces dernières que les cosmographes «l’Orient ont dressé toutes les leurs, en se cônteiitant d’y ajouter les nouvelles découvertes. — Au xv» siècle, les progrès de l'astronomie, l’invention de la ImuissoIc et la découverte de l'Amérique firent faire I nouveaux progrès à la cartographie : on construisit d'excellentes caries nautiques, et on revint
pour les cartes terrestres au système de Ptolémée ; • >u remarque aussi à cette époque le globe terrestre de Martin Behaitn (1492). — Lcxyi» siècle fut sienalé par les travaux d ürtélius et de Merralor, qui firent révolution dan* la science et Paffranchirent désormais du joug des anciens. Guillaume de l'isle et d’ An ville, au xvii» siècle, en profitèrent pour refondre en entier le système de la géographie moderne , et pour le soumettre A une nouvelle critique. Depuis le* publications de ce* deux habiles géographe* , le* plus belles cartes connues sout celles des Français Gassiui, Btrhié 'lu Rora;:»- . Bru.- , Lapic, r.-l!.- dite des < fiasses; des Anglais Rennell , Dalrymplc, Arrowsinith, Gardner, Uwen, etc.; des Allemands Grimm, Berghaus, Bevmann; de l’Italien G. lughirami, etc. — loi plus beau monument qui existe eu ce genre est la Souvelle Carte de France, eu 258 cartes, an 80 millième : 109 cartes avaient paru en janvier 1855. Conçu sous l’Empire dès 18Ô8 , ce vaste projet n'a pu être mis à exécution qu’a partir de 1818, et les premières cartes n’ont paru qu’en 1833. Dirigée de 1830 il 1850 par M. le général Pelet, continuée depuis 1851 par M. le général Morin, la publication de la Caite de France {unirra être terminée eu 1864.
Parmi h» Cartes marines, on estime surtout celles de Belliiijde Mannevillettc,de Beautcmps-Bcuupré,etr.
CARTESIANISME . doctrine de Descartes. Voy. iiKM AHTES au Dsc/i unir. d'Ilist. et de Géoyr.
CARTHAME (du grec catharsis, purgation, parce que la graine du carthame passe pour très-purgative), Cart humus, genre de la famille des Composées, tribu des Cinarée*,est formé de plante* herbacées, à racines fibreuses, à tiges ramifiées, a feuilles glabres, souvent épineuses, à fleurs d’un beau rouge un peu safrané. L’espèce la plus commune et en même temps la plus utile est le C. des teinturiers ,C. tinctorius), dit aussi faux Safran ou Safran d' Allemagne. Cette plante annuelle, originaire de l'Inde, est cultivée dans le Levant , en Egypte , en Espagne, en Italie, dans le midi de la Frauet , surtout aux environs de Lyon. Les fleurs sont la partie de cette plante dont on fait le plu* d’usage : elles servent «à la teinture; on les récolte lorsqu elles commencent ix se flétrir. Le carthame d'Egypte est le plus estimé pour sa matière colorante. Un se sert du carthame pour teindre la soie , le coton et le lin en ponceau , cerise , rose et couleur de chair : ces couleurs sont très-brillantes, mais peu solides. Dans le Midi, le* pauvres cultivateurs emploient le carthame a la place du safran pour colorer leurs mets. U entre aussi dans la préparation du fard ou rouge de toilette , appelé quelquefois vermillon d'Esjiayne. Enfin , on a employé les graines de carthame comme puhiatives.
CART! EU, fabricant de cartes a jouer. V. cartes.
CARTILAGE (du latin cartilago), tissu particulier, d’un blanc opalin et nacré , flexible , trèsélastique, d'une consistance moyenne entre celle des os et des ligament* , et sans apparence de texture ni d’organisation. Un distingue : les C. articulaires, qui revêtent les surfaces articulaires des os, et qui amortissent par leur élasticité les efforts de pression et les chocs que peuvent éprouver les articulations; les C. non articulaires , qui constituent une portion ou la totalité de la charpente osseuse de certaines parties : tels sont les cartilages des côtes , du pharynx, du larynx . de la trachée-artère et des bronches, etc. ; le* fbro-carti loges , qui sont membraneux. et présentent une flexibilité plus grande que le* précédents : tels sont les cartilages des paupières, des narines, do l'oreille, de l'épiglotte, etc.
Les cartilages articulaires, appelés aussi de revêtement ou d’encroûtement , sont lamelliformes dans ies articulations immobiles; ils adhèrent h l'os par leurs deux faces, et au périoste par leurs bords : tels sont les cartilage* intervertébraux. Dans les articulations mobilcs,lescartilagc*,dits alors C. diarthrodiaux ,