‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 205 sur 508 · CAUT · texte numérisé non relu

CAUT

CART

ont la formede Iamcsaplalics,plu5 iniuccs k la circon- Cérenro qu'au centre sur. h* extrémités articulaires convexes, et plus épaisses à leur bord qu’à leur centre sur les surfaces concaves. Une de leurs faces adhère intimement à l'extrémité articulaire de l’os; l’autre est libre, lisse et tapissée par la membrane synoviale. Les C. non articulaires sont tous revêtus d une membrane fibreuse appôlée périchondre, analogie ta pèciocte, dwk eue ne différé m'ap ce qu'elle contient moins do vaisseaux ; c'est aanS elle seule que parait résider la vitalité, dont sont privées leurs couches plus profondes ; avec Ftae, ils s'ossifient plus ou moins. — Par suite du défaut de vitalité , les plaies ou simples divisions de ces parties, ainsi que leurs fractures, sont susceptibles de réunion après un temps plus on moins long, au moyen du périchondre, qui s’enflamme cl s'organise. Elles sont aussi sujettes à une ossification accidentelle ou morbide : cette affection s'observe assez souvent chez les vieillards ou chez de jeuues sujets atteints du maladies chroniques. L'inflammation ou un vice quulconque de l’économie peuvent modifier la vitalité des cartilages , et les rendre susceptibles, comme les os, de carie , notamment dans la phthisie laryngée. Les cartilages sont aussi altérés et ramollis dans les tumeurs blanches. Dans la goutte , ils deviennent le siège de concrétions particulières (tophus), fohnées de phosphate de chaux ou d’urate de soucie, qui déforment les articulations, et empêchent leur mouvement. Les progrèsdel'àgedéterminentsouYcnt l'usure des cartilages qui recouvrent les surfaces articulaires^

Les cartiluginifications accidentelles se rencontrent nlus fréquemment que les ossifications. Le tissu fibreux est particulièrement sujet à devenir cartilagineux; certaines membranes séreuses subissent aussi cette transformation : telles sont la tuniqne «Ims de U raie et du Iwb , la tunique vaginale, le péricarde, la plèvre ot l'arachnoïde spinale.

( iAHTII. Al.l M'.l \, dils par Artédi Chondropfértff/içwv.grandcdiv.desPoisMMis, comprcmlceuxdontle squelette est formé de substance cartilagineuse et demeure constamment dans cet état. L'appareil operculeux manque ; le bassin est d'une seule pièce transverse, nui ne s'articule pas à l’épine, et porte de chaque côté une lame ou tige à laquelle adhèrent les ravons de la vculrale. Les raies, les squales, les lamproies, font partie des poissons cartilagineux, qui comprennent trois familles : les Sturionistis , les Sélaciens, et les Suceurs ou Cyclos tomes.

CART1SANE (de carte), nom OOttllé à de petit* morceaux de carton fin autour desquels on a tortillé du fil , et nui font relief dans les dentelles et les broderies. Voy. guipure.

CARTOGRAPHIE (de carte , et du grec graphô, écrire, graver), partie de la science géographique qui s’occupe de la confection des cartes r mappemondes, planisphères, etc. V. CARTES GEOGRAPHIQUES.

CARTOMANCIE (du mot carte , et du grec mantéiat divination), art do tirer les cartes , et de prédire l’avenir au moyen des combinaisons qu’elles oflVent. Ce genre dé divination , inconnu aux anciens, est aujourd'hui des plus vulgaires et l’un de ceux qui font le plus de dupes. 11 est le plus souvent exercé par des femmes : la célèbre D"* Lenorinand y excellait. Il est soumis à certaines règles , que l’on trouvera exposées dans Y Encyclopédie méthodique (au Dictionnaire des Jeux).

CARTÔN (de fttalien cartone , grand ou fort papier, dérivé lui-même du latin charta ), espèce de papier plus ou moins épais, qui sert à divers usages. On distingue : le C. de collage, formé de plusieurs feuilles de papier collées l'une sur l'autre , et le C. de pdte, fabriqué avec des rognures de papier, des chiffons, de la laine, de l'étoupe, etc., broyés à l’eau et réduits en pâte. Les cartons fins sont ensuite recouverts des deux côtés de papier blanc et lissé. On

se sert du carton pour fabriquer les rartes k jouer, les couvertures des livres, des boites ‘de tnot genre, et toute cette fonle d’ouvrages plus ou moins délicats qui constituent l’Industrie du Cartonnage. On estime beaucoup le carton anglais. En France, on fabrique surtout le carton k Annonay, Bordeaux, Paris, Carcassonne, Dijon, ail Havre, à Lille, Lyon, Marseille, Mctx, Rouen , Strasbourg , Vienne , etc. — Avec la pâte du carton solidifiée à l’aide de la colle forte et recouverte d’un vernis imperméable, on fait des tabatières, des vases d’ornement, des socles de pendules, des plateaux, de la vaisselle même.

On appelle Carton-pierre un mélange de pâte de carton , «tè gélatine , de terre bolaire , de craie et d'huile de lin. qui prend, en séchnnt, la consistance et la dureté de la pierre : cette composition , inventée en Suède il y a plusieurs années, est aujourd’hui .d’un usage excessivement répandu. J.-A. Romagnesi en a fait en France la plus heureuse application à la sculpture ; on en fait des ornements pour rrioulures et corniches, des statuettes, des candélabres. On fabrique aussi avec cette composition «les briques, des tuiles, etc.; ces dernières porteut dans le commerce le pom A' ardoises artificielles.

En Typographie , on nomme carton un feuillet qu’on réimprime pour le substituer dans le livre même k celui où l’on veut faire quelques changements ou des corrections importantes.

Dans les Arts, on donne ce uom aux grands dessins faits par les peintres pour servir de modèle k leurs grands tableaux , et surtout aux peintures k fresque ( Voy. dessin) ; iis sont faits au crayon noir rehaussé de blanc, et sont de la grandeur de la fresque. Les .plus beaux cartons sont ceux «le Raphaël, do Jules Romain , de Michel-Ange , de Léonard de Vinci.

CARTONNIÊRE (guêpe) . espèce de gtiépu d'Amérique qui construit son nid eu forme de cône renversé, ot qui le recouvre d’une croûte qui ressembla k du gros car (ou ; quand on coupe cette croûte , on s'aperçoit qu’elle est composée «l'une infinité «te parcelle* végétales intimement liées ensemble.

CARTOUCHE (du Filai, cartoccio, rouleau, augmentatif de carta. papier), nom donné dans les arts du Dessin k certains ornement* en forme de papier «lêroulé ou de toute antre figure, suivant la fantaisie de l’artiste, au milieu desquels on a ménagé un espace destiné à recevoir une inscription , une devise, des armoiries, etc. Le cartouche se place ordinairement nu frontispice d'un édifice, au bas d’un tableau, d’une gravure, d’une carte «le géographie, etc. — Dans les hiéroglyphes égyptiens, on nomme cartouche ou cartel des encadrement* de forme rectangulaire qui entourent ordinairement le* nom* des divinités, «le* dynasties et des rois.

Dans l’Art militaire, on nomme cartouche la charge de poudre et de projectiles que l'on place dan* les arme* à feu, avec son enveloppe. Cette enveloppe est un cylindre fait de 'papier pour le fusil , de parchemin, de carton, de bols, de fer-blanc, etc., pour le canoù : ces dernières cartouches sont appelée»* gar gousses. — Dans l’Armée , cattowhe imjyrimee se dit comme synonyme de congé; la cartouche blanche, ainsi nommée de la couleur du papier, était Affectée aux libérés des travaux publics ; la cartouche jaune , espèce de congé infamant , était donnée aux nommes passés par les verges : elle a été abolie en 1790, avec les congés infamants.

CARTOUCHIERE. Voy. «berhc.

CARTULAIRE (en latin chartnlarium , dérivé de rharta, charte), uom donné, au moyen Age, aux livre* ou registre* sur lesquels on transcrivait, soit pour suppléer aux originaux, soit pour les consulter au besoin, les contrats de vente, d’achat, d'échange, les privilèges , immunités et autres Charles des ég’.iscsjdes monastères, des chapitres, des seigneuries. La Bibliothèque nationale possède un grand nombre

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