‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 206 sur 508 · CAS · texte numérisé non relu

CAS

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de ees cartnlairee. Les plus anciens sont celui do l'abbaye doÂxiut-Bertiu , rédigé «tir la fin du *• siècle, et celui de St Odon, mort, dit-on, en 962. Plusieurs de ces cartiilalres ont été Imprimés dans la collections des Documents inéditsde l'histotrt de France.

On nommait aussi cartu/uire un ofllcier .de l'Eglise i dont la charge consistait, dans l'origine, à garder les chartes ou papiers qui concernaient le public. Dans la suite , ce rut un grand dignitaire de la cour tvtpalc et de celle de Constantinople.

CARITM, norn scientifique du Carvi.

CAIUJS (du grec caros, assoupissement profond), dernier degré nu coma . est caractérisé par l'insensibilité A l'action des plus forts stimulants.

CAKVI , Carum , genre de plantes de la famille des Ombcllifores, trllm des Amminées, A racines tu- Hbei et a Oeufs I >la nrlies. Ce genre a )>oiir type le Carvi des prés (Carum Carvi) , plante herbacée, bisannuelle , A tige li6se et rameuse, de 65cenllm. •le haut, garnie de feuilles pointues et de petites fleurs d’un blabc Jaunâtre ; sa racine, füsiforme, allongée, de la grosseur du pouce, blanche, aromatique, analogue A celle du panais, devient comestible par la culture; ses fruits, vulgairement nommés •/raines de carvi , sont brunâtres, d’une odeur forte et aromatique; ils fournissent une huile essentielle, et entrent dans la composition de plusieurs liqueurs; ils sont stimulants et rarminatife.

CARYATIDES. Heures de femmes, ou mémeqnelqitefhis d'hommes ( Y. atlartes), servant en Architecture •!<• support ,i une architr ivequl pose sur UMirtéte. PotnTorlginedceenom. V. le Dict. un. (T H. et de G.

CARYÜCATACTE5 (du grec karya, noix, et kalartès. qui brise) , se dit d'oiseaux nui se nourrissent •le noix, d'amandes, de cônes de pin . etc., comine le Casse-noix , Sud fraya caryocat actes;

CARYOPHŸLLAIRES ^analogue A l'œillet), ordre de Polypiers lamellifères, établi parLamouroux pour •les Polypiers pierreux et non flexibles, ayant des cellules étoilées et terminales, cylindriques, épatées: Il renferme les genres Caryopfiullie , Fonyie, Cyclolit fie. Turbinolie et Turbinolopse.

CARYOPHYLLEES (du latin carynphyllus , œillet), éplUièle appliquée aux fleurs qui offrent de la ressemblance avec celles dé l'œillet. Elles ont une corolle régulière à cinq pétales, et dont les onglets, fort longs, sont cachés dans le calice.

On donne aussi ce nom A une famille de plantesDicotylédonées, dont rOEillct e*t le type : ce sont des plantes herbacées, A tige cylindrique, noueuse et comme articulée : feuilles opposées, fleurs formées d'un caliro A 4 ou 5 folioles , d’une corolle A 4 ou 5 pétales at ternes et onguiculés, d’un nombre double d'étomiucs et d’un ovaire surmonté de ‘2 A 5 stigmates; le fruit est une capsule. Cette famille n'habite que lès • "Titrées froides ou tempérées. Elle renferme deux tribus : les Alsinées et les Silénées.

Le nom latin de l’œillet, Caryophytlus, étant aussi che* les Latins celui du Giroflier, quelques botanistes , pour éviter toute confusion , ont donné le nom Dianthu s A l’œillet, et, par suite, ont remplacé par le nom de DUsnthtes celui de Caryophÿllécs.

CAR YOPH YLUE , genre type des Polypiers caryophyllaires. Ce sont des xoophytes rayonnés, à peu prés cylindriques, pourvus de tentacules courts en couronne double ou simple. Ces tentacules sont épais et perforés, portés sur des loges cyllndro-coniques réunies en étoiles. Le tout forme un polypier solide, conique et fixe par ta base.

CARYOPHYLLUS ou cartoputllum , nom latin donné par les Botanistes A l'Œillet, ôtait primitivement celui du Giroflier, et a été transporté A l’Œillet A cause de quelque ressemblance de l’odeur do cette fleur avec le parfum de la fleur de Giroflier.

CARYOTE,6’oryo/«, nom donné par Pline et Dioscoridc au Dattier, a été transporté par Linné A un

genre de Palmiers qui a pour caractère* : spadice* fasciculés, environnés A la base de plusieurs spalhes imbriqués, et portant des fleurs mâles et femelles ; calices A six divisions profondes , dont trois Intérieures. Le fruit est une baie rouge , sphérique , uniloculaire, contenant deux graines. Les principales espèces sont le C. urtns , palmier épineux qui est originaire de l’Inde, et le C. horrida , qu’on trouve dans l’Amérique du Sud.

CAS (du latin casus , chute, terminaison), nom donné en Grammaire aux diverses terminaisons du substantif par lesquelles certaines langues expriment les rapports do ce mot avec les autres mots do la phrase, rapports que plusieurs langues expriment par la préposition ou simplement par la place du mot. On retrouve ces mêmes Inflexions dans les pronoms , qui suppléent le substantif, dans les adjectifs et les participes, qui expriment des qualités inhérentes A la substance. Le grec, le latin, le sanscrit, l’arabe ancien, l’arménien, l’allemand, le hongrois, ont des cas; l'hébreu. le syrien, le phénicien, en étaient privés; on ne les retrouve pas non plus dans l’arabe moderne, le chinois, le siamois, le cophtc, ni dans la plupart des langues modernes de l'Europe (français, anglais, italien, espagnol — Le. nombre des cas varie selon les langues; le latin en a six : le nominatif , qui nomme l’étre purement et simplement, et le représente comme étant ou faisant quelque chose; le génitif (de giynere, engendrer), qui est le signe de la génération et par suite de la possession; le datif (de dore, donner;, qui (Attelle l’attribution; Vacrusatif, qui accuse. c.-A-d. fait connaître l’étre qui reçoit l'action; Y ablatif (d’aélatus, enlevé), qui indique l’objet ou l’être dont ou est privé et séparé, ou celui par qui l’action est faite • le vocatif ( de vocaée, appeler), par lequel on appelle, on interroge. Le grec a les mêmes cas, moins l’ablatif, qui est remplacé par le génitif on le datif. L'arabe ancien n’a que trois cas; l’arménien en a dix. — Les langues qui ont des cas peuven tse permettre des inversions, et par IA donner A l'expression plus de grâce et de variété; elles ont aussi l’avantage do la briètèté, débarrassées qu’elles éottt du lourd attirgil de nos prépositions; en compensation , les laugues qui n 'ont pas de cas sont plus claires et plus favorables A la déduction de la pensée, parce quelles suivent l’ordre logique des iuées.

cas de corsciekce. On nomme ainsi en Théologie les difficultés qui peuvent s'élever, dans la conduite, sur ce que la rpligion permet ou défeud : le théologien résout ces cas en pesant la nature et les circonstances de l’action, et en se guidant d'après les lumières delà raison, les lois delà société, les maximes de l’Evangile et les canons de l'Eglise. Quelques cas ne peuvent être résolus par les simples prêtres, et sont réservés à l’autorité supérieure ( Voy. ci-après cas réservés). — On nomme Casuistes les théologiens qui s'adonnent surtout A la discussion et A la solution des cas de conscience.

cas roiiTDiTS. On donne ce nom en Droit aux événements occasjonnés par une farce majeure , et qui ne peuvent être prévus. Un homme n’est point tenu des ras fortuits qui arrivent A une chose dont il est dépositaire fart. 1148 du Code clv.) ; mais il est tenu de prouver le cas fortuit qu’il allègue. Cette règle a cependant deux exceptions : la première, si la chose périt par la faute du possesseur ; la seconde , si , par une clause particulière , on s’est rendu responsable des ras fortuits.

cas irréductible. On donne ce nom en Algèbre A celui où les trois racines d'une équation du troisième degré sont réelles et inégales.

cas présidiaux ou prEvôtaoxÎ On appelait ainsi, dans notre ancienne législation . ceux des crimes qui , présentant des caractères plus graves que les antres, paraissaient devoir être promptement punis,

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