‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 207 sur 508 · CASI · texte numérisé non relu

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et qui étaient, en conséquence, jugés par un tribunal présidial ou prévûtal, sommairement, eu dernier ressort et saus appel. Les crimes commis par les vagabonds ou par les gens de guerre, les désertions, les vols de grands chemins ou avec effraction , les sacrilèges, les assassinats, les séditions populaires, l'altération et la fabrication des monuaies, étaient des cas prévAtaux ou présidiaux.

cas privilégiés , causes criminelles qui sortaient du droit commun , et dont la connaissance était dévolue à des juges qui avaient le privilège de dépouiller la cause de toutes les garanties qui lui étaient assurées jvar la loi. Cette expression s'appliquait, en outre, spécialement aux crimes concernant I Le h se , ou commis par des hommes d’église , mais dont la connaissance était dévolue aux juges séculiers , h l’exclusion des juges ecclésiastiques.

cas rédhibitoires , nom donné eu Droit aux cas dans lesquels le vendeur ou le bailleur a livré un objet qui a certains vices, dits rédhibitoit'es , dont la découverte permet à l’acheteur ou au preneur de rompre le contrat. Vou. vices rédhibitoires.

cas réservés, nom donné en Théologie aux péchés et griefs, dont le pape, l’évéque et les autres supérieurs majeurs , tels que les généraux ou proviuciaux des ordres nllgien . se res ment l'absolu Uoa. La violence envers les clercs, moines , évêques, cardinaux; la simonie, la falsification des lettres pontificales, la spoliatiou des églises, la commuuication d’un clerc avec un excommunié, sont des cas réservés au pape.

cas royaux , nom donné autrefois aux crimes qui portaient directement atteinte à la majesté et À l'autorité du prince, aux droits de sa couronne, à la dignité de ses officiers et a la sûreté publique. Le crime de léso-majesté, le sacrilège, la rébellion aux ordres émanés du roi et de scs officiers , les assemblées Illicites, les sédilious, la fabricatiou et l'altératiou de la monnaie, le rapt et l’enlèvement d’une personne, étaient des cas royaux , dont le jugement était réservé aux baillis , sénéchaux et juges présidiaux.

'i E Ci mot déslgi i as man-

teau à longues manches , qui sc mettait par-dessus l'habit, surtout pour monter à cheval ; aujourd'hui il ne sc dit plus que d’un surtout d'étoffe grossière. — On donnait autrefois le nom do casaque d'armes à un surtout que portaient les mousquetaires , les gardes du corps, les geudarmes et les cavaliers des diverses compagnies , et qui avait des marques et des broderies particulières pour distiuguer les divers corps les uns des autres.

CASD.VH , nom au’on donne en Afriaue aux citadelles des villes. C est dans la Casbah d* Alger qu'était enfermé le riche trésor du dey, dont les Français se sont emparés en 1830.

CASCADE (de ntalien casrare. tomber) , nom donné en général aux chutes des fleuves et des rivières, spécialement à celles qui, se précipitant d’une graude hauteur, rejaillisseut de rocher un rocher. Les plus grandes chutes prennent le nom de Cataractes ( Voy. ce mot). On nomme cascatel/e une cascade peu considérable. On admire la cascade de Gavaruic,dans les Pyrénées ; celles du Mont-Dore et de l’Arilrclie ; celles de Luléa en Suède, de Serio (bassin du Pô) en Italie.— Les cascades ont été imitées de la manière la plus heureuse dans les eaux de quelques jardins royaux, comme à Saint-Cloud, à Versailles, etc.

En Algèbre, on nomme Méthode des Cascades , uuc méthode par laquelle , dans la résolution d’une * quation , on approche toujours de plus en plus de la valeur de l’inconnue, par des équations successives qui vont sans cesse en baissant d’un degré.

CASCAR1LLE (de l’espagnol cascariila, petite écorce), écorce d’un petit arbre du genre Croton , qui croit particulièrement à Eleuthere, l’une des Iles li.ili.una, d’où le nom de cortex eleutheranus donné « la cascarille. Cette écorce est en petites plaques

roulées, de 2 A3 millimètres d'épaisseur, grisâtres a l'extérieur, d’un rouge ferrugineux a l'intérieur, d’uue cassure résineuse , d’uue saveur amère , un peu âcre, et trcs-aromatique. La cascarille est tonique et astringente ; elle a été employée comme fébrifuge , soit seule, soit associée au quinquina; on l’emploie aussi en parfumerie.

CASE. Voy. trictrac et damier.

CASËEUX (du latin caseus, fromage), se dit de tout ce qui provicut du fromage : comme matière caséeuse, acide caséeux, etc. Voy. fromage.

CASEIQL'E (acide). On nommait ainsi un acide de couleur jaunâtre, d'une consistance sirupeuse, d une saveur de fromage amer et acide a la fois, quon extrait des fromages faits. Plusieurs chimistes ont pensé que cet acide notait autre que Y acide lactique. On a reconnu récemment que ce n’est qu’un composé de divers acides, tels que l’acide butyrique, l'acide valéri&niquc, etc.

CASEINE. Vou. caséum.

CASEMATE (de l’espagnol casa mata , maison basse ). souterrain voûté à l’épreuve de la bombe et percé d'embrasures et de créueaux , d’où l’on peut faire feu sur l’ennemi. Les premières casemates Rirent établies sous les flancs des bastions, pour y placer des canons destinés à défendre la face du bastion opposé eu balayant le fond du fossé; on en pratiqua ensuite sur d’autres points, notamment aux saillies des contrescarpes. Les casemates ne servent pas seulement de batteries couvertes; en temps de siège, ou y met en sûreté les malades, les blessés, et surtout les munitions; elles servent même quelquefois de caserne et aussi de prison. Leur inconvénient ordinaire, c'est le manque d'air, inconvénient qu’auçmeute encore la fumée de la poudre.

CASERNE (du latiu casa, maison), bâtiment spécialement destiné au logement des troupes en garnison. Les Grecs, u’ayantpas de troupes permanentes, n’avaient pas de casernes. Chez les Romains, les casernes avaient un seul étage au-dessus du rciAle-chausséc, et il régnait sur tout le pourtour de cet étage une alehe extérieure sur laquelle ouvraieut les portes es chambres occupées par les soldats. En France, on a été longtemps sans se préoccuper de la question du casernement , si importante cependant pour la santé du soldat; aussi, dans la plupart des villes, à Paris même , on trouve peu de casernes bien disposées. Les plus belles, parmi ces dernières, sont, à Paris, celles de l’Ecole militaire, de Babylonc, de la Pépinière , du quai d’Orsay, de la Nouvelle-France.

CASËIIM (mot latin qui signifie fromage), nom donué par les chimistes au principe immédiat qui forme en plus grande partie le caillé du lait, et dont on fait le fromage. A l’état de pureté [caséine) . il est en grumeaux blancs, insipide, iusoluble dans l’eau, soluble dans les acides et les alcalis faibles. Il est très-riche en azote , et , par conséquent , trèsaltérable au contact de l’air. Sa composition se rapproche beaucoupde celle de l'albumine. Ou trouve une substance semblable au caséum dans le sang de bœuf et de brebis, dans le sang de certains malades, et dans la graine des céréales. Le caséum est très-nutritif. Il forme avec la chaux un composé insoluble et imputrescible : on s’eu sert pour la peinture en détrempe et pour préparer des mastics susceptibles de recevoir toute espèce de peinture ou d’itnpression.

CASI A . Osyris? plante aromatique des anciens.

CASIMIR (du nom de son inventeur) , espèce do drap léger, dont le tissu est croisé, et qu’ou a d’abord fabriqué avec la plus belle laine ; on en fait depuis peu de temps en coton. On emploie surtout lo Casimir pour faire des pantalons et des gilets. Les villes deFrance où l'ou en fabrique le plus sont Abbeville, Amiens, Elbeuf, Louviers, Reims, Sedan.

CASINO, mot italien qui désignr un lieu de réunion et de plaisir. Suivant les uns, ce mot n est qu’un dimi-

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