CASS
outif de casa, maison ; suivant d'autres, il vient du monte Casino, dans la terre de Labour, ou l'on voyait jadis un couvent de Bénédictins , célèbre par sa situation délicieuse et par les plaisirs qu'y trouvaient les voyageurs et les pèlerins.
CASOAR (de Cassuwaris, nom malais de l'espèce type), Cusuarius , genre d'oiseaux de l'ordre des Lcha&siers , famille des Brévipennes , a une grande ressemblance avec l'Autruche. Le Casoar est glouton et stupide ; sa taille est très-haute ; son corps massif est couvert de plumes lâches, noirâtres, semblables à des poils ; la tête est surmontée d une sorte de casque osseux d’environ 8centim.de haut, brun par devant et jaune dans tout le reste; le devant du cou offre de chaque côté une caroncule mince, de couleur rouge. Au croupion, les plumes sont tombantes, et remplacent la queue. La s ailes sont extrêmement courtes. Le bec, les pieds et les ongles sont de couleur noire. Le genre Casoar ne renferme qu’une seule espèce, le C. Émeu ou C. à Casque ( Casuarius Emeu) , de l’Océanie.
CASQUE [du bas latin cassicum, dérivé de cassis, casque.. L'usage du casque, comme armure de tête, remonte aux temps les plus reculés : on le trouve indiqué dans la Bible , décrit dans Homère et les
eM-mcs de l'Orient, représenté sur les bas-reliefs de emphis et de Ninive. Les casques des Assyriens et de* Persans rappelaient la forme de la tiare; ceux des Grecs et des Romains , bien connus de tous, ne diffèrent guère entre eux nue par l’absence de jugulaire* chez les premier*. Ce fut au moyen Age que le casque fut surtout employé ; toutefois le C. à visière ne date que du xiv« siècle. Au temps des Croisades on donnait le nom de heaume au casque des chevaliers ; sous Henri II 11 avait pris celui d'armet : on appelait salades certains casques légers et ornés d'incrustations et de ciselures. Dans l'infanterie, le casque était plu* léger et moins compliqué ; il portail divers uoms , suivant sa forme : ou l’appelait morion, bac inet ou cabasset , bourguignnte, chape! , pot de fer ou pot en tète . etc. Depuis le xvit* siècle l’usage du casque a été beaucoup plus restreint en Fraii'v ; auj«>urd imi , il . "t presque uniquement réservé A la grosse cavalerie (cuirassiers et carabiniers), ainsi qu’aux dragons et 'Aux gardes municipaux a cheval. Le corps des pompiers est le seul corps d’infanterie française qui le porte encore. En Allemagne , presque t<«ute l'infanterie porte le casque.
En Botanique, on donue le nom de Casqu* ; a la lèvre supérieure des corolles bilabiées , lorsqu'elle est voûtée et concave, comme dans la sauge, l’aconit, etc. ; h l'éperon des fleurs quand il affecte la forme d’un casque; A la division supérieure et redressée du périgone des Orchidée*.
Eo Ornithologie, on appelle ainsi un tubercule calleux recouvert d’une substance cornée qui occupe le sommet de la tête de corlaius oiseaux. Voy. casoar.
Quelques Entomologistes donnent le nom de cossue à une partie de la bouche des Orthoptères.
C'est enfin le nom d’un genre de Coquilles univalves marines, détaché des Buccins, dont elles diffèrent par la forme longitudinale de leur bouche , qui est toujours étroite et dentée sur le bord gauche. Les Casques habitent les haute* mers et se cachent dans les fonds sablonncux;la plupart fourui«entde la pourpre. CASQUET. coiffure fabriquée A Tunis. V. casquet. CASS AN DRE , personnage comique emprunté a la comédie italienne, et dont le rûlo était celui d’uu vieillard ridicule et toujours dupé. On le meten scène avec Arlequin, qui lui joue toutes sortes de tours.
CASSATION, annulation prononcée par l’autorité supérieure et compétente , d’un arrêt ou d’un jugement rendu en dernier ressort. Le pouvoir d’annulation appartient a un tribunal spécial qui porte le noin de (Jour de cassation. Voy. cour de cassation.
CASSAVE, sorte de fécule qu’on extrait de la racine du manioc , sert à faire une espece de pain ou
de galette qui forme la principale nourriture des nègres de nos colonies. Elle nous vient en Europe sous le nom de tipioka ou sagou blanc. Voy. manioc.
CASSE (du grec cassia), fruit du Cassier ou Canéficier Cnssia fistnla) . est employé en médecine A cause de ses propriété* laxatives. C’est surtout dans la pulpe qui remplit les loges du fmit que réside cette vertu. Ce fruit est en gousse* longues, dures et cylindriques; la pulpe, appelée Canéfice , est noir»-, de saveur douceAtre ; on la nomme casse-mondée quand on l'a passée avec soin au tamis de crin. Le Cassier est un genre important de la famille de* Papilionarées. tribu des Césalpiniées : c'est un arbre qui s'élève A 12 ou 15 m.,ct qui croit en Ethiopie, d’où il a été répandu eu Egypte, dan* l'Inde et A la Chine. Une espece particulière, la Casse lancéolée, donne le séné, qui se fabrique avec ses feuilles desséchées. Ou cultive avec succès le Cassier en Italie.
On nomme vulgairement Casse le Chêne rouvre , C. aromatique et C. giroflée la Cannelle.
En Typographie , on appelle casse ( de casa , maison, case) une table coupée horizontalement en deux compartiments appelés casseaux. Le plus haut se nomme haut de casse et l’autre bas de casse. Chacun est drvisé en compartiments nommés cassetins. Lu haut de casse en a 98, et le lias de casse 54. Daus les premiers, on met les grandes majuscules, les petites majuscules, les lettres arceuluées, les lettres liées (s, a), les parenthèses, les paragraphes, etc. Dans les seconds, on met le* lettres minuscules, les chiffre* .les signes de ponctuation, les blancs, etc.
CASSE-LUNETTES. Voy. ri.kcet et ecrhraisk.
CASSE-NOIX, Nr’uci/raoa, oiseau de la funille de* CouirostreS) sous-genre de Passereaux, voisin des Corbeaux : bec en cône long et effilé A la pointe, A bord* tranchants, garni de plumes A sa hase; mandibule supérieure plus longue uuo l’autre ; narines rondes. Le Casse-noix commun [S. caryocat actes) est d'un gris fuligineux; le bec et les pieds de couleur livide, le* ailes et la queue blanches. Il se nourrit d’insectes, de fruits, de noyaux, surtout de noisettes. U a sous lalangue unepocheoù il inctdes provisionsen réserve.
CASSE-PIERRE, nom vulgaire de plusieurs plantes qui croissent sur les pierres , telles que le Saxifrage. la Pariétaire, le Bacille. Voy. ces mots.
CASSE-TÊTE , arme des sauvages de l’Amérique et de l’Océanie : c'est une massue faite d'un bois très-dur ou de pierre. — Sorte de jeu composé de petits morceaux de bois ou de inétal polygones, avec lesquels on forme différentes figures très-compli-
3uées. — C’est aussi le nom de plusieurs autres joux ont les combinaisons sont très-muljipliées. CASSETIN , terme de Typographie. Voy. casse. CASS1CAN ( ainsi nommé A cause de sa ressemblance avec les Cassiques), Barita , genre de Passereaux, de la famille des Conirostres, voisin des Corbeaux , dont ils ont le port, la taille et la couleur. lis ont la voix criarde, les habitude* hrnvantes, et sont omnivores. Certaines espèces ont le brillant plumage des oiseaux de p&Mdis. L’espèce la plus remarquable est le C. réveilleur (B. strepera ), qui, toute la nuit, fait retentir l'air de ses cris. Il est commun dans l’IIe de Norfolk (Océanie).
CASSIDA1RES (du latin cassis, casque), tribu d’insectes Coléoptères tétramères , de la famille des Cycliques. Les uuwidaires ont les auleunes droites , insérées A la partie supérieure de la tète et trèsrapprochées; les yeux entiers; les pattes courtes, contractiles, avec des tarses déprimés. Cette tribu a pour type le genre Casside, vulgairement nommé Scarabée-Tortue. Ces insectes sont plats en dessous et convexes 6U dessus. L’espèce principale, la C. verte, commune aux environs de Paris, vit sur le* artichauts, auxquels elle cause de grands dommage».
CASSIE, nom donné eu Provence au Mimosa finiesiuna, qui y est commun. — Voy, casse cIcaaneluu
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CASS1EU ou cabEuuui. arbre exotique. V, cassx.
CAS$lUPEE,coustellaUou de rhétuisplu re boréal, située près du pôle nord, est Tune des 1» 'omîtes par Ptolémée; elle renferme 55 étoiles principales. 0 est dans cette constellation qu’apparut, le 11 novembre 1572, la fameuse étoile temporaire qui , après avoir brillé quelque temps du plus vif éclat , disparut tout û coup eu mars 1574. — «M'iprts la Mythologie, Cassiopée était une reiue d'Ethiopie, mère d Andromède, qui attira sur elle la colère de Junou pour s être crue plus belle que cette déesse , et qui vit eu punitiou son royaume ravagé et sa fille exposée à uu monstre marin. Jupiter eut pitié d’elle et la mit uu nombre des constellations.
CASMQUE, Cassicus (de cussis, casque, à cause de la saillie osseuse qui orue le front de cet oiseau ) , u'on écrit quelquefois à tort Cacique, genre de l'orre des Passereaux et de la famille des Coniroslres. Lus especes do ce genre les plus couiiues sont lu C. rouge, le C.yaitou et le C. huppe', qui appartiennent toutes trois a l'Amérique. Ces oiseaux se uourri&scut de baies.de graines et d’insectes ; ils suspendent leurs nids a l'extrémité des plus petites branches des arbres élevés. Ils se rassemblent eu troupes nombreuses; leur cri est désagréable et peu souore. Leur chair a une odeur musquée qui lui donne mauvais goût.
CASSIS ou groseillier noir, espèce de la famille des Crossulariées, et du geure Groseillier, renferme des arbrisseaux communs en France , de 1 a 2 m. de haut, à tiges droites et saus épines, à feuilles vertes, ayant 3 ou 5 divisions, ut parsemées du points jaunâtres et résineux ; à Ueurs ublongues, duu vert blanchâtre, portées sur uu calice rougeâtre. Les fruits sout uoir foncé; ils répandent, ainsi que les feuilles, une forte odeur et ont un goût piquant et poivré
?[Ui a fait donner au cassis le nom do jutivrier. Le ruit du cassis a été jadis préconisé contre les maux d'estomac ; on en fait un excellent ratafia, qui passe aussi pour stomachique. Ce rataQa est fait avec les grains du Cassis écrasés, et mêlés dans de l’eau -dovie avec du sucre, un peu de cannelle et de girofle. On met le tout dans un bocal bieu bouché, et au bout de 15 jours on filtre la liqueur.
GASSlTEnlTE (du grec cassitéros, étain), nom donné par dus minéralogistes à léiainoxydé. I. Etain.
CASSOLETTE (du latin capsula, boite), petite botte faite le plus souvent eu métal précieux , dans laquelle on fait brûler ou évaporer des parfums, et qui a ordinairement un couvercle percé d'ouvertures par où s’échappe la fumée ou la vapeur.
En Architecture, on donne ce uom a une espèce de vase isolé, peu élevé, mi-partie composé de membres d'architecture et de sculpture, duquel semble s'exhaler des flammes ou des parfums.
CASSONADE, sucre brut et en poudre, qu'on apporte en Europe dans des caissons : d’où son uom. On un distingue trois qualités, la C. brune, qui est la plus commune , la C. grise ou sucre passé, et la C. blanche ou suci'e terré. Voy. huche.
CASSl. YlllM. V. acajou (à pommes) et anacarde. CASTAGNETTES (decaftanea. châtaigne, à cause de leur forme), instrument de musique â percussion, composé de deux petites pièces de bois concaves, eu forme de coquille, imitant a&seï exactement les deux valves creuses d'une châtaigne. Gts petites pièces s'attachent aux doigts au moyen do cordons. Quand on les fn-ppe l’une contre l’autre eu marquant la mesure, on fait entendre un bruit parfaitement cadencé. — Les anciens paraissent avoir connu cet instrument ou quelque chose d’analogue ; il çsl surtout en vogue en Espasne : c'est au son des castagnettes que les Espagnols dansent le boléro, le fandango, etc.
CàSTAGNO de l’espece type),
genre de poissons Acanthe pterygiens, de la famille de* Squammipennes. Ces poissons ont ict nageoires verticale.-, aveu uu petit nombre de ray.ous épineux,
lu museau très-court , le profil élevé. La C. propi'tment dite ( Crama Haii ] est uu. poisson blanc argenté, do 0«,85 de long, commun sur les eûtes de la Médiurranée : sa chair est blanche et savoureuse.
CASTANEES (de castanea, châtaigne), groupo d’Ainc h tarées, plus connu sous le uom de Cupuli fèces.
CASTE LA (de Castel , auteur français d'un poème sur les plantes), genre du plantes de la famille des Rhamnécs , originaires de l'Amérique méridionale. On «distingue : 1° le C. couché, arbrisseau divisé dèç la base en plusieurs rameaux flexibles, longs d'un mètre, subdivisés eu un grand noihbre de petites branches terminées en pointes épineuses, garuiesde feuilles oblouges d’un vert luisant, à fleurs purpurines, auxquelles succèdent quatre drupes ovales, de la
rosse ur d'un pois ordinaire et d'un beau rouge ;
“le C. droit, qui s'élève à 1“50; son écorce est brune, ses feuilles laueéolées.
CASTES. Ce mot, d’origine portugaise, désigne certaines catégories formées parmi les individus d’une même nation ; certaines classes de la population ayan t leurs droits, leurs privilèges, leurs usages, qui se transmettent de géuération eu génération. Telles étaicut en Egypte les castes des prêtres , des guerriers, des artisans et des cultivateurs ; telles sont encore chez les Indiens les castes, toutes semblables a celles de l’Égypte, des brahmes, on prêtres, des chattryas, du guerriers, des wàishius, ou agriculteurs, des soudras. ou artisans; il faut y joindre les panas, qui sont mi dehors de toute caste. Avant 1789, la séparation complète qui existait eu France entre la noblesse, la bourgeoisie et les paysans, formait autant de castes, sinon en droit, du moius eu fait. La couleur do la peau semble avoir aussi établi , surtout daus les colonies, entre les différentes races humaines, une séparation naturelle par castes.
CAST1NE (de ltltomnd külk ttê fri, pierre calcaire), nom donné dans les hauts fourneaux au fondant calcaire que Fou emploie lorsque le minerai
ue l’on traite contient une trop forte proportion
'argile. Ou lui douue quelquefois le nom d'Erbue.
CASTOR on BIEVRE, Castor, genre de Mammifères de l'ordre des Rongeurs. Les Castors ont environ 1 ni. de long sur 0»,30 de haut; leurs formes sont lourdes et ramassées; leur pelage, bien fourni, est d’un roux marron, lis oui les doigts des pieds de derrière unis par une membrane, et uue grande queue ovale, aplatie horuontalemput et couverte <1 Veuilles. Os habiteul toutes les contrées froides et tempérée.-, de l'hémisphère septentrional, la Sibérie, l'Europe jusqu'au Rbôue, l'Amérique du Nord, surtout Terre- Neuve, le Labrador, le Canada, les ElaU-Uuis. Le C. du Canuda ( C . fi ber) est célébré par son industrie. L été , il habite des terriers qu'il creuse sur !o bord des fleuves, et l’hiver, des buttes qu’il se construit sur le bord ou au milieu des eaux. Ces huttes ont deux étages, l’un sous l’eau, pour scs provisions,! autre audessus, pour son habitation. Dans les eaux courantes, il place en avaut de sa demeure des digues solidement construites. Four cela, il coupe, Il ébrauebe des arbres, les roule dans le fleuve et h s abandonne au couraut jusqu’au lieu qu'il a choisi ; lâ, des Castors plongent pour creuser un trou au fond du fleuVe ; d’autres y posent verticalement l'extrémité du pieu, qu'ils fixent avec «lu mortier. Deux rangées de pieux étant ainsi formées, ils les entrelacent avec des branches flexibles, et eu comblent l’intervalle avec des pierres et de la terre gâchée. Ces digues ont de 3 a 4 m. de base et plus de 60 m. de longueur. Les castors vivent ie plus souvent eu société : les troupes du castors se composent de 2 à 300 individus. Ceux qui habitent l'Europe no bâtissent pus, parce qu’ils Sunt souvent dérangés pur l'homme. — Le Castor Courait au commerce ïoeasiurtum ( Voy. ci-après), des peaux qui servent de fourrure, et un poil dont on fait uu excellent feutre avec lequel on fabrique des chapeaux
CAST
CATA
ui prennent eux-mèmes le nom de Castors. Les ikuiux
e castor se distinguent dans le Commerce en C. neuf, C. sec et C. gras. Les premières sont celle! des castors qui ont été tues pendant l’hiver et avant la mue : ce sont les meilleures pour faire des fourrures; lois castors secs sont les peaux provenant de la chasse d'été; enfin, les castors gras sont des peaux que les sauvages ont portées *. ces deux dernièresespèces ne servent guère que pour la fabrication des chapeaux : le poil s’emploie surtout pour les chapeaux Dns. Depuis l’invention des chapeaux de soie, la consommation du poil de castor a considérablement diminué. Ou tisse aussi le poil de castor en le mêlant À de la laine de Sêgovie, et on en fabrique une étotfc connue sous le nom du castorine.
L 'huile dite de Castor, dont la médecine anglaise fait une graude consommation, n’est autre chose que l'huile de Ricin. Voy . ce mot.
En Astronomie, on nomme Castor et Pot lux les deux belles étoiles de la constellation des Gémeaux.
CASTOR DE MER. Voy. LOUTRE.
CASTOR EUM (en grec castorion), substance animale particulière, jaune, sirupeuse et fétide à l’état frais, qui est sécrétée par des glandes placées sous la queue du Castor, dans une poche commune aux organes de la génération et de la défécation. On estime surtout celui qui vient de Sibérie. Le castoréum desséché est d'une odeur plus ou moins forte, pénétrante, fétide; il renferme principalement une huile Acre et volatile, semblable à la créosote ( acide phonique ou hydrate de phénuleda chimistes). On emploie le castoréum en médecine comme antispasmodique; les anciens médecins en connaissaient déjà l'efficacité pour la guérison de* atfections nerveuses et autres maladies des femmes, liées surtout au trouble des fondions utérines. On l'administre en suspension dans un véhicule aqueux ou sous forme de teinture alcoolique.
CASTORINE, étoffe légère et moelleuse qu'on fabrique avec du |>oil de'Castor mêlé de laine, aedau est le centre principal de cette fabrication.— On a étendu le nom de Castorine A des étoffes do pure laine plus ou moins fines, faites A l’imitation de la précédente.
CASTRAMETATION (du latin castra , camp, et metiri, mesurer) , partie de l’Art militaire qui enseigne A choisir et A disposer l’emplacement d'un cainp. Le premier soin, quand il s'agit de tracer un camp, est d'établir le front de handière [Voy. ce mot) ; on dispose ensuite les tentes ou les baraques par file* perpendiculaires au front de bandicre. Les tentes des officiers sont eu arrière de leurs compagnies, celles des chefs de bataillon en arrière du centre de leur bataillon, celle du colonel en arrière du centre 4e *°Q régiment. Plui loin sont les cuisines. Les faisceaux d’armes sont alignés en avant du front de bandière ; les drapeaux sont au centre des régiment!. Le quartier général est en arrière du camp, mais aussi rapproché que possible. Les camps de l’armée française sont remarquables par la précision et la régularité de leur tracé : Us sont gardés avec une rigoureuse surveillance. Voy. camp.
CASTRAT (du latin easfrare), chanteur en voix de contralto ou de soprano , que l’on a mutilé dés son enfance afin de lui conserver la voix aiguë et de prévenir les changements que font subir à la voix les phénomènes de la puberté. Admis d'abord dans les chants d’église, les castrats s’introduisirent bientôt au thé&tre, où Us excitèrent l’enthousiasme. La vogue des castrats ne parait dater que du xvi* siècle; ils étaient surtout communs en Italie. La voix de ces chanteurs a un timbre et un accent beaucoup plus pénétrants que celui des femmes. Jusqu’au pontificat de Clément XIV, on toléra dans les Etats romains l'opération de la castration ; aujourd’hui , les castrats ont presque entièrement disparu. Plusieurs ont joui d une grande réputation , et ont ac-
quis une immense fortune , entre autres Gaffarejli ,
FarinèllI , Crescentini.
CASTRATION. La castration a pour effet ch es 1'hotnrae, surtout quand elle a eu lieu dans l'enfance, d’arrêter le développement du corps, d’empêcher l'ajenrition de la barbe, dé conserver A la voix un timre clair et argentin. De tout temps on a pratiqué cette cruelle opération en Orient, pour fournir des gardiens aux sérails (Voy. xuRUoirF.s) ; on y a eu recours en Italie dans res derniers siècles pour obtenir une espèce particulière de voix [Voy. castrat). — Le crime de castration a été prévu par la loi : il est puni des travaux forcés A perpétuité, et même de mort , si la victime meurt daus les quarante jours (Code pénal, art. 316).
Ou emploie aussi la castration pour dompter des animaux indociles; pour favoriser leur engraissement ou le développement des toisons; enfin .pour limiter A son gré la reproduction dè certaines espèces. Les animaux qu'on soumet a cette opération sont surtout les taureaux, les béliers, les chevaux, les baudets, les verra ts et lescoqs.Ces animaux changent alorsde nom: !o taureau coupé devient bœuf, le bélier, mouton le verrat, cochon , le coq , chapon’ on distingue aussi quelquefois le cheval coupé par le nom d ‘hongre.
CASUARINE ou filao, Casuarina , genre de végétaux arborescents, type de la famille des Casuarinéès. Gcs plantes sont remarquables par leurs tiges privées de feuilles, A rameaux grêles, verticillés, comme dans nos Prèles, dont elles se rapprochent encore par leurs fleurs monoïques ou dioiques : les fleurs mâles ont une seule étamine et sont en épis , les femelles sont disposées en chatons. Les plus belles espères sont la C. a feuilles de prèle ou Filao de l’Inde, de 10 m. de haut; la C. tuberculeuse et la C. distyle, que I on cultive dans les serres. Leur bois est très-dur et très-compacte. Les sauvages l’emploient A la construction de leurs pirogues et de leur! armes.
CASUARIN'ÉES (de Casuarine, genre type), famille de plantes diclines , détachée des Conifères et voisine des Myricées, a pour caractères ceux du genro unique dont elle est formée. Voy. casuarire.
CASUEL (du latin casualis , fortuit, éventuel) , se dit spécialement des rétributions ou honoraires accordés aux curés, vicaires ou desservants des paroisses pour les fonctions de leur ministère , comme baptêmes, mariages, sépultures, messes, etc. Le casuel a son origine dans les dons volontaires que les fidèles de la primitive Église offraient A leurs prêtres, et qui constituaient alors tout leur revenu. Lorsque le clergé devint propriétaire, la piété des fidèles empêcha d’abolir le casuel, et, aujourd’hui que les fonctions ecclésiastiques sont rétribuées par l'Etat, lu casuel sert encore A suppléer A l’insuffisance de certains traitements ‘.seulement on a exigé que les évêques ou les fabriques des paroisses fissent un tarif de ce qu'il était permis aux prêtre* de recevoir poHr ( administration des sacrements, et que ce tarif fût soumis A l'autorité civile ou judiciaire. 11 serait bien A désirer que le casuel pût êtro remplacé par une augmentation du traitement fixe.
Dans l'Université, on donne ce nom à la portion du traitement des professeurs qui est en dehors du traitement fixe et qui est prélevée sur les frais d'étude : c'est ce qu'on appelle plus ordinairement Vévcnluel,
CASUISTES, théologiens qui . soit dans la confession soit dans leurs écrits , s’adonnent spécialement A la décision des cas de conscience ( Voy. ce mot). Leur science a été nommée Casuistique.
CATACAUSTIQUE (du grec cala, contre, et causticos, qui brûle). Voy. cacstiqdc.
CATACHRÉSE (du grec catachrèsis , emploi), trope ou figure de Rhétorique par laquelle on emploie un mot A la place du mot propre , on par laquelle on étend la signification d'un mot pour exprimer une idée qui manque de termes propres.
CATA