AGIT
AGOU
un jour donné, à l’aide de IVpacte de l'année dans laquelle se trouve le jour proposé.
âge légal. La loi a fixé l’Age nécessaire pour accomplir certains actes : 1° pour gérer ses biens et sc marier {Yoy. majorité) : 2® pour adopter (Kw. adoption); 3° pour être appelé au service militaire : on tire des qu'on a 20 ans révolus ; 4° pour être électeur, éligible, juré {Yoy. ces mots); 5° pour encourir certaines peines : au-dessous de IG ans , le prévenu est présumé avoir agi sans discernement; à 70 ans, on n'est plus soumis à la contraiule par corps. Yoy. bénéfice d’age.
AGENT (d'agere , agir). Ce mot s'applique à la fois aux forces de la nature, comme le calorique, l’électricité , le magnétisme, etc., qui sont dits agents physiques, et aux personnes chargées d'uu service quelconque J*dans le 2* sens on distinguo :
Agents d'affaires , mandataires chargés de suivre les affaires «le leurs clients; — Agents de change , olliciers ministériels nommés par le chef de l'Etat et chargés de négocier à la Bourse les effets publics français ou étrangers (rentes sur l’Etat, actions de banque , de sociétés industrielles, etc.) , et de > oter ce s diverses valeurs. A Paris, ils sout aujourd’hui au nombre de soixante, fournissent un cautionnement de 125, tXH) fr.,et sont régis pur une chambre syndicale. Leurs honoraires sont d un huitième à un quart pour reut sur chaque opération. L'institution des agents de change remonte au règne de Charles IX ; — Agents comptables ( économes , commis d'administration, etc.); — Agents diplo viatiques (ambassadeurs, ministres plénipotentiaires, résidents , charges d'affaires avec ou sans caractère officiel ) ; — Agents de la force publique (commissaires, officiers de paix , gendarmes , gardes champêtres, sergents de ville, agents de police); — Agents loyers , chargés de l'entretien et de la rectification des routes et chemins, etc.
AGGLUTINAT IFS (de gluten, colle), substances emphatiques qui ont la propriété d’adhérer fortement a lu peau , d qu’on emploie pour maiuleiiir les lèvres des plaies en contact , jusqu a ce qu’elles soient réunies par la cicatrisation. Les agglatinatifs dont on se sert le plus souvent sont le sparadrap, le diachylon gommé , l’emplâtre d’André de Lacroix , et le taffetas d’Angleterre.
AGG K AYANTES (circonstances). Voy. circonstances.
AGIO (de l’italien agyio, ajouté , donné en sus, plus-value;. C'est la différence entre la valeur nominale et la valeur réelle des monnaies, entre l’argent courant et le papier de banque, cuire l’argent du pays cl l’argent d'une nation étraugere, et eu général entre deux valeurs négociables quelconques. Ce inot a été étendu au béuéiice que Fou fait en trafiquant des monnaies ou en spéculant sur les différentes valeurs. — On a par suite appelé agiotage le jeu qui sc fait sur les fonds publics par des capitalistes qui les achètent ou les vendent par spéculation, et qui souvent emploient, pour les faire monter ou descendre, les nia nu-iivres les moins loyales. On nomme agioteurs ceux qui se livrent à ce geure de jeu. — L'agiotage, qui parfois enrichit le spéculateur en un iustaut, sans travail, le ruine plus souvent encore : tout le monde connaît les désastreux résultats du système de Law. On a souvent tenté de réprimer l’agiotage : la loi du 13 fructidor an 111, du 28 vendémiaire ou IV, les articles 85 et 86 du Code de commerce , 241 et 212 du Code pénal , ont frappé certaines spéculations illicites; mais le mal n a pu être déraciné.
AGIOGRAPHE. Yoy. hagiographe.
ÀG1TAT0, mot italien qui indique que le morceau de musique en tète duquel on le place doit avoir le caractère de l’agitation , c’est-à-dire exprimer un sentiment de vague et de trouble inuuiet
AGNAT (en latin agnatus , valus, né, ad, auprès ). Dans le Droit romain , les aynats sont des collatéraux qui descendent par males d'une mémo souche masculine et qui, à ce titre, appartiennent à la même famille, sont soumis à la puissance paternelle du même chef; on les oppose aux cognais, qui descendent aussi d’une souche commune, mais sans unité de famille : deux frères de pi re étaicut ugnnls ; deux frères de lucre seulement étaient cognais. Les agitais seuls composaient , A Rome ,1a famille légale; seuls ils étaient appelés à la tutelle, et Tenaient en second ordre à l'in iédité. Cette distinction n’a pas été conservée dans notre législation.
AGNEAU (en latin, a g nus ; du grec agnos , chaste, pur, parce que dans les sacrifices l'agneau • était considéré comme une victime pure et agréable à Dieu). C’est le petit d’une brebis tant qu’il ne pas.se pas mi au : apres un au , l'agneau prend le lion» de bélier ou de mouton. La cliair de l'agneau est tendre, délicate, gélatineuse, nuis laxative. Sa peau serf il faire des gants de femme et des fourrures.
agneau pascal. Les Juifs nommaient ainsi l’agneau qu'ils immolaient le jour do la Pâque, en mémoire de la délivrance de leurs pères et de leur sortie d’Egypte. L'agneau pascal devait être sans tache, être mile, et n'avoir qu’un an. On le mangeait avec du pain sans levain et des laitues sauvages, à Feutrée de la nuit. — Jésus-Christ est souvent désigné par Y Agneau de Dieu , dont le saug a lavé les péchés des hommes.
agneau, agnel, aic.nel, AGNELET, monnaie d'or qui a eu cours eu France sous plusieurs rois, de Louis IX à Jean II le Don. La valeur eu a varié : elle valait sous saint Louis 13 fr. 95 c.; sous Jean II,
IG fr. TiO c. Elle avait pour effigie un agneau avec cette devise : A g nus Dei, qui totlis j/eccata muntli , miserere nobis.
AGNl'S ou agnls dei ( agneau de Dieu) , priera do l’Eglise catholique qui commence par ces mots, et qui se répète huis fois à la messe enlre le Pater et la communion. — On nomme eucore ainsi un morceau de cire rond et plat, bénit par le pape, sur lequel est empreinte I image d’un agneau portant l'étendard de la croix, avec le nom du pape régnant et l’année de sou pontificat. Le pape bénit Ivsaynus toux les sept ans, et eu fait donner un grand nombre. Cette, coutume vient de ce que jadis, dans la plupart des églises, ou distribuait au peuple les morceaux du cierge pascal bénit le samedi saint. A Rome, l’archidiacre bénissait, à la place du cierge fiscal, de la cire qu’il distribuait par morceaux moulés en forme d'agneau. Cet usage est antérieur au I\* siècle.
ACNCS CASTUS, nom officinal du Vitex agnns rastas, L., genre de la famille des Gatlilicrs ; arbrisseau aromatique, à feuilles digitées, a fleurs en épis, violettes ou d’un gris blauchàtie, d’un effet fort agréable dans les massifs. Ou attribuait A cette piaule des propriétés anaphrodisiaques qui sont loin a’êlre constatées, mais qui lui oui valu son nom.
AGONIE (du grec agon, combat), dernière lutte de la vie ' outre la mort. Le malade ' prouve alors, tantôt une prostration complète des forces, tantôt une violente agitation des principes vitaux ; quelquefois il perd connaissance , souvent il conserve toutes ses facultés intellectuelles. Le visage de l'agonisant est p.\le et jaunâtre, ses yeux ternes, sa peau ridée, le ne* contracté ; sa respiration est rauque et embarrassée. L’agonie dure habituellement quelques heures, aucluuefois plusieurs jours. Du reste , elle préseute des phénomènes différents suivant les Ages : le vieillard décrépit Unit par gradations insensibles, et n’a pour ainsi dire pas d'agonie.
AGOUTI, geure de lafam. des Cabiais, de l'ordre des Rongeurs, originaire de l’Amérique et de l’Océanie. On en connaît trois espèces : Y Agouti proprement dit, Y Arouchi et Y Agouti huppé. Cet animal a la
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taille, les mœurs et les habitudes du lièvre et du lapin; il se rapproche aussi du cochon d'Inde par son corps plus volumineux à la partie postérieure , par la forme aplatie do sa tète , par scs oreilles courtes , minces . arrondies ; par ses doigts au nombre de cinq sur le* pattes de devant , et île trois sur les pattes do derrière, armés d’ongles très-forts; par sa queue très-courte ou nulle; cependant il s'en distingue par ses jambes de derrière, plus longues d’un tiers que celles de devant. L « poil est lisse et brillant, ras sur les membres, plus long sur le dos et la rroupe; le pelage est fauve orangé , foncé de noir avec des nuances verdâtres. L’agouti ne se creuse pas de terriers ; il habite dans le creui des arbres, et vit de fruits, de feuilles et de racines. Sa chair est délicate et recherchée. On le réduit facilement **n domesticité. Sa peau sert à divers usages.
AGREES (c'est-à-dire admis, autorisés), praticiens attachés aux tribunaux de commerce français pour y représenter les plaideurs. Ou le$ nomme ainsi , parce qu'ils doivent être agrées ou accrédités par le tribunal comme mandataires des parties; on les appelait autrefois postulants , procureurs aux consuls. I as Code de procédure défend l’intervention dos avoués devant les tribunaux de commerce , afin de simplifier les affaires; les agréés remplissent leur office. La plupart sont avocats. A Paris, il n’y a que quinsc agréés. Leur profession est extrêmement laborieuse à cause de la multiplicité des affaires dont ils sont chargés et de l’extrême rapidité de la procédure commerciale.
AGREGE (de grex, troupeau, groupe). On douue cotte épithete, en Botanique, aux parties des plantes qui naissent plusieurs ensemble d’un même point. Ainsi une bulbe (vulgairement oignon, est agrégée lorsqu’elle est formée de la réunion de plusieurs petites bulbes, nommées caïeux, comme ] dans l'ail. I^es fleurs sont agrégées quand elles ; sont réunies dans un réceptacle commun, ou qu'elles naissent plusieurs ensemble «l'un même point de la { tige , comme dans la scabieuse . le buis , la re- | nouée, etc. Les /Vuifj sont agrégés quand ils sout composés de plusieurs petits fruits réuuis, comme . la mûre , la framboise, etc.
AGREGES (de grex , troupeau, corps), nom qu'on donne en France aux personnes admises, après uu concours , dans le corps des professeurs.
L’instruction secondaire comptait, unlérieuremeut | à 1852, sept ordres d'agrégés : ceux de philosophie, de mathématiques, de physique; des classes supérieures des lettres, d’histoire, de grammaire, des lan- , gués vivantes. Un décret en date du 10 avril 1852 a changé cet état de choses. Aux termes de l’art. 7 de ce décret : a II y a deux sortes d’agrégation, l’une pour les lettres, l'autre pour les scieuces. Les candidats doivent être âgés de 25 ans, avoir fait la classe pendant 5 ans et être pourvus du diplôme de licen- 1 cié ès lettres ou de licencié ès sciences. Trois années d’Ecole normale comptent, ainsi que le diplôme de docteur ès lettres ou rie docteur ès sciences, pour deux i années de classe. » Un règlement du 2! février 1853 ! a déterminé la nature et la forme des épreuves.
Les Facultés des Lettres et des Sciences, l’Ecole de Médecine, l’Ecole de Pharmacie ont aussi des agrégés (à l'Ecole de Droit, ils prennent le uomde Suppléants).
AGRICULTURE (d ’ager, champ, et cultura, : soin), art de cultiver la terre, de la fertiliser et de lui faire produire les plantes utiles A 1 homme. On y joint l’art de gouverner et de multiplier les animaux domestiques. Prise dans son acception la plus étendue, elle comprend, avec Yannculture | proprement dite, Y horticulture , la sifviculture , i Y arboriculture , la viticultw'c, l’ économie rurale; \ mais le plus souvent on en détache ces études spé- i ciales, et on la borne d la culture des champs, opérée dans le but d'en tirer les plantes nécessaires |
à la vie. — L’agriculture remonte au berceau du genre humain : elle dut naître dès que la chasse, la pèche et les troupeaux ne suffirent plus pour nourrir l'homme. Connue de toute antiquité en Asie, elle se répandit de là sur toute la terre, et fut partout honorée comme la nourrice et la bienfaitrice du genre humain. Les Egyptiens en attribuaient l'invention à Isis , les Grêrs à Gérés et à Triptolèmc, inspiré par la déesse, et le* Italiens a Saturne ou à Janus. En Chine , elle est de temps immémorial l'objet d'une sorte de culte; à Rom*;, elle fut en grand honneur pendant les beaux temps do la République : les plus grands hommes cultivaient leurs champs de leurs propres mains. Longtemps négligée dans les temps modernes et livrée à une routine aveugle , elle a été transformée , depuis une ceutaine d’années, 'par les savantes recherches des agronomes français et anglais et par les découvertes de la chimie. La jachère a été remplacée par les assolements et les prairies artificielles; de bonnes méthodes d’irrigation, de précieux amendements , de nouveaux engrais ont été introduits; les instruments aratoires ont été perfectionnés; des fermes modèles ont été établies sur divers points de l'Europe (Hofwyll eu Suisse, Hohenheim en Wurtemberg, Mu gliu eu Fruste; Rovillo, Grignon, La Sauisaie,Graud-Jouao,St-Angeau, etc., eurrauce); des cours ont été ouverts, des sociétés foadéespour perfectionner les méthode*. En France, il avait été formé, dès 1819, un conseil d’agriculture chargé de veiller à tout ce qui peut contribuer au progrès, et de distribuer des récompenses; en 1830, uu ministère de l'agriculture fut constitué ; enfin, une loi du 3 octobre 18-18 a organisé l'enseignement de l’agriculture en créant des Fermes — Ecoles dans tous les départements, des écoles régionales dans certaines zones de culture, et uu Institut national agronomique à Versailles. — Les ouvrages les plus célèbres sur l’agriculturo sont le poème d'Hésiude sur les Travaux et les jours, les Géorgioues de Virgile, les traités de Caton, do Columelle, de Palladius, de Varron, de Ret'ustica ; les Géoponiques de Casdunus Banni, h Théâtre d’agriculture d’Olivier de Serres . la Maison rustique de Ch. Estieune, la Nouvelle Maison rustique de Liger , le Cours d’agriculture de l'abbé Itozier, les Éléments (T agriculture de Duhamel , le Xouveau Cours complet d'agriculture du xi X* siècle, parles membres de la section d'agriculture «le l'Institut, les Annales de l'agriculture «le Tessier, Rose, etc. , et les écrits plus récents de M . de Doinbasle, Thouin, Büussingault, Liebig, Moll, Payen,ctc. C«ïs travaux ont été résumés dans la Maison rustique du xix» siècle, dans le Cours élémentaire d’ Agriculture de MM. Girardin et üubreuil, 1850, et dans le Précis d’ Agriculture de MM. Payeii et Richard, 1851. La science doit aussi bcaucoupaux écritsdes savants agro nomes étraug- , surtout à ceux d’A. Young, A. Hunier, Marshall, Sainclair, I). Low; Thaër, Sehwcrz, etc.
AGR10N, genre d’insec les névroptères , famille des Subu licornes, assez semblable* aux Libellules ou Demoiselles. Voy. libellules.
AGRIPAUME. Foy. leonure.
AGRONOME (du grec agros , champ , et nomos , règle), celui qui est versé dans la science agricole et qui peut enseigner les règles de l'agriculture. L’agriculteur cultive, Y agronome sait comment on doit cultiver ou écrit sur l’agriculture. L’agronome est exposé à de graves erreurs et à de darie«rcux mécomptes s’il ne joint la pratique à la théorie. L'agronomie, née «le l'application de la raison à l'observation et à l’expérience, est une science nouvelle par rapport à l'agriculture, dont les pratiques l'ont «te beaucoup devancée. Voy. agriculture.
AGROSTEMME (mot grec qui signifie couronne des champs ), genre de la famille des Caryopbyllées