AIDE
AltiL
renferme des plantes d’un aspect agréable qui croissent dans les blés. Les fleurs sont pourpres , à 5 pétales, en forme d’étoiles. Le fruit est une capsule ovoïde, à une seule loge, renfermant des graines nombreuses. L'espece la plus commune, 1\4. githago , vulgairement Nielle des tics , a des scmcuces farineuses qui communiquent un goût amer à la farine ; leur écorce est noire et donne cette couleur au pain. L'.4. en couronne, dite Coquelourde , a les fleurs d’un beau pourpre et se cultive dans les jardins; elle vient d’Italie.
AGROST1DE (du grec agrostis , gazon), genre de la famille des Graminées. Scs especes sont nombreuses, variées et donnent un bon fourrage. L’A. dite Épi du vent , Spica venti, est remarquable par sa pauicule découpée, élégante, qui s'agite au moindro souffle. VA. traçante, A. stolonifera , sert à retenir les terres par ses rejets rampants. Elle est connue dans les campagnes sous le nom de traînasse.
AGROST1DEES, tribu de la famille des Graminées, renferme les genres Agrostis, Cinna . Ægopogon, Lycurus, Coleanlhus , Polypogon , Gastriaium.
Al. Voy. bradype et paresseux.
AIDE UE CAMP, ofllcier d'ordonnance attaché à la personne d'uu général pour transmettre ses ordres partout où ils peuvent être nécessaires, et veiller a leur exécution. On les appelait au xvii* siècle aides des maréchaux de camp des armées du roi. Ils remontent sous des noms divers aux temps les plus aucieus de la monarchie. — Les généraux de brigade ont doux aides de camp , savoir : un capitaine et un lieutenant; les généraux de division, trois : un chef d’escadron et deux capitaines; les maréchaux de France, quatre : un colonel, un chef d’escadron et deux capitaines. Les souverains attachent aussi à leur personne un certain nombre d'aides de camp, et en accordent un nombre plus limité aux membres de leur famille.
A1DE-MAJUR, nom donné autrefois à un officier subordonné au major et qui le remplaçait en cas d'absence. Ce n'était pas un grade particulier; ces fonctions étaient remplies par des capitaines ou des lieutenants. Aujourd'hui on confond ces fonctionnaires sous le nom d’Adjudnuts (loy.ee mot). — On nomme actuellement Aides-majors les chirurgiens militaires placés dans chaque régiment sous les ordres du chirurgien-major; on en distingue de première classe et de deuxième classe ; ils ont au-dessous d'eux des sous-aides. Voy. chirurgien.
AIDES. On nommait ainsi autrefois un impôt qu'on levait sur le vin et les autres boissons pour aider le roi à subvenir aux charges de l’Etat; il se payait par toutes les classes, à la différence des tailles, que le tiers état payait seul. Cet impôt s’introduisit sous la 3« race des rois de France. On nommait A. litres et gracieuses les sommes offertes volontairement dans les nécessités imprévues , et A. chevets . loyaux ou léaux les contributions qu'un seigneur levait sur ses vassaux dans diverses circonstances; 11 y en avait de quatre sortes : 1° A. de mariage, quand un seigneur mariait sa fille aînée; 2° A. de rançon , quand le seigneur était prisonnier; 3° A. de 'chevalerie , quand le fils aîné du seigneur était fait chevalier, 4° A. d'allée d’ ont renier, quand le seigneur partait pour la croisade. On levait encore dos aides pour un voyage du seigneur à la cour, pour la défense du territoire, pour la réparation des maisons royales, pour l'achat d'une terre (/I . de rtgueur) ; on en payait pour être dispense d’accompagner le seigneur à l'armée ( A . de l’ost et de chevauchée) , etc. — La dénomination d’aides s’étendit ensuite à tous les impôts levés pour les besoins de l’État sur les objets de consommation ou sur les marchandises; ce qui correspond à peu près à nos contributions indirectes.
aides ( cour des), ancienne cour souveraine
chargée de rendre la justice et de juger en dernier ressort les procès en matière d’aides ou impôts, fut créée en 1355 par le roi Jean et constituée en 1304 par Charles V. Il y avait eu France treize oours des aides : à Paris , Bouen, Nantes, Bor deaux.Pau, Montpellier , Montauban , Grenoble, Âix. Dijon, Châlons, Sanci et Metz. Supprimée en 1771 avec le parlement par le chancelier Manpeou, cette Juridiction fut rétablie de 1774 à 17îK>-
A1ÉULS. Voy. ascendants.
AIGLE, Aguila, genre d’oiseaux de proie, de l’ordre des Rapaces , de la famille des Diurnes et de la tribu des Faucons, caractérisé par un bec sans dentelure et droit à sa base jusqu’auprès de l’extrémité, où 11 se courbe beaucoup; par des pieds robustes armés d'onules aigus et tranchants, par leur vue perçante et leur grande envergure. Les aigles habitent les rochers les plus sauvages et les plus escarpés ; ils vivent fort longtemps, et n'out qu une seule femelle , avec laquelle ils passent leur vie entière. Les jeunes aigles ou aiglons mettent plusieurs années pour arriver à leur complet accroissement. Leur plumage change considérablement par la mue. — Cuvier compte jusqu’à 8 sous-genres d'aigles '.Aigle proprement dit, Aigle pécheur ou Pygargue . Balbuzard, Circaète, Caracara , Harpie, Aigle autour, Cymindis.
L’Aigle proprement dit a le corps emplumé jusqu'à la base des doigts et l’aile aussi longue que la queue. On en compte 4 espèces : Aigle commun. Aigle impérial, Aigle criard. Aigle botté. — V Aigle commun, dit aussi Grand aigle ou Aigle royal, est d'un brun noirâtre, moins foncé à la partie supérieure de la tête et sous le. corps. C'est un des plus puissants oiseaux de proie; la femelle, plus grande que le mâle, a plus d'un métré de lVxtrémité du lier au bout des ongles, et ses ailes étendues ont
1>rès de 3 mètres. Son vol est étendu et rapide. 1 chasse les faons, les lièvres, les agneaux, les enlève et les transporte dans son nid ou aire. Il s'attaque même à de plus grands animaux, qu’il tue et dévore sur place, Pris jeune, il peut être réduit à la domesticité. Son courage , sa force, la majesté de son vol l’ont fait nommer le roi des oiseaux. Il a été chez tous les peuples l’emblème de la force, de la puissance et de la majesté. C’était l’attribut et le messager de Jupiter chez les anciens. — V Aigle impérial est plus petit que l'Aigle royal, de couleur moins foncée, et porte sur le dos deux grandes plaques blanches qui lui ont fait donner le nom d’ Aigle à dos blanc. — V Aigle criard, dit aussi Petit aigle ou Canard ier, a 80 centimètres de long et 1“,30 de vol ou d'envergure; il est d’un brun sombre, un peu blanchâtre sous la gorge; ses yeux et ses doigts sont jaunes; mais ce qui le distingue plus particulièrement des autres aigles, ce sont des taches ovales, d'un assez beau blanc, que l'on trouve sous scs ailes et sur les plumes de ses jambes. Il fait la chasse aux canards, aux petits oiseaux, aux rats, etc. Il pousse des cris plaintifs, et se laisse dresser à la chasse. On le trouve dans toute l’Europe. — VA igle botté ressemble aux Ruses par son bec légèrement arqué, par l’ensemble de ses formes et par sa taille (50 ccutirnètres seulement). Le dessous du corps et les tarses sont d'un blanc moucheté qui les détache du reste du corps, ce qui lui donne l’apparence d’ètre chaussé ou botté. — L'Aigle a été pris comme emblème par plusieurs nations : les Perses et les Épirotes, puis les Romains, les empereurs d’Ocrident et d'ôrient, l’Empire d'Autriche, Napoléon, l'adoptèrent pour enseigne militaire. Il fait , en outre, partie des armoiries des rois de Prusse, de Sicile, de Sardaigne, de Pologne, et donne son nom à plusieurs ordres de chevalerie en Prusse, eu Pologne, en Wurtemberg. — L’aigle a été rétablie sur nos drapeaux par décret du 31 déc. 1851.
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AIGU
AIGU
aigle, monnaie ü’or on lisage aux fctals-Vnis 4* Amérique, ainsi nommée pan e qu'elle porlo l’efll*-ric d'un aigle. Vaiglê de 5 dollars vaut 27 fr. 60 rent. et demi de notre monnaie. Le double aigle vaut 55 fr. 21 mit. Le demi -aigle do 2 dollars et demi vaut 13 fr. HO cent, et quart.
aigle, constellation de ITiémi«phère septentrional, au S.-E. de la Lyre: son aile droite touche la ligne équinoxiale, son aile gauche est voisine du Serpent. On y remarque trois étoiles sur une même ligne droite; celle du milieu est de première grandeur: on la nomme A/tair ou Atair. — On réunit souvent à retto constellation celle d'Antinous, qui en est voisine.
AIGREFIN. Ko y. ÆGLr.riN.
A ICR EMOI N K,. 4 y ri mon la. plante vivace, de la fa m. des Rosacées-Dry .idées . aux feuilles longues, ailées, aux Heurs jaunes, tubuleuses, à cinq pétales, disposées en épis terminaux. L ’A .en/iatorta se distingue a s»-* feuilles qui embrassent la tige, et a son fruit hérissé de pointes : elle est rominuhe en France. On s'en sert en médecine , comme tonique , contre les catarrhes pulmonaires. On remploie en gargarismes contre les maux de gorge, en cataplasmes détersifs, ou comme vulnéraire et comme vermifuge. — Plante de la famille des Pa pavé racées. Yuy. akgêmove.
AIGRETTE (d'ori-v/o , épi , ou , selon Gébelin , de Crista , crête), faisceau de plumes ellilées et droites qui orne le haut de la tète de eerlains oiseaux, lois que le due, le héron, le hibou, le jxion , etc. — Un a étendu ce nom : 1° à un bouquet de plumes {plumet) et aux panaches que l’on porte sur les chapeaux ou les ras|iies dans l'armée, ou que l’ou emploie pour la coiffure des femmes; 2° à un faisceau de pierreries ou de diamants disposé en forme d'aigrelte et destiné à la parure; > a uuo pure d'artifice dans laquelle les étincelles forment en se réunissant une aigrette de feu ; 4® à des faisceaux de rayons lumineux qu’on aperçoit aux extrémités et aux angles des corps électrisés, et qu'on nomme aigrettes lumineuses.
En Botanique, on donne le nom d 'aigrettes à des touffes de lilameuls qui couronnent la graine ou le fruit de certaines plantes : telle est l’aigrette du pissenlit ou des chardons, qui se détache a la moindre agitation de l’air, et va transporter la graine à de longues distances. L'aigrette de* plantes e«t dite membraneuse, lorsqu'elle forme un bourrelet autour du fruit (comme dans la chicorée) ; sipunnmen.se.
composée d’éeailles ( iri/tet d'Inde) ; soyeuse, formée de poils fins ou soies; jioi/ue, si ses poils sont simples {chardon) ; plumeuse, si l* s poils sont ramassés; sessi/e, si le faisceau de poils part immédiatement du fruit \j#‘diculée ou stipitée . si elle est au sommet d’un petit filet nommé pédicule ou *tipe.
En Zoologie, on appelle spécialement Aigrette une espece de héron qui porte une lielle aigrette sur le dos, et l’on distingue la grande Aigrette . dont les mâles adultes ont les plumes du bas du dos longues et effilées , et la petite Aigrette, dont les plumes du bas du dos sont effilées, mais moins longues que celles du héron grande aigrette.
AIGREURS, rapports de caz ou de liquides aigris. sont le résultat tantôt du mauvais choix des aliments, tantôt d’une digestion pénible ou d’une sécrétion acide des cryptes de l’estomac. Dans ce dernier cas, on les combat par remploi des absorbants, notamment de la magnésie, que fou prend délayée dans de feau ou en pastilles; mais ce n’est là qu'un palliatif qui ne dispense pas de traiter directement la maladie d’estomac.
AIGUE-MARINE (dV/nn marina, eau de mer), nom que l’on donne dans la bijouterie à une variété d’émeraude commune dont la couleur est d'un vert bleuâtre , comme l'eau de mer. Les Aiguesmarines sont rangées par Beudant dans la famille
des Silicates alumineux doubler. Elles sont forints s de 1 atome de quadri«dioate de glncine et de 2 atomes de bisilicale d’alumine colorés par 2 ou 3 centièmes seulement d'oxyde de fer. Ces pierres fout un as«e? joli effet quand elles sont bien taillées et sans défauts; on en fait des colliers, des bagues, des épingles, des pendants d'oreilles, etc. — Presque toutes les Aigues-marines viennent du Brésil ou de la Russie. Une Aigue-marine d’une belle rftuleur, bien pure et pesant 5 grammes ne vaut pas plus rie 36 a 10 francs. La plus remarquable est relie qui orne la couronne royale d’Angleterre ; elle a près de «i centimètres de diamètre.
AIGUILLAT, Sjiinax . nom vulgaire du Squale acanfhias, espece de. chien de mer. I. 'Aiguillât possédé des évents et a les dent» petite» et tranchantes; la partie anbrieure de se« nageoires dorsales est munie d'une longue et forte épine àe nature cornée, qui perce comme une aiguille, d’où «on nom. Il manque de nageoires à r extrémité du corps. CcS poissons ne drpassriit pas nu métré de longueur. L'A . ordinaire est d’un cris bleuâtre en dessus et d'un blanc sale sous le veutre. Il vit de poisson», de crustacés, de mollusque». Sa chair est Manche et peu délicate. Ou retire de son foie une huile limpide employée dans le» arts . et à laquelle on attribue la vertu de calmer les douleurs rhumatismales. Sa peau e«t rude et sert aux tourneurs pour polir.
AIGUILLE ( «lu latin aculeus , aiguillon, dérivé d 'ants. aiguille) . petit instrument d'acier fort délié, pointu par un bout, perré par l'autre, et qui sert à coudre. Pour fabriquer les aiguille», ou emploie du fil d’acier d’excellente qualité. L’aiguille pisse par une foule de mains et subit un grand nombre d’opé rat ion s ; lorsque le fil d’arier suffisamment tréfilé ou dégrossi , oii le coupe par brins à peu près décale longueur; un second ouvrier prend ces brins et les palme. c'est-à-dire aplatit sur l'enclume le bout qui doit faire la tète de l’aiguille; (aplatissement fait, on passe les aiguilles par le feu pour remire l'acier et lui conserver ainsi toute sa douceur; puis un autre ouvrier, armé d’un poinçon , perce sur l’enclume une de» faces aplaties; le trou ainsi formé prend le nom de chus : on éride ensuite ce trou, c'est-à-dire on pratique à la lime une petite rainure de chaque côté du trou pour recevoir le fil ; enfin , on empninte l'aiguille. Cette dernière opération, qui s’exécute en faisant tourner la pointe de l’aiguille sur une pierre d’émeri mise en mouvement par nue roue à main., était autrefois très-pernicieuse pour la santé de» ouvriers , A cause de la poussière qu'elle développe; aujourd’hui tout dan.er a disparu, grâce à un mécanisme inventé en ltüW par un ouvrier anglais, G. Prior, et à l'aide duquel cette poussière est enlevée par le vent d’un fort soufflet. L’aiguille ainsi terminée, il faut encore procéder «à d’autres opérations non moins importantes, telles que. la trempe, le polis sage, Je dégraissage , et finalement le triage et l’ affinage . — La grande perfection des aiguilles ne consiste pas seulement dans la finesse et la trempe de l'acier, mais surtout en ce que la pointe soit exactement dans l’axe et que l'nûl ou chas ne coupe pas le fil. C'est ce qui distingue les aiguilles de bonne fabrique anglaise , faites avec un soin tout particulier. La fabrication des aiguilles d'emballage, à tricoter, etc., est plus ou moins semblable à celle des aiguille» à coudre.
On a étendu le nom à'nigui/le «\ tout ce qui a quelque analogie avec cet instrument, soit pour l'usage , soit pour la forme pointue : par exemple , à des tiges métalliques dont on se sert en chirurgie, comme Y aiguille à cataracte , Y aiguille à fistule, à inoculation , à séton, Y aiguille qui sert à l’acuponcture ; — aux verges métalliques qui servent à indiquer l'heure sur les cadrans solaires ,
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AIGU