CENS
CENT
daul la fusion de ce mêlai ; 2° au petit plomb dont ou Sc sert à la chasse du menu gibier ; 3° a un m élan go de pierre à chaux calcinée et de cendres de charbon de terre, qui sert de ciment pour les coupelles.
CENDRURE (de cendre), piquetures, petites veines, petits trous que l'on rencontre quelquefois dans l'acier. et qui constituent la plus mauvaise qualité.
CÈNE (du latin cœna, souper), se dit et du dernier restas que Jésus-Christ fit avec ses apôtres , et de la cérémonie religieuse qui se fait le jeudi saint en mémoire de ce repas. Voy. le Dict. wtiv. d‘ll. et de G.
CENOBION (du greccomo*, rommuti,el6tor, vie), nom donné en botanique au fruit composé de plusieurs petites loges sans valves, ni sutures, sans style et sans stigmate, comme dans les Labiées, les Ochnarées, la Bourrache , la Vipérine. Les petits péricarpes qui le composent sont appelés érèmes.
CENOBITE (du grec coinos , commun, et bios , vie), religieux qui vit eu communauté. Ou ue le dit guère que des anciens moines qui vivaient en commun, par opposition aux ermites ou anachorètes , qui vivaient séparés les uns des autres. V. moines.
CENOMYCE (du grec kénos, vide, et mycès , champignon), Cladonia, plante cryptogame de la famille des Lichens. On en compte plus de 50 espèces, presque toutes croissant sur la terre ou sur les l>ois pourris. Ces plantés, d'une couleur jaune verdâtre, ont dos folioles étalées, des tiges simples ou rameuses, cy- • lindriquc*,fistuleu$cs, terminées par des rameaux divisés en une sorte de panicule,ou par un entonnoir. Le C. ranyiferina est l'aliment unique des rennes pendant les longs hivers de la Laponie. Le C. sanguine a est employé au Brésil contre lesaphthesdes nouveau-nés.
CENOTAPHE (du grec kénos , vide, et taphos , tombeau), tombeau vide dressé à la mémoire d’une personne morte, dont on n'a pas le corps. Les cénotaphes doivent leur origiue à celte croyauce des anciens, que les mânes de ceux qui n’avaient point reçu les honneurs de la sépulture erraient sur les bords du Slyxsaus pouvoir entrer dans le séjour des morts.
CENS (du latin cens us, estimation des biens), nom donné par les Romains au dénombrement du Iieuple et au recensement des fortunes que les censeurs faisaient tous les cinq ans. Le 1er recensement eut lieu sous Servius Tullius, 6® roi de Rome. — Les Romains appelaient aussi cens une redevance annuelle imposée aux immeubles dans les provinces.
Le cens était jadis en France une rétribution perçue annuellement par un seigneur, dit alors Seigneur censier, sur une chose ou sur une personne.
Avant l'établissemeut du suffrage universel en France, ou appelait cens électoral la quotité d ’impositions nécessaire pour être électeur ou éligible : l’électeur par le cens était dit E. censitaire. l)e 1814 à 1830, le cens électoral étiit, pour les électeurs, de 500 fr.; depuis 1830, il fut abaissé à 200 fr.; le cens d'éligibilité, fixé a 1,000 fr. de contributions directes en 1814, avait été réduit eu 1830 à 500 fr.
CENSEUR (en latin cetisor, de censere, évaluer), magistrat romain qui tenait un registre des citoyens et. de leurs biens (ce/w),et qui .avait en outre le droit de surveiller leurs mœurs et leur conduite. Voy. cens, et le Dict. vniv.d’Hist. et dcGéogr., au mot censeur.
Dans l’ancienne Université, ou appelait censeur un oflicier nommé pour examiner la capacité des récipiendaires. — Dans nos Lycées, le censeur (autrefois préfet des études) est le fonctionnaire qui est plus spécialement chargé de la surveillance des études et du maintien de la discipline. Le censeur prend rang immédiatement après le proviseur.
Eu Politique, on nomme censeur le fonctionnaire qui est préposé par lu gouvernement A l’examen des livres, des journaux, des pièces de théâtre, etc., avant la publication ou la représentation. Voy. censure.
Les censeurs de la Banque, au nombre de trois, sont des délégués des actionnaires de la Ilauque do
France qui exercent au nom do ceux-ci un contrôle sur les opérations de cet établissement. Voy. banque. CENSIER (seiche on). Voy. cens et censive. CENSITAIRE \de cens), nom donné jadis A la personne qui tenait une terre ou un fonds A charge de cens. Voy. ce mot.
Électeur censitaire. Voy. cens et élection. CENSIVE , nom donné a 1 étendue des domaines d’un seigneur censier, c.-A-d. qui avait droit de lever le cens. On le dounait aussi A la redevance qui se payait annuellement au seigneur censier par Jet propriétaires et détenteurs d’héritages roturiers situés dans sa seigneurie.
CENSURE, dignité de censeur. Voy. censeur.
Eu Politique, ce nom désigne l’examen que certains gouvernements font faire d’uu livre, d'une brochure, d’un article de journal, d'une estampe, d’une pièce de théâtre, etc., avant d’en permettre la publication ou la représentation. Jusqu’en 1789. la censure n’avait jamais cessé de régner en France. De 1789 à 171*2 la liberté de la presse exista presque sans entraves ; comprimée pendant le régne de la Terreur, la presse retrouva quelque liberté sous le Directoire ; mais, sous le Cousulal et sous l’Empire, la censure fut rétablie. Pendant les Cent-Jours, l'empereur supprima la censure. Une ordonnance royale du 20 juillet 1815 proclama la liberté do la presse ; mais de nouvelles ordonnances ne tarderont pas a apporter des restrictions à la publication des journaux et écrits périodiques. Le 16 août 1824, la censure fut rétablie; abolie le 29 septembre de la même année, rétablie de nouveau le 24 juin 1827, elle fut de nouveau supprimée par la Charte de 1830, dout l’art. 7 portait : « La censure ne pourra être rétablie. » censure dramatique. Etablie sans contestation sous l'ancienne monarchie, la censure théâtrale fut abolie en 1791 ; un décret du 8 juin 1806 ordonnna qu'aucune pièce ne serait jouée sans l'autorisation du ministre de la police. La Charte de 1830, eu rétablissant la liberté de la presse, n'avait rien prononcé sur les pièces de théâtre ; une loi du 9 septembre 1835 défendit la représentation do toute pièce qui ue stfait pas revêtue de l'autorisation du ministre de l’Intérieur, A Paris, ou des préfets, dans les départements; cette loi fut abrogée par un décret du 6 mars 1848; mais on ne larda pas A sentir le besoin de revenir a des mesures propres A sauvegarder l'ordre et la décence. Voy. theatre.
On entend encore par censure une peine disciplinaire que les corps de magistrature, le Conseil do l’Instruction publique , l'ordre des avocats , les chambres des notaires et des avoués, prononcent coutre ceux de leurs membres qui manquent aux devoirs de leur profession. On distingue la C. simple et la C. avec réprimande.
On appelle censures ecclésiastiques des peines publiques prononcées par l’Eglise ou par un supérieur ecclésiastique; ces censures étaient : l 'excommunication. la suspense et V interdit ( Voy. ccs mois). Ou distinguait les censures a jure , portées par le droit canonique, et les censures, oô homine, portées patio supérieur ecclésiastique expressément contre certaines personnes. Le droit de censure appartient au pape dans toute l'Eglise, et aux évêques daus leurs diocèses. Les rois de France ont toujours refusé aux papes le droit d’exercer contre eux la censure.
CENT. Aux Etats-Unis, ce mot désigne la centième partie d’un dollar : le cent vaut A peu près 6 centimes de notre monnaie. — En France ou donno ce nom a une grande mesure de compte adoptée pour le sel. Le cent de Marennes eu Saintonge contient 28 inuids, environ 26,880 kilogr. pesant.
CENTAINE. En termes de Filature, on nomme centaine le brin de fil de colon, de soie ou de lainu par lequel tous les fils d’un écheveau sont liés ensemble, et par lequel ou commence a le dévider.
CENT
CENT
CENTAURE, constellation de l'hémisphère austral. qui contient 48 étoiles, est placée sous la queue «le l’Hydre, au-dessus de la Voie lactée. Elle n’est pas complètement visible à Paris; une partie reste toujours au-dessous de l’horizon .
CENTAUREE (du centaure (’hiron.qui en découvrit, dit-on, les propriétés), Centaurea , genre de plantes de la famille des Composées, tribu desCinarées, type d’une sous-tribu dite dus Centauriées. 11 est formé de plantes annuelles , caractérisées par leurs capitules qui portent a la circonférence des fleurons stériles, et des akènes comprimés à hile latéral. Ce genre compte un grand nombre d'especes. Nous citerons : la Grande Centaurée (C. centaurium), qui a une racine amere, tonique et sudorifique ; la Jacée (C. jacea), qui a aussi une racine amère et légèrement as! ri ii seule, et qui entrait autrefois dans la préparation des gargarismes détersifs ; le M/uet ou Marteau [C. cyuuus), dont les fleurs fournissent par U distillation une eau qui entre dans les collyres résolutifs ; la Chausse-trape ou Chardon étoilé (C. calcitrapa ). dont toutes les parties sont amères, et qui a été préconisée comme succédanée du quinquina : on administre contre les lièvres intermittentes du vin chargé des principes fébrifuges de celte plante ; sa racine passe |mur diurétique; on l'a longtemps employéo contre les maladies des reins, la gravelle, la colique néphrétique ; le Chardon bénit {C. Le tiédir ta ) , qui a les mêmes propriétés que la chausse-trape; la C. behen du mont Liban, employée comme tonique, etc.
La plante qu’on appelle vulgairement Petite Centaurée ( Erythrœa centaurium ) n’est point une centaurée; elle appartient au genre Én/thréc. V. ce mot.
CENTAURELLE diminutif de centaurium, grande centaurée), genre de la famille des Gcntianées, formé par L.-G. Richard pour 3 ou 4 especes de plantes annuelles A feuilles opposées, très-petites, à fleurs terminales très-petiteset blaui hes ou verdâtres : c«s plantes sont originaires de l’Amérique boréale.
CENTENAIRE, nom donné à ceux qui arrivent A l'Age de cent ans ou qui le dépassent. l!n de nos plus célèbres centenaires est Foiitenelle, né en 1657 et mort en 1757. Le voyageur De Labaie atteignit sa 120# année: il en fut de même, dit-on, du poète persan Saadi. Le pécheur anglais Henri Jonkins, mort le b déc 1670, dans le Yorkshire, était âgé de 1G9 ans ; il eut deux fils , qui furent également centenaires. — En 1830, la France comptait 114 centenaires; les départements qui en offraient le plus étaient ceux : du Gers, 11; de la Gironde,?; des Landes, 6; de la Seine-Inférieure, 5; de Saène-et-Loire , 5; du la Loire , 5. Vou. longévité.
CKNTENIER, ofliricr de la milice romaine qui succéda au centurion : il commandait à une troupe de reut hommes. Du temps de Charlemagne, les centeniers commandaient les soldats qu’eurôlait un comte. Les centeniers disparaissent sot» la 3° rare.
CENTESIMALE (division), division en cent parties ; wj dit surtout de la division du cercle. Le quart de la rirconféreuce étant pris pour unité, on a proposé de le diviser en 100 degrés, le degré en 100 minutes, la minute en 100 secondes, etc. Cette division n’a pas été généralement adoptée.
CENT-GARDES, garde d’élite chargée de la garde de FErh per e u r e t d u se rvice fie ses palais, a été instituée par décret du 24 mars 1854. Ils portent le casque et la cuirasse, et sont armés d'une carabine et d’un sabre.
CENT1...., mot qui, joint aux noms des nouvelles mesures françaises, désigne uue unité cent fois plus petite que l'unité : centiare . centigramme, etc.
CENTIARE, centième partie de l'arc, n’est autre chose que le mètre carré. Il équivaut, dans les anciennes mesures.à un carréayant3 pieds 11 1., ‘296 de côté.
CENTIEME DENIER , impôt que payait jadis en France l’acquéreur d'un immeuble, et qui était égal s la ceulieine partie du prix du cet immeuble Les
biens qui venaient par succession ou par donation en ligne directe en étaient seuls exempts.
CENTIGRADE, divisé en cent degrés, se dit surtout du thermomètre. Voy. ce mot.
CENTIGRAMME, centième du gramme, équivaut, dans nos ancie n nés mesures , à un poidsde 0 grai n .ISS.
CENTILITRE, centième du litre, équivaut A0, 0107 i de l’anrlenue pinte, et «à 0,0123 de l'ancien litron.
CENTIME, centième partie du franc, d’après le système décimal adopté pour les mounaies en 1792. Un frappe aujourd'hui peu de pièces d'un centime ; le sou de cuivre, valant 5 centimes, est d’un usage beaucoup plus ordinaire; les pièces d’argent valant moins d’uu franc sont les pièces de 20 centimes (qui ont remplacé, depuis 1848, celles de 25 centimes), et celles de 50 centimes.
centimes additionnels, contributions spéciales imftosées en addition au princifial des contributions directes, et calculées sur le pied du centième de ces contributions. Les centimes additionnels sont destinés aux besoins de la commune, notamment A l'entretien des chemins vicinaux; ils sont votés par leronseil municipal : le maximum est fixé A cinq centièmes.
CENTIMETRE, centième partie du inçtre, égale i lignes, 443 de nos anciennes mesures. Voy. métiie.
CENTON (du latiu cento, habit fait de divers morceaux); nom dontié à certains ouvrages de poésie qui sont composés de vers ou de fragments do vers dérobés de côté et d'autre , soit dans le même auteur, soit dans plusieurs, et disposés dans un nouvel ordre, de manière à offrir un sons tout différent de celui qu'ils ont dans l'original. On coiiualt surtout les Ce nions homériques et les Contons virgiliens. Parmi ces derniers, on cite plusieurs Vies de Jésus - Christ , composées pour la plupart au inoven Age, notamment celle de Proba Falconia.
En Musique, on appelle centon (rentone ou pasticcio ) un opéra romposé d'airs do plusieurs maîtres (Voy. pastiche). — Dans le plain-chant, cYst un morceau de traits recueillis et arrangés pour la mélodie «pion a eu vue.
CENTRAL, tout ce qui a rapport à un centre.
Eu Physique, ou appelle feu central celui que l’on suppose être placé au centre de la terre; forces centrales celles qui, émanant d'un poiut central, déterminent un corps en mouvement à tendre vers le centre ou A s'en éloigner. Voy. centrifuge et centripète.
En Géométrie , on oomme règle centrale la qiéthode imaginée par Baker pour déterminer le centre du cercle qui doit couper uue parabole donnée, dans des points dont les abscisses représentent les racines réelles du 3* ou 4e degré qu’on veut construire.
En Astronomie, l'éclipse centrale est celle où les ccnlres des deux astres coïncident exactement.
CENTRALISATION, concentration dans les mains d’un gouvernement unique et central de toutes 1rs attributions de la puissance publique. Nulle part celle concentration n’est portée aussi loin qu’en France. Déjà fortement établie par l'ancienne monarchie l>our Faction politique, surtout par Louis XI et Richelieu, elle a été depuis étendue , par l'Assemblée Constituante, par la Convention et surtout par l'Empire , A tous les détails do l’administration. — Les avantages de la centralisation sont un des sujets les plus controversés entre les publicistes. S’il est incontestable quelle donne plus d’unité et de force ail gouvernement central , elle a aussi l’inconvénient d’annuler toutes les autorités locales, de multiplier au delà de toute mesure les rouages de l’administration et d’éterniser les affaires. Un décret du 25 mars 1852 a eu pour but d’en prévenir l’abus. On peutrousulter M . de Cormen i n ( De la C entrait talion, 1 842), M. Anisson ( De la Central, et de ses dangers, 1849).
CENTRE (du grec kentron , point). Dâus un «eus général, ce mot signilie un point également éloigné des extrémités d’une ligne, d'une surface, d’un su-
CENT
CENT
llde, tels qu'un cercle, une sphère, une section cou ique.
centre d’attraction d’un corps, point Ter* lequel certains corps tendent en vertu de leur gravité, ou autour duquel une planète tourne comme autour d’un centre» y étant attirée ou poussée par la gravité.
CENTRE DE GRAVITE OU D INERT1E (t*Un COrp* , point sur lequel un corps, sollicité seulement par la pesanteur , peut être maintenu en équilibre dans toutes les positions; c’est le point d'application de la résultante de toutes Us attractions qu'exerce la terre sur les particules de ce corps. Pour trouver mécaniquement le centre de gravité d’un corps, il sudlt de le lacer dans deux positions différentes d’équilibre, à aide de deux forces agissant dans des directions verticales et appliquées successivement h deux points différents de ce corps; le point d'intersection de ces deux directions est le centre de gravité. Pour trouver, par exemple, le centre do gravité d’une planche, on la suspend par un point; alors le 111 a plomb, suspendu du même point, paiera par le centre de gravité; apres avoir tracé la direction du (il sur la planche, on la suspend par un autre point, et l’on applique le 111 à plomb pour trouver une autre ligne semblable; le point d’intersection de cette ligne avec la première sera lu centre «le gravité. Le centre de gravité chex l'homme est situé vers la partie Inférieure du bassin. L’homme assis pose solidement, parce que la verticale abaissée du centre do gravité sur la base de sustentation est difficilement portée hors de cette base ; quand il veut se lever, il est obligé de porter le corps en avant pour déplacer le centre de gravité et l’amener à passer par la pointe des pieds. Un homme qui porte un fbrdeau sur le dos se penche en avant pour ramener à sa position le centre de gravité que la charge avait porté en arrière ; si le fardeau est porté dans les bras en avant, c’est en arrière qne le corps doit se Jeter. Un danseur de cordc doit maintenir sa position de manière que le centre du gravité passe toujours par la corde au point où pose le pied.
Dans une ligne droite, le centre de gravité est au milieu de la longueur ; dans un cylindre à bases parallèles, au milieu de Taxe ; dans un parallélogramme, & la rencontre des diagonales ; dans un cercle et dans une splière, au centre; dans un triangle, au point d'intersection de deux lignes tirées du sommet do deux angles au milieu des côtés opposés, etc.
centre de mouvement , point autour duquel tournent plusieurs corps ou un système de corps. On nomme Centre de mouvement circulaire d’un corps ou d’un système de corps le point dans lequel, si toute la masse était réunie , toute force appliquée à une distance donnée de l'axe de suspension produirait dans le môme temps la môme vitesse angulaire que si tous les corps étalent mis eu mouvement & leurs distances respectives.
On nomme encore Centre (T oscillation dans Taxe de suspension d’uu corps ou d’un système de corps, le
Int sur lequel toute force appliquée, en supposant
masse du système réunie eu ce point , produirait la même vitesse angulaire dans un temps donné, qne si cette même force était appliquée au centre de gravité, les parties du svsteme oscillant à leurs places respectives; — C. Je percussion , dans un corps en mouvement, le point où le choc est le plus fort;
— C. phonique , en Acoustique . la place où l'auditeur entend des échos polysyllabiques et articulés ;
— C. de position, en Mérauiquc, un point d'un corps quelconque ou d’un système de corps, choisi de manière qu’on puisse exactement estimer la situation et le mouvement du corps ou du système par lu situation et lo mouvement do ce point; — C. de pression d’un fluide contre un plan, le point que soutient une forre égale et opposée h toute la pression appliquée contre lui, de sorte quu le corps sur lequel S exerce la pression demeure en équilibre.
•# En Anatomie, ou appelle Centre épigastrique les
ganglions et le plexus nerveux situés U l’épigastre, où semblent aboutir, comme U un centre, les impressions reçues dans diverses parties du corps ; C. nerveux, rendroit d’où plusieurs nerfs tirent leur origine: le cerveau, la moelle épiuière, les ganglions.
En Politique, on donne le nom de centre à la partie d’une assemblée qui slégo au milieu de la salle : c'est Ife que se placent ordinairement ceux dont les opinions modérées tiennent le milieu entre celle* du côté droit et celles du côté gauche.
CENT B 1FUGE( force), force par laquelle un mobile tournant autour d’un centre s’ellbrce de s’éloigner de recentre et semble le/uir. La force mit ri fuiro est d'autant plus grande, que le rayon de courbure est plus petit. Si le corps qui tourne vient à s’échapper, il suivra la direction de la tangente au point où il se sera échappé : la fronde en est un exemple. C’est a cause de l’action de la force centriftige que, dans la construction des chemins de fer, on cherche, autant que possible, h leur faire suivre la ligue droite, ou tout an moins des courbes d'uu très-crand rayon. C’est la combinaison de la force ecutrifuge avec la force centripète qui produit l’orbite des planètes autour du soleil. On attribue encore à la force centrifuge r.Tpl.Tti-n mi nt de U terre vert les pôles.
CENTRIPÈTE i>orcr), force directement roulralrc à la force centrifuge, par laquelle un mobile en mouvement autour d’uu centre tend à s’eu rapprocher et semble le chercher (petere ). Tout corps libre qui le meut clrculairement est reL-uu dans sou orbite par une force ceutripêle précisément égale a la force ceutrifuge qui le pousse à s’en écarter : c’est cé qui a lieu dans le système solaire.
CENTKISQUE [du grec Acn/ron, aiguilloti\ genre de poissons Acanthoptérygiens, de la famille des Tubuli rostres ou Bourbes en flûte , a le museau trèsallongé, les mâchoire* sans dents, In corps 1res -comprimé. La seule e*|>èce connue, le C. scolopax , a la forme tubuleuse, et son museau l’a fait comparer, tantôt âuue bécasse, tantôt à un éléphant, tantôt k un soufflet : aussi l’appclle-t-on Bécasse de mer, ci Soffietta, Trombetta, sur les bords de la Méditerranée.
CENTROBAR1QUE (du grec henlron, ceutra. et baron , poids). Ou nomme méthode centrobarique uu procédé imaginé pour mesurer l’aire ou le volume engendrés par la rotation d’une ligne ou d'une surface autour d'un axe immobile. Cette règle s’énonce ainsi : Tonte figure formée par la révolution d'n ne ligne ou d’une surfare autour d 'uu ave fixe a pour mesure le produit de la ligne ou -V la si uénératrice par le chemin du centre de gravité. Le Père Guldin , jésuite du xvn« siècle, a passé pour l'inventeur de cette règle; mais ou l’a retrouvée dans la préface du VU* livre des Collections mathématiques de Pappus d'Alexandrie.
CEN'TItUNOTE (de kentron , aiguillon, et nâtos , <!•• poisons de la famille d« - S;*ombéroldes, comprend les Pilotes , les Liches, les iC tarâtes et les Trachinotes. — Ce nom a été dotiur aussi à des espèces appartenant à des genresdi (Térenls notamment a lin Epinoche [Gasterosteus aculeatus) .
CENTROPO.ME (de kentron, aiguillon, et pilma, op«-rml. ,tm <!■ s genmde UJhmilU de* |’< r<
CKNTBOTE (du grec kentrôtos, armé d'aiguillons). genre d’insectes Hémiptères , de la famille des Cicadaires , caractérisé par la forme olloinrée de lu partie postérieure de leur prothorax , dont les côtés sout dilatés eu forme de corne. Les Contrôles ont des aiguillons; Us sont de couleur noire, et sautent avec facilité. Le C. cornu des environs de Paris se trouve sur les plantes et dans los lieux humides.
CENT-SUISSES , troupe d’infanterie qui a été longtemps affectée h la garde des rois de Franc**. En 1455, Charles VII avait attaché à son servir** une troupe de soldats suisses; Louis XI choisit parmi eux une coui|Wgnic d'élite qui prit le nom de eorn-
CÉPH
CÉRA
jmgnie des Cent-Suisses ordinaires du corps du. rot. Confirmé en 1496 par Charles VIII . ce corps pri- ▼ilégiê subsista jusqu'il La fin du règne de Louis XVI. IJ était commandé par un capitaine et deux lieutenants; leur uniformo était un habit A l'espagnole, d'abord bleu, puis rouge, et galonué d’or; dans les grandes cérémonies, ils étaient têtus de velours. Leur annn était la hallebarde. Rétablis sous Louis X VIII en 1817 sous le nom de Grenadiers (tardes à pied du corps du roi, ils Rirent de nouveau licenciés en 1890.
CENTURIE, nom donné, chez les Romains, à une compagnie de cent hommes commandée par un centurion, et à une aucienne division du peuple. Voy. le Dict. unie. d'Hisl. et de Géogr.
LcsCenturies de hlagdebourg sont un corps d’histoire ecclésiastique écrit vers 1560 par des ministres protestants de Magdebourg. — Les C. de Sostradamus sont les prédictions de cet astrologue, rangées par centaines de quatrains ou de sixains. CENTURION. Voy. cmtotue.
CEI* (du latin c aput, tête), souche ou pied de vigne. Koy. vigne et cepage.
CÉPAGE (de cep), sarment de vigne employé comme plant ou bouture Ou a reconnu do tout temps l'Influence de la variété du cépage sur la qualité du vin. Cette influence est telle que plusieurs vins renofhmés tirent leur dénomination de celle des plants qui les ont produits : tels sont, dans le raidi de la France, les vins muscats, et, dans le centre, ceux de Grenache, de Malvoisie et de Picardan. Les excellents vins blancs de Vouvray, de Saumur et d’Angers ; pourraient également porter le nom de vins de Ptneau : car ce sont des plauts do \ igné connus sous ce nom qui les produisent. Le choix du cépage est donc des plus importants pour le viticulteur. Le nombre des variétés de cépages cultivées en France dépasse trois cents. Voy. viqnp.
CEPE ou ceps (dn latin cape, oignon ), variété de Champignon , du genre Bolol. Voy. bolet.
CEPEE (de cep?), touffe de plusieurs tiges qui sortent de la souche d'un arbre après que le tronc a été coupé , comme on le voit dans les saules, les châtaigniers , les frênes, etc. Ces pousses, presque toujours trop nombreuses, sc nuisent réciproquement. Il faut avoir soin, A mesure que la tige-mère grandit, de retrancher celles qui deviennent nuisibles.
CEPUAELIS (de képhalè, tôle, à cause des œpitulee que forment leurs fleurs), genre de la famille •les Rubiacées , tribu des Psvchotriécs, est composé de plantes herbacées ou d arbustes qui croissent dans les parties chaudes de l’Amérique. Leurs feuilles sout opposées, leurs tleurs bractéolées , réunies «n capitules terminaux ou axillaires. La corolle est infundibuliforme , a 4 ou 5 loties et A 4 ou 5 élimines. L'espèce la plus commune et en même temps la plus utile est le C. Ipécacuanha, petit arbrisseau du Brésil «lui fournit à la médociue une racine émétique d'un très-grand emploi (Voy. ipEcacuanua ). Cette plante croit dans les lieux humides, couverts de forêts. Elle fleurit en décembre, janvier, février et mars.
CEPHAL^CANTHE (du grec képhalè , tête, et acantha, épine), Cepheuucanthus . genre de poissons Arauthoptérygiens, de la famille des Joues cuirassées : télé a forme de pnrallélipipcde, 4 longues pointes qui s'échappent des surscapulaires et des préopercules. Ce genre ressemble beaucoup aux Dactyloplères, dont il diffère par la brièveté du ses pectorales. Il est originaire de Surinam.
CEPHALALGIE (du grec képhalè, tète, et algos, douleur), nom sous lequel on désigne tout mal de tête, toute douleur qui orcupe mie région quelconque ou toute l'étendue de la tète ou du crâne. Ou distingue la céphalée ou céphulaluie violente et opiniâtre, quelquefois périodique ; V hémicranie ou migraine ( Voy. migraine ) ; le clou hystérique ( Voy. cloo), etc.
CEPHAL ANTRE (du grec képhalè, tète, et anthos,
fleur), uom donné par certains botanistes h l'assemblage des fleurons qui forment les fleurs composées Cé mot est synonyme de calnthide et de capitule.
C.EPHALARTIQUES (du grec képhalè, tète, et artizéin, rendre sain), nom donné par les anciens médecins aux remèdes purgatifs qu’ils croyaient propres a débarrasser la tête des humeurs morbifiques.
CEPHALES, mot employé pour désigner les mollusques munis d'une tête , par opposition aux acéphales . qui n’en ont pas.
CEPHALIQUE (du grec képhalè , tête ), qui a rapport A la tète. On appelle communément Veine céphalique une veine superficielle de la face antérieure et externe du bras , qui est formée au pli du coude par la réunion de la médiane céphalique, de la radiale superficielle , etc. : elle monte le long du bord externe au biceps et va s'ouvrir dans la veine axillaire, près de laelavicule. C'est une des veines sur lesquelles ou pratique la saignée. Les anciens lui avaient donné ee nom parce qu'ils croyaient qu'elle avait quelque rapport avec la tète et que c'était elle qu'il fallait ouvrir dans les céphalalgies. — On nomme artère céphalique la carotide primitive. — Ou désigne sous le nom de remèdes céphaliques les antispasmodiques employés contre les maladies nerveuses de la tète.*
CEPHAL1TE (du grec képhalè, tète), inflammation de la fête en général. Voy. encéphalite.
CEPHALOIDES nu capitees. lot/. cinarocéphales.
CÉPHALOPODES (du grec képhalè, tête, et pous, podos, pied), ordre de la classe des Mollusques, contenant des animaux chez lesquels les organes qui servent A la locomotion s’insèrent soit sur la tête, soit autour de la tète ou autour de la bouche, de manière que ces Animaux sc t ratuent le corps en haut et la tète en bas. Tous les Céphalopodes sont marius : ils sont trèsvoraces et se nourrissent principalement de crustacés et de poissons, dont ils s’emparent A l'aide de leurs bras souples et vigoureux, et qu’ils dévorent facilement au moyen de leurs fortes mandibules. Cette classe renferme onze familles, dont les genres principaux sont : les Poulpes . les Argonautes, les Seiches, les Calmars, les Nautiles , les Ammonites, etc. On les appelle aussi Céphalophorcs.
CÉPHALOrTERÉ (du grec képhalè , télé, et ptéron, aile ; tète ailée), genre d’oiseaux de la famille des Corbeaux, renferme une seule espèce, le C. orné «In Brésil, nu plumage d'un beau bleu noir; est ornée d’un panache formant une sorte de parasol composé de plumes étroites et longues; sa queue est longue et légèrement arrondie.
l’oisson de la famille des Raies, d’une taille énorme, A nageoires pectorales grandes, élargies et pointues. Le C. Massena , type du genre , te prend , avec les Thons, dans les madragues de la Méditerranée.
CÊPHALOTE (du grec képhalè , tète , A cause de la grosseur de sa tète), genre de la famille des Chéiroptères (Chauves-souris), voisin des Roussettes; — Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers , tribu des Carabiqucs.
On donne aussi ce nom A une substance graisseuse qui existe dans la matière cérébrale. Voy. cerveau.
CEPHEE , constellation du l’hémisphère boréal , située entre le Dragon et Cassiopée, renferme 35 étoiles dont trois de 3* grandeur. Elle tire son nom do Céphèe, roi d'Ethiopie, époux de Cassiopée et père d’Andromède^qui fut transporté au ciel après *a mort.
CEPS, genre de Champignons. V. bolet comestible.
CERA DE PA LM A. Voy. céroxylk.
CERA1STE (du grec kérastes, cornu, A cause des papilles tubéreuses qui recouvrent les graines), Cerastium, genre de plantes de la famille des Carrophy liées , la plupart vivaces, presque toutes d’Europe. Ce sont des plantes herbacées, ordinairement velues. Eilessont recherchées à cause de la multitude «•t de IVrlatante hlanrh.-iir de l' iirs Ib-ur*. !>• C. tomenteux (C. tomentosum) a des fleurs d’un blanc
CERC
CÉRA
pur cl un feuillage argenté et cotonneux dont on tapisse les rochers dans les jardins pay>agerR.
CÉRAMBYCINS (du latiu ceramoyx , capricorne, nom du genre type), tribu de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes. Ces insectes se reconnaissent à leur labre très-apparent, à leurs yeux toujours éch ancrés pour recevoir la base des antennes, qui sont ordinairement longues. Leurs cuisses sont en forme de massue et comme j>ortées sur un pédoncule; ils ont les couleurs brillantes. Ils comprennent les genres Capricorne ou Cerambyx (type de la tribu), Callichrome , etc 11? habitent les contrées chaudes et le midi de la France.
CERAMIA1RES (du genre type Céramie), tribu de plantes Cryptogames, de la r.imille des Algues, section des Floridees, est caractérisée par des filaments articulés qui produisent à l'extérieur des capsules parfaitement distinctes. Cette famille comprend une foule d'especes aquatiques, très-déliées, d'un port élégant, d’une couleur agréable, soit brunâtre, soit rouge, purpurine ou verte : elles se trouvent dans la mer, les foulaines et les eaux courantes.
CERAMIE (du grec kéramion , vase en terre, à cause de la forme des capsules qui renferment les graines), genre type de la famille des Céramiaires : lilamen ts cylindriques articulés par sections, qui sont marquées intérieurement d’une seule macule de matière colorante; capsules externes, solitaires, nues, opaques ; leur couleur varie du pourpre au violet; ils ont la forme d’arbuste , et croissent dans l’Océan.
CERAMIQUE (art ) , du grec céiumos, terre à potier; nom donné de nos jours à l'art qui a (tour objet la fabrication des poteries, faieuces et porcelaines. considérée en général. Les anciens, et notamment les Etrusques, avaient porté a une grande perfection la fabrication de la poterie. Jusqu au xit* siècle les secrets de cet art furent a peu près ignorés en Europe. Un s'appliqua d'abord à la fabrication du grès; l’Italie produisit ensuite ces belles faïences et ces poteries vernissées connues sous le nom de majolica et de terra invetriata. Auxvi« siècle, Bernard de Palissy, en France , inventa les rustiques fgulines et ces belles poteries émaillées si recherchées aujourd'hui. C’est seulement au XYlU* siècle que remoute l'invention de la terre de pipe ou faiencé anglaise et de la porcelaine européenne. Les Anglais empruntèrent cette dernière aux Chinois; mais ces produits de la Chiue trouvèrent presque aussitôt en France et en Saxe une concurrence redoutable. La porcelaine de Saxe n’a plus son ancienne réputation ; mais les produits de la manufacture de Sèvres ont toujours conservé leur supériorité. Ou estime beaucoup aussi les faïences Unes et dures et les porcelaines tendres sorties des fabriques de Creil et de Montereau. M. Bronguiart,qui a été longtemps le directeur de la manufacture de Sèvres, a publié un remarquable Traité des A rts céramiques (1844 ,2 vol. in-8); il est aussi le créateur du beau Musée céramique do Sèvres, dont il a publié lui- même la Description avec M. Riocrcux (2 v. in-4 et atlas). Yoy. poterie, faïence, porcelaine, etc.
On appelait autrefois Céramiques deux quartiers d'Athènes , situés l'uu eu dehors, l’autre dans l'enceinte de la ville, parce qu’ils occupaient l’emplacement d'aucieuues fabriques de poteries. Dans le premier de ces quartiers était située l’Académie de Platon .
CER APTERE ( du grec kéras , corne, et ptéron, aile), genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Aylophages. Ces insectes ont la levre grande, les palpes tres-visibles, les élytres longues et de forme parallélogrammatique, et les tarses courts. Ou le trouve à la Nouvelle-Hollande.
CERASINE (du latin cerasus, cerise), principe chimique qui constitue la presque totalité des gommes qui exsudent des cerisiers, des amandiers, des pruniers, etc. La cérasinc se gonfle dans l'eau froide, et s’y dissout fort bien a chaud. Bouillie longtemps
avec de l’eau, elle se convertit en gomme arabique, dont elle a la composition. Voy. arabine.
CERASTE (du grec Itéras, corne) , Viper a cerastes, espèce de Vipère qui se fait remarquer par une petite corne pointue qu’elle porte sur chaque sourcil, ce qui lui a fait douncr le uom de serpent cornu" elle est grisâtre, et se tient cachée dans le sable en Egypte, eu Libye, etc. Les anciens eu ont souvent parlé.
CERAT ( du latin cera. rire), médicament externe qui a pour base la cire et l’hutle, ce qui le distingue des pommades qui sout faites avec de la graisse, et des onguents\\\u contiennent des matières résineuses. Les cérats sont employés pour dessécher les plaies légères, adoucir la peau, prévenir les gerçures, etc. Ou distingue : 1° le C. simple, dit aussi C. blanc ou de Galien, composé de cire vierge et d’huile d’amandes douces; rougi avec de l’orcanetle A aromatisé avec une huile essentielle ou de l’essence de roses , il donuc le C. à la rose ou pommade pour les lèvres ; 2° le C. de Goulard, ou C. saturnin , cérat astringent, qui doit relie propriété à l'addition d'une très-petite quantité d'eau de Goulard (sousacétate de plomb liquide); 3° le C. soufré ; 1° le C. ammoniacal ou de fiée houx, etc.
CERATINE(du grec kéras, corne, antenne', genre d’insectes Hyménoptères, famille des Mellifères, section des Apiaires. Ce sont de petits insectes a couleurs bronzées ou noires, offrant quelques taches blanchâtres a la partie antérieure de la tête. Ils ont de grands rapports avec les abeilles. Le type de ce genre est la C. calleuse qui dépose ses œufs dans les nids des Osrnécs, et dont les larves vivent aux dépens des provisions amassées par ces dernières.
CERAT0CELE,cÊRATOGLOSSE,etc. Voy. kêrato....
CERATOMA, nom latin du Caroubier. V. ce mot.
CERATOPHYLLE (du çrcc céras, corne, et phyllon, te\xi\\e),Ceratophyl)um, genre type et unique des Cératophyllécs , famille de plantés dicotylédones, est composé de piaules herbacées, annuelles ou vivaces, à fleurs monoiques, à calice divisé en un grand nombre de lanières verticillécs , contenant , dans les mâles, de 10 à 20 étamiues scssilcs, et dans les femelles, un ovaire libre à un seul ovule. Leurs feuilles sont verticillécs et un peu rigides. Ces plantes croissent dans les lacs, les étangs et les rivières, et sout toujours plus ou moins submergées. Le Ceratoyfiyllum demersum et le C’. submersum se trouvent aux environs de Paris.
CERAUMAS ou cerau.mte ( du grec céraunias , qui provient de la foudre) , nom donné par les anciens à des pierres de diverses natures que l'on croyait tombées avec la foudre , d'où leur nom vulgaire de Pierres de foudi-e. Telle est surtout la Pyrite martiale globuleuse (sulfure de 1er radié), qui a la propriété de faire feu sous le briquet.
CERBERE , petite constellation boréale, placée aux environs de la main d’Hercule, tire son nom du Cerbère de la Fable; elle ne renferme que 4 étoiles.
On douue ce nom, sans doute â cause de ses propriétés vénéneuses, à un genre de plantes de la famille des Apocynées, renfermant un arbre du Brésil , dont les noix servent de parure aux indigènes. — C’est aussi le notn d’une espèce de couleuvre.
CKRCA1RE (du grec cercos, queue), genre d’animaux Infusoires, type de la famille des Cercariées, au corps très-petit, transparent, globuleux, muni d’une queue particulière trcs-simplc. Une esjK.ce habite le tartre des dents. — La famille des Cercariées comprend, selou M. Rory de St-Vincent. six genres : Cercaire , Tripos , Zoosperme , Virgulinc, Tuvbi ni le, Hestrionille.
CERCEAU (du grec circos, tour, cercle), lame de bois flexible ou de fer mince dont on se sert j>our lier les cuves , les tonneaux et les barriques. Les mcillours cerceaux eu bois sout faits de châtaignier, de frêne, de saule-marceau, de tremble, de coudrier.
CEHC
CERC
On en tire une grande quantité de la Picardie et de la Champagne , particulièrement de la Ferté-sous- Jonarre. On les apporte en bottes.
On nomme encore Cerceau un cercle de bois léger, que les enfants font courir en le poussaut à l'aide d'un petit bâton. Les anciens l'appelaient Trochut.
CEItClS, nom scientifique du Galnier. Voy. ce mot.
CERCLE (du latin circulus), figure plane terminée par une ligne courbe dont tous les points sont À égale distance d'un point intérieur qu'on nomme centre la courbe qui limite le cercle s’appelle la circonférence. Les droites menées du centre il divers point' de la circonférence sont toutes égales , et se nomment rayons. Une droite menée dans le cercle, et qui se termine de part et d’autre à la circonférence , se nomme corde ; lorsqu’une corde passe par le centre, elle prend le nom de diamètre. La partie de la circonférence interceptée, ou, eomine on dit, sous-tendue par une corde, se nomme arc de cerc/e. Une droite qui coupe la circonférence en deux points se nomme sécante ; une droite dont la direction coïncide avec celle de la circonférence dans un seul point de cette courbe se nomme tangente ; une portion de cercle comprise entre deux rayousde la circonférence se nomme secteur. On appelle segment la partie d'un cercle comprise entre un arc et la corde sous-tendue.
Voici les principaux théorèmes relatifs au cercle: La perpendiculaire abaissée du centre d’un cercle sur uue corde partage eu deux parties égales cette corde et l'arc sous-teudii. Dans un même cercle ou dans des cercles égaux, les arcs égaux sont sous-tendus par des cordes égales, et réciproquement. Les cordes parallèles interceptent dans un cercle des arcs égaux. Lorsque deux cercles se coupent, la droite qui joint leurs points d'intersection est partagée en deux parties égales ut à augles droits par celle qui joint leurs centres. Far trois pointa donnés qui ue sont pas en ligne droite, on peut toujours faire passer une circonférence. Un triangle quelconque peut être inscrit et circonscrit h un cercle ; il en est do même d'un polygone régulier d'un uombre quelconque de côtés.
Une ligne courbe pouvant être considérée comme un assemblage de lignes droites infiniment petites, laèireonfércnce du cercle n’est que le périmètre d’un polygooe régulier d un nombre infini de côtés, et lu cercle lui-méme n’est qu'un semblable polygone : de la , la mesure de la surface du cercle , qui est lu produit de la circonférence par la moitié du rayon.
Archimède est le premier géomètre qui ait déterminé le rapport du diamètre à la circonférence du cercle; il y employa les polygones inscrits et circonscrits de % côtés chacun ,et trouva que ce rap-
Kart devait être compris entre 3,142$ et 3,1408. Le ollandais Adrien Métius se rendit célèbre, par la découverte des nombres 113 : 355, dont le mérite est d'être faciles à retenir, ce rapport étant composé des trois premiers nombres impairs 1, 3, 5, répétés chacun deux fois de suite : ce rapport revient & 3,1415929; il diffère du véritable (3,141592653, etc.) par un excès de moins de 3 millionièmes; on le désigne généralement par la lettre grecque w. Lorsque le rayon d'un cercle est connu, on en trouve la circonférence eu multipliant ce rayon par 2 sr, et la surface en multipliant par •* le carré de ce mémo rayon: ce qu'on exprime par les formules 2irR et-wR*.
En Astronomie , on nomme cercles de la sphère des ligues imaginaire» tracées sur la voûte du ciel pour représenter les mouvements des astres ou fixer la position des objets; on en distingue de arands et do jtetifs. Les grands cercles divisent la sphère en deux parties égales; ce sont : V équateur, Y écliptique , Y horizon, le méridien, le zodiaque et les deux colures; les petits cercles divisent la sphère inégalement : ce sont les tropiques et les cercles polaires [Voy. ces mot* et m>hErk armillure). — On nomme : cercle d'apparition perpétuelle un petit cercle parallèle 1
l'équateur, et décrit du point le plus septentrional de l’horizon; les étoiles comprises daus ce cercle uo se couchent jamais, et sont toujours sur l’horizon ; par opposition, on nomme C. d'occultation perpétuelle un cercle parallèle à l'équateur, décrit du point le plus méridional de l’horizon, et au-dessous duquel sont des étoiles qui ne sont jamais visibles sur l'horizon. — C. de déclinaison, grands cercles qui passent par les deux pôles de la sphère céleste : tels sont les méridiens. — C. de hauteur, petits cercles parallèles & l’horizon (Voy. almicantarats). — C. diurnes, cercles parallèles a l'équateur et supposés décrits par les étoiles et autres points du ciel dans leur rotation diurne apparente autour de la terre. — C. de latitude, de longitude, de réflexion ( Voy. latitude, longitude, sextant) . — C. polaires, petits cercles de la sphère décrits par les pôles de l'écliptique, taudis que la sphère entière fait sa révolution autour des pôles de l'équateur : ces cercles sont éloignés des pôles du monde de 23® 28'. — G. verticaux. Voy. azimuts.
cercle répétiteur, instrument inventé par Borda, et servant à mesurer l'angle formé entre deux objets terrestres. Il est composé d’uu pied surmonté d’un cercle entier de cuivre, divisé en 360 degrés, et muni de limbe et de lunettes On mesure l’angle formé par doux objets terrostres en répétant successivement les observations sur toutes les parties de la circonférence do cercle. Le cercle répétiteur s’emploie également dans les opérations astronomique» et géodésiques. Ou s’en est servi pour mesurer l'arc du méridien, base de notre système métrique.
CERCLE MURAL. Voy. MURAL (CERCLE).
cercle vicieux, sophisme consistant À donner pour preuve d’une allégation une proposition que i'ou prouve elle-même par la proposition que l'on avait démontrée avec son secours ; ce qui est tourner dans un cercle sans issue. Par exemple, prouver l'immortalité de Pâme par son immatérialité , puis prouver son immatérialité par son immortalité; prouver la divinité des Écritures par l’autorité de l’Eglise, et prouver l’autorité de l'Église par les Ecritures.
cercles. On nomme ainsi aujourd’hui certaines réunions d’hommes seuls , faites à l'imitation des clubs des Anglais, où l'on se rend habituellement pour converser et traiter d'affaires, et où l’on se cotise pour recevoir les journaux et aussi pour jouer. Ou trouve de ees réunions dans presque toutes les villes de France, notamment a Paris. Plusieurs ont une destination scientifique ou commerciale : tels sont le C. Agricole, le C. du Commerce, le C. de la Librairie , etc. Dans l’origine, le mot Cercle ne s’appliquait qu’aux réunions de la Cour, dans lesquelles les personnes étaient réellement rangées en cercle autour du prince ; il s’est étendu ensuite aux réunions de la haute société, et enlin à des réunions payantes.
CERCODIKNNES , f i mille de plantes séparée des Onagraires, dont elle différé principalement par la pluralité des styles. La famille établie sous ce nom par Jussieu est la même que celle des Hygrobiées de Richard , ou des Haloragées de R. Brown. Elle renferme les genres Haloragis, Gonatocarpe , Alyriôphullon et Proserpinaca.
ŒRCOPE (du grec cercôpè, nom d'un de ccs insectes), genre d’insectes Hémiptères, de la section des Hoinoptères, famille des Cicadaires, donne sou nom à la petite iribu des Cercopiens. Les Cerropcs ont un grand rapport avec les cigales. Ce sont des insectes à couleurs vives, ordinairement iauncs ou rouges sur un foud noir. Le C. sanguinolent . type du genre, est assez commun aux environs de Paris.
CERCOPITHEQUES (du grec cercos, queue, et pithécos, singe), nom donné aux singes qui ont de longues queues, mais plus particulièrement à la guenon. — C’étaient aussi, chez les anciens, une espèce de singes que les Egyptiens avaient divinisés.
CERCUEIL (jadis sarcueil, dérivé, selon Roque-
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