‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 227 sur 508 · CI1AN · texte numérisé non relu

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modernes, le chaut a fait les progrès les plus remarquables, surtout en Italie, eu Alli-magne et eu France. Le» Italiens se sont toujours distingués par la beauté et la sonorité de leur voix, ainsi que pir la souplesse du leur gosier; les Allemands, supérieurs aux précédents par la science musicale, se fout remarquer par le sentiment profond et l'énergie de leur exécution : ils brillent surtout daus le chaut eu chœur. Le mérite des chanteurs français est la vérité de l'expression ; ils excellent surtout dans le chant dramatique. — Ori distinguait en Italie au xviu« siècle cinq grandes écoles de chaut, d’où sont sortis les maîtres qui ont eux-méme* foudé les plus célèbres écoles de .l'Europe : ce sont VÉ. romaine , Y É.t vénitienne, VÈ. de Florence, VE. lombarde et FJ?, napolitaine. — Le Conservatoire de musique de Paris publia eu l’an xu (1804) une Méthode de chant , qui est restée classique ; elle a été perfectionnée par Choron, Dupré, Mn'e Darnorcau,etc.,a qui l’on doit aussi des méthodes dcchaut.

chant d'êclise. Le chant sacré des premiers chrétiens n'était qu’une psalmodie, dépourvue de mesure et de rhythme, comme le plain-chant { Voy. ce mot) , qui en est sorti. Ou distinguait : la monadie (chaut d’une personne seule), Y antiphonie (chaut alterné entre deux personnes), et le choral (chanté par tous les assistants). — Au iv* siècle, 1 évêque •le Milan, saint Ambroise, introduisit le chant appelé de son nom ambrosient qui se compose de quatre tons empruntés à l’ancienne musique grecque (le d ori en , le phrygien , V éolien et le mixolydien) et connus sous le nom de tons authentiques. Au commencement du vu* siècle, le pape Grégoire lu Grand moditia le chaut ambrosieu : il y ajouta quatre tous nouveaux dits p/ayaux, et composa un Aittiphonaire qui devait à jamais servir de type à Pau les chants d* Eglise. Le chant ainsi organisé prit le nom de chant grégorien ou romain. Il s’exécutait d'abord à l’unisson ; mais au xi* siècle ou commença à l’accompagner pur une sorte d'harmonie grossière appelée dédiant ou discant (Voy. ce mot). Les progrès du routrc-poiut, aux xiv* et xv* siècles, firent naître les motets, les messes eu musique et autres compositions qui constituent la musique rt‘ Êylise ( Voy. eu mot). — Les chants religieux des protestants sont ordinairement des chorals (choral ycsatngé)* chantés à l'unisson par des masses de voix considérables : Choron eu a publié un Recueif intéressant (Paris, 1824, gr. in-8).

chant royal, sorte de poésie à refrain, longtemps en v uguc eu France, était une espèce de ballade composée de 5 strophes, chacune de 11 vers, et ayant toutes les mômes rimes : le dernier vers du premier couplet sert de refrain pour les suivants, qui doivent finir de la même maniéré. L'envoi esluuu sorte d'explication de l’allégorie ; il commence ordinairement par un de ces mots : Sire , Hoi, Prince, et c’est de là, ait-on, qu’est v* nu lu nom de la pièce cutiere. Le sujet des chants loyaux est ordinairement emprunté de la Fable ou île quelque trait historique, d’où l’on tire une moralité. Parmi les plus beaux exemples de ce genre de poésie, on cite Y Aidée, qui remj>orta le prix aux jeux r loraux. On en trouve aussi de belles imitations dans les poésies dites de Clolilde de Sur ville.

CHANTE-PLEURE ( de chanter et de pleurer , sans doute à cause du bruit que fait l’eau en sortant par les fentes ou trous de la chaute-pleurc). On appelle ainsi des fentes pratiquées d’espace en espace dans les murs d'uu enclos, pour permettre aux eaux de s’écouler : on dit aussi barbacane. — C’est encore un petit cuvier dont les tonneliers se servent comme d’entonnoir; U est échancré au bord supérieur pour faciliter le versement du liquide ; le fond est percé d'un trou garni d’une douille, qu’on entre dans la Jwnde du tonneau à remplir. — Daus le nord do la France, chante-p/eure est synonyme de robinet.

CHANTERELLE (diminutif de chant), La cordc

la plus mince du violon, du violoncelle et de la guitare, et par conséquent celle qui produit les sons les plus aigus. On l’a ainsi nommée parce que c'est sur cette corde que l’on exécute le chant principal d'uu morceau de musiqfle. C’est à Naples que l'on fabrique les meilleures chanterelles.

chanterelle, Cantharelius (diminutif du mot grec cantharos , coupe), genre de Champignous, section dus Uasidiosporés , ayant un chapeau bien distinct, charnu ou membraneux, qui a la forme d’une ombelle ou d'un cène renversé et tronqué au sommet. La Ch. comestible (C; cibarius) est de couleur jaune doré; sa chair, un peu moins jauue que ne le sont le pédicule, le dessus et le dessous du chapeau, est tressaine; crue, elle a le goût un peu poivré.

CHANTEUR, artiste qui se livre à l'art du chant ( Voy. chant). — En parlant d'une femme, on dit cantatrice. — Dans les églises, ceux oui chantent l’office au lutrin portent le nom de enantres.

Dans les temps modernes, les chanteurs, qui le plus souvent étaient poètes eu même temps, ont joué uri uraud rôle, sous les noms de Bardes eu Gaule , de Minnesœnger et de Meistersœnyer un Allemagne, de Troubadours et de Trouvères en France ( Voy. res mots). — L’art du chaut a été porté dans les deux derniers siècles à une grande perfection , et a fait à la fois la réputation et la fortune d<*s chanteurs qui y ont excellé, tels que Catlarclli, Farinelli, Cresrentiui, et, de nos jours. Garai, Martin, Nourrit, Dupré, Pouchard, Tamburiui, Lablache; Mrte» Catalani, Malibrau.Sclirœter-Devrieut, Mainviclle-Fodor,Soutag, Cinti-Damnruau , Grisi, etc. Voy. chant.

chanteurs , nom donné en Ornithologie aux oiseaux qui se font remarquer par l’étendue de leur voix et l’agrément de leur chant. La plupart de ces oiseaux appartiennent à l’ordre des Passereaux, ou à celui des Grimpeurs. Le Coq est le seul chanteur que l’on trouve dans l’ordre des Gallinacés.

CHANTIER (du lias latin cnnterium , angle, coin de terre), espace ou terrain sur lequel on empile les bois de chauffage, de charpente, de charronnage, de construction, etc. — Le plus souvent, ce mot est employé comme synonyme d "atelier; dans l’iudustrie du bâtiment, i 1 désigne l’endroit où l'on dépose le bois et la pierre pour les tailler et les mettre en œuvre.

Daus la Marine, on nomme Chantier de construction l'endroit où i on pose la quille du vaisseau qu'on veut construire et les tins ou billots qui la soutiennent; ces tins s’appellent aussi eux-tnèmes chantiers. On appelle Ch. plein ou faux chantier la platu-forme eu bois installée au fond d'un bassiu de radoub.

Daus les corderics, on appelle CA. de commettage , Ch. à commettre, deux grosses pièces de bois dressées perpendiculairement à 2 mètres de distance l’une de l’autre, et qui servent à la confection des gros câbles.

CHANTRE (du latin cantare, chanter), chanteurs appointés pour chanter l’office à l’église. Ils peuvent être clercs ou séculiers; mais, dans les deux cas, ils portent la chape pendant l’office. — M. l’abbé Gomaut a publié en 18;»1 un Manuel du Chantre.

Autrefois ou apjx'lait grand chantre pu préchantre (pmeentor, primicerius) le maître du cbœur : c’était un office on bénéfice, et l une des premières dinités d’un chapitre. Le préchantre de la cathédrale e Paris était le second dignitaire du cliapitre ; il avait juridiction sur les maîtres et maîtresses d’école et de pension, et sur les répétiteurs de l’Université.

CHANVRE, Cannabis, genre type de la petite famille des Caunahinées, se distingue à ses fleurs dioïques, verdâtres; à ses tiges herbacées, hautes, plus grandes dans les individus femelles que dans les mâles, contrairement au préjugé des campagnes, où l'on appelle Chanvre mâle l’individu femelle, et réciproquement. Les fleurs mâles sont en grappe , les fleurs femelles en épi; le fruit est une cariopse à test verdâtre. L’unique espèce qui forme ce genre est le

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