CHAP — 31A — CHAR
sur la Chapelle-musique des rois de France. Parie, 18.12, in-12.
CHAPELLERIE , chapelier. Celte industrie considérable se subdivise en autant de branches qu'il y a de matières différentes employées à la fabrication des chapeaux. Les chapeaux feutrés résultent de l'entrelacement des poils de certains animaux (castor, loutre, chameau, lièvre, lapin, cachemire, vigogne, etc.), qu'on soumet au foulage après les avoir tortillés {Voy. feutrage) : apres quoi ou les dresse sur une forme, on les teint, on les lustre, et on les livre au détaillant, qui leur donne la façon à la mode, les borde et les garnit de leur coiffe et de leur cuir. L'emploi du mercure pour rendro les poils dociles au feutrage expose les ouvrier» chapeliers à de graves maladies. La poussière noire occasionuéo par lu battage après la teinture, la buée et l'odeur désagréable qui résultent des opérations du feutrage, ont fait ranger les fabriques de chapoaux parmi les établissements dangereux et insalubres. A Paris, il» sont soumis, en outre, aux prescriptions de l'ordonnance de police du 12 juillet 181K. — Les chapeaux de soie , eu usage depuis une vingtaine d’années, sont formés d'une carcasse en carton, en cuir, en sparterie ou en feutre très-mince, qu'on enduit d'un vernis imperméable et qu’on recouvre ensuite d’une calotte de peluche de soie, formée d’une bande dont les extrémités sout coupées eu spirales pour que leur couture, faite en dedans, ainsi que celle du fond qui les ferme , ne puissent s apercevoir sur le côté extérieur du chapeau. — Les chapeaux de paille, destinés surtout aux femmes, sout faits avec de la paille d'ivraie, de seigle, de blé et de riz convenablement préparée; uue espèce de froment rouge très-commun en Toscane est la variété de paille que l’on préfère ; on en blanchit les tiges en les soufrant. On distingue les Ch. de paille d'Italie, les Ch. de paille suisse et les Ch. de paille cousue. Les premiers sont faits avec des tresses composées de trelxe brins de paille, qu’ou coud ensemble ; cotte coulure n’est qu’un simple remmaillage qui place les tresses les unes & côté des autres , en faisant légèrement sortir une petite côte. Dans les sccomls, les nattes n'ont que onze brins, et leur couture n’est faite que de deux en deux mailles et de manière à ne pas laisser aperc evoir de côte. Le tressage des troisièmes, dont les nattes n’ont quo sept à neuf brins, diffère totalement des précédents ; on n’y emploie que des pailles fondues en deux ou eu quatre, de sorte que le brillant et le mat de la paille apparaissent tour à tour. L’Italie a la supériorité sous le rapport de la beauté du la paille et de la confection des tresses ; mais Paris excelle dans l'apprôt et la façon des chapeaux. — On a fait aussi des chapeaux en osier et môme en bois (saule, tilleul, peuplier,etc.). MM. Clui, F. cl Julia do Fontenello ont publié le Manuel du fabricant de chapeaux.
CHAPELURE (de chape , manteau), croûte de pain râpée ou pulvérisée, quelquefois unie à de fines herbes, du sel et des épices, dont ou couvre certaine» viandes, comme les Côtelettes , les jambons , ou que l’on met dans une sauce pour l’épaissir.
CHAPERON (de chape, tiré du latin capul, tête), sorte de capuchon ou de vêtement de tête qui était la coiffure ordinaire des deux sexes au moyen Âge : il avait un bourrelet sur le haut et une queue par derrière. Les chaperons des princes, dos nobles et de leurs dames, étaient en tissu (in, en soie, etc., et chargés de broderies ou même de pierreries. Les femmes dos principaux magistrats les portaient en velours, les autres bourgeoises en drap. Les hommes cessèrent .de porter le chaperon sous Charles VU; lus femmes ne le quittèrent que plus tard.
On appelait aussi chaperon une espèce de coiffe dont on couvrait les yeux des oiseaux de fauconnerie. Le Ch. de rust était destiné aux oiseaux non dressés.
En Histoire naturelle , on a donné ee nom à la
partie du eorp» des insecte* qui est immédiatement au-dessus de la bouche, et à laquelle est attachée la lèvre supérieure , parce qu’elle abrite U bouches.
En termes d* Artillerie, c’est un petit toit quo l’on met sur la Jumière du canon. — Eu termes d llorlogerie, c’est une plaque ronde qui se monte sur l’extrémité du pivot d’une roue.
Dans l’Architecture, on appelle chaperon la partie supérieure d’un mur de clôture, formant le plus souvent une couverture en dos d’àue pour rejeter l’eau. La forme du ebuperon fournit une présomption sur la propriété d'un mur : le mur est présumé mitoyen si le chaperon règne des deux côtés; non mitoyen, s'il n Yxiste que duo seul côté :on considère alors comme seul propriétaire celui sur le terrain duquel le chapecon ver»*? le* eaux (Code civil , art. 6M).
CHANTEAU (du latin caput, tête), désigne, en Architecture, h: haut de la colonne qui pose sur le fût. Ou eu distingue quatre espèces principale» : le Ch. toscan, dont le tailloir est carré et sans moulure; le Ch. dorique, dont le tailloir est couronné d un talon ; le Ch. ionique, qui est garni d’oves et de volutes ; et le CA. corinthien, qui est orné de deux rangs du feuilles d’acanthe et de plûtes volutes. Les autres chapiteaux les plu» usité» sont : le Ch. composite , qui a les feuillus d’acanthe du corinthien ut le» volute» de riontque ; le Ch. attique , qui a de» feuilles de refend dans lu gorgerin; le Ch. gothique, compilation de toutes Us formes de chapiteaux antique» et de celle» que l'imagination des artistes du moyeu Âge a pu Inventer. — Dan» un sens plus général, ou appelle chapiteau de niche , de balustre , de lanterne. etc., la partie supérieure d’une niche, d’un balustre, etc. — Un appelle aussi chapiteau la poulie d’un alambic dans laquelle s'opère la condensation de» vapeurs oui s’élu veut de la cncurbite.
CHAPITRE, corps des chanoine» d’une église cathédrale ou çollégiale, formant un conseil délibérant. Voy. chanoines au Dict. univ. d’Hist. et de Géogr.
CHAPON, jeune coq auquel on a fait subir l'opération de la castration, afin de donner plus de délicatesse à sa chair. Les chapons les plus estimé» sont ceux du Mans et du pays de Caux. On les engrai «sien leur donnant une espèce de bouillie faite avec lus grains les plus nutritifs, et en leur faisant avaler des boulette» de pâte, ou même en leur enfonçant ces boulettes dans le gosier. On donne quelquefois le nom d’étourdeau aux jeunes chapon». Dans beaucoup d’endroits, on se sert des chapon» pour élever les poussius. Pour cela , on choisit le chapon le plus vigoureux, ôn lui arrache les plumes sous le ventre , et on frotte la peau avec des ortie» ; on le mot ensuite sou» une cage avec doux ou trois poulets assez grands, qui, lui passant sous le ventre, adoucissent F Apreté de se» piqûres et l'engagent, par ce soulagement , A les recevoir.
CHAR (du latin currus ou car rus, même slgnif,), voiture à deux roues dont se servaient les anciens dans les combat*, les jeux, les triomphes. Ils étaient ordinairement traîné» par deux ou plusieurs chevaux attelés de front A un timon et guidé» par un homme debout sur le devant du char. Les chars de» dames romaines s'appelaient bas t or- nés ou carpenta quand, ils étaient couverts. On donnait aux chars les noms de bigot, triget , quadrigœ , suivant qu'ils étaient attelé» de doux, de trois, do quatre chevaux, J1 y avait encore des char» à six chevaux de front qu'on appelait sejugœ, ou à sept qu'on nommait septijugat. Virgile attribue l’invention des char» a Érichlhouiu», roi d'Athènes; d’autres la rapportent à Triptolème ou à Trocbilu», ou mèrne à Pal las ou A Neptune.
CHARA ou chaiugxe, plante cryptogame, type éo la famille des Characées formée par Richard, est appelée aussi Lustre d'eau. Jussieu en avait fait un genre de sa famille des Naïades; Eodlicher le place aujourd’hui parmi les Algue». Les Cloras croissent dans
chai;
aïo —