‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 232 sur 508 · CHAT MARIN. V. ANARRUIQUE. — CH. -TIGRE. V. SERVAL · texte numérisé non relu

CHAT MARIN. V. ANARRUIQUE. — CH. -TIGRE. V. SERVAL

CHATAIGNE, Castanea, fruit du châtaignier, con-

tient généralement 2 ou 3 nucules ou amandes ; le chimiste y trouve beaucoup d’amidon, un peu de matière sucrée et une très-petite quantité de gluten. Lacb&taigne est un aliment sain, assez abondant en matière nutritive, mais de digestion assezdilHoilc, parce qu 'elle contient trop peu de gluten. Cependant, elle compose en grande partie la nourriture des paysans des Cévennes, du Limousin, de la Corse, etc. — On desséche les châtaignes au four, ut dans cet étal de siccité ou les nomme castagnons. Elles gardent alors leur suc, et peuvent être conservées très-longtemps. Pour les manger, on les ramollit dans l’eau et on eu fait de la polenta ; ou bien ou les convertit en farine sons la meule, et on eu fait du pain, «les gâteaux, etc. Les volailles engraissées avec des châtaignes acquièrent un goût excellent. Les marrons ne sont que de grosses châtaignes; ils nous viennent des environs de Lyon, de Saint-Tropez et du Luc (Var), et surtout delà Sardaigne, qui en fait un graud commerce.

On nomme encore Châtaigne d’eau le fruit de la Màcre; Ch. du Brésil, celui de la Bcrtholétie ; Ch. de cheval, celui du Marronnier .d’Inde • Ch. de Malabar, celui du Jacquier ; Ch. de mer , l’Oursin ; Ch. de terre, la racine du Bunium bulbocastaneum.

CHATAIGNIER, Castanea, genre de la famillo des Cupuliférées, renferme des arbres indigènes aux climats tempérés de l'Europe, tous d’un port élégant, à feuilles alternes d’un très-beau vert, ovales, pointues, dentées et garnies d’un double rang de nervures; à Heurs monoïques qui paraissent en même temps que les feuilles, à étamines au nombre de 8 à 15, et à ovaire infère. Le fruit est une capsule coriace, hérissée, contenant 1,2 ou 3 nucules (Foy. châtaigne). L*espèce>lft plus importante est le Ch. proprement dit (C. vetca ), commun dans les forêts de 1 Europe, et qui acquiert parfois une grosseur prodigieuse. Le châtaignier dit du mont Etna abrita sous ses branches, pendant un orage, Jeanne d’Aragon et toute sa suite, ce qui lui valut le nom «le Ch. aux cent chevaux. En France, l'Auvergne, le Vivarais, les Cévennes , le Périgord et surtout le Limousin, offrent de vastes forêts de châtaigniers. Cet arbre poussa lentement; il ne commence guère à porter des fruits fltl'l trente ans. Son Ivois est excellent uour faire des charpentes légères, «les futailles et des cercles; il n'est pas d’dn bon chauffage.

Châtaigner nain ou de Virginie. Voy. c.iiiscapin.

CHATEAU, anciennement chatel et castel (du latin castellum). Ce mot, dans son acception primitive, désignait une maison farte, environnée de fossés et de gros murs , et garnie de lours ou de bastions, qui servait, soit à «létVntlre une ville, commo le château de Viucennes, le château de Dieppe, etc., soit' d’habitation seigneuriale. Lorsque la féodalité eutcutraluédanssa chute les châteaux fortsdu moyen âge, les demeures seigneuriales qui les remplacèrent conservèrent le nom de chAteaux ; depuis, on étendit ce nom à toute maison de plaisance construite sur un plan un peu vaste. — On le donne aussi à certaines résidences royales, comme le château des Tuileries, le c bâteau de àaint-Cloud, le château de Windsor, etc.

Dans la Marine , on emploie château comme synonyme de yaillai'd, pour désigner les deux partit^ élevées qui forment les extrémité* d’un navire.

On nomme Château d eau une machine plus ou taoins compliquée, qui sert à élever «les eaux, pour Jes distribuer ensuite dans un parc ou dans une ville.

CHATELAIN (en latin castellanus*, seigneur qui avait droit d’avoir maison forte ou châtellenie, avec haute justice annexée à sa seigneurie. — On appelait aussi cfulte/nins les juges qui rendaient la justice dans l’étendue d’une châtellenie. 11 y avait deux sortes «le juges clüUelaius : les Ch. royaux, «|ui étaient ceux «les terres du domaine du roi; et les Ch. seigneuriaux, qui étaient ceux des terres appartenant à des seigneurs. — Dans la hiérarchie de la nobl«^»e.

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le châtelain venait immédiatement après le baron.

CHATELET, ancienne juridiction et prison de Taris. Voy. le Di et. univ. d'Hist. et de Géogr.

CHATÈLLEN1E. Voy. châtelain.

CHAT-HUANT (de chat , à cause de quelque ressemblance de sa tête avec celle du chat, et du verbe huer, à cause de son cri ), Symium, sous-genre des Chouettes, de l'ordre des Rapace» et de la famille des Hocturnes, se distingue au disque complet formé par les plumes autour de ses yeux ; sa tête est grosse et su rattache immédiatement au corps; son chant est une espece de en triste et monotone. L’espèco appelée Chat-huant hulotte ou Chouette des bois (S. aluco ), habite les grandes forêts de l'Europe; elle est grise, piquetée ou rayée de blanc et de brun ; elle sc nourrit de rats, de taupes, de mulots, de grenouilles, etc.

CHAT1ËRE, nom donné, en Hydraulique, à une espèce de picrréc souterraine qui donne issuo aux eaux d’un bassin ; c'est un conduit en pente de j 30 cenlim. de largeur, aboutissant à un puisard, où i les eaux s« perdent. On la nomme ainsi par allusion aux trous carrés qu’on pratique en bas des greniers pour laisser aux chats la facilité d’y entrer.

CHATOIEMENT, reflets variés produits par divers objet», tels que certaines pierres, certaines étoffes , lorsque l’angle sous lequel on les regarde vient à changer. On les appelle ainsi à cous? de leur analogie avec l’éclat changeant dont brille l’mil «le certains chats dans l'obscurité. — Le chatoie- ! ment offre au minéralogiste le moyen de caractériser certaines pierres, notamment celle qui tjre do cotte propriété le nom d’tfcï/ de chat. Voy. ce mot.

CHATON , amentum , nom donné, en Botanique, h un assemblage de (leurs unisexuéus, composées d'une écaille qui leur tient lieu de périanthe, et insérées sur un axe ou pédoncule commun simple , articulé à sa base , et se détachant en entier après la la floraison « telles sont les fleurs mâles du uoyer et «lu noisetier, les fleurs nui/es et les fleurs femelles «lu saule. Le chaton diffère de Y épi ; dont les fleurs sont hermaphrodites et l'axe permanent; il diffère du spadice par l'absence de la spathe. La disposition des fleurs en cbatoii {amentum) est le caractère distinctif de la famille des Amentacées , qui tire de là son nom.

En Bijouterie, on nomme ainsi la partie delà monture d’une bague dans laquelle on doit enchâsser un diamant ou toute autre pierre précieuse. Les bords du chaton sont sertis, c.-à-d. rivés sur la pierre.

CHATOUILLEMENT. La paume des mains, la plante des pieds, la lèvre supérieure, les orillces du nez et de l'oreille, la région des côtes, etc., sont les régions les plus irritables par le chatouillement. Le chatouillement prolongé peut occasionner la mort, en provoquant une contraction permanente des muscles de la poitrine, d'où résulte une asphyxie mortelle. On a tenté d’employer le chatouillement comme moyen curatif chez les enfants d'un naturel indolent, d’une constitution lymphatique, et comme moyen perturbateur dans l'épilepsie.

CHATTE. Ou nomme ainsi dans la Marine : 1° un grappin sans oreilles qn'uu installe sous lo beaupré pour soulever un des cAbles qui tiennent un bâtiment affourché , ou pour draguer des corps qui seraient tombés à la mer; — 2° une espèce de chassemarée a fond plat, destiné principalement à la pèche , et qui diffère du chasse-marée ordinaire en ce qu’il peut monter son gouvernail indifféremment à l avant et à l'arrière. Ce genre d’embarcation est propre au Croisic et à Elle de Noirmoutiers.

CHAUDE. Les verriers appellent ainsi le degré de cuisson qu’ils donnent à la matière propre à faire lu verre. — Les forgerons entendent par donner une chaude , soit l'action de faire chauffer le fer suffisamment pour qu’il puisse être forgé, soit l'action do le forger. 1U appellent Ch. grasse celle où le fer

est porté au rouge blanc, et Ch. suante celle où il est presque en fusion.

CHAUDIÈRE A VAPEUR, chaudière dans laquelle ou produit la vapeur qui met en mouvement les machines : elle est ordinairement en tôle. La forme des chaudières à vapeur est très-variée ; celle des machines fixes est généralement formée d’un long cylindre terminé par deux calottes hémisphériques , et communiquant, par deux ou trois larges tubulures, avec deux appendice» ou bouilleurs , également cylindriques, qui reposent sur les briques du fourneau {Voy. bouillkubs j. L an remplit complètement les bouilleurs, et son niveau doit être maintcuu vers le milieu de la hauteur de la chaudière. L’espace au-dessus du niveau de l’eau, qui est occupé par la vapeur, s’appelle la chambre à vapeur. Ou appelle surface de chauffe d’uue chaudière IV- tendue de la surface qui sc trouve en contact avec le combustible placé sur la grille. Plusieurs causes peuvent < iétermincr Tex plosiou lies chaudiè rts* a vapeur : raidissement du niveau de l’eau au-dessous de la ligne de chauffage, la formation d'incrustations pierreuses dues aux matières salines tenues en dissolution par l’eau , la mauvaise circulation de ce liquide, et, en général, la production subite d’un excès de vapeur par reflet d’une surchauffe. On prévient l'abaissement du niveau principalement à l’aide «les flotteurs {Voy. ce mot). Les manomètres ( Voy. ce mol ) fixés aux chaudières indiquent la tension do la vapeur: les soupapes de sûreté {Voy. ce mol) fournissent la même indication, et ont un outre l’avantage de se soulever quand la tension arrive a une certaine limite, et do donner issue à tout l'excédant do vapeur. Enfin, on évite les incrustations delà chaudière soit en l’alimentant avec de Ueau distillée-, qu oi» recueille dans des condenseurs partie ii lier» annexés aux machines, de manière que la même oau sort toujours ; soit en jetant dans la chaudière des rognures de pommes de terre ou de l’argile fine, qui empêchent l’agrégation des dépôts et permettent d'en débarrasser aisément la chaudière*

Chuudtnc tubulaire. Voy. tubulaire,

CHAUDRONNIER de chaudron , eu latin caldarium). Un distingue : 1*1»CA. propr.dits , qui fabriq. la grosse chaudronnerie, les chaudron», les marmites cl autres ustensiles de ménage , soit en cuivre rouge, soit en cuivre jauue ou laiton , qu'on comprend sous le nom commun de batterie de cuisine ou de dinanderie; 2° les Ch. planeurs , qui dressent, planent , polissent, et cnQn brunissent les planches de cuivre rouge destinées à la gravure; 3° les CA. fabricants d'instruments de musique, qui préparent lo métal dont on confectionne les cors, les trombones, les cornets à pistou , les cymbales , etc., et lui donnent ensuite la forme de ces instruments. On appelle Ch. au sifflet ceux qui courent le» provinces et les grandes ville», achetant cl revendant le vieux cuivre : la plupart viennent d’Auvergne. — Les lieux où la cbaiv dronncric a le plus d’activité en France sont : Agen, Angoulèmc , Auuonay, Brixuçon, Clermont (Fuvde-Dôme), Paris, Rouen, Saint-Flqur, Marseille. Ou cite aussi la cliaudronnerie d’ Aix-la-Chapelle , ainsi que celles do Suède et d’Angleterre.

CHAUFFAGE. Le chauffuge a été considérablement perfectionné de nos jour»/ On se chauffe ordinairement avec lo bot s, la houille, ou la tourbe ( Voy. combustibles) , qu’on fait brûler dans des cheminées, des poêles ou de» calorifères. Voy. ces mots.

CHAUFFEURS, nom donné plus ordinairement aux ouvriers employés au chauffage d’une machine à vapeur et à tous les travaux coucernant la machine; celte pénible profession exigu , avec une constitution vigoureuse et beaucoup xl’adresse, des connaissances toutes spéciales; les chauffeurs sont placés sous la direction de mécanicien». — Dans la Marine de l’Etal, les chauffeurs sont organisé» en tompagnie*, commandées chacune par un lieulcuuut de vaisseau;

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ils ont été classés en ajusteurs . forgerons et chaudronniers. Us sont régis par les ordonnances du 2i mai 1840 et 25 novembre 1845.

A la Un du xviu* siècle et au commencement du xix*, on donna le nom de chauffeurs à une bande du brigands qui exercèrent d'affreux ravages eu France, principalement dans les départements de l'Ouest ut du Midi. Voy. lu Dict. univ. d’Hist. et de Géogr.

CHAUFOURNIER (de four à chaux), artisan qui s'occupe de la fabrication de la chaux. Voy. cbaux.

CHAULAGK de chaux), opération qui consiste à passer le grain à la chaut avant do le semer. Tantôt ou emploie de la chaux éteinte, tantôt on y mélo du sel, du salpêtre, dus cendres, ou du jus du fumier. Lu chaulage fait ?uufler le grain et uu active la germination ; un même temps, il te prêmuuii contre la carie, et le rend moins susceptible d’étre dévoré par les insectes et les autres animaux nuisibles.

CHAULIOHE, (du grec chaulioiious, a dents saillantes), poisson de la famille des Esores, voisin des Brochets, est caractérisé par la longueur des dents do la mâchoire supérieure, qui croisent les brandies de l'inférieure quand la gueule est fermée; ils sont de petite taille. Ou les trouve dans la Méditerranée.

Insecte exotique de la famille des Plaoipeuncs, h mandibules courtes et dentées, à antennes pcctinées et a longues ailes; il habite la l’ensylvanie.

Lépidoptère de la famille des Nocturnes : palpe» courtes ; ailes antérieures tramies de deux dents a leur bord interne. Sa dicuille vit sur les mousses et les niantes basses.

CHAUME (du latin culmus ), nom sous lequel on désigne la tige des Graminées : cYst une lige cylindrique , simple ou rarement ramitiée, le plus souvent listuleuse , offrant de distance en distance des nœuds d'où partout des feuilles alternes et engainantes. Uaus uoe grande partie de la France, les paysans pauvres couvrent encore leurs cabanes avec du chaume. Cette couverture est j>eu dispendieuse ; mais elle est sujette à l'incendie : aussi l'autorité a-t-elle le droit de t'interdire dans les villes

Dans les Vosges, on appelle chaumes les hautes montagnes dont ou a abattu tous les arbres et dont les sommités offrent des pAl tirages où l'on conduit les bestiaux. Un monta dans les chaumes en mai ou juin , et on en redesrend vers le mois d'octobre.

CHAUSSE. On appelle ainsi : une pièce d’étoffe do soie ornée de fourrure que les membres de l'Université portent sur l'épaule gaurhe dans les cérémonies publiques; elle est garnie d’un, de deux ou de trois rangs de fourrure , selou que celui qui la porte est bachelier, licencié ou docteur; — une sorte d’ornement qui forme le sommet d'un coibark et qui retombe sur le côté; — un sac de feutre ou de laine, •le forme conique, dont les pharmaciens se se» vent pour filtrer certaines liqueurs trop denses pour passer au filtre do papier : ou l'appelle aussi manche d' Hippocrate . — Autrefois, le mot chausses se disait pour culotte, caleçon et toute partie du vêtement des hommes qui couvre la corps depuis la ceiuture jusqu'aux genoux. Ou sommait Chausses de paye ou trousses des chausses courtes et plissécsque portaient les pages; CA. à tuyaux d'orgue , des chausses qui étaient si amples que les plis quelles faisaient naturellement imitaient les tuyaux d'orgue.

CHAUSSEE (du latin barbare culceuta, même signification), levée de terre qu’on fait au bord d'une rivière, d'un étang, au milieu d'un marécage, pour retenir l’eau ou pour servir de chemin de passa?»; se dit particulièrement soit de la partie bombée d'une rue ou d’un grand chemin qui est entre deux revers ou deux ruisseaux, ou entre deux bordures de pierres , soit des routes anciennes construites en France par les Romains : on appelle quelques-unes de ccs dernières t?A. de Brune haut , parce que cette reine ré para,dit-on,lesvolé8 romaines du nord de la Franco.

CHAUSSÉES (ADMIK1ST&ATION D£S POSTS kT). Vo’y .

POSTS ET CHAÜSStES.

CHAUSSE-TKAPE (de calx. talon, et trabs , poutre ), nom donne a nue petite machine de guerre, composée d'une pièce de fer a quatre ou plusieurs pointes fortes et aigues , et disposées de telle sorte que, de quelque côté que la pièce soit jetée , il se trouve toujours une de ces pointes eu haut. Ou jette •les cUaussc-t râpes dans les gués, dans les avenues d’un camp, devant un ouvrage fortifie ou dans une embuscade, pour enferrer les hommes et les chevaux. — Par suite, on a donné ce nom a diffère u le* sortes de pièges dont ou se sert pour prendre les bêtes puantes.

cuaosse-traI’E , t.’entuurea cuicitrapa , espèce du genre Centaurée, famille des Composées, que l'on reconnaît aux épines qui terminent les folioles des involucres, et qui sont disposées a peu près comme les pointes des chaussc-lrapes dont uu se sert a la guerre, ('.cite espece, appelé* aussi Chardon ctoilc . a la tige rameuse , étalée , les feuilles pinuatdides ; linéaires, dentées; les fleurs axillaires et terminales , de couleur pourpre : c'est une plante três-cou*muue daus les lieux incultes et sur le bord des chemins. Scs feuilles, infusées dans du via ld ne, eut souvent bien réussi dans les fièvres intermittentes.

CHAUSSURE (du latin co/cwi), partie de l'habillcmeut dont la forme, ainsi que la matière, a considérablement varié. Uu se sert aujourd'hui de mandates, de chaussons , de pantoufles , de mutes , de babouches, de sabots, de soutiers, de soegues, de bi'odrguins , de bottines, de bottes , etc. (roy. ces mots). Ces différentes sortes de chaussures sont eu cuir, en bois ou en écorce de l>ois, en jonc, eu étoffe» de soie, de lin ou de coton, et quelquefois même en cuivre ou en fer, etc. Chez les uncicus . les chaussures u étaient pas moins variées : chez les Grecs, les hommes se servaient de sandales , les femmes de persiques, les soldats de cnémides et de rrépides, les paysans de garbatines, les acteurs tragiques de cothurnes, les acteurs comiques d’embalcs ou brodequins, etc. ; chez les Romains, les deux principales chaussures étaient le ca/ceus (bottine) cl la sotea (saudale); les soldats lurUient des rallyes , et les pauvres des sabots (solcæ liynece).

CHAUVES -SOUIUS, nom vulgaire des Chéiroptères, ordre de Mammifères carnassiers, pourvus d’ailes et doués de la faculté de se mouvoir dans l’air a la manière des oiseaux; leurs ailes, qui ne son! qu’une transformation de la main, sont formées j>ar un vaste repli de la peau des flanc», repli qui unit leurs membres antérieurs, et qui est soutenu par uu allougemeut énorme dus quatre os métacarpiens ; le pouce seul a conservé sa forme ordinaire , et est resté libre avec sa phalange. A part cette disposition, le corps de l'animal se lie d’uue manière étroite à eglui des Quadrumanes. Les chauves-souris oui les trois sortes de dents, et sont les unes frugivores, les autres insectivores ; ce que l’on reconnaît aisément à la ferme de leurs dents. La membrane qui forme leurs ailes est lu siège d'un tact exquis , capable de les avertir, comme la vue, de l'approche •1 un obstacle. Leurs mamelles sont placées sur la poitrine, comme chez les Quadrumanes. Lesrhauvcasouris ont des abajoues et de longues oreilles. Elles marchent à terre avec la plus grande difficulté. Toutes sont nocturnes et vivent dans les carrières, les greniers, les cavernes, où elles se tiennent suspendues la tète en bas, et accrochées par leurs ongles de derrière pour se donner plus de facilité è reprendre leur vol. La portée des femelles est de deux petits. — Les chauves-souris ont été de tout temps un objet de dégoût et d'horreur. Moïse les mettait au nombre des animaux impurs; les Grecs les avaient prises pour modelés de leurs harpies. Plus tard même, ou chargea Satan de grandes ailes de chauve-souris. La détermination de la place de ces animaux daus la

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