‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 242 sur 508 · CHOC · texte numérisé non relu

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dan» l’ammoniaque. Après avoir été /ondu , il est inou, flexible et assez semblable à la corne ; de là le nom de lune cornée ou d'argent corné que hii donnaient les anciens chimistes * il se trouve dans la nature. Voy. ai. (.km chlorure.

Chlorure (l'azote ou amumniaque trichloréc (N Cl*), liquide jaune «fui détone d'une manière épou- , vautable par la chaleur ou par le choc; ii se produit quand ou fait passer du chlore dans du sel ammoniac. Il a été découvert en 1811 par Duloug, qui a été blessé deux fois en l'étudiant.

Chlorure de tory uni (Ba Cl), sel blanc cristallisé, très-kere et vénéneux, qu'on emploie dans les laboratoires pour dérouvrir l’acide sulfurique

Chlorure de calcium (Ca Cl), sel blanc, amer, déliquescent, extrêmement soluble dans l'eau ; il existe tout formé dans les eaux de la mer et de plusieurs fontaines. On l’obtient en dissolvant la chaux dans l'acide chlorhydrique et calcinant le produit. Les chimistes s’en servent fréquemment pour dessécher les gaz, les éthers et les matières huileuses ; les médecins le prescrivent contre les maladies scrofuleuses; on le fait aussi entrer dans la composition de certaines eaux minérales artificielles. Il ne faut pas le confondre avec lo chlorure do chaux, qui n’est qu’un hypochlorite. Voy. ce mot.

Chlorure de carbone. On connaît plusieurs combinaisons organiques qui portent le nom do chlorure de carbone ; elles ne se comportent pas comme les chlorures métalliques, et s’obtiennent lorsqu’on décompose par un grand excès de chlore, sous l'influence des rayons solaires, certains composés organiques, tels que l'éther chlorhydrique, le gaz hydrogène bicarboné , etc. On a employé , dans ces derniers temps, le perchlorure de carbone ( C*C1* ) pour combattre le choléra : c’est un composé Incolore, cristallisé, insoluble dans l’eau, d'une odeur aromatique et camphrée.

Chlorure de chaux. Voy. hypochloHite de chaux.

Chlorure de cuivre (Cu Cl) , sel cristallisé en petites aiguilles vertes, trés-solubles dans l’eau et l’alcool : on l'obtient en faisaut dissoudre l’oxyde de cuivre dans l’acide chlorhydrique; associé au sel ammo^ niac, il a été conseillé contre l’épilepsie, et surtout pour le pansement des ulcères vénériens.

Chlorure d'étain. On connaît deux chlorures d’étain : le protochlorure ou sel d'étain ( Su Cl), qui se présente eu |>ctites aiguilles blanches et brillantes, d’une saveur fort désagréable ; on l'obtient eu dissolvant l’étain dans l'acide chlorhydrique : il s’emploie dans la teinture, comme rongeant, sur les fonds ol>- Icnusavec les sels de fer ou de manganèse, et comme mordant, notamment pour les couleurs violacées, dont il rehausse beaucoup l’éclat ; — le deutochlorure ou bichlorure, appelé aussi ch h. ride s ta unique (Sn O*), connu des alchimistes sous le nom de ligueur fumante de Libavius, du nom de celui par qui il a été découvert. 11 constitue un liquide jaune qui répand à l'air d'abondantes vapeurs blanches ; ou l’obtient en traitant l'étaiispar le chlore gazeux, ou le protochlorure d’élaiu par l’eau régale. La dissolution du deutochlorure dans ce dernier agent est connue sous le nom d'oxymwrifl/e d'étain ou de mordant d’étain; elle s'emploie pour la teiuturedeslainesen écarlate . et la teinture du coton en rouge et en jaune.

Chlorure de fer. Il existe deux chlorures de fer. Le protochlorure ou chlorure ferreux (FeCI) est un sel blanc, d'une saveur styptique; il s’obtient en dissolvaut la limaille de fer dans l’acide chlorhydrique; il entre dans la composition de quelques eaux minérales artificielles. — Le jierchlorure ou itesquichlvmre , dit aussi chlorure ferrique , fermuriaté , chlorhydrate de peroxyde de fer ( Ko* Cl* ), est de couleur brune et très-ciéliquesceut; il fait (ortie de plusieurs préparations pharmaceutiques.

Chlorure Je mercure. On connaît deux chlorures de

mercure : le protochlorure ou chlorure mercureux (Il g* Cl), apjH-lé aussi calomel ou mercure doux ( Voy. calomei.) ; le deutochlorure ou bichlorure de mercure, chlorure mercurique (Hg Cl), appelé aussi sublimé corrosif (Voy. sublime). Berthollct est le premier qui ait établi les différences qui existent entre les deux chlorures de mercure.

Chlorure d’or, dissolution de l’or dans l’eau régale, d’un rouge foncé à l’état concentré, et jauue à l’état de dilution , donne, par l'évaporation, de beaux cristaux jaunes, déliquescents, composés de chlorure d’or et d’acide chlorhydrique. Ou emploie ce sel en médecine contre les maladies scrofuleuses et vénériennes. Le chlorure double d’or et de sodium sert aux mêmes usages.

Chlorure de phosphore. 11 en existe deux : le protochlorure ou chloride phosphoreux (PCI*) et le perchlorure ou chloride vhosphorinue (PCI*). Le premier, découvert par MM. Gay-Lussac et Thénard, en 1808, est un liquide incolore; le second est un corps solide répandant à l'air d’abondantes fumées qui affectent vivement les yeux et la poitrine. On les obtient en faisant passer du chlore sur du phosphore.

Chlorure de platine, ditaussi bichlorure, sel qu’on obtient en dissolvant le platine dans l’eau régale; la dissolution est d’un rouge foncé et donne des cristaux par la concentration. Ou emploie1 ce sel dans les fabriques de porcelaine pour recouvrir certains vases auxquels on veut donuer un lustre métallique Intermédiaire entre le blanc d'argent et lo gris d'acier, klaprnth proposa en 1793 ce moyen d’orner la porcelaine. La solution du chlorure do platine produit, avec le sel ammoniac, un précipité jaune qui, à la calcination, donne Vc'i>onge de platine, destinée aux briquets à gaz hydrogéné. Elle sert aux chimistes pour distinguer les sels de soude des sds de potasse; car elle ne précipite que ces derniers.

Ch. de potasse. Voy. hypochloritf.de potasse.

Ch. de sodium ou Sel marin. Voy. sel maris.

Ch. de soude. Voy. hypochlorite de soude.

Chlorure de zinc, sel blanc tn s-soluble dans l'eau, déliquescent ,- caustique, entrant en fusion un peu au-dessous de 100 degrés, et se volatilisant k la chaleur rouge. Un le prépare en faisant dissoudre du zinc dans de l'aride chlorhydrique. 11 a été employé eu médecine, à l'intérieur, à petites doses, comme antispasmodique ; ou s’en sert encore comme caustique. Le docteur Campai» l’a mis eu vogue dans ces derniers temps pour le traitement des cancers.

CHOC , rencontre brusque de deux corps qui se heurtent. On distingue le choc droit, lorsque lo point de contact des cor(»s se trouve sur ladroite qu’ou suppose menée par leurs centres de gravité , et le choc oblique qui se fait de toute autre manière. Au moment du choc, la vitesse se partage entre les deux corps dans un rapport qui dépend de leurs masses. Lorsque les corps sont dépourvus d'élasticité, il y a perle de force vive : ils restent eu contact , ou se meuvent ensemble avec une vitesse moyenne. S’ils étaient parfaitement durs, la déperdition des forces vives, ou la différence entre ces forces avant et après le choc, se trouverait égale k la somme des forces vives qu’auraient les masses animées des vitesses perdues ou gagnées; mais, comme les corps ne jouissent que d'une élasticité toujours imparfaite, une partie de leur force vive est perdue dans lo choc : aussi, dans l’exécution des machines, évitet-on le plus possible les percussions, qui diminuent et détruisent la puissance motrice.

Un appelle choc en retour va phénomène élcctriquo qui consiste en ce qu’un homme ou un animal placé sous un nuage orageux peut être frappé de la foudre au moment où elle éclate k une assez grande distance de lui. Il est tué par le choc du fluide électrique qui avait été amassé sur sa tète par l’électricité contraire du nuage, et qui, aussitôt que la foudre Tient a loin-

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hcr.c«t refoulé rapidement dans le sol. Voy. tonnerre.

CHOCOLAT (dérivé, par corruption, du mexicain ouachuhuatl ou chocolatle, formé des mots choco , bruit, et lutlc , eau, parce que les Mexicains le préparaient en le faisant mousser dans l'eau chaüdo), préparation alimentaire, aussi salutaire qu'agréable, et qui se compose de cacao torréfié et de sucre, broyés ensemble par des procédés manuels ou mécaniques ; souvent ou l'aromatise avec de la vanille, ou de la cannelle. Le chocolat est très-nourrissant, et de facile digestion quand il est bien préparé; U fortifie l'estomac, et répare promptement les forces épuisées : aussi le recommande-t-on aux personnes d’une constitution faible ou fatiguée. Ou mange le chocolat soit cru, en tablettes, en bàtous, en pastilles, soit délayé dans de l'eau ou du lait chaud ; combine avec les œufs et lu lait, il sert à faire des crèmes excellentes.— En Espagne, on sucre peu le chocolat, mais ou l'aromatise fortement ; en Italie, on lorréllo beaucoup le cacao, ce qui le rend plus léger et plus digestible. On falsifie le plus souvent le chocolat en y ajoutant de fortes quantités de fariue ou de fécule, qui le font épaissir en cuisaut. Le bon chocolat a une cassure unie, d’aspect légèrement cristallin; le mauvais a une cassure inégale, graveleuse, poreuse, do couleur hhr.ichAlre ; il épaissit beaucoup. On appelle chocolat de santé celui qui est composé exclusivement de sucre et de cacao : contrairement k l'opinion commune, il est moins digestible que les autres, parce qu'il ne renferme aucun condiment. On prépare aussi des chocolats méd iranien leux par l'addition du certaines substances appropriées aux médications que Ion veut produire : on v incorpore du salep, de l'arrow-root, de la gelée de lichen, de l’osmaxéme, du fer ou quelqu'un de scs composés, etc. Lougtcinpe on fabriqua le choeoUt en broyant l’amaude dans un mortier ou sur une pierre liste avec un rouleau ; aujourd'hui ou y emploie de belles et puissantes machines, mues le plus souvent par la vapeur : on remarque entre autres les machines à broyer inventées par MM. Poincelet, Legrand, Auger, Hermann ; \& machine à mélanger et presser le chocolat de M. Devinck, etc. — On prépare le chocolat pour le repas au moven de cafetières faites exprès et dites chocolatières [Voy. ce mot).

Lorsq - i Mexique

( 1520), le chocolat faisait une grande partiedo la nourriture des indigènes. Importé eu Europe, il se répandit bientôt dans tout le Midi; son usage ne deviut commun eu France que sous la régenced’Auned’Aulrichu.

CHOCOLATIERE (de chocolat ), espèce de cafetière cylindrique ou légèrement conique dans laquelle ou prépare le chocolat que l’on veut prendre liquide ; le couverclo de la chocolatière est percé d'un trou au milieu pour donner passage au manche d’un instrument dit mouvoir, qui sert a l'agiter circuiaireinent en le faisaut rouler entre les mains.

CHOENIX . mesure grecque. Voy. oiErice.

CHOEI'HORES (du grec choi, libation, et phérô, porter). On nommait ainsi chez les Crées ceux qui portaient les offrandes destinées aux morts. C’est le titre d'une trag. d'Eschyle où Ügureutdesc/ioep/iorM.

CHOEROPOT A ME ( Porc de rivière ) ,nom don né par Cuvier k un Cochou fossile retrouvé depuiseu Afrique.

CHOEUR (du grec chorus , même signification), partie de la nef d’uue église destinée à recevoir lu clergé pendant l’office divin. On distingue le chœur ordinaire , situé en avant do l'autel, et le chœur à la romaine, qui est placé derrière. Le chœur des églises n’a été séparé de la nef que sous lu régné de Constantin. Dans le xii* siéclo , on commença K le fermer de murailles. — Dans les monastère* d« femmes , on appelle chœur une salle attachée au corps du l’église, dont elle est 6éparéc ;*ar une grille, et d'où les religieuses peuvent voir ot entendre ce qui se fait k l’autel. — On nomme encore aiusi , dans les paroisses , un ecrtaiu nombre do prêtres , ordi-

nairement de douze, qui disent lu messe au chœur ; et, daus les chapitres, les chanoines et les dignitaires. — On donne le nom d’ enfants de chœur k des enfants revêtus d'habits ecclésiastiques qui chantent au chœur ou répondent au célébrant, qui portent l'encens, et tout ce qui est nécessaire au service divin; cl celui de religieuses de chœur ou dames de chœur, k de* religieuses mil ne sont encore que sœurs converses.

Chœur aiguille aussi un ordre ou rang de quelques-unes des hiérarchies célestes ; il y a neuf chœurs d'anges formant trois hiérarchies.

choeur. En Musique, ce mot désigne un morceau de musique vocale k plusieurs parties dont chacune est chantée par une réunion de voix plus ou moins nombreuses. Il y a des chœurs pour voix seules [Voy. orphéonistes), et des eliOMirs avec .i.cmnpagnement, soit de quelques instruments, soit de tout un orchestre. Ordinairement, les chœurs sont à quatre parties ( soprano , contralto, ténor et basse) ; quelquefois ils le sont k cinq, à trois, k deux ; parfois même. l'unisson attaqué par un grand nombre de voix constitue le chœur. C est surtout dans la musique d'égllse et dans les opéras qu'on chante des cha ara. On étend le nom d»: chœur k la réunion des musiciens qui chantent les chœurs : on appelle ceux-ci choristes.

Daus la poésie dramatique des Grecs et des Romains,^ chœur était un personnage qui prenait part k l'action, et même au dialogue, par ta bouche du coryphée {Voy . ce mot). Il était ordiuairemeut divisé en deux parties qui se répondaient alternativement; Use tenait M'orchestre, partie antérieure du théAtre plus basse que la secue. On trouve des chœurs dansquelqucs tragédies modernes imitées desanciens: les plus célèbres son t le si 1 1< eu r* d ’ Est h er e t d*. I 1 Italie.

CllOlNj nom vulgaire du genre Schœnus (Voy. co mot). — En Minéralogie, on nomme pierre de citai n un marbre roquillicr du couleur ardoise, employé A Lyon comme pierre de construction.

CHOLÉDOQUE (canal), du grec choli, hile, et dochos, qui reçoit; conduit long d'environ 8 ceutim. , fermé par la réunion de* conduits hépatique et cy*tique. Il est situé au devant de lu veine-porte, et au-dessous de l'artère hépatique, entre les deux feuillets de l’épiploon gastro-hépatique ; il va s'ouvrir dans lo duodénum, vert la partie postérieure de sa secomlu courbure, et y verse la hile.

CHOLERA ou cholEra-morbus (du grec choléra, maladie bilieuse, et du latin morbus , maladie) , maladioaigiiédes voie* digestives, dont le* symptôme* les plus apparents sont des vomissements nombreux, des déjections al vl nés fréquentes et d’un caractère tout particulier, la diminution ou la suppression des urines, des spasmes et des crampes tres-doulourcuscs dans tous les membres, etc. On distinguo le choléra épidémique , qui exerce scs ravages sur des populations entières, et le choléra sporadique, qui frappe seulement certains individus isolés.

Le choléra EpidEvique, qu’on appelle aussi Ch. asiatique , parce qu'il est originaire de l’Asie , éclate souvent subitement , surtout pendant lu nuit; souvent aussi il est précédé d'une période d'incubation de 2k 8 jours; de Ik, la distinction d’un Ch. léger ou Cholérine , lorsque les symptômes disparaissent pendant la période d’incubation, et d'un Ch. grave , dit aussi Ch. alaide, asphyxique . cyanique , qui tantôt succède k )a Cholérine , tantôt est foudroyant.

Le Choléra léger ou Cholérine consiste surtout dans uu trouble des voies digestives, caractérisé par la diarrhée, avec sentiment de malaise général et tendance aux sueurs froides, par un abattement insolite des forces physiques et morales. l’Insomnie, l’anxiété épigastrique, la faibh*se du pouls; puis par des nausées et quelquefois des v otnissemeuls, des urines épaisses, rares et rouges, des déjections alviues fréquente*, jaunâtres ou sanguinolentes, presque toujours mêlées de mucosités hlaucliAtrus. — Ordinairement on arrête

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ces symptômes au moyen de lu diète et de lavements amidonnés et laudanisés, auxquels on joint pour boisson de l'eau de rlx édulcorée avec uu sirop astringent, et, si ces moyens sont insuffisants, à l’aide d’un vomitif léger ; ipéracuanha ) ou d'un purgatif salin. Si, malgré ce traitement, les symptômes s’aggravent, le vrai choléra ne tarde point A se déclarer.

Le Choléra grave offre deux périodes bien distinctes : la période algide ou de cyanose, et I à période fébrile o\\ de réaction. La lrt se manifeste dès le début par des vomissements abondant* et des évacuations alvi nés aqueuses, blanchâtres, semblables & une eau de rit mêlée de flocons albumineux; l'uriue est supprimée; uncerrle violacé et brunâtre entoure le* orbites; il existe uu désordre tout particulier dans le regard ; le I>ouU se ralentit et devient bientôt inseusible ; les artères sont tides de sang, l’oppression est extrême ; les membres sont tourmentés de crampes violentes : la I »• i n complètement froide . prend nne teinte llvkh et bleuâtre {en grec, cyanos, d'où le nom de cyanose i ; il sembleque la vie soit éteinte a la surface, et le malade ressemble kun cadavre vivant; il est dévoré d’une soif ardente, et cependant sa langue est froide et son haleine glacée; jusqu'à la (lu il conserve toute sou intelligence. Si Ion ue peut arrêter les progrès du niai, la mort arrive quelquefois au bout de quelques heures, terme moyen eu 20 heures. Dans le rosrontralre, a la période algide succède la période de réaction. Cette 2* période l’annonce par une amélioration sensible., un rétablissement progressif de toutes les fonctions organiques; et la guérison s'achève, à moins qu’une rechute ne vienne reutraver: une trop forte réaction, sous forme typhoïde ou comateuse, peut alors enlever le malade en 8 ou 10 jours.

Le Utilement du choléra grave a été jusqu’ici plutôt empirique que rationnel. Dans la 1" période, on réchauffe le malade par des applications externes de corps chauds (linge, laine, briques, sable, etc.) sur le ventre et même sur la tête: ou ranime la circulation du saug ut la respiration au moyen do sinapismes et de frictions sèches ou alcooliques et ammoniacales; on calme les douleurs abdominales, soit par l'application de sangsues ou •le ventouses à l’épigastre , soit il l’aide de cataplasmes chauds laudanisés; on modère les selles par des lavements émollients, amidonnés et opiacés, ou faits avec une décoction de mtauhia ; ou modère les vomissements en fai vint prendre fréquemment des jietits fragments de glace ou de l’eau de Sel U; on apaise les crampes par des frictions faites avec de l’huile d'amandes douces et du laudanum, avec le camphre , le chloroforme , etc. ; on n proposé encore des ligatures appliquées sur les muscles, lies que la réaction s’établit, il faut la mjiutenir dans de justes bornes, I j provoquer par de légers excitants nu la modérer par des antiphlogistiques; empêcher surtout les congestions sanguines vers les grands centres organiques; enfin, surveiller attentivement le régime.

Un a préconisé contre le choléra une foule de moyens et de méthodes absolue* qui iiu peuvent être signalés que pour mémoire : tels sont le traitemeut •ar l’eau chaude ( 12 à 10 verres a boire eu deux leures) ; celui par l'eau froide (affusiou ) ; la transfusion du sang ( Dicffcubadi ) ; l’injection dans les velues d'iufusiou» saiiues, de gaz hilarant ou protoxyde d’azote; les inspirations «le chlore, d’oxygène; les frictions mercurielles, la galvano-puncture, l'administration du charbou végétal, de l’huile du cajeput , de la vératrinc , do la magnésie, du bismuth ; l’emploi désexcitants, aromatiques et sudoriQques , tels que le camphre, l'éther. l’ammoniaque, le puuch, le viu chaud ; l'applicatlonaarmurcs métalliques etc. Les méthodes les plus simples, les plus rationnelles et

les moinsexrontnquc*parai*scnt avoir le mieux réussi.

Les opiuions les plus diverses ont été émises sur la nature du choléra, sur le siège organique de cette

maladie et sur sa cause première. Pendant fort longtemps il a été considéré comme une sorte d’empoisonnement résultant d’une modification survenuo dans les qualités de la bilu. Dupuis Galien , tous les médecins humoristes ont successivement reproduit cette opinion. WUlis, le premier, place le choléra sous la dépendance d’une altération du fluide nerveux; Cullen le range parmi les névroses; Pinel, Broussais, Boisseau , Roche, etc., le classent parmi les nhlegmasies do la membrane muqueuse digestive. Pour les médecins modernes . cette maladie n’est autre chose qu’une névralgie gastro- intestinale compliquée d’un flux actif à la *urfnce de la membrane muqueuse , et doit être classée avec la gastralgie . l’entéralgie et le vomissement nerveux. M. Rochoux attribue les symptômes du choléra A une altération primitive du sang produite par un ageut délétère qui parait agir spécialement sur les nerfs do la circulation et de la respiration , et sur la mu- (jueuse digestive : autrement dit , c’est une névrose «les organes placés sous l’influence du nerf grandsympathique-, ce que prouvent la cyanose, le refroidissement, les vomissements, la diarrhée, les crampes,la suppression des urines, etc. — Quanta la cause première, le eholéreeit, suiv mt les uns. te résultât d'une altération primitive de l’air; suivant les autres, l’effet de la présence d'animalcules vénéneux répandus dans l’atmosphère; quelques-uns l'attribuent fl une influence électrique ou magnétique, A des changement* survenus dans le cours de* astres, etc. Le principe du choléra épidémique parait évidemment résider dans l’air ut avoir l'atmosphère pour véhicule : toutefois l’analyse de l'air recueilli dans 20 endroits de Paris, pendant que le fléau sévissait avec 1e plus de rigueur, u’a rien démontré d’extraordinaire dans la composition de l’atmosphère.— On s’accorde assez généralement aujourd'hui A repousser l’idée de la contagion du choléra dans le sens rigoureux du mut; cependant, plusieurs faits tendent à faire croire qu'il peut prendre dans certains cas un caractère contagieux. On reconnaît généralement comme causes prédisposantes la misère elles privations quelle entraîne, l’insalubrité des habitations, surtout l'humidité, les alternatives de chaud et de froid , l'intempérance et les excès de tout genre.

Le choléra sporadique, mollis grave que le précédent, est celui dout l'existence parait être la plus ancienne; il frappe brusquement, en toute saison, mais surtout pondant les chaleurs de l'été, sans causes prédisposantes bien déterminées : les excès de tatile, une mauvaise digestion ou l'usage d’aliments de mauvaise qualité suffisent pour le provoquer. 11 débute par de* crampes douloureuses dans l’abdomen ; viennent ensuite <jes vomissements répétés d’aliments à demi digérés et de matière verte, puis d’une substance plu* foncée, verd.Urc, brune ou uoir.1t ru ; des déjectious als mus fréquentes rt de même nature; une douleur vive, déchirante et brûlante dam lotit le canal Intestinal, avec refroidissement et contractions spasmodique* des inumbres, et des défaillances; il atteint souvent eu quelques heures son maximum d’intensité : rarement il se prolonge au delà de 48 heures. — Pendant les premières heures , pour calmer la soif ardente du malade et adoucir les contractions de l’estomac , ou emploie soit une boisson légèro et inucilagiucuse par quart de verre (Celse, Sydenham , soit l'èau de gomme ou de groseilles A très- petites doses ( Pinel , Bécamicr ) ; d'autres médecins défendent toute boissou , et y substituent Quelques cuillerées de limonade ou seulement quelques tranches d’orange, ainsi qu'un peu d’eau de laitue ot de sirop diarode ; on recommande aussi les cataplasmes sur le ventre et les lavemeuts émollients et narcotiques. Si les progrès du mal augmentent, on a recours au laudanum liquide ou A l’extrait gommeux d’opium et aux rubéfiant* : unjai ge vésicatoire sur l'épigastre a

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«ouvcnt réussi (Fouquier, OrGla). Ou combat les vomissements au moyeu de la glace, du camphre, du musc, du rolomfoo, de l'éther, etc.

Le choléra parait avoir été cnuuu dès la plus haute antiquité ; son nom est grec; il est mentionné par Galien et par Oise. II a été désigné à diverses époques sous uue foule de noms divers. Depuis longtemps répandu en Europe sous la forme sporadique, il s’y est montré à plusieurs reprises sous laforme épidémique. 1*1 terrible peste noire qui emporta près de la moitié de la population de l’Europe au xiv« siècle, le trousse-galant , l’épidémie observée par Sydenham en 1669 et 1676, semblent avoir eu beaucoup d’analogie avec le choléra de nos jours. Ce dernier, parti eu 18 17 des bords du Gange, où ce mal est permanent, ravagea «l'abord les lies de la mer des Indes, puis l’Arabie et l'Egypte pénétra en Russie, et envahit vers 1830 l’occident de l’Europe et même l’Amérique : la France et F Angleterre en ont été infestées eu 1832, en 18i9eteu 1854. — M.Bouillaud (1832), MM. Briquet et Mignot (1850) ont donné des Traités du Choléra.

CHOLERINE. Voy. choléra léger.

CHOLESTERINE (du grec choie, bile, et stéréos, solide), matière grasse, solide, blanche et cristalline, qui compose souvent les concrétions biliaires. Ou eu rencontre aussi en très-petite quantité dans la bile. La cholestérine, traitée par l’acide azotique, se convertit en un acide dit choie stérique , qui est solide, jaune orangé, fusible à 58°, peu soluble dans l'eau , mais soluble dans l’alcool bouillant.

CHOLlAMRE (du grec cho/euô, boiter), espèce de vers ïumbique dont je dernier pied est un sjioudcc an lieu d’étre tui ïambe; ce qui le fait, pour ainsi dire, clocher. Exemple :

FûUS | ré qaôa | <Um cia | dldi | tTbt |

CHONDROPTÊRYGIENS (du grec chondros, cartilage , et ptéryx, nageoire ), nom donné par Àrtédi aux unisson* dits aujourd’hui Cartilagineux.

CHOPE (de l’allemand schœppen), sorte de gobelet fort évasé, en forme de cène tronqué renverse, dont on se sert pour boire la bière, et dont l’usage été récemment introduit de Belgique eu Frauce. Sa contenance est celle de la chopine.

CH0P1NE (du bas latin copa, coupe, ou dcl'allem. srhœppen), anc. mesure de liquides en France, contenait la moitié d'une pinte, un peumoinsde 5 décilitres.

CHOQUARD , Pyrrhocorux (c.-à-d. corbeuu roux, A cause de la couleur de ses pattes), genre d'oiseaux de l'ordre des Passereaux et de la famille des Conir oit res, renferme plusieurs espèces , entre autres le Choucas des Alpes et le Coracias huppé ou sonneur (le Grave de Cuvier). Leur bec est médiocre , plus ou moins arqué, échancré à sa pointe ou uwu ; les pieds forts, robustes; les tarses plus longs que le doigt du milieu , les ailes grandes et poiutues , la queue légèrement arrondie. Ils ont le plumage noir avec des reflets d’un pourpre changeant au vert. Les Choquards ont les moeurs de* corbeaux; ils sont très-sauvages, et habitent les plus liantes vallées des Alpes et des Pyrénées : ils nichent dans les fentes «les rochers; l’hiver, ils descendent dans les plaines, et se répandent «laus les contrées voisines.

CHOQUE , outil dont le chapelier se sert pour donner au feutre la forme de chapeau. Le choque «*st en cuivre jaune, presque carré, ayant l’un des « étés un peu coutourné eu rond, afin de mieux embrasser la forme du chapeau , et l'autre roulé à jour pour servir de poignée.

CHORAL (chant). Voy. chant (d’église).

CHOREE (du grec choréia , danse), dite aussi danse de Saint-Guy ou de Saint- Wit, scélotyrbe , choréomanie , etc. , maladie caractérisée par des mouvements involontaires et désordonnés d'un certain nombre de muscles, principalement des muscles des membres. Culte maladie attaque de préférence les

enfants , les femmes, ceux qui ont un tempérament nerveux ou qui habitent uu climat froid cl humide. Elle peut être héréditaire. Ses causes les plus fréquentes sont : la peur, la jalousie, la colère, et toutes les émotions vives, l’onanisme, un accroissement trop rapide, les vers intestinaux, la menstruation difficile, une chute sur la lélc , une surexcitation cérébrale.

La maladie peut u 'occuper qu’un seul côté du corps (hémichonfé) ; elle peut être bornée à la face, au cou, à l’uu des membres, ou à un tres-petit nombre de muscles, tels que ceux des yeux, do la bouche, d’un doigt. Lorsqu’elle est générale, tous les mouvements sont désordonnés ; le malade ne peut tenir en place; il a peine à saisir les corps ; sa marrhe est capricieuse, accompagnée de mouvements saccadés et irréguliers : c’est ce qui a lait donner à cette affection le nom de chorée ou danse. Les choréiques u'accusent pas de fatigue dans les membres, malgré les mouvements continuels qu’ils se doimcut; en revanche, leur sensibilité est singulièrement exaltée : ils s’irritent ou pleurent sans motifs ; plusieurs donnent des mar«|ues d’idiotisme. Certains médecins regardant cette maladie comme dépendant d'une lésion du cervelet; d’autres l’attribuent à une lésion des fonctions du tube intestinal, laquelle réagit sur le système musculaire. La chorée dure ordinairement «Je six semaines à trois mois ; mais si elle passe à I état chronique, elle peut durer des années. Il n’est pas rare de la voir Téridiver. — Quant au traitement, on a vanté les émissions sanguines, générales et locales, mois surtout les purgatifs, tels que le calomel et le jalap ; les toniques , comme le quinquina et les ferrugineux; les antispasmodiques, surtout lorsqu'ou les unit à d’autres médicament*, tels que valériane, assa fœlida, musc, camphre, belladone, morphiue, etc. On a également recours aux bains froids, par iminersum ou par surprise, aux bains sulfureux, a l’électricité et aux exercices gymnastiques.

chorée (en grec choréios ), nom douné quelquefois chex les Grecs et les Romaiusau trochée. Voy. ce mot.

CHOREGE (du grec choros , chœur, et agA, conduire). On nommait ainsi, chex les Athéniens , le citoyen qui était chargé, dans les fêtes où l’on d««umiit *lusjeuxscéiii«jues,de fournir le chœur : il devait l'instruire, le diriger, le costumer, et mémo le nourrir à scs frais. Les fonctions de chorége entraînaient à des frais considérables, mais elles ouvraient à celui qui les acceptait l’accès des premières magistratures.

CHOREGRAPHIE (du grec choros, danse, et yraphô, écrire , tracer ), art de composer les ballets et d’écrire la danse à l'aide de différents gigues, comme on écrit la musique A l aid» de ligures ou de caractères désignés par la dénomiuation des notes. Jehan Tabouret, chanoine de Laugres, est le premier qui ait écrit sur la chorégraphie : il publia en 1588. sous le pseudonyme dcThoinot Arbeau (anagramme ae sou nom), une Orchésographie, où il essayait do tracer, à l'aide des notes de la musique, les divers pas des danses. En 1701, Feuillet, maître de danse A Paris, fit par&I tre la Chorégraphie ou l’Art d’écrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs ; sa méthode, perfectionnée par DupréelNoverre, est encore en usage aujourd’hui. Pour les principaux chorégraphes , Voy. rai.i.kt et danse.

CHOREVÊQIIE (du grec chôra, pays, campagne, et iVévéque), clerc qui exerçait la plupart des fonctions épisco|>ales dans les villages où U était envoyé par les évêques. On fait remonter l’origine de cotte dignité au temps des apôtres. L'usage s’-m perdit vers le xi« siècle. Aux chorévéqucs succédèrent les archidiacres chex les Latius, et les exarques chex les Grecs. — A Trêves, la dignité de chot'évéque était attribuée à quatre chanoines. A Cologne , ce nom est encore donné au premier chantre ; mais, duus ce cas , ckorévéque signifie évéqtte du chœur.

CHORIAMBE, mètre de la poésie grecque et la-

CHOU

CHOU

Une, qui se composait d’un chorée ou trochée (*“) et «l*uii i uni d’où juin nom. On appelait vers choeiambiques ceux où (loniiuait le rhoriambe :

Pitlôr | «juûni lilbfrtl | pér Iritl al i itbû*.

CHORION (du grec chorion, enveloppe), nom donné, en Anatomie, à l'enveloppe extérieure de l’œuf de» mammifères. — On donne aussi le nom de chorion à la partie la plus épaisse de la peau.

CHORISTE, qui chante dans les chœurs. V. choeur.

CHURIZONTE(du grec chôrizô, séparer) , critiques grecs qui firent des poemes d'Homere l'objet de leurs recherches, et en retranchèrent plusieurs passages qui leur semblaient interpolés. Voy. diasceyastes.

CHOROCRARHIE (du grec chôra , contrée, et çraphô, décrire), partie de la scieuce géographique qui a pour objet ue décrire l’ensemble d une contrée, d'en indiquer les lieux remarquables , et, en général , tout ce qui peut eu donner uue idée précise. Elle diffère de la Topographie en ce qu’elle néglige tous les détails purement topographiques, tels que chemins, cours d’eau, accidents de terrain , etc.

CHOROÏDE (du grec chorion, chorion, et ëidos, ressemblance), membrane très- mince qui tapisse la partie postérieure de l'œil , offre en arrière une ouverture pour le passage du uerf optique , et se termiue eu avant vers la grande circonférence de l'iris, où elle se continue avec le cercle et les procès ciliaires. Ses deux surfaces sont tapissées d’un enduit brunâtre foncé, dit enduit chormdien. La choroïde parait composée de ramifications artérielles et voineuses, unies par un tissu cellulaire très -fin. Un lui attribue {tour fonction d’absorber les rayons lumineux qui ne servent pas à la vision.

On appelle toile choroidienne un prolongement membraneux de la pie-mere, qui tapisse la face inférieure de la voûte a trois piliers, et qui se trouve tendu au-dessus du ventricule moyen du cerveau ; veines choroidicnncs ou de italien , les veines qui rampent dans la toile choroidienne ; glande choroidiem.e, un corps d’une nature particulière qui , chez les poissons, sépare l'une de l'autre la membrane ruyschienne et la choroidienne.

CHOU du latin caulis /), Brassica, g. de la fam. des Crucifères et de la tribu «les Brassicées, a pour caractères essentiels : un calice a sépales dressés , une silique presque cylindrique, grêle, à valves nerveuses; des graines unisériées, a cotylédons condupliqués. Ce genre renferme , outre le Chou proprement dit, le Colza, la Hâve, le Navet, la Navette.

Le Chou proprement dit ( Bras s n'a oleracea , L ) est une plante herbacée etbisannucllc, demi-ligneuse, portant en son sommet des feuilles charnues, vertes, et des Heurs nombreuses, d’un jaune pâle, disposées en panicules. On peut en distinguer plusieurs rai es, qui semblent être toutes issues du Chou sauvaire (Br. sylvestris , qu’on trouve sur toutes les côtes maritimes de l’Europe : 1® le Ch. vert, appelé ainsi a cause de la couleur vert-glauque de son feuillage; il ne pomme jamais : ce qui le fait appeler par les botanistes Ifr acephalu (chou sans tête ; on le nomme Ch. frisé, quand scs feuilles & lobes nombreux sont déchiquetées en lanières; sur les marchés, le chou vert est souvent appelé Ch. de Beauvais, et le chou frisé CA. d'Ecosse; — 'g® le Ch. cabu (Br. capitata } ou Ch. pomme, qui a les feuilles entières, concaves, se recouvrant les unes les autres, de manière à former de.* pommes ou têtes : on en distingue deux variétés principales, celle à fleurs jaunes et celle à Heurs blanches, dite Ch.de Milan ; trois autres variétés dignes d’étre notées sont : le CA. quintal, cultivé surtout en Allemagne, avec lequel ou fait la choucroute ( Voy. ce mot); le CA. rouge ou CA. roquette (Br. eruca), que l’un mange en salade ou confit, et dont on tire un sirop que la médecine emploie contre les iuflammutiens chroniques du pournou ; cl le CA. à jets, dit aussi

CA. de Bruxelles. Ch. à mille télés, Ch. à tient es pommes, poussant à l'aisselle de ses feuillus des jets couronnés par de ]»etites têtes de la grosseur d'une noix : c’est un mets délicat; — 3® le Çh.-fleur (Br. botrytis ), qui offre une masse charnue, mamelonnée ou grenue, blanche, que l’on mange (K. chou-fleur); — 4® le Ch. •brocoli, variété mitoyenne entre le choufleur et le chou vert, trés-estimée. Voy. brocoli.

On nomme Chou bâturd, l'Arabette lourrette ; CA. caraïbe, le Gouct comestible, le Caladion; Ck.de cAi>«,laMcrcurialedes bois; CA. de Chine. une Itrède; Ch. gras , la Patience; CA. marin, le Crambé ; CA. de mer, un Liseron; CA. oléifère , le Col/a ; CA. palmiste, le gros bourgeon qui termine la tige du Pal-

rnii r ; < >1 pot 17V, le (.cru t.

CHOUCAS, nom vulgaire de plusieurs espèces de Corbeaux et de Passereaux, est donné principalement aux deux variétés de Corbeaux suivantes : le CA. des Alpes ( Voy. ciioquard), et le CA. de clocher ou Corneille d’église (Corons monedula ), dit aussi Cornei/lon, répaudu dans toute l’Europe et la Sibérie : il habite les clochers, les vieux bâtiments, les troncs d’arbres creux, et a, comme la pie, l’habitude de dérober tous les objets brillants qui sont a sa portée.

CHOUCROUTE (de Tallemaud sauerkmut , chou aigri), aliment d’un usage presque général dans le Nord , se prépare avec le chou quintal , espèce de chou en bu dont le poids s'élève quelquefois jusqu’à 40 kilogr. On le coupe eu ruhaus menus et fins qu’on mêle & du sel et a des graines de earvi ou d.: genièvre ; on le laisse fermeuter dans l'eau végétale que fournit le chou , puis on a soin de remplacer cette eau par ur.e saumure faite à froid. Ainsi préparée et tenue dans un lieu frais, la choucroute sc conserve fort longtemps, et garde toujours sa saveur acidulée. L’emploi de cet aliment a bord des vaisseaux qui font de longs voyages contribue puissamment â tenir les équipages eu sauté, et â les garantir du scorbut.

CHOUETTES, Strix, genre de l'ordre des Rapaces, famille des Nocturnes À tête grosse, avec des yeux très-grands, à pupilles éuorines, dirigés en avant et plus ou moins complètement entourés par un cercle du plumes ciblées; l'appareil du vol n’a jwis une grande force. Les bois sont la demeure ordinaire des Chouettes, et elles passent la journée entière sur les branches des arbres les plus touffus , dans des buissons épais ou des vieux troncs. Elles se nourrissent du petits oiseaux, de taupes, de mulots, d’insectes, etc. Le genre Chouette reuferine plusieurs sous-genres , tels que la Chouette proprement dite, le Duc, lu Chat-huant, V Effraie (Voy. ces mots). Le sous-genre Chouette proprement dit (Surnia) renferme la Ch. commune ( Strix ulula), qui a le plumage varié de noir et do blanc et la queue d’un roux foncé. Ces oiseaux poussent souvent pendant la nuit des cris plaintifs que le |>euplc considère comme de mauvais

pp vu. s. |U rendent cv|.. ii.| int «le - 1 itj.ls service* a l’agriculture par l'immense quantité de rats, de mulots , d'insectes et de reptiles qu'ils détruisent. Les chouettes sortent de leur retraite au crépuscule, et surprennent les petits oiseaux endormis; mais si, en pleiu jour, elles sont forcées do quitter leur réduit , elles erreut en avomrles , poussant des cris de détresse, et sont à leur tour poursuivies jiar les petits oiseaux jusqu’à ce qu'elles aient trouvé un refuge.— Les anciens avaient consacré la chouette à Minerve, comme symbole de la sairesse et de la prudence. Ou trouve l’image de cot oiseau sur les mon unies athéniennes, et sur celles de beaucoup de villes de ritalie ancienne et de l'Asie. La divinité égyptienne nommée Neilh était représentée sous la forme d’une chouette.

CHOU-FLEUR, Hrassica botrytis, race do choux qui sans doute dérive du chou vert. Les choux-fleurs ont une organisation singulière : les pédoncule* des grappes du leurs Heurs sont rapprochés de leur hase et

CHRO

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