‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 26 sur 508 · AIR INFLAMMABLE. 1 01/. HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

AIR INFLAMMABLE. 1 01/. HYDROGÈNE

air, en Musique (dû l’italien aria, qu’on dérive du Patin œra , chiffre, signe de prosodie riiez les Romains) , morceau de musique à une seule partie principale. L’air est le plus souvent composé pour le chaut ou pour la danse ; de là la distinction des airs de chant , qui prennent les noms de romances, cavatines, rondeaux, couplets , etc., et des airs de danse, tels que le menuet, la gavotte , la courante. la gigue. Y anglaise, Y allemande, etc. — Parmi les airs de chant on distingue de jietiis airs , qui ne se composent gune que de deux ou trois phrases, et de grands airs ou airs d'opéra (Varia ou la cavatine des Italiens), qui se composent ordinairement d’un cantabile. souvent précédé d’un récitatif et suivi d’un allegro impétueux; mais retle coupe sc modifie de mille manières : ainsi, Pair peut commencer par un allegro «01)11110, être suivi d’un cuntabilc, et reveuir au sujet cl au mouveuieut

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primitif*. Dans tous les ras, le grand air doit avoir j le double objet d’exprimer un sentiment profond et de faire briller la voix et le talent du chanteur.

— On appelle airs tir bravoure, dans les opéras, Ceux qui oui plus spécialement eette dernière destination.— Longtemps les airs de danse eurent un caractère déterminé et furent faits exprès; aujourd’hui ou les tire le plus souvent des opéras en vogue; cependant on a conservé certains airs de danse, le fandango, la valse, la polonaise, le galop, la polka. Ces airs doivent r distinguer surtout par un mouvement gracieux et par un rhvthmc bien cadencé.

— Chaque peuple a ses airs nationaux et ses chansons populaires : tels sont les Intrcarolles à Venise, les taieidel/es et les vitlauelles à Naples, le ranz des vaches en Suisse, les lieder en Allemagne, les boléros , les seguidillns en Espagne, les s on g s en Ecosse et en Irlande. Eu France, chaque province a les siens : l’Auvergne a ses Itourrc'ts ; le Poitou, ses branles; la Bourgogne, ses noels, etc.

AIR A, nom botanique de la Candie. Voy. ce mot.

AIRAIN, mot indéterminé par lequel on traduit généralement l’expression ers des Romain*. Ceux-ci paraissent avoir quelquefois désigné par ce mot le cuivre pur; mais plus fr< quemim nt ils l'out appliqué aux alliacés de ce mêlai avec plusieurs autres substances métalliques, notamment avec l’or, l’argent, le zinc, le plomb et l’étain. La fabrication de l'airain était une partie importante de l'art métallurgique cher les anciens ; ils s’en servaient principalement pour faire de la monnaie et des statues. L'airain de Délosct celui d’Egine étaient les plus estimés. — On appelait airain de Corinthe un alliage qu'on supposait s'être produit fortuitement par la fusion d'un grand nombre de métaux précieux pendant l'incendie de cette ville par Mumniius, alliage que l'art sut reproduire. — Le mot airain s'emploie aussi, la plupart du temps dans le langage poétique, pour désigner plus particulièrement les alliages de cuivre et d'étain qui servent a la fabrication des canons, des cloches, des statues, etc. Voy. bronze.

AIRE (du latin area ) , se dit, en Géométrie, de la superficie d’une figure. Pour mesurer Faire ou la turfare d une figure plane, on prend pour unité de mesure Faire d'un carré dont les côtés sont Fuuité linéaire. Ainsi, en adoptant le mètre pour unité des mesures linéaires et le mètre carré pour unité de surface. Faire d'une figure quelconque sera déterminée quand on connaîtra combien elle contient de mètres carrés ou de parties de mètre carré. Toute* les propositions de la géométrie relatives à Faire «les figures planes peuvent se ramener aux suivantes : Tout rectangle a pour mesure le produit de sa base par sa hauteur; Faire d’un triangle est égale k h moitié du produit de sa base par sa hauteur; l'aire d’un parallélogramme est égale au produit de sa base par sa hauteur; l’aire d’un trapèze est égale k la moitié du produit de sa hauteur par la somme des deux bases parallèles.

aire-be-vent ou am-df.-tknt. Les marin* nomment ainsi la trente-deuxième partie de l’horizon ; ce qui. en divisant l'horizon en 360 degrés, donne pour i liaque aire-de-vent 15 degrés, 15 minutes. Pour les dénommer, on prend les noms assortis d'abord aux quatre point* cardinaux [est , nord , midi, ouest); puis aux quatre collatéraux ( nordouest , sud-est. sud-ouest y nord-est ); aux huit intermetliaires ( sud-sud-est . md-sud -ouest, etc.); et enfin aux seize points marins compris entre les seize points susdits {nord -quart-nord -est , nord -est -quart nord y nord -est -quart-est , etc. ). Les atres-de-vent écrite* surla rose des vents, cercle placé sous l'aiguille aimantée de la boussole , servent à indiquer la direction suivie par cette aiguille, et par suite celle de* vents. Les aires se nomment encore rumhs, dctni-r'imbs , quarts de rumb. — Les marins ue

sont pas d’accord sur la manière d’écrire ce mot : les un* préferaut aire, comme dérivant d’aren , superficie, champ; les autres, air, qu’ils dérivent d ’arare , sillonner.

AIRELLE, Vaccini um, genre de plantes de la famille des Ericac. es, tribu de* VacriuiéeS, dont II forme le type. LM. myrtille ( Vareinivm myrtillus), ainsi nommée a cause de sa ressemblance avec le myrte . est un arbuste à tiges anguleuse . rameuses,' .i fleurs d’un blanc lavé de rouge, auxquelles succèdent des baies d’un bleu noirâtre qui ont une saveur acide et rafraîchissante ; il est commun dans les bois, 1rs lieux couverts et montagneux. Une autre espèce, IM. ponctuée (Face, vitis idan), est un sous-arbrlsseau a fleurs rougeâtres «’ii grappe* terminale* penchées. Les baies sont également rouges . arides, et peuvent servir a préparer une boisson ferment, e fort agréable. On en fait usage dan* la médecine et la teinture. I.es marchands de vin se servent quclqiii fois de ce fruit pour colorer le viu : aussi le nomme-t-on teint-vin. — LM. coussinet te ( Face. Oxycoccus) , dite aussi Cnnncherge, *e plaît dans les endroits marécageux du nord do I Enroue. Ses tige* sont déliées . ligneuses et garnies île petites feuille*. Sa fleur isolée donne, «*n se dépouillant, un fruit rouge et trèsaride. Les Russes font de ce fruit une boisson de couleur rosacée très-rafrairhissante et antisrorbutique. Dans les arts on s'en sert pour nettoyer et blanchir l'argenterie.

AISSELLE (du latin axil/n >. cavité qui se trouve au-dessous d«- la Jonction do bras avec Fépattle. Sa peau est molle, fine, et attachée aux parties qui l’entourent par un tissu très-extensible et lâche. Le* maladies qui s’y forment sont l’engorgement des ganglions , le* abcès, les bubon* (qui, dans 1p* temps de peste , sont un des symptômes de l’infection ) , les anévrismes. — On nomme ainsi en Botanique l’angle formé par une feuille ou par un rameau sur une branche ou sur la tige. L organe situé dans cet angle prend Fépithète d 'axillaire : ainsi les fleur* de la pervenche sont axillaires.

AJONC, V/ex, genre de la famille des Légumineuses, sous -ordre des Papilionacéet , tri b y des Lotées. Ge genre ne renferme que de* arbuste* velus, a feuilles simples, longues cl épineuses, a fleurs jaunes cl solitaires. LM. d'Europe f appelé aussi Genet épineux , Genet d'Es/tagne , Sainfoin d'hiver, est un arbrisseau toujours vert dont les feuilles, d’abord souples, se changent, k la tin de l'automne, en épines dures, d’un vert *omhre. L’ajonc pousse naturellement dans le* lieux Becs et arides. On l’emploie pour nourrir les bestiaux , pour chauffer le four et faire «les enclos. Cette plante, qui vient spontanément dan* nos pays, a la propriété d’utiliser les mauvaises terres, qu’elle rend . apres six ans , propre* a la culture.

AJOURA . nom donné dans les colonie* h une espèce de hutte portée sur de* pieux , que Fon recouvre à la hâte de branchages , de paille ou de jonc. Les marins construisent de* ajotijtas quand U* vont k terr«k sur une côte inhabitée pour renouveler leur* provisions.

AJOURNEMENT. En Droit, on appelle ainsi Faete par lequel un huissier dénonce a une personne une demande formée contre elle, avec sommation de comparaître à certain Jour; c’est ce qu’on appelle communément assignation ( Yoy . ce motl. Tout ce nui concerne les ajournements est réglé par le titre II du Code de procédure.

AJLGA, piaule. Voy. blci.e.

AJUGOiDEES, tribu de la famille des Labiées , renferme les genres Ajuga (Bugle), Amelhystea , Tcucrium, Cymnna.

AJUSTEUR (d 'ad justum , sous-entendu dirigera, rendre juste, exact), ouvrier qui, dans les

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