‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 27 sur 508 · ALBA · texte numérisé non relu

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arts imîraiiiqtiL's , réunit les diverses parties d'non machine exécutées par d'autres ouvriers, et qui les assemble et les raccorde pour qu'elles puissent fonctionner. Dans l'horlogerie, l’ajusteur est plus ordinairement appelé finisseur; dans d'autres arts, on le nomme monteur. — L’ajusteur, dans l’art du monnayage , est chargé de donner le poids légal aux flans des monnaies, c’est-à-dire aux pièces de métal destinées à passer sous le balancier pour être frappées. — On appelle njustoîr une petite balance où 1 ou pèse et ajuste les monnaies avant de les marquer : on la nomme aussi tréhuchèt .

AJUTAGES ou ajutoihs 'du verbe ajouter), petits tu vaux coniques ou cylindriques qui s'ajoutent on s’adapteut a l’extrémité d'un tuyau plus grand, pour régler l'écoulement d'un liquide, l^i forme de l'ajutage influe heaueoup sur la vitesse de l’écoulement. et par suite sur la dépense d’eau daus lo meme temps. Un ajutage de même forme que la veine fluide peut augmenter la dépense du liquide dan» le rapport de 3 à 2. Au contraire, un njuta&re cylindrique ou conique la diminue, (/est aussi r ajutage qui détermine la forme du jet du liquide. L'emploi des ajutages, lorsqu’il est fait avec art, produit des effets très-heureux, tels que gerbes, boréaux , etc. — Ou donne aussi le nom d 'ajutage b un petit tuyau de métal ou de caofltcliouc destiné à joindre l'un à l’autre deux appareils chimiques.

AKENE ou AcnfcNE (du grec a privatif, et rhninA, s’ouvrir). On applique cette épithete à un genre dé fruit indéhiscent : c’est généralement un fruit sec, à une seule semence, dont le péricarpe, réduit À une lame mince, adhère plus ou moins intimement avec l'enveloppe de la graine et avec le tube du calice , comme on le remarque dans la semence de carotte et la chicorée.

AK1S (mot grec qui signifie pointe), coléoptère du genre Pimélie, section des Hétéromerea, famille des Méïaaomes; petit insecte noir, lisse, dont le corselet, plus large que la tète et fortement rrliaucrè en avant , a les bords relevés sur les côtés. On en connaît plusinirs variétés qui vivent sur les terrains tenant en dissolution des substances salines.

ALABANDINE , pierre précieuse que l’on trouvait dans les environs d’Alabanda , en Carie. Elle tenait le milieu entre le grenat et le rubis ; elle est plus transparente que le premier, moins obscure que le second; elle est dure et anguleuse. On la nomme aujourd'hui spinci/e rouge pourpré. On lui donne le premier rang après le rubis.

ALABASTRITE. Voy. ai.batre cypseüx.

ALABASTRON , nom donné par les Crocs à des vases à parfum sans anse, faits en albâtre, a été ensuite appliqué à une mesure de capacité usitée autrefois en Grèce et en Orient; elle valait un demi xestès, un eotyle ; en mesures françaises, 0 lit., 26.

ALAMBIC (do grec ambix, vase distiUatoire , précédé de l'article arabe al), appareil employé dans les arts chimiques pour distiller, c'est-à-dire pour séparer un liquide volatil des substances fix'-s ou moins volatiles que lui. Les trois parties essentielles d'un alambic sont : la cueurbite , le chapiteau et le réfrigérant. La cueurbite est la partie inférieure dans laquelle sont placées les matières à distiller; elle doit être construite de manière à présenter à Portion de la chaleur la plus grande surface possible. Le chapiteau conduit les vapeurs de la cueurbite dans le réfrigérant ; c'est un tuyau ajusté à ces deux parties; il doit être assez large pour no pas opposer de résistance aux vapeurs qui le traversent. Le réfrigérant est la partie daus laquelle les vapeurs se condensent et prennent l’état liquide; il consiste ordinairement en un serpentin ou tube en spirale , qui plonge dan» l’eau froide. La forme des alambics varie suivant les besoins de» industries qui s’en servent. Dans les laboratoires de

1 chimie, on remplace généralement les alambics par dos cornues. — On attribue aux Arabes la construction des premier» alambics. Arnaud de Villeneuve, au xiiff siècle, en projeta l’usage en Europe.

ALANGlÈES (A'alangi, nom hindou du genre tvpe), petite famille que M. de Candolle a détaché des Mvrtacéc'. Elle ne se compose que du seul goure Mangium qui ne renferme qu’une espèce. VA. a dix ))éta/es (J. decapetalum), arbre de l’Inde à fleurs grandes et odorante» et ayant pour fruit un drupe monosperme, bon à manger. Le suc des racines e<t employé au Malabar contre la morsure des serpent» et comme purgatif.

ALATERNK , Hhamnus afatemus, L., arbrisseau du genre Nerprun, qu’on trouve surtout dans le» lieux huihides du midi de l’Europe , atteint quelquefois 5 métrés de haut; son feuillage, toujours vert, est d’une teinte sombre ; ses feuilles sont luisantes, ovales , légèrement dentelées sur les bords et d’une consistance assez ferme. Cet arbrisseau est très-branrbu ; il a l'écorce brune : ses fleurs, peu apparentes , sont verdâtres cl senteut le miel. On l’a introduit dans les jardins d’agrément , où U forme des buisson». On le multiplie de graines , de marcottes et d’éclats. Autrefois cet arbre était réputé de mauvais voisinage, parce que le suc qu’il fournit est couleur de sang.

ALAUD1DEES {d'olauda, alouette), famille d’oiseaux de l’ordre des Passereaux coni rostres de Cuvier. renferme deux sous-familles: les Alaudinées. dont l 'alouette est le lype, et les Anthusinies , qui ont pour type les anthus ou pipis.

ALBATRE (du grec a/abastros, qui a la même signification), nom donné a deux sortes de pierres de composition différente . que Poo emploie dans le» arts : I A. gnpseux et IM. calcaire . — LM. gypseux ou alabastrite , sulfate de chaux hydraté, csl remarquable par sa blancheur proverbiale, mais il est extrêmement tendre et le moindre frottement peut en détacher des parcelles; on le sculpte pour ni faire des objets d’ornement , vases, pendule» , petite* statues, etc. U en existe de vastes carrières àVolterra, eu Toscane; on a trouvé à Lngny, près de Paris , un nlh.ltre veiné qu’on exploite avec avantage.— L 'A. calcaire , «lit au«si A. oriental , A. n'npremcnt dit , variété de chaux carbonalée. est ►caticoup plus dur et peut même rayer le marbre; il est susceptible d’un beau poli ; il est d’un blanc laiteux , un peu roux ou jaune de miel , et offre des veines qui sont d'uu agréable effet. On en fait de beaux ouvrage», des vases, d. s camées, et même de grandes statues. Les anciens, qui en faisaient un crand usage, le tiraient de l’Esypie, de l’Asie Mineure, de l’Inde. On a trouvé à Montmartre, près de Paris, un albâtre calcaire d’un beau jaune de miel , mais en petite quantité.

ALBATROS (du latin albatus , vêtu de blanc), Dinrnedea , oiseaux aquatiques de l’ordre des Pal mipède», de la famille des Longipenues ou Grands- Voiliers, sont les oiseaux d’eau les plus gros et le» plus voraces. Leur séjour habituel à la surface d« s eaux les a fait surnommer pélasgiens ; leur taille énorme le» a fait appeler par le» matelot» moutons du Cap et vaisseaux de guerre. Us atteignent en effet un mètre de longueur, et leurs ailes étendue» dépassent trois mètres ; leur bec est terminé par lin crochet qui semble ajouté apres coup et est d’un blanc jaunâtre; lo dessus du corps est blanc avec quelques bandes brunes, et le des-ous tout blanc; les jambes sont courtes, et les pattes, qui n’ont que trois doigt». dirigé» en avant, sont d’un rose pAle. L’albatros est lourd, lâche et glouton ; il vit de poisson et en dévore une énorme quantité. On connaît 5 espèces d'albatros : VA. commun, le plus grand de tous , dont le cri ressemble au braiment de l’Ane : VA. exilé ou A. gris , VA. chocolat ou bai -brun,

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