CORS
nom de corps à la partie principale de chaque os et de chaque muscle : le corps du sphénoïde, le corps du fémur. — On donne aussi ce nom .1 nue induite d'organes qui n'ont pasde forme particulière, comme le corps calleux y le corps caverneux , le corps réticulaire y le corps vitré, etc. Voy. calleux, etc.
Eu Politique , le mot corps désigne dgurément une compagnie, un certain uombre de personnes qui suivent la même carrière ou remplissent les mêmes fonctions ; c’est en ce sens qu'on dit les grands corps de l’État , les corps constitués, 1 e corps municipal, le corps diplomatique.
Dans l’Armée, ce mot exprime l’ensemble de ceux qui appartiennent a une arme spéciale : corps d’étatmajor, corps de l’artillerie, corps du génie, etc.
Corps francs , petits corps de troupes légères ,
' levés pour la guerre seulement, et dont l'entretien n’est pas à la charge du gouvernement.
Corps législatif, assemblée établie par la Constitution de l'an VIH ,et rétablie eu 1852. Voy. corps législatif au Dict. univ. d’Hist.et de Géogr.
Corps d'une lettre. On nomme ainsi , en Typographie, la dimension de la piece qui supporte l'œil «!•; la lettre, et qui se mesure par points typograidiiquesdii côté du cran. Voy. point typographique.
Corps mort. Les Marins appellent ainsi tout objet établi sur le rivage, ou sur le foud d une rade, pour l'amarrage des navires; c'est ordinairement une trèsgrosse ancre borgne avec un câble, dont lu bout est porté par un bateau ou par tout autre corps flottant.
CORPUSCULES. Voy. atomes, infusoires.
Philosophie corpusculaire. Voy. atomisme.
CORRECTION, En Droit, ce mot s'applique spécialement: 1° à la punition que le porc de famille peut infliger à ses entants «u les faisant détenir dans une maivm publique; 2° à celle que le juge peut prononcer contre le mineur de seize ans, excusé comme ayant agi sans discernement.
Correction paternelle. Si l'enfant est Agé de moins de seize ans, le père peut le faire détenir pendant un mois; le président du tribunal d’arrondissement, sur la simple demande du père, délivre l'ordre d'arrestation. Depuis l'Age de seize ans jusqu'à la majorité , le père peut requérir la délen- * tiou de son entant pendant six mois. 11 n'y a, dans aucun cas, ni écriture ni formalité judiciaire; le père est seulement tenu de payer les frais et de fournir les aliments. Le père est toujours maître d’abréger la détention (Code civ., art. 375-3K2).
Correction judiciaire. L’accusé qui a moins de seize ans est acquitté s’il est déclaré qu'il a agi sans discernement; mais les juges peuvent ordonner qu’il sera couduit daus une muison de correction pendant un nombre d’aunées qui ne peut excéder l’époque ou il aura accompli sa vingtième année (Code pénal, art. GO). S’il est décidé qu’il a agi avec discernement , le temps de l'emprisounoinent dans une maison de correction peut être beaucoup plus considérable (art. 67).
H a été construit A Paris ,rue de la Roquette) une maison spéciale dite iC éducation coi'rcctionnelle pour les enfants à qui la peine de la correction estinfligée.
Police correctionnelle. Voy. police.
CORREG1DOR, mot espagnol qui signifie correcteur. C'est, en Espagne et eu Portugal, le titre que jiorte le premier magistrat , le premier oflicier do justice d’une ville ou d’une province où ne réside pas un gouverneur. 11 est supérieur à l'alcade.
CORKOl. Voy. corroyeur et catissage.
CORROSIF (du latin corrodere , ronger). OnapjHdlo substances corrosives, celles qui , mises en • outActavec les parties vivantes, les altèrent et les désorganisent peu A peu : tels sont les acides minéraux , les alcalis caustiques, le deutochlorure de mercure ( sublimé corrosif), etc. Les corrosifs sent moins énergiques que les caustiques proprement dits.
CORROYEUR (du latin corium , cuir), ouvrier qui travaille le cuir déjà tanné et lui donne le brillant, le lustre et la souplesse nécessaires. 11 y parvient en le trempant, le refoulant, le passant à l’huile, le mettant au suif, le leiguant, le lissant, etc. Tout cuir tanné qui n'est pas cuir fort, ni destiné h faire des semelles, doit être soumis au corroi. Le corroyage sc réduit à quatre opérations principales : 1° défoncer les cuirs, c.-à-d. les ramollir avec do l’eau, les fouler ensuite avec le talon de gros souliers dits souliers de boutique, ou avec une espère de masse en bois appetée bigorne, enfin égaliser leur surface; 2° tirer à la paumelle, c.-à-d. passer avec force sur la peau la paumelle, instrument en bois dur, couvert de cannelures, pour former le grain do la peau ; 3® étirer les cuirs, c.-à-d. rendre au moyen de V étire, espèce de plaque en fer ou en cuivre, la peau d’une épaisseur plus uniforme ; 4° parer à la lunette , c.-à-d. étendre la peau sur le paroir et en enlever, avec un couteau circulaire appelé lunette , la partie charnue et grossière.
CORRUPTION , désorganisation. V. putréfaction.
Eu Droit, tout fonctionnaire de l’ordre administratif ou judiciaire qui agrée des offres ou promesses, on reçoit des dons ou présents pour faire un acte de son emploi, ou pour s'abstenir duu acte qu’il devrait faire , est coupable de corruption et puni de l'emprisonnement, de la dégradation civique et d’une amende double de la valeur des choses promises ou • reçues. SI la corruptiou a pour objet uu fait criminel, la punition peut être plus grave. Le corrupteur est possible des mêmes peiues; cependant si la tentative de corruption n'a point été suivie d’elfet , il est simplement puni de 3 à 6 mois de prison et de 100 à 200 fr. d’amende ( Code pénal, art. 177).
CORS, branches fourchues qui naissent de lu perche du bois des Cerfs. Voy. cerf.
CORSAC , Canis corsac, espèce du genre Chien , appelé aussi Adive et Chiendu Bengale, ne dépasse guère la grandeur d'un chat. C’est un joli animal , d'un gris fauve en dessus, blauc-jaunAtre en dessous, et à longue queue. 11 habile l’Asie, et était do mode à Paris comine chien de salon, au xvi« siècle.
CORSAIRE (de l’italien cor$a, course), nom donné aux bâtiments armés en course pendant la guerre, et aux capitaines de ces bâtiments. — Chez toutes les nations, 1 existence des corsaires a été reconuue comme légitime. En temps de guerro,le gouvernement donuo aux particuliers des lettres de marque ou permission de faire main-basse sur les navires de la nation ennemie. Jean l’art, Duguay-Trouin, Du Casse, smis Louis XIV, et sous l'Empire, Surcouf, sc sont fait une grande réputation comme corsaires. L'arrêté du ‘2 pr. lirial an XI (22 mai 1803) renferme l'ait M qui concerne la course maritime en France; on peut consulter aussi les arrêtés antérieurs du 6 gertu. an VIII (27 mai 1800) et du 9 ventôse an IX (28 fôvr. 1S01), ainsi que l'ordonnance royale du 29 octobre 1833.
Corsaire se prend pour pirate quand on parlo des anciens pirates burharesques. Voy. pirate.
CORSELET. On appelait autrefois corselet ou corcelet la partie principale de la cuirasse , celle qui couvre la poitrine, l’estomac et le ventre.
Les Entomologistes donnent ce nom à la partie du corps des insectes située entre la tête et le ventre, qui a pour caractères de ne jamais supporter d’ailes et de donner insertion à la première partielles pattes.
CORSET. On fait ordinairement les corsets en coutil fort , en toile , quelquefois en soie ; ils sont garnis de baleines de place en place et munis par devant d’une lame d’acier ou de baleiue placée verticalement et qu'on nomme buse. — Autrefois, en France, les femmes portaient des corna milles et durs qui ne dessinaient nullement la taille; ces corps furent remplacés pendant la Révolution pir les corsetsà la puresseuse , sans baleines, serrant modéré-
CORV
COSM
ment et s'attachant par quelques lacets placés de distance en distance ver» le dos. Depuis, les femmes en sont revenues aux tailles fines; trop souvent elles serreut le corset au point de comprimer la poitrine et l'estomac et de compromettre leur sauté. — Ou confectionne des corsets orthopédique» qui out pour objet , de corriger ou de prévenir les déviations de la taille, i
Ou doit au Dr Bouvier des Etudes historiques et médicales sur l’usage des Corsets ( 1853).
En Chirurgie, ou nomme Corset un grand bandage qui embrasse la plus grande partie du tronc.
CORTES (de l'espagnol corte, cour), nom donné, en Espagne et en Portugal, aux assemblées nationales. Voy. le Dict. unir, d’Hist. et de Géogr.
CORTICAL (du latin cortex, écorce). En Anatomie, on appelle substance corticale, la substance grise qui forme la partie extérieure, et comme l'écorce, du cerveau et des reins.
En Botanique , on nomme couches corticales, les couches concentriques qu'on observe dans l’écorce de certaines plantes ligueuses; plantes corticales , les plantes qui naissent et végètent sur l'écorce des arbres, comme les mousses, les lichens, etc.
C0RTIC1FÊRES (de cortex, écorce, et fero , porter), dénomination donnée par Lainouroux à une section de Polypiers comptés de deux substances : une extérieure ou écorce ; l'autre centrale, nommée axe, et qui supporte la première. Cette section comprend : hs Spongiées, les Gorgoniées et les Isidées.
• CORT1.NE (du latin cortina, tapis, rideau ), nom donné par les auriens : 1° à une jieau de serpent dont était couvert le trépied sur lequel la pvthonisse rendait ses oracles ; 2* au trépied lui-mômc.
CORT1QUKUX (de cortex , écorce), épithète qui désigne des fruits durs et coriaces extérieurement, et charnus ou pulpeux intérieurement, comme le citron.
CURVÈE ( mot dérivé, selon les uns, de corps, et de vée, qui signifiait en vieux gaulois peine, traiviil; selon les autres, du bas latin corvada, formé de cunatus, parce qu'on travaille A la terre le rorps courbé ), travail et service gratuit et forcé, qui, sous le régime féodal, était dû au seigneur par le paysan ou le tenancier, et qu'on fournissait soit en journées de corps, soit en journées de chevaux, de bœufs, etc. Les corvées consistaient le plus ordinairement à faucher on A faner les foins du seigneur, h scier ses blés, labourer ses terres, curer les fossés du chAteau, réparer 1rs chemins. On distinguait les C. réelles , dues par les possesseurs de fonds pour la eèlfllon de ces fonds; et les C. personnelles, dues par tous ceux qui habitaient l'étendue d'une seigneurie. Longtemps les habitants des terres féodales furent corvéables et tai fiables à merci. Peu à peu il fut apporté des restrictions à cet état intolérable. Louis XVI, sur la proposition de Turgot, abolit la plus grande partie des corvées par une déclaration du 27 Juin 1787. L’Assemblée constituante (18 mars 1790) et la Convention (17 juillet 1792) effarèrent les dernières traces de cetto institution, devenue odieuse. Aujourd’hui, la loi ne connaît d'autres corvées que celles infligées aux soldats par le dérret du 29 octobre 1790, concernant la discipHue militaire : ce sont les corvées de la chambre , du quartier, de la place. — Cependant on donuc encore dans l'usago le nom de corvée h la part que doivent prendro aux travaui de réparation entrepris par la commune les habitants qui ne peuvent s'acquitter en argent : celte nouvelle espère de corvée est la prestation en nature.
CORVETTE (du latin corbita, bâtiment de transport), pclitbAlimcnt de guerre qui prend rangentre la frégate et lchriek. On distingue Ucorvettc de guerre, ii la fois solide et légère, il batterie couverte et portant de 20 A 30 bouches il feu ; la corvette-aviso , excessivement rapide, instrument de communication entre le chef d'escadre et les divisions placées sous sot ordres : elle est à Laiterie découverte et peu éle-
vée sur l'eau : la corvette de charge , bâtiment de transport de 800 tonneaux, A batterie couverte et à trois mAts verticaux : elle est plus légère que les flûtes et Tes gabarres. — Les capitaines de corvette ont rang de chef de bataillon.
CORVIDES , tribu d’oiseaux de l'ordre des Passereaux et de la famille desCoulrostres, remarquables par leur bec fort , leurs narines couvertes de poils et de plumes décomposées, et par leur grande taille. Cette tribu renferme les genres Corbeau, Pie, Geai, Casse-noix, Choquard , Tcmia et Gtaucope.
CORYMBE (du grec corymbos, bouquet de fleurs), so dit, en Botanique, d'un groupe de fleurs dont les pédoncules, partant de différents points de la tige, arrivent tous A une même hauteur : telles sont les fleurs de la plupart des Composées et du Sorbier.
CORYMBlr ERES , nom donné par Vaillant aux plantes de la famille des Radiées de Tournefort. Aujourd’hui elles font partie de la fhmille des Composées ( Voy. ce mot), dont elles constituent à peu près la tribu des Astéi'oïdées. Ce sont des plantes dont lus fleurs sont généralement disposées en corymbe.
C0RYPI1E, Corypha (du grec evryphè , sommet), genre de la famille des Palmiers, tribu des Coryphinéet. a pour type le Con/phe parasol ou Talipotde Ceylan (C. umbraculifera) , à tige parfaitement cylindrique , haute de 20 ou 25 m. et couronnée d'un faisceau de 8 A 10 feuilles qui s’étalent en vaste parasol. Les fleurs enpaniculcs nombreuses tombent en épis renversés. Les baies sont sphériques, grosses comme une pomme de reinette, lisses, vertes et succulentes ; elles renferment un noyau dont l'amande offre une chair ferme. On trouve ce végétal dans les Indes orientales. Les Indiens font avec ses fouilles des tentes, des parapluies et des couverluresde toits; les Malais y gravent leurs lettres avec un stylet de fer. Les noyaux des fruits, tournés, polis et* {teints en rouge, servent & faire des colliers, et le suc des spath es fournit un vomitif très-violent.
CORYPHEE (du grec coiq/phè, tête, sommet), nom dornié, c.hex les Grecs, au chef du chœur dans les tragédies. Le coryphée, qu’il ne finit pas confondre avec le chorége, placé au milieu du chœur et dans une situation élevée pour être facilement vu 6t entendu, entonnait le chant d’une voix forte, et marquait la mesure; c'était avec le pied que le coryphée donnait le signal. — De nos jours, on nomme aussi coryphée le chef du chœur dans les opéras.
CORYPHENE (du grec coryphaina, espèce de poisson do mer), genro de poissons de la fhmille des Scombéroldes, commun dans l’AUantique et la Méditerranée, remarquables par leur éclat et par les changements de couleur qu’ils subissent après leur mort, ainsi que par l'avidité avec laquelle ils saisissent tout ce qu'on leur jette. Leur chair est peu estimée.
CORYZA, mot grec conservé en français, désigne l’inflammation catarrhale de la membrane pituitaire ou muqueuse des fosses nasales, connue vulgairement sous le nom de Rhume de cerveau. Le Corysa a le plus souvent pour causes la suppression subite de la transpiration cutanée, et par suite l'augmentation de la transpiration interne; d'où naît l’iiiflammation. L'impression du froid , particulièrement à la tête et aux pieds, l'occasionnent le plus souvent. Quelquefois il accompagne ou précède les épidémie» catarrhales appelées gripne ou influenza, ainsi que la coqueluche, la rougeoie, la variole et la scarlatine. Les enfants, les femmes, les sujets lymphatiques, y paraissent plus spécialement disposés. Sa durée ordinaire est de 6 à 8 jours; le plus souvent ü cède de lui-même et n’exige que de la chaleur; la récidive en est fréquente chez certaines personnes.
COSÉCANTE, cosinus. On appelle ainsi, en Géométrie , la sécante et le sinus du complément d'un i arc ou d'un angle. Voy. sécante et sinus.
COSMÉTIQUE (du grec cosmos , ornement). Ce
coss
mot désigne A la fols les diverses préparations destinée* à COU'. , il
qui enseigne à conserver ia beauté et A faire disparaître ou diminuer les défauts du corps, art sur lequel Criton, d' Athènes, et la relue Cléopâtre, avaient, dit-on, écrit des traités. — Parmi les cosmétiques, les uns servent À embellir la peau , A lui douner de la souplesse et du brillant : tels sont les savons parfumés, les lotions émulsives, les eaux distillées de roses, de plantaiu, etc., les Vinaigres aromatiques, les pommades de concombre, de cacao, d'amandes douces, de baume do la Mecque, etc.; les autres ont pour but de faire dis{taraitre les traces de l'Age. et de simuler les couleurs de la jeunesse ( Voy. fard) ; leur emploi est souvent dangereux. On range encore parmi les cosmétiques les pommades et les huiles pour les cheveux.
COSMIK, insecte. Voy. TtPHRiTK.
COSMIQUE (du grec cosmos , monde). On appelle, en Astronomie, lever et coucher cosmique d'une étoile ceux qui s'effectuent quand l’étoile se trouve à l'horizon en même tempsque le soleil. — L’expression mutière cosmique est une désignation vurue imaginée par les astronomes pour expliquer les nébuleuses.
COSMOGONIE (du grec cosmos , uni vers, et gonos, uaissance, formation ), nom donné aux différentes doctri nés qui ont pour but d’expliquer la formation du monde. Il y a des C. religieuses, comme la Genèse, des C. fabuleuses , comme la Théogonie d’Hésiode, les Véaas indiens, les Eddas Scandinaves, etc.; et des C. philosophiques , comme celles des philosophes indiens et chiuois , de Platon , de Sanrhaniathon , celie de Uuffon , etc. Toutes placcut le chaos au début du monde, et expliquent com meut ce chaos a été débrouillé. Voy. création.
COSMOGRAPHIE et COSMOLOGIE (du grec cosmos, univers, et de graphô , écrire, ou lego , lire). La Cosmographie est la simple description de l’univers visible ; elle s'occupe do la terre considérée comme planète, et dans scs rapports avec les autres astres. La Cosmologie est la scieuce des lois par lesquelles l'univers est gouverné. La cosmographie, qui » >t apafeaéa dut ïm eoiic.vs. a . t.- . dans de nombreux ouvrages classiques, parmi lesquels ou remarque les Leçons de cosmographie de M. Faye, les Éléments de cosmographie de M. de Sainte- Preuve, les Cosmographies élémentaires de MM. B. Amiot, A. Cuiimin, etc. ( V. astronomie). — Le Cosmos de M. «le Huiuholdt est un haut traité do Cosmologie.
COS.MOHAMA (du grec cosmos, monde, et orama, vue, c.-A-d. représentation de P uni vers), espèce do Diorama, établi à Paris eu 1808 par l’abbé Gazzera, savant piémontais, dans le but de former uue riche collection de tableaux représentant les sites et les monuments les plus remarquables de toutes les parties de l’univers. Le Cosmoratna a été fermé en 1832 ; il était alors composé de 260 tableaux.
COSSE, enveloppe de légumes. Voy. silique.
cosse , en latin Cossis ou Cossus , genre d'insectes de l’ordre des Lépidoptères nocturnes , dont les chenilles vivent dans le tronc des arbres, et causent souvent des dégâts assez grands. Le C. gâtebois ( C . ligniperda ), le plus commun et le plus dangereux, a les ailes d’un gris foncé; sa longueur est d'euviron 40 millirn. ; sa chenille, longue de 31 millirn., est luisante, rouge&tre. et exhale une odeur désagréable; elle se tient A la hase des arbres, surtout du chétif de l'orme, du saule, du peuplier, en ronge l'aubier, et parvient ainsi A faire mourir l'arbre entier. Elle pénètre aussi Jusqu'au rteur du bois eu faisant des trous tortueux assez grands pour y introduire le petit doigt. On ne peut guère combattre ce fléau qu’en faisant la chasse A l'insecte auand il est A l’état de papillon.
CüSSIQUE (meus), nom sous lequel les premiers auteurs italiens désignèrent l’algèbre lors do son iulroducliou en Europe, vient du mot do cosa (chose),