‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 277 sur 508 · COTÉ · texte numérisé non relu

COTÉ

nom qu'ils donnaient A l’inconnue des problèmes.

COSSYPHEi.du zrcc kossyphos , unir le , a cause de sa couleur), irenre de Coléoptère» hétéroinèrestaxicorucs.

COSTUME. La connaissance du costume propre A ch, opi. ■ - i •• ju,. , t ,i rli. i. pu: 1\ s a m,. importance

incontestable pour les art» et méinc pour l'histoire ; aussi a-t-elle été l’objet de nombreux travaux. Parmi les traités ou recueils ayant trait A ce sujet, nous citerons les Recherches sur les costumes , de Maillot , Paris , 1804 , 3 vol. in-4 ; les Costumes des xm*, xiv* et xv* siècles, do Bonnard, Paris, 1828,2 vol. in-4; ia Collection de costumes , armes et meubles de Viel-Castel, Paris. 1828-33, 3 vol. in-4; les Costumes français de Mussard, Paris, 1836-39 . 4 vol. gr. in-8; 17/ir/, complète des costume* de l'Europe, par P. Lacroixet Perd. Séré;les Costumeshistor.de ia France, pardi de Laim.tte, 10 vol. gr. in-8, 1852-54.

Costume se dit encore ; 1° de l'habillement et des iusigues qui distinguent les personnes constituées en dignité ou chargées de fonctions publique* : le costume des priori p.-mx <-ui ps i-omditués eu France avait été réglé au début de l’Empire; eus costumes ont été rétablis avec de légères modifleait* dont on se aei I gu théâtre pour représenter lue personnages historiques, ou, dans l. - h. ils dit* oostumés. pour m déguitei . Avant le dernier siècle , les comédiens français n’avaicut point du costumes; il manqua A Molière, A Corneille et A Racine. d’avoir des habits analogies aux temps et aux caractères de leurs personnages. Cette réforme, entreprise par Le Kain , sous l’inspiration de Vol taire, n’a été véritablement accomplie que parTalma en 1791. Aujourd'hui, les comédiens français oui poussé A une rare perfection l'exactitude du costume.

COTANGENTE, taugeute du complément d’uu arc. Vou. tangente.

COTE (du latin quolus , combien), part quo l’on fait A chacun des associés dans le résultat d’uu compte, soit en gain, soit en perle. Quand il s'élève des contestations sur un Compte, ou les termine souvent par une cote mal taillée , espèce de composition ou de transaction qui arrête le compte en gros sans entrer dans les discussions de ce qui peut rigoureusement appartenir A chacun. — Far extension, on appelle cote la part quo chacun doit pajer dans les contributions publiques. — La cote de la rente est l'indication du taux do la rente.

Les Praticiens appellent cote uue marque numérale ou alphabétique dont on se sert pour classer les pièces d'un procès , d’un inventaire , etc. ; ainsi on dit : Cette nièce est sous la cote A; cet écrit est sous la cote B ; la cote 3 , la cote 4, etc.

côte (du latin costa, mémo signification), nom donné, en Anatomie, aux arcs osseux qui partent des vertèbres, et dont l’assemblage forme les parties latérales de la poitrine. Les côtes sont, chez l'homme, au nombre du 24, 12 de chaquo côté. Les 7 supérieures sont appolées vraies côtes; on les appelle aussi côtes sternales, parce quelles s’attachent au sternum au moyen d'un cartilage do prolongement; 3 des 5 suivantes sont dites fausses côtes ou côtes asternales : elles s’attachent au cartilage du la côto précédente; )es 2 dernières restent libres A leur extrémité antérieure et ue sont retenues que par des membranes; on les nomme côtes flottantes. — Dans lo cheval, les côtes sont au nombre do 36, 18 de chaque côté. Les Rumiuanls en ont 13 de cliaquu côté. Chez les grenouilles, les requins, les raies, lus côtes manquent complètement.

En Botanique , ou nomme côte la nervure médiane d’une feuille simple ou lo pétiole commun d’une feuille composée.

COTE (de côte), uom vague par lequel on désigne la partie d'un animal qui s’étend, Adroite et A gauche, entre lo ventre et le dos, depuis les épaules ou les ailes jusqu'aux jambes de derrière ou au dedaus

COTO

COTO

de* cuisses; et, en parlant du corps de l'homme, depuis les aisselles Jusqu'aux hanches.

En Géométrie, le côté d’une figure est uno ligne droite qui fait partie de son périmètre ou contour.

Dans une Église, on appelle bas-côtés les ailes basses qui bordent la nef, et où se trouvent les chapelles latérales. On appelle côté de l'Épltre le côté droit de l'autel , et côté de f Évangile le côté gauche.

Dans le langage politique, les expressions de côté droit et côté gauche servent à désigner deux sections d'uue assemblée politique, séparée* l'une de l’autre par le bureau du président. En France, le côté droit a été toujours occupé par les membres qui défendaient le principe du pouvoir; le côte gauche, par l'opposition.

COTHURNE (du grec cothornos, cothurne) , espèce de chaussure dont se servaient les acteurs tragiques cites les Grecs, pour paraître plus grands et mieux représenter les héros dont ils jouaient les rôles. On oppose le cothurne tragique au brodequin comique. Celait aussi la chaussure des rois, des grands, des gens riches et opulents, etc. Le cothurne avait uue semelle très-haute et laissait le dessus du pied à découvert. Ou attachait à la semelle des ligatures qui passaient entre l’orteil et les autres doigts et qui se divisaient en deux bandes autour de la jatnbu , en forme de réseauxcouleur de pourpre, quelquefois dorés et surmontés ’d'un croissant d’ivoire ou d’argent.

COTIER (pilote). Voy. pilote.

C0T1GNAC (de Cotignac, département du Va r, où on le prépare, ou de cotoneum malttm, coing), sorte de marmelade ou de gelée faite avec des coings. On donuc aussi ce nom & une sorte de conserve préparée avec, le suc. de coing, le vin blanc et du sucre pur. Ou l’emploie en médecine comme astringente. — U y a encore une autre espèce de cotignac qui se fait avec du moût de raisin et des poires de certeau.

COTILLON (diminutif décote). Le nom de cette espèce de jupe a été éteuiln à diverses sortes de danse. Autrefois, on appelait ainsi une sorte de branle qui se dansait à quatre ou 4 huit personnes : on dansait ce branle aux chansons. Aujourd’hui , c't-st le nom d’une danse assez compliquée où la valse domine, et qui sert de final aux bals.

COTINGA (nom indigène) , Ampelis , gonre d’oiseaux de l'ordre des Passereaux et de la famille des Deotirostres. Plusieurs naturalistes en ont fait uue famille sous le nom d’Ampélidés. Les C. ont la taille du merle : ils ont le bec large, légèrement arqué, échancré à la pointe, qui est comprimée ; leurs ailes sont longues; leur queue est médiocre, élargie, et leurs tarses sont courts et faibles. Plusieurs de ces oiseaux sont parés des plus riches couleurs; leur chant n’est qu’un cri enroué ou un sifDement monotone. Le plus connu est le C. bleu, du plus bel outremer, avec la poitriuo violette, traversée d'un ruban bleu, et marquée de quelques taches aurores. On lui dônne encore le nom de Cordon bleu. Le C. Pompadour est carmin foncé avec les ailes blanches. Les cotingas vivent d'insectes et de fruits sucrés, surtout de raisins. Ces oiseaux sont propres à l’Amérique méridionale.

COTON , duvet floconneux, long, fin et soyeux, de couleur blanche, jaunâtre ou rougeâtre, qui enveloppe les graines du Cotonnier. Ce duvet se recueille vers (afin de septembre ou le commencement d'octobre, époque & laquelle les gousse1* qui le reu- • ferment, étant parvenues à leur maturité, s’entr'ouvent pour le laisser échapper. Après avoir retiré le coton de son enveloppe , on l’expose au soleil pour le sécher ; après quoi , on le sépare de la graine en le faisant passer entre deux rouleaux de bois disposés horizontalement l’un au-dessus de l’autre et assez rapprochés pour que le coton seul puisse passer. Un distingue les colons en longue soie et courte soie. Parmi les premiert , les plus estimés sont ceux de Géorgie, de Bourbon, d’Egypte et de Cayenne; le co-

ton de Géorgie est le plus fin de tous et le nlus doux ; il est .un jh:u jaunâtre , ce qui lui a valu le nom de beurt'e terne; celui de Bourbou est le plus uni et le plus égal des cotons; celui d'Egypte, dit jumef, est fin et nerveux; celui de Cayeqne est fort et régulier. Parmi les seconds, on pref re ceux de la Louisiane, de l'Alabama, de la Caroline, cl le coton Mobile. Chaque espèce de coton se divise en trois qualités : la première ou fleur de marchandise est la plus longue, la plus belle et la plus propre : on la réserve pour la chaîne. La deuxième ou qualité marchande est ordinairement employée pour la trame. Lt troisième ou qualité inférieure sert aussi pour la trame, mais pour des étoffes plus grossières.

On exporte le coton en laine dans d’énormes balles, qui peuvent contenir de 250 4 300 kilogr. environ. On estime la production générale du coton 4 350 millions de kilogr. environ , quantité qui s’accroît chaque année ; cette masse énorme de cotou alimente un nomhre infini de filatures en Europe ( surtout en Angleterre et en France), aux États-Unis et en Chine.

Au sortir de la balle où il a été renfermé après la récolte, le coton est livré au batteur-éplucheur, qui le nettoie, et au batteur-étaleur , qui l’étend; puis il est porté sous la carde , qui l'élire et le laisse échapper en une espèce de ruban léger et sans fin; ce ruban, doublé, puis étiré de nouveau par le drawing- trame, est formé par le rota-frotteur ou banc à lanternes eu une mèche grossière , que la mulejenny ou banc à broches transforme en un fil délicat; le dévidoir s'en empare alors, pour le céder 4 Y ourdisseur ; il est enfin reçu par le métier à' tisser, qui le croise, le bat et en fait un des nombreux tissus répandus dans le commerce.

Le coton est , avec la soie , le lin et la laine , la matière la plus nécessaire aux hommes potr les vêtements. On en fait , sous le nom de cotonnades, des toiles qui sont excellentes pour la santé , parce qu'elles ^imprègnent de la transpiration, sans causer aucun refroidissement; elles conviennent surtout dans les climats septentrionaux. Outre le linge de corps, le coton fournit encore un excellent liuge de table et d’ofllce ; on l’applique également 4 tous les articles de bonneterie; on en fait aussi des tissus, que l’on varie 4 l’infini, eu combinant le coton avec U laine , la soie , le lin et le chanvre ; on en fait des velours, des couverture* de lit, etc. La bourre de coton sert eucore 4 rembourrer les matelas , coussins et autres sièges; sous le nom de ouate , elle remplace les fourrures , sert 4 garnir les douillettes , etc. ta coton cardé est employé avec succès dons le traitement des brûlures. Enfin, la chimie a récemment tiré du cotou une poudre fulminante. Voy. coton-poome.

L'usage des étoffes de coton est fort ancien. Au tcmp6 d’Hérodote, tous les Indiens portaient déjà des vêtements de coton. Daus le 1er siècle avant J. -G., il y avait en Egypte et en Arabie des fabriiiucs de tissus de coton ; cependant les Grecs et les nomains ne paraissent pas avoir jamais fait beaucoup usage de ces sortes d'étoffes. Les Chinois ne commencèrent 4 cultiver le cotonnier qu'après 1a conquête des Tartares, c.-4-d. au xiu® siècle; vers la môme époque, les étoffes de coton étaient déjà l’objet d’un commerce important dans la Crimée et dans la Russie du nord, où on les apportait du Turkestan.Dè* le x* siècle, les Arabes avaient naturalisé le cotonnier en Espagne, et, au xivr, les cotonnades de Grenade surpassaient on répntation celles de l’Orient. En Italie, les fabriques de coton dateut du commencement du xiv« siècle : Venise et Milan virent s’élever les premières. Deux siècles après, Anvers importait encore de ces deux villes des étoffes de coton, des fufaims et des basins, bien qu’à la même époque Bruges cl Gand un fabriquassent une grande quantité. Ce n'est qu’au comnicucemeut du xvu« siècle qu’on trouve quelque trace de fabrication de fils et de tissus de

COTV

COTO - 425 -

colon en France et en Angleterre, ainsi qu'aux Etats-Unis *• eu 1771 seulement, R. Arkwricht établit dans le village de Cromford (Derby) les premiers moulins A eau pour la filature du coton. Aujourd'hui , l’Angleterre exporte pour plut de 600 millions de cotons manufacturés, (a France pour 60 millions euviron. Les Etats-Unis vendent à FEurope pour plus de 300 millions de cotons en laine.

Les Botanistes donnent le nom de rot on ( tomenium) au duvet long, entre-croisé et crépu, qui recouvre la surface de quelques parties de certaius végétaux, notamment l'intérieur des bourgeons.

COTONNADE. Pris dans toute son étendue, ce mot comprend tous les tissus de coton, quelle que soit leur finesse ou leur mode de fabrication; mais, dans le Commerce, il désigne plus spécialement les tissu» fabriqués avec du colon teint apres avoir été lilé, et livrés A la consommation à leur sortie des main* du tisserand, sans avoir besoin de subir d'autres préparations. Ou comprend curore sous ce nom quelques espèces de tissus «le colon dont la chaîne est en fil du lin, et la trame en 1H de coton écru, blanchi ou teint en diverses nuances, tels que l'article -counu sous le nom «le fil et coton, les retors, les siamoises, les flammées , etc. On donne aux cotonnades différents n«>ms qui rapi«cllent soit les pays d'où elles tirent leur origine, soit les noms des étoffes qu'on a voulu imiter : de IA les noms de )>ercale , façon ns , calicot, madanotam , madras (tirés de l'Inde) , de ruinkins («le Chine) , de guingtins (de la ville de Guingump en France) , etc. Dans le commerce, plusieurs espèces de cotonnades sont connues sous le nom de rouenneries , parce que Rouen en est lo principal marché. On en fabrique aussi de fort estimées en Alsace, surtout a Mulhouse, «pii a la réputation pour l'impression sur ces sortes de toiles {Vuy. jndiknnesI. Saint-Quentin, Bar-le-Duc, Saint-Etienne, Roubaix, Nantes, Roanne, sont, Après Rouen et Mulhouse, les villes de France où il se fabrique lo plus de cotonnad«?s. La plus grande partie des étoffes de ce genre qui se fabriquent en France se consomme à l’intérieur.

COTO N K LM halcm, nom iatin du coiac.

COTONNIER ( mol dérivé, suivant les mis, «Je eotoneum niatum, fruit du Cognassier, arbre dont les feuilles et les fruits sont couverts d'un duvet cotonneux; suivant les autres, «Je l'arabe goutn, qui a une signification analogue], Gossypium , genre de Malvacées, tribu des Hibiscées, Comprend des arbres, des arbrisseaux et des herbes vivaces , quelquefois annuelles , formant une dizaine d'espèce* toutes originaires des régions équatoriales. Le Cotounicr ressemble beaucoup à une grande mauve. La fleur, à double calice et à cinq {létales, rappelle un peu celle du lis.; sa couleur varie du blanc au jaune et au rougeâtre ; à la fleur sucrèdeut des espèces de coquin qui s'ouvrent quand elles sont mûres, et qui renferrneut des graines enveloppées dans un flocon de duvet très-fin , qui est le coton ; les feuilles sont découpées comme celles de la vigne.

Le Cotonnier est cultivé non-seulement dans les contrées intcrtropicales , mais partout où le climat est assez chaud pour que l’orauger y puisse croître en plein air. Sur le littoral de la Méditerranée on cultive surtout le C. herbacé ou de Malte (G. herbaceum); aux Antilles, on préfère le C. velu (G. hirsutum) et le C. de la Barhade (G. Barbadense). Dans l'Inde et la Chine, oii estime le plus le C. nankin (G. religiosum), dont le coton jaunâtre sert à tisser l étoffe connue sous le nom de nankin , et le C. arborescent (G. arboreum).

COTON-POUDRE ou fouh-coton, substance explosive qu’on obtient par l'action de l’acide nitrique sur le coton, le papier, le chanvre , et, eu général, sur la fibre ligneuse. Elle est légèrement jaunâtre et se distingue à peine par l’aspect du coton ordi- |

naire ; elle fait explosion, comme la poudre à canon, par le contact d’une étincelle , et même par le seu. choc. Il suffit, pour la préparer , de maintenir pendant 15 à 20 minutes du coton dans utl mélange d'acide nitrique et d’acide sulfurique concentrés; on lave ensuite le produit A grande eau et ou ie dessèche : cette dernière opératiou exige beaucoup de précautions quand on opère sur de grandis masses. Le cotonpoudre renferme du carboue , do l’hydrogène et de l'oxygène , dans les mêmes rapports que la fibre ligneuse, mais associés aux éléments de l’acide nitrique , auxquels il doit, comme la poudre à canon , ses propriétés explosives. On a proposé do le substituer A la poudre A canon pour les armes à feu et les mines ; mais, outre qu’il revient six fois pins cher, il a l’inconvénient de détériorer les armes s'il u'est pas bien préparé, de les remplir toujours d'humidité, et du produire sur elles aes effets brisants. Les expériences qu’on a faites dans les mines et les carrières pour faire éclater les roches ont montré que la force explosive du coton-poudre est euviron quatre fois plus grande que celle des poudres du mine. Quelques chasseurs ont aussi constaté qu'il écarto moins les charges A petit plomb que la poudre A canon. Un emploie en Chirurgie, sou» le nom doco//odion, du coton-poudre dissous dan» l'éther.

Les Chimiste» connaissaient depuis longtemps un grand nombre de substances explosives produites par l'action de l’acide nitrique sur les substances organiques; mai» c'est M. Schoenbein , professeur de chimie A BAlc, qui prépara lo premier, en 1846, une semblable substance avec le coton.

COTRE , espèce de vaisseau. Fou. cutter.

COTRET («Je Villers-Cotteretsf). Voy. fagot.

COTTABE,jeu fort aimé des Grecsetqu'ils avaient emprunté des Sicilien* : ils s’y livraient dans les festins. Sur un long bâton fixe eu terre, on en plaçait un autre en équilibra; ou accrochait aux extrémités «le ce dernier «leux plateaux de balance ; on mettait sous ce* plateaux deux seaux, et dans ces seaux, deux petites figurines de brome ou deux pyramides, appelée» muncs. Le» joueurs, après avoir vidé en partie leurs coupe*, tâchai eatdu jeter le reste du vin dans un des plateaux, de manière qu’eu penchant il frappât la tête de la figure de bronze qui était dessous. Si le coup s’entendait, Ve joueur avait gagné.

COTTAGE, nom donné en Angleterre aux fermes élégantes qui appartiennent A des villageois aisés.

LUTTE (de l'allemand kutte, même signification]. Au moyen Age, on appelait cotte de mailles un vêtement de guerre, consistant en une sorte de chemise faite de petits anneaux de fer. Il ne faut pas le confondre avec le haubert , dont le tissu était plus fin et qui couvrait aussi les bras et les jambes; les chevaliers seul* avaient le droit de vestir le haubert. La cotte do mailles portait différents nom* et s’appelait gnllette, jaque , jaquette , brugne, jaseran. — On appelait cotte d’armes une espèce dedalmatique ou de casaque fort riche , dout le* chevaliers et les nobles avaient coutume de couvrir leur armurepour lanréserver de l'ardeur «lu soleil et comme ornement. L'usage s'en maintint jusqu’A Henri IV; depuis, ce vêtement fût encore conservé comme partie du costume des héraut» d'armes.

On appelait cotte m'trte les habits , l'argent , les meubles, en un mot, toute la dépouille d'uu religieux après sa mort. L'abbé s’emparait ordinairement de la cotte morte des moines de son abbaye.

COTTE-CHABOT, espèce de poisson. Voy. cbabot.

COTUTEUR. Voy. tuteur.

COTYLE (du grec cotylè, cavité, écueUel, mesure des Grecs pour les liquides. Elle valait 0 lit. 26.— En Anatomie , on appelle cotyle la cavité d’un os qui reçoit la tête d’un autre os. La cavité cotylohle est la partie de l’os iliaque qui s’articule avec le fémur.

COTYLEDON («lu gtcc cotylédon , coupe, ecuelle),

COUC — 426 — COUD

partie «le h graine consistant, comme on le voitilans le li.irirbt, en un on plusieurs lobes charnus qui enveloppent ta radicule et la gemmule ; avec ces deux derniers organes , les cotylédons constituent l’embryon. Ils sont, pour ainsi dire, les mamelles qui nourrissent la plante naissante ; ils lui donnent leur substance mm ilanineusc et sucrée , tant qu'elle ne •eut encore sialimeiiter dans le sol'. A mesure que a plante grandit, les cotylédons diminuent d’épaisseur, se desséchent et meurent ; tantôt ils restent sous la terre, après la germination de la graine : on les appelle alors hypngés; tantôt ils s’élèvent à la surface avec la tigelie , et forment les premières feuilles qu’on nomme feuilles séminales : on les appelle alors épigés. — On nomme corps cotylédo- Maire, la masse plus ou moins rh.ïrime qui dans certaines plantes est formée par la soudure des cotylédons : c’est ce qui a lieu dans le marron d’Inde.

Certains végétaux n’ont pas de cotylédons : tels sont les Champignons; d’un tre< en ont un sculromme le Lis, le Blé, le Palmier; d’autresdeux (lé Rosier, etc.) ou un plus grand nombre (plusieurs Pins). L'absence, la présence et le nombre des cotylédons ont une corrélation si remarquable avec les caractères offerts par toutes les autres parties do la plante, que L. de Jussieu, et, après lui, la plupart des botanistes, ont fondé sur cette considération la division du Règne végétal en trois embranchements : Acoiylédonés. ou plantes privées de cotylédons; Morux'otylédonéi , plantes à un seul cotylédon , et Dicotyiédonés, plantes à 2 ou pliis «le 2 cotylédons ( Voy. ces mots]. La première division répond aux Cryptogames Ae Linné; les deux dernières, à ses Phanérogames.

COTYLEDON E, se dit, en Botanique, d'un vég«Stal pourvu de cotylédons; il s’emploie comme synonyme de phanérogame. Voy. cotylédon.

CÔTYL01DE (cavité). Voy. cotyi.e.

COU ou col (du latin eollum ), partie du corps qui unit le tronc à la tête. Outre les vertèbres cervicales, qui en forment la charpente osseuse et qui sont au nombre du 7, il existe , a la partie antérieure et supérieure du cou, Vos hyoïde, au-dessous duquel le cartilage thyroïde fait une saillie plus ou moins prononcée ; entre cette saillie et le bord du sternum , se trouvent le rartilage cricoïde et la trachée artère. La fore postérieure du cou prend le nom «le nuque (eervix). En outre, 75 muscles, sans compter ceux qui lui sont communs avec la partie postérieure du tronc, «mirent dans la composition du cou, et concourent aux divers mouvements de la tète ainsi qu’aux fonctions de la respiration , de la déglutition, de la voix, etc. — Dans tes Mammifères comme dans l’homme, le cou a 7 vertébré* cervicales, excepté dans l’Aï qui en a 9, et dans le Lamantin qui en a 6. Dans les Oiseaux, le nombre des vertèbres varie de 9 (Moineau) à 23 (Cygne ).

Un nomme vulgairement Cou coujté, le Gros-bec fascié, C. jaune, la Curruca ytensilis, espèce de Fauvette, C. rouge, le Rouge-gorge, C. tors , le Torcol.

CODA , oiseau. Voy. cocucou.

COUAGGA, Equus couayga, espèce du genre Cheval, un peu moins grande que le Zèbre, mais ressemblant davantage pour la forme au cheval. Le poil du Couagga est bnm-foncé sur le cou et les épaules, et brun-rlair sur le dos, les flancs et la croupe, qui commence à prendre une teinte rougeâtre. Le* parties supérieures sont rayées en travers de bandes blanchâtres; les inférieures sont d’un beau blanc, ainsi que le jarret et la queue , qui est terminée par une touffe de poils allongés. Le Couagga vit eu troupes nombreuses dans l’Afrique méridionale.

CÛUCAL (mot composé de coucou et d’alouette ), Ceatrvp’u , genre d’oiseaux Grimpeurs, de la fam. des Coucous, renferme des espèces qui ont l’ongle du |H*uee loag et pointu : d’où leur nom scientifique ydu grée ken trou, aiguillon , et poust pied). Ils ha-

bitent toutes les contrée* les plus chaudes de l’Asie, de l’Afrique et de la Malaisie. — La mieux comme est le llouhou (C. Æyypiiùs ) , «pii s’approche le plus «les habitations et «Tout le nom imite le cri.*

COUCHANT, point «lu ciel où le soleil semble sc coucher. U est à la droite de celui qui regarde le midi, et à la gauche du celui qui regarde le nord. On l’appelle encore ouest et occident. Comme le Heu du couchant change tous Ids jours , par suite du mouvement annuel de la terre, on a pris pour point fixe du couchant celui où le soleil se couche aux équinoxes, et qui partage en deux partie* le demi-cercle de l’horizon qui est entre le midi et le nord. La distance entre ce point, qu’on appelle couchant vrai, et le coucher effectif, porte lu nom d'amplitude.

COUCHER d’un astre , moment où un astre se cache en descendant au-dessous de l'horizon. Le coucher d'un astre est dit acronyque (du grec acros, extrême, et nyx, nuit) quand il s’effectue en même temps que celui du soleil, à la flu de la nuit; cosmique (du grec cosmos, monde ou ciel), quand il a lieu dans l’instant où le soleil se lève; et héliaque (du grec hélios, soleil), quand il entre dan* les rayons du soleil et Cesse d’élre visible. Les mômes épithètes s’appliquent au lever «les astres.

COUCHES ( de couche, lit). Eu Géologie, on appelle couches les différent* lits superposé* dont se compose un terrain : ce sont des dépôts présentant deux faciès parallèle* et s'étendant indéfluiment , tant qu'ils ne sont point bornés par l’escarpement de* montagnes. Voy. stratifications.

En Botanique, ou appelle couches corticales l'ensemble de lames fibreuses appliquées les unes sur les autres qui «'onstitue l'écorce; couches ligneuses , lus cercles qui, dans le bois, s’emboîtent les uns dans les autres, et dont le nombre indique assez exactement l'âge d'un arbre.

En Horticulture, on appelle couches un amas de fumier disposé convenablement pour bâter l’accroissement et la maturité des plantes ou des légumes. Ou distingue : les C. chaudes, celles qui se font avec du fumier «lu cheval ou de brebis nouvellement tiré de l’écurie ou de la bergerie; les C. tièdes ou tempérées, celles qu’on forme avec du fumier de cheval et de vache mélaugé du feuilles, de marc de raisin, de (an, etc. ; les C. sourdes , celles qui sont au-dessous du niveau du sol; les C. encaissées, celles qui sout dressées dans de* encaissements de bois.

COUCOU, en latin Cucullus (par onomatopée du cri de cet oiseau), gtjnre de l’orare des Grimpeurs , type de la' famille dcsCuoulés, renferme des oiseaux de petite taille (25 à 30 centim. ), à bec presque aussi long que la tète, très- fendu, comprimé; â languo vurmiforme, susceptible de s'allonger à volonté; à tarses courts; à queue longue, et dont la couleur varie du hlauc jaunâtre au verdâtre avec des taches olivâtres ou cendrées. Ce sont des oiseaux voyageurs «jui passent l'été eu Europe et l’hiver en Afrique ou en Asie, lisse tiennent sur la lisière des bois , et se nourrissent uniquement d'insectes et de chenilles. Le Coucou ne fait pas de nid, et dépose ses unifs dans le nid des autres oiseaux. Aussi est-il devenu le symbole de l’infidélité conjugale.

On connaît un très-grand nombre d'espèces de coucous ; les deux plus iutéressantes sont : le C. gris ou commun g qui uous arrive par troupes au moi* d'avril , et s accouple presque aussitôt : c'est alors qu’il fait eutendre le cri si connu auquel il doit son nom ; et le C. indicateur , particulier à l'Afrique, et qui se nourrit presque exclusivement d’abeilles : U est alusi nommé parce que son cri sert à guider les indigènes quand ils vont â la recherche des essaims. Chez les anciens, le coucou était consacré à Jupiter : selon la Fable , le dieu prit un jour la forme de cet oiseau pour faire une surprise à Junon.

COUDE, cubitus , angle saillaut formé par l’apo-

COUL

Page 1