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{Voy. nantis). Pour la préparation de cette liqueur, on prend : Feuilles de laurier, 50ûgram.; macis, 35 gr. ; muscade et cannelle, 6-1 gr. ; girofle, 8 gr.; on fait infuser pendant six semaines dans 14 litres d'alcool faible ; ou filtre et on distille pour en tirer 12 litres, eu ajoutant 750 gr. de sucre et en colorant avec le kermès. Cette liqueur, recherchée en Italie, se préparait surtout à Naples, au couvent de Saota-Maria-Novella. On en faisait aussi beaucoup à Montpellier.
ALLAH , nom de Dieu chef les Arabes et les Mabométans , répond à ceux d 'Elohim et Adonoï , ciie* les Juifs. L'adoration d’Allah est recommandée par le Koran comme le dogme fondamental de la religion. — Le mot Allah signifie par excellence l’étre digne de culte , l’ôtre adorable.
ALLAITEMENT. 11 peut être pratiqué soit par la Bière, soit par une nourrice, soit par un animal, soit enfin par des moyens artificiels.
V Allaitement maternel, le plus naturel, est aussi le meilleur de tous, sauf de rares circonstances où il pourrait être funeste à la mère et nuisible à l’enfant. 11 faut que la mère qui veut nourrir soit d’une lionne constitution , sans aucune affection héréditaire, qu’elle jouisse d’une bonne santé, qu'elle ait xm lait de lionne qualité et uni abondant. Quatre ou cinq heures après la délivrance, la mère doit présenter le sein; l’enfant y puisera le premier lait, eolostrum . dont les propriétés légèrement laxatives sont en rapport avec le besoin qu'il a de rendre son méconium. — Tant que l’enfant trouve au sein de ki mère une nourriture suffisante , il n'est pas néc* ssaire de lui donner d’autres aliments; il faut surtout s'abstenir de toute nourriture solide avant tes premières dents. Vers le 12» ou 15« mois arrive l'époque du sevrage , qui sera d'autant plus facile que l’enfant y aura été graduellement préparé.
Pour l'Allaitement pratiqué par une nourrice, 1 Voy. rourricf..
Allaitement par une femelle de mammifère. Bien que le lait de jument et d’ànesse ait le plus d'analogie avec le lait de la femme, on préfère la chèvre à cause de la facilité avec laquelle elle se laisse teter. 11 faut choisir une chèvre bien conformée, blancho et sans cornes. Le lait de chèvre, actif, nourrissant , convient aux enfants lymphatique*.
Allaitement artificiel. 11 consiste à nourrir l’enfant avec, du lait de vache ou de chèvre réchauffé au bain-marie; on se sert à cet effet soit du verre, soit du petit pot, soit du biberon. Cet allaitement doit être rejeté toutes les fois qu'il est possible de faire autrement ; il ne donne souvent que des enfants pèles et chétifs. Dans ce mode d'allaitement, au lieu de couper le lait avec de l’eau d’orge , de gruau , ou avec du bouillon , fl serait préférable , pour les premiers temps surtout , de se procurer le premier lait de chaque traite , l’analyse ayant démontré que ce lait , plus léger et moins nourrissant, ne renferme que 5 à 10 pour cent de crème, taudis que le lait qui vient à la fin de la traite en contient 12, 15 et 20 pour cent, et m’éloigne ainsi beaucoup du lait de femme.
ALLANTOÏDE (du grec allai, ullantos, boyau), sorte de sac. membraneux, faisant partie de l’arrit refaix des mammifères, a son siège entre le rhorion et l’amuios, et contient un liquide nommé liqueur allanfdique. L’allantoide communique avoc la vessie du fœtus au moyeu d’un canal nommé ouraque . On croit que sa fonction est de recevoir l’urine que sécrètent les reins pendant la vie intra-utérine. — - Wœhler a découvert dans la liqueur allanloiqne de la vache et dans l’urine du veau un principe cristallisable qu'il a nommé allanioine. Il est insipide , sans action sur les couleurs végétales et trèssoluble dans l'eau. On l'obtient artificiellement par l'action du peroxyde de plomb sur l’acide urique.
ALLEGE ( d'alléger ), petit bâtiment dont la forme et la grandeur varient selon le besoin, et dont la fonction est d'alléger les grands navires, de porter une portion de leur charge {vendant leur armement ou leur désarmement. Ce ne sont général»ment que des barques dont le service se borne à parcourir un port ou une rade. Cependant on donnu aussi ce nom a des navires; celui qui ramena de. Luxer l’obélisque de la place de la Concorde était une allège à trois mût verticaux de 35 métrés «le quille environ. — En Architecture, on nomme Allège un mur d’appui dans l’embrasure d’une fenêtre; il est «Enne épaisseur moindre que la fenêtre.
ALLEGORIE (du grec allas, autre, et çQoreiu), parler) , fiction qui offre à l’esprit un objet de maniéré à lui en représenter un autre avec lequel il a des rapports. C'est aussi une figure de style, que l’on définit une métaphore continuée. De là deux sortes d’allégories : l’une qui a l'étendue d’un poemo, comme les Moutons de M** Dcshoulières, les Allégories de J. -R. Rousseau (Minerve, la Vérité , la Morosophie), on d’un morceau qu'on pourrait détacher, comme les Prières, la Ceinture de Vénus d’Homere , la Mollesse de Boileau, l 'Envie, dans la Henriade ; l’autre , qui se réduit à un rapprochement pour lequel quelques vers ou même quelques mois suffisent :
Sur Ict ailes du Temps U Tristesse s'envole.
Lemicrre a donné à la fois l’exemple et le caractère essentiel de l’allégorie dans ce vers célèbre :
L’Allégorie habite un palais diaphane.
L’allégorie n'est pas moins familière an peintre et au sculpteur qu'au poète. On admire l’allégorie par laquelle Prurfhon a représenté le Crime poursuivi par la Justice et le Remords. — I/allégorie est tellement familière à l’esprit humain, que c'est à elle que l'on doit la plupart des fables du paganisme. — Beaucoup de passage de l’Ecriture paraissent également ne pouvoir s'expliquer qu’en le* considérant comme des allégories, comme l'ont fait S. Matthieu, S. Paul, S. Clément d’Alexandrie, Origèue , S. Augustin , S. Grégoire , et beaucoup de théologiens modernes, surtout en Allemagne.
ALLEGRO (du latin alacer, vif, gai), mot italien qui signifie gai , joyeux . mais qui, en Musique , n'indique que le degré de vitesse que l'on doit donner au mouvement d’un morceau. Ce mouvement tient le milieu entre VandatUino ei le presto : il admet plusieurs modifications, que rendent les expressions allegro moderato, ngitato, vivare , maestaso , etc. Le premier morceau d’une symphonie , d'un quatuor, d’une pièce de musique instrumentale.cst presque toujours un allegro. — L 'allegretto csl un diminutif de l'allégro, qui indique un mouvement un peu plus léger et animé.
ALLELUIA (mot hébreu signifiant louez le Seigneur) , cri d'acclamation , chant de joie ordinaire dans tes jours de solennité Vt d’allégresse , qui a passé do la synagogue à l’éclise; ne fait surtout entendre dans lu temps de Pâques. On ne chante alléluia ni aux offices des morts ni pendant lu carême. — C’est S. Augustin et S. Jérôme qui ont introduit Val/eluia dans l’Eglise latine, au temps du pape Damasc.
alléluia , nom vulgaire de VOxalide blanche (Oralis aretosel/a, L.) . dite aussi Surelle ou Pain 1 de coucou. Celte plante fleurit vers Pâques : d'où son nom. Elle est fort semblable à l'oseille, et fournit 1 lu sel dit sel il'oscille!voxala1e acidulé de potasse).
ALLEU, nom de la terre libre dans le régime féodal. Foy. le Dict. univ. d'IIist. et de Géogr.
ALLIAGE, combinaison d’un métal avec d’autres métaux. Quand l’un des métaux combinés e«d I du mercure , l'alliage porte le nom d’ amalgame
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{Voy. ce mot). Lorsque les métaux s’unissent entro eux . ils changent plus ou moins de propriétés : tantôt ils deviennent plus sonores, comme le cuivre allié à l'étain; tantôt plus durs, comme l’argent ou l'or allies au cuivre; d’autres fois, l'alliage est plus fusible que les métaux composants, comme, par exemple, l’alliage de bismuth, plomb et étain, dit alliage de Darcet. La densité des alliages est ordinairement plus grande que celle des métaux constituants, les molécules se trouvant alors plus rapprochées par leur atllnité qu'elles ne l’étaient par leur cohésion. Généralement, ils sont moins ductiles que leurs composants ; enfin , ils sont souvent plus oxydables. Les alliages ont été considérés longtemps comme de simples mélanges , par la raison qu’on peut mêler les métaux fusibles eu proportions quelconques ; mais on a reconnu depuis que beaucoup d’alliages sont de véritables combinaisons chimiques, car ils peuvent s’obtenir sous la forme cristallisée, à l’instar des autres combinaisons. — On trouve dans la nature quelques alliages; mais le plus souvent ils sont le produit de l’art, et s'obtiennent tous par le moyen de la chaleur. Parmi fes alliages les plus utilises dans l'industrie, il faut citer : le bronze (étain et cuivre) ; le laiton (cuivre et zinc) , auquel se rattachent le cltrysocalgue et le si mil or ; la soudure des plombiers (plomb et étain); les alliages qui servent a faire les caractères d’imprimerie (plomb , antimoine , et quelquefois cuivre); ou la poterie d’étuin (étain, antimoine et enivre); et ceux qui sont connus sous le nom de métal d’Alger (étain , plomb , antimoine) , de métal de la reine (étain, antimoine, plomb, bismuth). employé pour les théières anglaises; d'alliage ae Darcet (bismuth, étain, plomb), fusible à 1*0°, dont on fait les plaques fusibles ou soupapes de sûreté , et dont quelques dentistes se servent pour plomber les dents; enfin les alliages de l’or et de l’argent avec le cuivre, qui sont usités dans la fabrication des monnaies et V orfèvrerie.
alliage (règle d*) , opération d'arithmétique qui sert a trouver : 1° le prix d’un mélange, les quanti lés et les prix des parties mélangées étant connus ; 2° la
3uotité des parties à mélanger, d’après un prix fixé ‘avance pour le mélange, et le prix connu des parties k mélanger. Voici comment on procède : l«r cas : on a mêlé 10 hectolitres de blé à 24 fr. avec 12 à 25 fr. et 7 k 30 fr.; que vaut le mélange? 10 hectolitres à 24 fr. font 240 fr.
29 hect. coûtent ensemble 750 fr.
En divisant 750 par 29 on trouvera que l'hectolitre du mélange vaut 25 fr. 86 c.
2» cas : il s’agit de faire un mélange de blé dont l’Iiectolitre revienne a 27 fr. 75 c., avec des blés à 25 et 30 fr. : combien en faut-il prendre de chacun? On commence par prendre la différence des prix donnés sur le prix du mélange, et l’on écrit ces différences en ordre inverse, de cette manière :
Prix du mélangé 27 fr. 75 c.
T»-;* ,1a.,.. 'a j 25 fr. — différence 2,25
rnI donnts { 30 fr. - différence
Si l’on mélange 2,25 hectolitres à 25 fr. avec 2,75 hectolitres k 30 fr., le blé reviendra a 27 fr. 75 c., ainsi qu’on peut s’en assurer par le calcul :
2,25 hectolitres h 25 fr. fôut 56 fr. 25 c.
5,00 hect. coûtent ensemble 138 fr. 75 c.
Donc. 1 hectolitre coûte 138 fr. 75 c. divisés par 5, c'est-à-dire 27 fr. 75 c.
Il est évident que les problèmes de cette seconde espèce out une multitude infinie de solutions. Dans notre exemple, si l’on double les résultats, on a 4 1 fl et 5 1/2 hectolitres, qui conviennent aussi bien que 2,25 et 2,75 ; on pourrait de même tripler, quadrupler, décupler, et, en général, multiplier ces deux nombres par telle quantité qu'on jugerait à propos, soit entière, soit fractionnaire. L'arithmétique ne fournit, pour ces sortes de questions, que des méthodes de tâtonnement : leur solution générale ne peut s'obtenir que par l’algèbre.
ALLIANCE (du latin alligare , lier), se dit particulièrement, en Droit, de l’uuion de l'hbmme et de la femme par mariage ( Voy. mariage et affinité :, et , eu Politique, de l'union du «leux ou plusieurs Etats qui se rapprochent dans le but de se défendre ou d’attaquer un ennemi commun; de là alliance défensive et alliance offensive (Pour les alliances les plus célébrés dans l'histoire, Voy. le Dict. untv. d’Ilist. et de Géogr., au mot alliance).
En Théologie, ou nomme alliance l’union du Seigneur avec l'homme, et l’ou distingue: Ancienne alliance , celle que Dieu contracta avec Abraham et ses descendants, et qu’il confirma par la loi de Moïse; Nouvelle alliance, celle dont Jésus-Christ a été le médiateur et qu’il a scellée de son sam:. Indépendamment du ces deux alliances solennelles, ou cite encore dans les livres sacrés celle que Dieu lit avec Adam avant et apres le péché originel ; celles qu’il fit avec No»':, et dont lare -en-ciel fut le signe; celle qu’il fil avec Mois-*, et dont le gage furent les tables de la loi, conservée* depuis dans V arche d’alliance. L'alliance de Dieu avec Adam a reçu le nom de loi de nature; l’alliance avec Moïse, celui de loi de ri» gueur; l’alliance avec Jésus-Christ est la loi de grâce.
ALLIE , se dit, en Droit, de celui qui est joint à un autre par un lien d'affinité. Pour les effets civils de ce lien , Voy. affinité.
ALLIGATOR ou caïman , une des trois grandes divisions du genre Crocodile, renferme plusieurs espèces particulières aux grands fleurai de l'Amérique du Sud : ils ont le museau large et obtus, les dents très-inégales et dirigées eu dedans, à la mâchoire inférieure, les pieds à demi palmés; ils atteignent une longueur de 4 à 6 mètres. Leur couleur est d’un brun verdâtre en dessus avec des bandes transversales irrégulières et blanchâtres en dessous : cc sont les moins aquatiques des crocodiles. L’alligator marche assez vite en droite ligne, ne tourne qu’avec peine, mais nage avec une • 1 Trayante rapidité; il a pour ennemis le jaguar, le tigre et surtout le marsouin. Les indigènes mangent la chair de cet animal malgré la forte odeur de musc qui lui est propre ; les nègres se servent de sa graisse contre lis rhumatismes; ils tannent sa peau , qui donne un asses bon cuir. On voit de temps à autre des alligators en Europe dans les ménageries ambulantes des bateleur*. — Cuvier dérive le nom d 'alligator du portugais lagarto , r.orruption du latin lacerta , lézard; d’autre* lu fout venir de legator, nom vulgaire du crocodile dans la presqu’île de Gange. 11 peut venir tout simplement du latin alligare , lier, enlacer, parce qu’on attribuait à rcs animaux (quoique à tort) l’art d'attirer et de tromper les passants en imitant la voix d'un enfant qui pousse des cris plaintifs. — Les naturalistes comptent 5 espèces d’alligators : VA. à paupières osseuses ; VA. à museau de brochet. VA. à lunettes , VA. cynocéphale , ut VA. à points noirs. Vou. CROCODILE.
ALLITERATION ( do littera , lettre ) , répétition d*ts mêmes lettres, surtout des mêmes consonnes* Elle produit quelquefois d’heureux effets d'harmonie imitative, comme dans ces vers célèbres :
Pour ij ai «ont tt * >erp«at* qui «ifflent mit liu-»?
Sa croupe b« recourbe en repli* tortueux.