‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 33 sur 508 · A LUI · texte numérisé non relu

A LUI

ALMl

Elle «ert encore h aider la mémoire) comme dans quelipics proverbes : « Qui terre a , guerre a. Qui refuse, muse. » Mais elle devient un défaut lorsqu'elle ne peint rien , et n’est que l’effet «le la négligence du poète, comme dans ce vers do Voltaire :

Hon, iln'ctl rien que NiuiM n kooore.

Souvent l’allitération n'est qu’un jeu puéril qui n'a d’autre mérite que celui de la difficulté vaincue, comme dans ces poèmes dont tous les mois cnramençaieut par la même lettre : on sait «|ue dans un poème composé en l'honneur de Charles le Chauve tous les mots commençaient par la lettre C ; dans un autre, où l’on chantait la guerre des Pourceaux, tous les inuU commençaient par la lettre P :

Plaudüf . Purertli . porecrum p«jra propago

J'rOj/rrdUur, etc.

— Clics les peuples Scandinaves, l’allitération ou l'emploi des mêmes consonnes était le principe dominant de la versification, comme la mesure chez les anciens et la rime' chef nous.

ALLOPATHIE (du grec al/os, autre, et pathos, maladie;, système de medeciue opposé a Yhomœojuithie. a pour objet de guérir les maladies en recourant à des reniedes d’une nature contraire , suivant l'aphorisme : Contraria contrariis curantur. C’csl la médecine hippocratique. — On nomme allopathes, allouathistes, les {«artisans de ce système.

ALLOUCHIEU , nom donné k Y Alisier à fleurs U arrhes , parce qu'on empluic son bois, qui est très-dur, à faire dus ul ludions de moulin et des vis de pressoir. Voy. AUtlII.

ALLRUNES (du mot runes , caractères Scandinaves ) , espece de poupées couvertes de caractères ruuiques, auxquelles les anciens Germains demandaient des oracles. Ils donnaient encore ce nom k leurs sorcières ou à des racines de plantes auxquelles ils attribuaient des propriétés merveilleuses.

ALLUCHON , deut d'uue roue d’engrenage qui ne fait pas corps avec la couronue : c’est uue pièce de bois ou de fonte nui s'adapte à la roue (tour en former les dents. Tantôt les alluclious sont implantés perpendiculairement a la surface courbe de U roue , qui prend le nom de hérisson ; tantôt ils s'adaptent à la partie plaue et latérale vers son contour : cette seconde espèce de roue s'appelle rouet. Dans les machines qui éprouvent beaucoup de frottement et dont les dents sont par conséquent promptement usées, il faudrait changer souvent la roue tout entière, si les attachons n obviaient a cet inconvénient.

ALLUMETTES. Pendant longtemps on n’a employé que les allumettes soufrées , que tout le monde connaît; elles ont été depuis quelques années remplacées par les allumettes oxygénées , phosphonques , etc. — On appelle allumettes o.iygcnées d< s allumettes soufrées dont on enduit le lire mité d'un mélange de chlorate de potasse, de (leur de soufre et d'eau gommée. Pour faire usage de ces allumettes, on les trempe dans un flacon qui contient des filaments d'amiante imprégnés d’acide sulfurique : d« s qu’un retire l'allumette , elle s’enflamme. Les allumettes phosphoriques, dites aussi A . chimiques allemandes . sont enduites «l’une pâte composée de phosphore, de nitrate ou de chlorate de potasse et «le gomme, colorée avec do l'indigo ou du minium. Pour éviter que l'humidité ne les altère, on les trempe dans un vernis À la sandaraque. On ni qu’a frotter l'allumette contre un corps sec, et on la voit s'eniUunniur. Les allumettes sont beaucoup {•lus commodes que les précédentes, mais aussi {«lus dangereuses. — La fabrication des allumettes n'est pas sans intérêt et sans importance : quatre ou cinq ouvriers, en s« partageant l'ouvrage, eu fabriquent \ ou o,000 à l'heure. On peut même, au moyeu d'un rabot récemment inventé par

M. Pelletier, en fabriquer 60,000 à l’heure. Une seule fabrique, celle d’Elie Dixon à Ncvrton en Angleterre, en fabrique plus de 2 milliards par an. Le l)r Roussel a publié, dans la collection Roret, un Manuel des allumettes chimiques.

ALLURE {d'aller, marcher;, manière dont une personne ou un animal marche habituellement on {Kirte son c«»rps en marchant. Los allures du cheval sont de quatre sortes, le jtas , le trot , Y amble , le galop. — Dans la Marine, on nomme allure la disposition de la voilure par rapport au vent que reçoit le bâtiment. On distingue trois allures ou trois manières de marcher: le plus près , le largue et le vent arrière.

ALLUV10N (en latin a/luvio, «le luo , baigner, ad, auprès), accumulation suc«*essive de vase, de sable , de gravier , «le débris organiques et d'autres matériaux, entraînés et rejetés sur les côtes par les eaux de la mer, et sur l«?s rivages et à l'embouchure des fleuves et des grandes rivières. Elle donne naissance aux terrains d’alluvion , les plus récents de tous, et dont plusieurs se forment presque nuis nos yeux : les «Ici tas «le la basse Egypte ut du Danube, le soi «les vallées du Pô et de l’Arno, les polders de la Hollande , et, en général, une grande partie des terrains qui bordent la inerdu Nord sont des exemples d’alluvions «lues aux crues d’eau de l'époque actuelle. Ivi surface «lus grandes plaines et le fond «les grandes vallées sont aussi recouverts ordinairement d’un puissant terrain d’alluviou, qui remonte à des temps antérieurs à l'époque actuelle. — En Jurisprudence, Yaltuvion, qui n‘e$t qu'un cas de l 'accession t donne au propriétaire le droit de s'approprier le terrain qui s est ainsi formé dans les limites de sa propriété. L’exercice de ce droit est réglé par les articles 556 et suiv. du Code civil, qui ont été modifiés eu 1850 de manière à rendre plus équitable le partage des terrains d’alluvion.

ALMANACH (qn on dérive «le l’arabe al manach ' le commit' , nom vulgaire du calendrier. Les anciens almanachs contenaient, outre le calendrier proprement dit, des prétliclions sur les phénomène! astronomiques ou météorologiques, et même sur les événements polit iipus; ou connaît surtout en ce genre Y Almanach de Sostradamus . publié par cet astrologue de 1550 à 1507, celui «le Matthieu Laensherg , «lit Almanach de Liège, publié à partir de 1630. A ces prédictions ridicules on a, de nos jours, substitué dans les almanachs, qui sont la princi|iale lecture du {«euple, des notions utiles sur l'agriculture, l'industrie, la politique, etc. — Ou a étendu le nom d’ Almanach à une foule de livres publiés annuellement av«ic un calendrier en tôle, et dont le but est de donner au public des productiuns nouvelles, «les renseignements utiles, ou de propager certaines doctrines: tels sont Y Almanach des Muse s, recueil annuel de poésies nouvelles qui eutuno grande vogue dans le dernier siècle; Y Almanach nautique, qui a pris depuis 1788 le titre de Connaissance des temps t 1 qui est publié parle Bureau «les longitudes : YAlm. impérial (jadis A. royal, A. national), fondu en 1079, qui contient, outre Tétât des souverains, la liste officielle de tous les fonctionnaires; Y Almanach du commerce , fbndépar Dclatynnaen 1798, et continué depuis par Bottin ; les Almanachs de Weimar , de Gotha, etc., précieux pour la géntialogie et la chronologie. Voy. calendrier , aknbaihe.

ALMEES, danseuses et chanteuses en Orient. Voy. le IJict. univ. tfllist. et de Géogr.

ÀLM1CANTARATS (de l’arabe almocantharat).

On nomme aiusi,en Astronomie, descercles parallèles a l'horizon qu'on imagine passer par tous les degrés du méridien : ils servent k faire connaître la hau teur du soleil cl dos étoiles; aussi les appelle-t-on souvent cercles ou parallèles de hauteur; ils xml d'usage daus la gnomonique {tour tracer dus cadrans solaires.

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