‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 34 sur 508 · A LOS · texte numérisé non relu

A LOS

A LPA

ALML'D ou aimi de, mesure de liqui«le« en Portugal, vaut Kl lit., 5i cent, bile se divise en 2 cantate* et Î2 r avortas ; 18 al tu udes font un baril ; 26, uue pipe; 52, un tonneau.

A LUES (en £rec, aloè), genre de plantes grasses de la famille des Liliacée», tribu des Aloiuécs, au calice tubuleux , cylindrique , aux feuilles tapineuses, charnues, réunies a la base de la hampe, cl se terminant par un épi lâche de fleurs rouges. L'aloes appor t ieut presque exclusivement à l'Afrique; cependant on le trouve aussi dans le midi de l’Europe , et ou le cultive dans nos jardins. Son suc fournil des matu res colorantes «t une gomme résineuse , amrrc , odorante et utile en médecine. On tire de ses feuilles un iil très-fort et très- blanc dont ou fait des cordes, les meilleures qui exigent, des filets, de* tissus. Le suc de l'aloes se distingue dans le commerce en alors socolrin (tiré primitivement d>* l'ile de Socotorai, d'un jaune transpirent, d'une savvwr amero et aromatique, d'une odeur forte; alors hépatique , plus grossier, d'un ronge bruu comme le foie en grec h épar) ; a loè s caftai tm, moins estimé, d’uu brun sale, et usité seulement comme médicament pour les chevaux. L'aloes, pris à petite dose, est tonique ; À plus haute dose , c est un purgatif puissant; ou l'emploie contre la jaunisse et la constipation ; sou effet est lent, mais sûr: on le défend aux pi rsonnes affectées d'hémorroïdes. La pulpe de scs feuilles neutralise les brûlures. L'aloes fait la base de la p ré pua lion Domméef/iiirrfe/iwiÿur vie. — L'dtocs-pitte est la même chose nue V A y ave. I o »/. ce mot.

alors (Bois d’), ou Uns u ai y le. Vu y. asilaire.

ALUI (du latin art tegem. selon la loi; ou du verbe alloyer. anoieunc variante d’allier), alliage de métaux précieux fait dans des propirtious convenables a la destination du mélange. Il signifie aussi, en partant des matières d'or et d'argent , le titre légal de ces métaux. Un objet , une monnaie est de bon uloi quand la matière est au titre de l'ordonnance ; ils suuL de bas ou de mauvais a/oi quand ils n'ont pas le litre qu'ils devraient avoir.

ALOÏNKKS, tribu de la famille des Liliaeécs, renferme les genres A/oes et Yucca.

ALOPECIE (du grec alofiex , renard; animal sujet aune espece de gale suivie de dépilation). On nomme ainsi la chute temporaire des cheveux et des poils : elle ditl'cre de la calvitie, qui en est la perle permanente. L'alopécie a lieu , soit a la suite d'exees ou de maladies qui tieuuent presque tonte* a un état anormal de la p an , soit par l’effet de cosmétiques irritants. Un des moyens de traitement réputés les plus efficaces, c'est de raser fréquemment la région dénudée , d'y pratiquer de« lotions émollientes , si la peau est sensible ou irritée; toniques t au contraire, lorsqu'il s'agit de réveiller l'adion des follicules pileux. On y joindra de» embrocations d'huile d’amandes douces, ou de laurier, de lavande, de camomille; l'usage de la pommade de Dupuytren ; eutiu des frictions faite* avec un tnélauge d’huile d'amande» douces et île rhum.

ALUl‘LCL’BL'S(c.-a-d.7»eoe*/e Henarrt ). K.vulpih.

ALOSE (en latin a/osa), espèce du genre 11areng, de la famille dos Uupes, qui se trouve sur F- s cotes de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Elle a pour type lu/ose commune , qui ne dillVre du hareng que pir une échancrure au milieu de la mâchoire supérieure, pat sa taille plus grande qui atteint jusqu’il un métré, par l'absence de dents et P«r une laebe noire derrière les ouïes; elle a la téta large et veinée, le dos épais et arrondi , le ventre mince et tranchant. La chair de r»J«*se est tn-sdélicate : les femelles sont pins grosses, et offrent un meilleur manger que les luALs. — L'alose finte est moins délicate que l’alose cumuiuue ; elle se reconnaît aux petites dents dout sa bouche est garnie et à sa forme plus allongée. — Les aloses vivent devers.

d’insectes et de petits poissons. Vers ki fin d'avril et pendant le mois de mai , dits remontant , pour frayer, dans les fleuves et quelquefois dans leurs affluents : on pèche l alose au tramail, et elle meurt aussitôt qu’on l'a lin o de l'eau.

ALUUATES, Stentor, e$|»ère de singes, de la famille des Hurleurs, du sous-genre Sapajou, habitant les contrées chaudes de 1 Amérique. Ils sont à |m ine hauts de 6 déclin.. ont la queue forte et prenante, la poitrine large. Ils ont uue voix forte, effrayante, tout à fait disproportionnée avec leur petite taille, ce qui est dû a la capacité énorme des ventricules «le leur larynx, où l’air «’xpiré résonne comme dans un tambour. Ces singes, leste» et farouches, s'attroupent dans les bois. Il» puisent eux-mêmes leurs blessures. Leur cliair est bonne à niamiiT.

ALOl'CHIER. Voy. alioiciiier.

ALOUETTE (du latin alaurta ) , genre d'oiseaux de | ordre des Passereaux , de la famille îles Alaudinée» ( Coin rosi res do Cuvier), se trouve dans toute l'Europe , dans l’Inde et l'Afrique , et a pour type Valouette des champs , qui est un peu plus grosse que le moineau. Un connaît le plumage de l’alouette , d'un cris rouss.it re , son chaut continuel , dont les accents sont penauds et mélodieux , 1 activité avec laquelle elle cherche sa nourriture dans les champs, sur les routes; la manière dont elle s'élève dans les airs eu chantant «le plus eu plus fort jusqu'au moment où elle se laisse tomber a terre avec une rapidité extraordinaire; on eouuall aussi la facilité avec laquelle elle apprend toutes sortes d'airs. L’alouette libre vit ordinairement dans les champs; elle se nourrit de petit» vent et de petits insectes; mais en cane «;lle mature volontiers de la pâtée faite avec du pain cid**s graines écrasée». Enfermée, elle essaye continuellement de s’envoler, et §e casserait bientôt la tête si ou n'avait la précaution de couvrir la cage avec une toile. Ia*s alouettes font leur nid a terre, «ians l’avoine, le tivfle , la luzerne. A l'entrée de l'hiver elle*» »e ré- Ut lisent en troupes nombreuses; elles engraissent beaucoup à celle époque; on leur donne dort communément le nom de mauviettes ; dans cet état , cil. s sont recherchées par les chasseurs, qui le» attrapent au tilet ou qui les tirent an miroir. On distingue plusieurs espèces d'alouette* : VA. commune, qui a l'ongle «lu pouce remarquablement long, ce qui l'aide a marcher «tans les terres labourée» j VA. ra/anrtre. qui es' plus grosse, et dont le bec. est plus fort et a la forme conique ; elle se distingue aussi par sa gorge blanche «’t sou collier noir ; elle habite les pays chauds; VA. huppée, dite aussi A. des chemins et Cocher is , qui se fait remarquer par sa petite huppe de plumes qu’elle redresse à volonté.

alouette iif. VER , Pe/uhui , oiseau du genre des Bécasseaux, de lu famille des Echassiers , a le ber crochu , le pouce long, les jambes assez hautes et nues a leur partie inférieure. Son vol est vif et rapide. Ce* octaux forment des société* nombreuses. Ou les trouve sur le» rivage» des «tetix continents ; ils sont long» de 15 centimètre» environ, cendrés en dessus du corps, Idanr» en dessous; la poitrine est nnagée de gris en hiver; en été, leur plumage est fauve tacheté de noir, avec de petites lâches noire* sur le devant du cou et de la poitrine , et line plaque noire sous le ventre. Leur chair est bonne tant qu elle est fraidie, mais elle rancit en vieillissant.

A LP AL A ou alpaga, espece de Ruminants, du geflre Lama, propre à l’Amérique méridionale, intermédiaire entre le lama proprement dit et la vigogne, avec lesquels il a été longtemps confondu. Il porte une laine remarquable par sa longueur, sa finesse et son moelleux. Cet animal est alerte, doux et s'attache à l'homme. Les al paras ont vécu en domesticité en Espagne; ils pourraient se naturaliser

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