‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 35 sur 508 · AI.ST · texte numérisé non relu

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de même dans le midi de la France. — On a étendu le nom d 'a/ para a une belle étoile faite avec la laine de l’alpaca. Dans ces derniers temps on a vendu à Paris , sons ce nom , des étoiles de faine à longs poils, très-chaudes et d'un prix très-modique. C'est a Ternaux qu’on doit cette utile fabrication.

ALPHA, première lettre de l'alphabet grec, empruntée à Yaleph des Phéniciens et des Hébreux, correspond a notre A. — Les mots alpha et ômrga s'emploient pour dire le commencement et la fin, parce que ces deux lettres «ont la première et la dernière de l'alphabet grec: c'est ainsi que Dieu dit de lui dans l’Apocalypse (ch. i, y. 8) ; Je suis l'alpha et tôméga.

ALPHABET (des mots alpha et bêla, noms des deux premières lettres de l'alphabet grec). Malgré l'extrême diversité des langues et des écritures, la plupart des alphabets offrent, dans le nombre, le nom, l’ordre et même Informe des caractères, des ressemblances qui attestent une origine commune. Los Égyptiens, le» Chaldéens et les Phéniciens se disputent l’honneur d’avoir inventé l'écriture alphabétique; selon l’opinion la plus commune, cet honneur appartiendrait aux Phéniciens , dont l'alphabet offre, au reste, de grandes analogies avec ceux des Chaldéens, des Hébreux, des Syriaques, des Arabes , des Persans et des Arméniens. C’est le Phénicien Cadmtis qui aurait apporté en Grèce l’alphabet et l’art d’écrire :

Phi i»».-r* priroi, f.mr *i creditur. »u«i

Mai»Mit4iQ rudibu» «ttOm «ignare llgruri» (Luc., Phar$-, 111,

Les Grecs, en colonisant l’Italie, introduisirent leur alphabet chez les Étrusques, qui le transmirent aux Humains avec quelques variations dans la forme des caractères ; les Domains le répandirent dans toute l'Europe. L’alphabet grec, comme le phénicien, n'avait dans l’origine que 16 lettres : & , C, <y, f, /, x, A, ft, v, o , r, p, r, r, v. Palamède inventa, dit-on, au siège do Troie les 4 lettres fi, £, (p , %, et Simonidu y agputa, cinq siècles après, les lettres Ç, tfy \p, u. L’alphabet latin, apportéde Grèce, dit-on, par l'Arcadien Evaudre, n'eut aussi d’abord que 16 lettres, comme le prouvent les inscriptions étrusques; c'étaient : a, b, c, d, e , f} i, l, m. n, o, p, r. s, t, u; ce n’est que plus tard qu'on y ajouta les ? lettres g, h, k, q, x, y , z. Claude voulut y introduire trois nouveaux signes , mais cette innovation ne dura pas plus que son règne. — Notre alphabet , qui n'est que celui des Latins et qui nous est commun avec presque tous les peu-

Ics de l’Europe, a '2b lettres; il n'en avait que

3 quand on ne distinguait pas les lettres i et j , u et t*. distinction dont la première idée remonte au xvi* siècle, mais qui n'est bien établie que depuis une soixantaine d’années. — Apres l'alphabet phénicien, les plus importants à connaître sont ceux de l’Inde , surtout celui du Devunuyari , le dialec te le plus parfait du sanscrit; ou y compte 100 caractères; et au lieu d'être jetées au hasard comme dam nos alphabets, les lettres sont disposées dans un ordre philosophique, d' après leurs analogies naturelles.— On remarque aussi l'alplialiet runique, répandu dans le nord de l’Europe et dont il ne reste que quelques vestiges dans les anciennes inscriptions.

Pour être parfait, un alphabet devrait avoir autant de signes qu’il y a d’éléments de la voix a noter (on en compte de 35 a -10) et n’en avoir pa« davantage; or, la plupart des alphabets manquent de plusieurs de eus signe- (en lïaiiçais, pur exemple, on est obligé de donner a la lettre e plusieurs valeurs : e, é, <?),et en même temps les alphabet * ont plusieurs signes surabondants (c dur, k, q , remplissent dans notre écriture le même office). Cette imperfection des alphabets, qui est la principale source des difficultés qu’offrent la lecture et l'ortho-

graphe, a fait sentir le besoin d’un alphabet complet, applicable à toutes les langues: Wilkins, Dalgarno et Lodwick chez les Anglais, Leibnitz en Allemagne , DebtttféOS et Volney CMS nous , ont tenté do remplir cette lacune; niais aucun résultat n'a pu être obtenu jusqu’ici. — 11 a été publié des recueils comparatifs d'alphabets : les plus complets sont ceiLi de De Hry lAlphabeta.... a tnundo créai o , Francf. , 1596), «le Des Hauterayes {Caractères et Alphabets des langues mortes et vivantes, «fuis les planches de VËncyclojxfdie ), des Bénédictins {Souvenu traité de Diplomatique , 1765), la Danton raphia de l’anglais fed. Fry, Lond., 1799, et les A/phabets publiés par les presses de la Propagande à ltome.

ALPHABET MANCEL. Voy. SOURDS MUETS.

ALPHOXSIN , instrument de chirurgie , ainsi nommé d'Alphonse Ferri, chirurgien, qui l'inventa en 1552, est destiné à extraire les balles du corps. Il est composé do trois branches élastiques réunies dans une poignée commune , susceptibles «le s’entreécarter pur leur extrémité libre , qui est en forme de cuiller, et entourées d’une virole courante qui les rapproche comme uu porte crayon. Cet instrument i st peu usité aujourd'hui ; on le. remplace par des tire-halles et des pinces à gaine.

AL PH OS fmotgrec qui signifie blanc), sorte de lèpre caractérisée par des UicUenblanches et farineuses.

ALP1NIA (de Pr. Alpin, botaniste), genre de Ziugibér.uVes , tribu «les Al pi niés*. Voy. aalanca.

ALPISTE, Vhalaris, genre de la fimillu des Graminées , a la tige frêle , les feuilles longues et minces , les fleurs disposées en épis ovales et allongés, le fruit oblong. Une espèce, VA* des Canaries. produit des graines qui se mangent eu bouillie dan* l’Espagne, et donne un fourrage excellent. Cette plante sert à la nourriture des oiseaux domestiques, surtout des serins. La farine qu’elle fournit est employée avec succès pour l’encolla go des tissus fins. — On remarque encore VA. uxpe relie , dite Riz bâtard parce que ses graines pourraient remplacer le riz, et Y A. chiendent , cultivée dans les jardins à cause de ses panarhesde fleurs purpurines et de ses feuilles rayées de jauue et de vert.

ALQUIFOUX (mot d’origine arabe), nom donné par les potiers à la galène ou sulfure «le plomb naturel. Ils l’emploient à l’état pulvérulent pour faire le vernis uoir sur les poteries ; ce vernit n’est autre chose, qu’un émail très-fusible, reuilu noir par l'interposition du sulfure de plomb. En Orient, les femmes se servent de l’alquifoux pour se teindre les cils et les sourcils.

ALRUNES. Voy. allrukes.

ALS1NE (eu grec alsinè, nom d’une plante des bois, dérivé d't/JOf, bois), Alsint i. genre de la famille des Caryophyllées. L'A. media est cette jolie petite plante si connue sous les noms vulgaires «le Mouron des oiseaux ou de M orge line ( Morsus gallinaeL parce que let oiseaux et les poules en sont très-avides. Sa tige est menue, rameuse; ses feuillet sont oval«»i, aigues, d’un vert tendre. La fleur est blanche, petite, portée sur un long pédoncule. La plante fleurit toute l’année; elle passe pour avoir des propriétés rafraîchissantes. Il ne faut pas la confondre avec le Mouron rouge {A nagu/hs), qui appartient aux Primularées.

ALSI.NEES (du genre type /!/$»'««). tribu des Caryophyllées, renfermant les genres Àlsine, Sa yiuüj Bu f fonia, Queria, Arenaria, Brachystemma , Holnsteum, Stellaria , Cerastium , Malarhium.

ALSTRQEMÊRIE, genre de la famillu des Atnanllidées, ainsi nommée en l'honneur du hotauiiile Eh. Alstrœmer, est propre à la partie é«pnnoxiale du nouveau monde. L’A. péléyrine ou Lis des Incas t originaire du Pérou, est une des plus balles fleurs connues; racine vivace, lige haute de Sdceuti-

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