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EAU
du nord et de 20 parties d'eau, est jaune, odorante, un peu acide. Elle est dépurative et diaphorétique ; on l'emploie dans les maladies cutanées, le scorbut, les affections de poitrine, les catarrhes.
EAU DK COCLARD. Voy. EAU BLANCHE.
EAU GRECQUE. Voy. EAU AFRICAINE.
eau hémostatique * eau propre à arrêter l’écoulement du sang. On connaît surtout en ce genre l'eau de M. Brocchieri; on la prend, selon les cas, à l’extérieur ou & l’Intérieur. Voy. hémostatiques.
eau de javelle , combinaison chimique de chlore et de potasse (hypochlorite de potasse) qu'on emploie dans les ménages pour blanchir et détacher le linge. Kilo parait avoir été préparée pour la première fois à Javelle , petit village prés de Paris.
eau de luce (du nom d’un pharmacien de Lille), préparation médicinale , excitante et sudorilique , qu’on fait avec de l’huile de succin , du baume de la Mecque, et de l'esprit-de-vin; elle a une apparence laiteuse et une odeur forte. On en fait aspirer par le nex dans les évanouissements, ou bien on en fait boire quelques gouttes dans de l’eau sucrée.
eau lustrale , nom donné chez les anciens à une eau sacrée dans laquelle on avait éteiut un tison aident tiré du feu du sacrifice. On plaçait cette eau dans un vase à la porte des temples, et ceux qui y entraient s’en aspergeaient. On plaçait uucore de l'eau lustrale dans la maison des morts.
EAU DK MARS. Voy. EAU DE BOULE.
eau de mélisse des carmes, mélange de 8 parties d’alcool de mélisse, d’une partie d alcool de romarin, de thym, de cannelle, de 2 parties d’alcool de muscade , d'une partie d'alcool d’anis vert , de marjolaine, d’hyssope. de sauge, d’antrélique , do girotle, de 4 parties d’alcool d’écorce de citron, et de 2 parties dalcool de coriaudre. Ce médicament, dont les Carmes seuls possédaient autrefois la recette, est réputé stomachique et vulnéraire. On le prescrit surtout contre les maux de nerfs.
eau de mer. Elle a u no saveur salée, un peu amère et nauséabonde, et souvent, sur les côtes, une odeur désagréable ; elle possède , en outre , une certaine viscosité; elle tient en dissolution divers sels (chlorures et sulfates à base de soude, potasse, maguésie, chaux, avec de très-petites quantités de bromures) dout les proportions varient de trois à quatre pour ront du poids do l’eau : le sel marin, ou chlorure de sodium, en fait la plus grande partie, bans l’ouest et le midi de la France , on profite de la chaleur du climat pour en isoler ce sel par l’évaporation spontanée de l’eau dans des réservoirs, dit# marais salants , creusés sur la plage. La densité de l’eau de mer est il peu pris de 1,U25 & 1,030; près des côtes, elle est ordinairement un peu plus dense et plus chargée de sels qu’au large. L’eau de mur est impropre k la boisson et aux autres usages de la vie ; elle ne peut ni cuire les légumes et les viandes, ni dissoudre le savon, qu'elle décompose ; aussi embarque-t-on toujours de l’eau douce à bord des bâtiments. Aujourd'hui , on rend l’eau de mer potable en la distillaut dans des appareils particuliers; l’eau ainsi distillée étant assez fade, ou l’abandonne au coutact de l'air pendant lb ou 20 jours, ce qui lui donne un goût semblable à celui de l'eau de rivière. Le physicien Porta employa le premier, au xvi* siècle, la distillation pour rendre 1 eau de nier potable. Depuis le commencement de notre siècle , nochon,dc Kéraudren, et plus récemment MM. Wells, Davies et Hocher (de Nuutcs), ont successivement perfectionné les appareils distillaloires destinés à la marine : aussi peut-on maintenant sc pourvoir amplement d’eau dans les voyages de long cours. eau mexicaine. Voy. eau africaine, eau oxygénée, dite aussi peroxyde ou bioxyde hydrogène, r o m b i naiso n d'eau et d'oxygène (HO1): c’est un liquide incolore, et sans odeur. Elle se dé-
truit promptement au contact d’un grand nombre de corps, en dégageant de l'oxygène et en passant a le bit d’eau. Elle attaque et détruit les matières organiques. On l’obtient en dissolvant le peroxyde de baryum dans l’acide chlorhydrique. Elle peut servir à restaurer les anciens dessins et même les tableaux à l'huile; on a aussi proposé de l’employer en médecine comme irritant. Cette eau a été découverte en 1818 par M. Thénard.
eau régale, mélange d’acide nitrique et d’acide chlorhydrique, qui a la propriété de dissoudre l’or, qu’on appelait jadis le rot des métaux. Souvent , ou emploie pour ce mélange , en place de l’acide chlorhydrique, du sel mariu ou du sel ammoniac, qui agissent de la même manière. L'eau régale est un précieux dissolvant pour les chimistes : l’or, le platine, le palladium, qui résisteut à l’action des autres arides, sont bientôt dissous par elle; on l'emploie dans les ateliers de teinture et dans les manufactures de porcelaine pour faire les composition* d'étain ou pour dissoudre l’or. Tous les métaux quelle dissout sont transformés par elle en chlorures. L’Arabe Geber est le premier qui ait fait mention de l’eau régale; il U préparait eu ajoutant à de l'eau-forte un quart de sel ammoniac.
eau de la reine de Hongrie, alcoolat de romarin, s'emploie souvent comme eau de toilette.
eau seconde, se dit de deux substances différentes : pour les orfèvres et quelques autres artistes, c’est de l'acide nitrique affaibli et comme descendu a un cond degré; pour les peintres, c’est une lessive caustique de potasse ou du soude, connue eucore sous le nom de Lessive des savonniers , qu'on emploie principalement pour nettoyer les pu iu tu res à l’huile.
EAU SÉDATIVE. Voy. SÉDATIFS.
eau-de-vie, liqueur spiri tueuse obtenue en distillant le vin, le cidre, le sucre de canne ou de betterave, les grains, la pomme de terre, etc. Tous les vins ne sout |»as éçalementpropresà fournir de bonneseaux-de-vie : les vins vieux en donnent d'une qualité supérieure R celle qu’on obtient des vins nouveaux. Les vins sucrés en fournissent d’excellentes; lu* vins tournés ne produisent que ries eaux-de-vie de très-mauvaise qualité; les vins blancs sont généralement préférables aux vins rouges, car les vins qui n’out pas cuvé sur la pellicule et sur la rafle contiennent beaucoup moins de ces principes huileux qui leur communiquent un certain goût désagréable. Les vins qui ont un goût de terroir le communiquent à l’eau-de-vie qu’on en retire : c’est aiusi que les vins de Saint- Pierre en Vivarais donnent une eau-de-vie à odeur de violette ; qu'on retrouve le goût de pierre à fusil des vins de Côte-Rôtie, celui d'ardoise des vins de la Moselle, celui de succin des vins du Holslein, dans leurs eaux-de-vie respectives. La bonne eau-de-vie ne doit avoir rien de dur, ni aucun goût de terroir, de brûlé ou de fût ; elle doit être claire, brillante et blanche , si elle est nouvelle ; un peu ambrée et jaune , si elle est très-vieille. Pour imiter cette couleur, que prennent avec le temps le* vieilles eaux-devie, et qu’elles doivent à leur séjour dans le lût, ou sophistique les produits nouveaux avec du caramel.
Suivant les pays et la nature des liqueurs fermentées, on donne des noms différents au produit spiritueux de la distillation : Vetiu-de-vic de grains se fabrique, en Frauce et dans l’Europe septentrionale, avec la bière et la graine des céréales fermentées , le genièvre se fait de même, avec addiliou de liait s de genièvre (tendant la fermentation; le whiskey vient d’Ecosse et d’Irlande, et se fabrique avec l’orge, le seigle, les pommes de terre ou les prunelles sauvages ; le kirsch se prépare, en Allemagne, en Suisse et dans les Vosges, avec des cerises écrasées et fermentées avec leur noyau; le rhum sc fabrique aux Antilles avec le sirop de la canne à sucre , etc.
Les eaux-de-vie de marc de raisin, de grains et di