‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 343 sur 508 · EAUX · texte numérisé non relu

EAUX

pommes do terre sont beaucoup moins agréables que les eaux-de-vie de vin, parce qu'elles renferment des huiles essentielles , Acres et très-fortes, dont il est très-difficile de les débarrasser. Très-souvent les débitants fabriquent oux-mémos leurs eauxde-vie en coupant le trois-six avec de l'eau, colorant ce mélange avec du caramel, du suc de réglisse ou du cachou, et l'aromatisant de diverses manières. Mais ces mélanges n'ont jamais la saveur agréable des eaux-de-vie naturelles.

Les caux-de-vie les plus estimées sont celles de Montpellier, do Cette, de Bordeaux, de La Rochelle, de Cognac , de Charente, de l'ile de Ré, d’Angoulême, de Niort, de Saumur, de ChAtellcrault, d’Orléans, de Blois, de Tours, d’Angers, de Nantes. L’eaude-vie d’Andaye (Basses-Pyrénées) est renommée par si douceur et sou arôme anisé.

EAU VULNÉRAIRE. Voy. VI LNÉRA1RE.

EAUX. I. En Hydraulique, on distingue : d’une part, les eaux naturelles, qui sortent d'elles-mémes «le la terre fit forment les divers cours d’eau , et les eaux artificielles, qui sont élevées au moyen de machines, soit pour remplir un réservoir et fournir A la consommation, soit pour récréer la vue sous forme de jets d’eau. de gerbes, etc., comme les eaux de Versailles, de Saint-Cloud ; d'autre part, les eaux jaillissantes, celles qui jaillissent dVlies-mèmes en sortant du sein de la terre , les eaux plates, celles qui fournissent les canaux, les étangs, etc., les eaux courantes, celles qui ont cours, telles que les rivières, etc., les eaux vives, celles qui coulent d'une source abondante.

II. Sous le rapport du Domaine , on distingue les eaux dépeudant du domaine public, et celles qui ap]Kirtieuncüt aux particuliers. Les premières sont relies à l’égard desquelles il ne peut exister aucune distinction de propriété, et qui dés lors restent en joui&sauce commune, comme les tleuves, les rivières navigables et flottables, le littoral de U mer. Nul rie peut détourner l'eau des fleuves et des rivières navigables, ou en affaiblir le cours par des trauchées, fossés ou canaux, sans une autonsatiou du Gouvernement; mais il est loisible A chacun d’y puiser de l'eau , et de s’approprier l’eau ainsi mise A part. Quant aux petites rivières qui ne sont ni navigables ni flottables, elles sont, selon les uns, dans le domaine public; elles appartiennent, selon les autres, aux personnes dont elles bordent les propriétés. L'opinion la plus commune est que les riverains de chaque côté sont propriétaires du lit de la rivière jusqu'à une ligne que l’on tire au milieu de ce lit. Ils peuvent user de l’eau de ces rivières dans le parcours de leur héritage, à la charge de la rendre A son cours ordinaire. Les ruisseaux appartiennent de droit aux propriétaires des héritages sur lesquels ils coulent; et par conséquent ceux-ci ont le droit de sVn servir pour l’irrigation de leurs fonds. La propriété du sol emportant celle du dessus et du dessous , celui dans l’héritage duquel jaillit une source est propriétaire do cette source comme de l’héritage même, et peut s’en servir cornmme bon lui semble ; mais si la source fournit aux habitants d'une commune, d’un village ou d’un hameau, l’eau qui leur est nécessaire, le propriétaire ne peut en changer lo cours. Les eaux minérales appartiennent A ceux qui les découvrent; cependant elles ne peuvent être exploitées sans une autorisation du Gouvernement. Les petits lacs, les étangs appartiennent aux propriétaires des terres sur lesquelles ils se trouvent.

Eaux et forêts, expression collective par laquelle on désignait avant 1789 une juridiction chargée d'exercer la police sur les bois , la chasse, la pèche, et de statuer, tant au civil qu’au criminel, sur les contestations relatives aux eaux et forêts. Cette juridiction était connue autrefois sous le nom de grueries. Louis XIV compléta ccttc juridiction par une ordonnance de 1669. Cette législation a été remplacée

par deux codes , le Code forestier et le Code de la pêche fluviale. L’administration des Eaux et forêts u’a plus aujourd’hui qu'un droit de surveillance et de police; les questions de propriété sont dévolues aux tribunaux civils , et la répression des délits ou contraventions appartient aux tribunaux correctionnels ou de simple police.

lil. En Physiologie, on appelle vulgairement eaux le liquide amniotique qui entoure le fœtus.

Eaux aux jambes. Les Vétérinaires appellent ainsi une maladie cutanée du cheval qui a son siège au

ftied et à la partie inférieure de la jambe , et dont e symptôme caractéristique est le suintement , A travers les pores de la peau , d’une humeur séreuse , Acre et fétide, semblable A de la saute. La cause la plus ordinaire de cette maladie est l'humidité et la malpropreté des écuries. Elle se manifeste plus souvent aux pieds de derrière qu’A ceux de devant. Quand les eaux sont nouvelles , la maladie code A l'emploi des émollients dans lo principe, puis aux lotions de vin chaud; quand elle est devenue chronique, il faut recourir aux applications toniques et astringentes. Les eaux aux jambes ont été considérées comme la source du cow-pox ou vaccin : cette maladie des vaches vieudrait de ce que ceux qui soignent A la fois des chevaux et des vaches auraient touché le pis avec des mains tachées de pus provenant des eaux aux jambes.

eaux HERES. Ce sont les eaux qui restent après qu’un sel s’est cristallisé, et qui sont tellement saturées qu’il leur est impossible de laisser cristalliser IcsseU, souvent déliquescents, qu’elles lien non t en dissolution ; elles sont ordinairement colorée» : telles sont les eaux meres des salpêtres; alin d’en tirei parti, on les mêle avec des lessives moins chargées.

eaux minEhalks, eaux chargées de principes étrangers, et employées le. plus souvent en médecine sous forme de boissons, de bains eide douches. Lorsqu’elles ont une température plus élevée que celle des sources ordinaires, elle» prennent le nom d’enux thermales ( Voy. ci-après). Les substances que les eaux minérales tiennent en dissolution sont des gaz (acide carbonique, azote, acide suifbydriqoe), des sels (carbonate de chaux, sulfate de chaux, sulfate de magnésie, chlorure de so-lium, sulfate de fer), et des matières organiques de nature variable. Cas substances proviennent des roche» que les eaux rencontrent dans leur trajet souterrain. On a constate, dans ces derniers temps , qu’un grand nombre de sources minérales renferment des quantités minimes d’arsenic , auxquelles elles doivent on partie leur» propriétés thérapeutiques. Il sort des eaux minérales île toutes les espèces de terrains. On classe ordinairement les eaux minérales d’après la nature des principes auxquels elles doivent leurs propriétés actives.

Les eaux salines sont caractérisées par l’abondance des sels qu’elles contiennent ou par la seule

Îirésence des matières salines sans acide carbonique ibre : telles sont les eaux d’Aix en Provence , de Balaruc (Hérault) , de Bagnères de Bigorre (Haules- Pv rénées), de Luxeuil (Haute-Saêue), de Plombières (Vosges), de Louêche en Suisse, de Sedlitz et de Scidschutz en Bohème, d’Epsom en Angleterre, etc.

Les eaux gazeuses acidulés ont une saveur aigrelette, et contiennent, outre des matière» salines de nature variable , de 1 acide carbonique libre qui s’en dégage par bulles en les rendant pétillantes : les principales eaux de cette espèce sont celles de Bade (grandduché de Bade) , d’Etns, de Seltz et de Wicsbadon (duché de Nassau), de Carlshad (Bohême) , du Néris et de Vichy (Allier) , etc.

Les eaux ferrugineuses ou martiales sont remarquables par leur goût d’encre , quelles doivent à une assez grande quantité de fer : telles sont les sources de Paasy , de Bussang, de Contrexeville, do Saiut-Dié (Vosges), du Moul-Dorc (Puy-de-Dùme), do

KREN — 512 — EBOU

Fi>rj^(8einC-Infêrietire),dePyrmontenWestphalie, de opa en Belgique , de Tteplitz en Bohême . etc.

Les eaux sulfureuses se distinguent pnr l'odeur d'œuft nourris, qu’elles doivent à de l'acide sulfhydrlque fibre ou à des sulfhydrates, comme les eaux de Baréges (Hautes-Py réfléchi, de Bagnères-dc-Lurhon (Haute-Gamnne), d 'Eaux-Bonnes (Basses- Pyrénées), d’Enghieu (Seine-et-Uise) , d’Uriage (Isère), de Gex (Aid), d'Aix-la-Chapelle (province rhénane) , de Schininach ch Suisse , etc.

On peut faire usage en tout temps des eaux minérales naturelles transportées loin de la source; mais ce n'est que dans la belle saison que les malades peuvent en recueillir tout le bénéfice désirable, en allant les prendre sur les lieux. C'est ordinairement du mois de mai nu mois d'octobre qu’on s'y rond , un peu plus tôt ou un ]>cu plus tard , suivant la nature du climat des pays où elles sont situées. On partage presque toujours le temps des eaux en l>Ju»ieur« époques de quinte à vingt jours, auxquelles ou donne le nom de saison.

On imite artificiellement la plupart des eaux minérales, particulièrement les eaux acidulés gâteuses, et l’on est même arrivé, à l’aide de machines, à exercer une assez forte pression pour charger les produi ts d’u ne quantité d’acide carbonique bien supérieure à celle que renferment les eaux naturelles : telles sont l’eau de Scltz , qu’on administre avec avantage contre les gastrites chroniques et les vomissements nerveux; l'eau de Sedlitx , qui sert comme purgatif , etc.

L'action des eaux minérales sur l’organisme a été reconnue dès les temps antiques ; bien des sources en vogue aujourd’hui étaient déjà utilisées par les Romains. Vitruve explique très-bien leur mode de formation. Beaucoup de chimistes se sont occupés de lenr analyse dans le* temps modernes. On trouve dans le Compte rendu des travaux des ingénieurs des mines (Paris, 1R41, in-4) le tableau complet des eaux minérales de France analysées, le nombre des sources, leur température et la quantité d'eau qu'elles débitent. Ou doit aux D™ G. James et 1s. Bourdon des Guidesaux eaux minérales^ etàM. le Dr Chenu un Essai pratique sur l'action thérapeutique des E. min., avec un Dictionn. des eaux minérales.

baux TitBKMAi.es (du grec thermos, chaud), eaux minérales qui viennent sourdre à la surface de la terre avec une température plus élevée que celle dos sources ordinaires. Les eaux thermales sont très-communes dans les pays volcaniques, comme en Auvergne, dans le Vivarais, sur ies bords du Rhin, dans les environs de Naples, etc. Leur température varie beaucoup; elle est si elevée dans les eaux thermales d’Islande, qu'elles dissolvent la silice. A Digne, en Provence, et à Chaudes-Aigues , en Auvergne, on peut y faire cuire un œuf; dans cette dernière ville, les habitants emploieut l'eau thermale à chauffer leurs maisons. Les eaux thermales jouissent toutes de propriétés médicales particulières. Leur haute température tient à la grande profondeur d’où elles proviennent.

ÉBAUCHE. Voy. esquisse.

EBENACEE8 (du grec ébénos y ébène), famille de plantes Dicotylédones monopétales hypogynes, à calice persistant offrant de 3 à 6 divisions , à étamines en nombre double ou quadruple , à fleurs axillaires, à feuilles alternes, et ayant pour fruit une baie ovoïde et polysperme. Le type de cette famille est le genre PlaquemMer , dont plusieurs espèce* fournissent le bois A’ Ebène. Voy. ce mot.

EBÉNE (du grec ébénos, même signification ), bois excessivement dur et pesant, propre à recevoir le plus beau poli ; il y en a de trois couleurs différentes : Je noir, le rouge et le vert. L’ébéne noir vient de VEbénier {Voy. ci-aprè*) ï le* Iles de Madagascar et de Saint-Maurice en fournissent le plus aboudanmieut, on l’emploie à des ouvrages de marqueterie, de ta-

bletterie, à des instruments et meubles do toute espèce. Ou en fait actuellement beaucoup moins d’usage qu autrefois , parce qu’on l’a remplacé j»ar d’autres bois, et qu’en outre on estparveuu à l'imiter parfaitement eu teignant eu noir des bois durs, tels que le cerisier et le merisier. Les ébènes coloré*

roviennent de plantes très- diverses , telles que le

y lise des Alpes, le Bignone, etc. L’ébène rouge, ou grenadille , est employé par les tableticrs; l’ébt ne vert, ou bois d‘ évitasse, s’emploie eu marqueterie et eu teinture.

ÉBENLER, Diospyros ebenum , nom vulgaire d’une espèce du genre Plaqueminier (Voy. ce mot), qui donne l’ébène noir.— On nqmme Faux-Êbénier, le Cytise sauvage des .Alpes; E. de montagne , la Bauhinie acumiuée ; E. a Orient, la Mimosa sehbeek; E. épineux, une esp. de Palmier. — L’E. fossi/e , commun dans les mines de lignite, parait constituer le jais, EBEftlSTEIUE (d % ébène) ^ brandie delà menuiserie qui comprend la fabrication de toute espèce de meubles eu bois précieux, soit massifs, soit plaqués, ainsi que do tout autre ouvrage de rapport ou de marqueterie. Les bois le plus communément employés en ébénisterie sont : parmi les bois indigènes , le noyer, le frêne, l’orme, l'amandier, le bois de Sainte-Lude.elc.; parmi les bois exotiques, l’acajou, le palissandre, le bois de rose, le citron, le galae, le sauta), le vernis de la Chine, les ébènes. Ou ne fait plus guère aujourd'hui de meubles en bois massif; on construit un bdtis ou charpente en chêne ou en sapin, qu’on revêt ensuite de plaques de bois précieux. Ce procédé, qui date de la fin du xvu* siècle, a le double avantage de ménager des bois rares et de les faire valoir par la symétrie ou l’opposition des pièces rapportées. L'opération du placage est la partie la plus importante et la plus difficile de l’ébénisterie : elle demande beaucoup de goût et de dextérité. Quand le meuble est plaqué, il ne reste plus qu’à le polir et à le couvrir d’une couche de vernis. Quelquefois ou y fait des incrustation» en écaille, ivoire, cuivre, etc.

( Voy. marqueterie), ou on y applique en relief de* ornements de bronze ou de cuivre doré. Quant au sciage du bois en lames raiures.il se taisait autrefois à la main; on emploie aujourd’hui de grandes scie* circulaires mues par la vapeur. V. scierie mécanique.

Les ébénistes firent d’abord partie de la corporation des maîtres menuisiers et s’appelèrent menuisiers de placage ou de marqueterie ; plus tard, en 1776, on réunit en un seul corps les maîtres ébénistes , les tourneurs et les layetiers. — L’art de l'êbénisterie était connu des anciens. Chez les modernes, ses produit* ne commencèrent à être remarquables qu’à l’époque de la Benaissance. Au xv« siècle. Jean de Vérone avait trouvé le secret de teindre les bois de diverses couleurs. Après lui, Philippe Brunelleschi et Benoit de Majauo furent de véritables artistes. En France, on cite , au xvu* et au xvm* siècle, les noms de Jean-Marie de Blois et surtout de Boule, et de nos jours, ceux du kolping, Yerner, etc. C’est à Paris, dans le faubourg St-Antoine surtout, qu’on fabrique la plus belle ébénisterie.

ÈBENOaYLE (du grec ébénos , ébène, et scylon, bois), Ebenoxylon , genre de la famille des Ebcnacéçs, est fondé sur une espèce de la Cochiochine, l’É. vrai , qui a passé longtemps pour produire le vrai bois d’Ebène. Son écorce est verdâtre, son aubier blanc, et le cœur du bois d’un très-beau noir.

EBLOUISSEMENT, trouble momentané de U vne. et causé tantôt par l’impression subite d'une trop vive lumière, tautôt par quelque cause Interne, telle qu’une congestion cérébrale, etc.

ÉBORGNAGE , opération d’Horticulture qui consiste à supprimer le bourgeon ou œil après la chute de» feuilles, et avant que la sève se mette en mouvement : il ue faut pas confondre celte opération avec Yébourgeonnemcnt. Voy. ce mot.

KCAIl

KCAI — S

ÉBOTTEH , terme do Jardinage. Lorsqu'un arbre co danger de périr, oo l 'ébatte, r.-lHl. ou en ôte tonie» les petites branches et on n’y laisse que les plus grosses .taillées Tort court.

EBOURGÉONNKMENT, opération d’Horticulture par laquelle ou retranche d’un arbre les bourgeons Miperflus, afin de douner aux branches principales plus de vigueur, et d’obtenir de meilleurs fruit» en dirigeant la sève convenablement. L'ébourgeonnement s'exécute au printemps sur le bourgeon poussant,contrairement A Véboi'gnage,qu\ a lieu peudaut la morte-saison.

F.BROUEMENT. sorte d'éternôment qui a lieu clies les animaux domestiques et qui est produit par une Irritation de la membrane muqueuse des fosses nasales. Il rousiste en une expiration forte et sonore, mais volontaire et sans caractère convulsif, accoml*agnée d’une vivo secousse de la tôle.

EBULLITION (de bulle), phénomène qui se produit ordinairement dans le passage d’uu corps liquide à l'état gazeux : il est caractérisé par un bruis«emeut plus ou moins prononcé et par des bouillons plus ou moins forts, résultant do la formation et du déplacement continuel de petites huiles gazeuses que la chaleur dilate et fait monter à la surface du liquide L'ébullition & lieu à différentes température» pour les différents corps; et pour le même corps ollo est subordonnée à la pression de l’atmosphère, à la hauteur du liquide et à sa densité. Elle su produit plus vite, dans le ride qu'a l’air libre, dans des vases do métal bons conducteurs du calorique, que dans des vases de terre ou do verre, etc. Pour l’eau, dans les conditions ordinaires, elle a lieu à 100 degrés du thcrmonn lre centigrade.

En Médecine, on nomme ébullition toute espèce d’éruption passagère qui survient a la peau sans mouvement fébrile ou avec une fièvre de courlo durée.

EBUB , nom latiu do llvolre : d’où lus mots éburné, farnin, c.-à-d. qui prend la consistance do l’ivoire, qui ressemble a do l'ivoire; ébumificution, transformation que subissent les cartilages et qui leur donne la couleur et la consistance de l’ivoire.

ECAILLES (de l'italien squaglia, délité « selon Roquefort, de sq uamulu , diminutif de squama), plaques osseuses ou cornées qui recouvrent la peau de la plupart des poissons, et celle des sauriens, des ophidiens et des tortues. Ou en trouve aussi sur les les oiseaux . sur les ailes des manchots et des qdiénisques , sur la queue des rats et des castors, wr quelques édentés, sur les ailes des Lépidoptères , sur plusieurs Charançous, sur les Lépismes, etc. En général , ces écailles sont formées a albumine , de phosphate de cHaux et de soude, d'oxyde de fer et d'un corps huileux.

Un emploie dans les arts l’écaille do Tortue. La pins belle se tire de l’espèce appelée Caret. On trouve dans le commerce quatre sorte* d écailles : la 1™, et I» plus estimée, est cello qui se pèche dans les mers de U Chine, et principalement sur le* côtes de Manille; la2« vient des Seychelles; la 3*, dite d’Egypte, •*1 expédiée do Bombay par la voie d'Alexandrie : «lie est en feuilles généralement plu* petites, plus minces, plus terreuses, et souvent sujettes à se dédoubler ; la 4«, qui vient d’Amérique , est en grandes feuilles , d’uno couleur plus rougeâtre au fond que les précédentes et à grandes jaspures. Pour façonner Vôcaille , on la ramollit dans l'eau chaude,

«•t on la met aussitôt dans un moule où on la comprime à l’aide d’une presse de fer. L'ouvrier polit ensuite l’écaillo façonnée. — Ce que l'on nomme écaille fondue provient des rognures do l'écaille naturelle que l'on a ramollies dans l’eau bouillon to et soumises ensuite à la presse.

En Botanique, on appelle écaille toute lame mince, décile et coriace, qui recouvre quelque partie de la plante, comme celles qui forment le calice de plu-

sieurs Composées # ou celles qui forment la balle ut la glumo des Graminées , etc.

ECANG . instrument eu forme de palette employé par lo cordier pour fairo tomber la paille du lin, du chanvre, et autres plau tus textiles.

ECARLATE (de l’iUilici) scarlalto , quo Gébelin dérive de caro, chair), couleur rouge fort vive, qu’on obtient ordinairement en traitant la cochenille par la crème de tartre et le chlorure d'étain. Pétulant longtemps, l’écarlate ne fut préparée qu’en Hollande. Ce fut par les soins de Colbert que le procédé de celle teinture fut introduit et appliqué en France, aux Gobelin», où il fut perfectionné. Pour teindre le drap eu écarlate, on commence par lui donner une teinte de jauue avec le fustet, le quercitron ou le curcurna ; on le plonge ensuite dans l’écarlate , ou l'y laisse bouillir pendant une heure ; puis on le lave a l’eau do rivière, et on le fait sécher. — Au moyeu Age, le mot écailate désignait moins une couleur quelconque que la perfection mémo du la teinture. Il y avait de l’écarlate verte , bleue , noire . etc.

On donnait le nom d 'écarlate de graine au kermè*, insecte dont ou tire en effet une belle couleur rouge et qu'on prenait pour une galle du chèno, par opposition à la graine d’écarlate ou cochenille, qu'on prenait aussi pour une production végétale.

Ecarlate, nom d’une couleuvre de la Caroline. — C’est aussi le nom de deux espèces de Champignons d’Italie, du genre Agaric.

ECA il HISSAGE. Voy. éuuarrissagb.

ECART, nom donné, en Hippiatrie.à la distension forcée des muscles et ues ligamentsjuu bra* du cheval, qui résulte d’un effort violeut exercé sur la région supérieure de ce membre, et tendant à l’écartor delà poitrine. Quand cette lésion est légère, on la nomme faux écart ; quand elle est considérable, ou l'appelle entr ouverture. La saiguée, le* topique* résolutifs et le repos eu sont les remèdes ordinaires.

Eu Marine, ou nomme écart le moyen de réunion des bouts de deux pièces de Iniis employées dans la construction d'un bâtiment.

Dans le Blasou , ou nomme écart chaque quartier d’un écu divisé eu quatre. Les amies principales de la maison se mettent au 1« et au 4« écart. On placu au 2* et au 3* écart les artnes des alliances ou de la ligne maternelle. Voy. Bcart&lembrt.

ECARTE . jeu de cartes qui sc joue & deux avec un jeu de 32 cartes. Chaque joueur prend 5 cartes ; la dixième est retournée et se uomoïc atout, ainsi que toutes les cartes do la même couleur. Si l'on se trouve avoir mauvais jeu, on drarfo tout ou partie de ses cartes , c.-à-d. qu on les Jette pour en reprend ru d’autres sur les cartes restées au talon, après la distribution. Celui qui lire le roi d’atout, ou qui l'a dans son jeu, marque un point; celui qui fait lu plus de levées en marque aussi un; si oo les fait toutes, ce qu'on nomme la vole , ou en marque deux. Le partenaire qui arrive le plus tôt à 5 points gagne la partie. Le plu3 souvent, ce jeu donne lieu à des paris, qui sont quelquefois considérables.

ECARTELEMENT (d’écarter), supplice qui consiste à être tiré à quatre ebovaux jusqu1 a coque le corps soit en lambeaux. Les Romains et les Francs connaissaient ce supplice. On écartelait aussi en attachant les jambes du patient à deux branches d'arbres courbée* forcément vers le sol. et qui , en se redressaut, déchiraient le corps en lambeaux. L'écartclemeut était autrefois le supplice des traîtres et des criminels de lèse-majesté au premier chef. Metius SuffeUus • lie* les anciens; Poltrot de Mérô, assassin du duc de Guise ; ChAtel et Ravaillac, assassins de Heuri IV; Uaniiens, qui frappa Louis XV. périrent ainsi.

En termes de Blason, V écartèlement est le partaoe dcl’ôcuen quatre parties, dites écarts. Ou distingue IX en croix, quand les deux lien** qui traviruMiUVru se coupent a angles droits; cl IX en sautoir, quand

ÉCHA - 5H — ÉCHA

re* lignes sont diagonales, llu écu est contre-écur télé quand un de ses quartiers est lui-même écartelé.

ECATISSAGE. Voy. cati.

KCBALUJM (du grec ecballô , lancer dehors), genre de la famille des Cucurbitacées, a été établi pour une espèce du genre Momordica, le M. date rium, qui croit sur le bord des chemins et dans les lieux incultes du midide laFrance. C’est une plante annuelle à feuilles alternes, à fleurs jaunes, monoïques : les fleurs mâles en cimes niultiflores, les femelles solitaires sur uu pédicule particulier et dans la même aisselle que les fleurs miles. Le fruit est ovoïde, allongé, couvert de points rudes; si on le touche A l'époque de la maturité, il s’ouvre avec élasticité, et lance ses graines à une assez grande distance. Ou retire de ces graines uu suc Acre et très-purgatif qui doit ses propriétés A un principe cristallisablc appelé élatinc ou élatérine. Voy. elaterkjm.

ECCE HOMO ( voilà l'homme ), mots latins que Pilule prononça devant les Juifs lorsqu’après avoir fait flageller Jésus, il le leur présenta couronné d’épines. Ces mots ont été empruntés dans les arts pour désigner une statue ou uu tableau qui représente Jésus-Christ dans cette situation. Les plus remarquables de ces ouvrages ont été peints ou gravés pur Cigoli, le Titien, le Corrége, l’Albane, le Guide, AU>ert Durer, Rcmhraudt , Van Dyck , Poussin , etc.

ECCHYMOSE (du grec ex, hors de, et chymos, sur), tache livide de U peau prodaite par l'extravasation du sang daus le tissu cellulaire. Elles sont ordinairement le résultat d’une contusion, dune contraction violente d’un muscle, ou do toute autre cause apte à produire la rupture des vaisseaux capillaires sanguins. Les ecchymoses , d’abord rouges ou noirâtres, prennent successivement une couleur violette, verdâtre, jaunâtre, citrine, et puis lx tache disparait complètement : c’est un effet de l’absorption graduelle du liquide épanché. Les ecchymoses légères se guérissent sans traitement; quand elles sont graves, on emploie les applications résolutives, et quelquefois la saignée locale ou générale.

ECCLÉSIASTE (du grec écriés i as tes , prédicateur), titre d’un des livres de l'Ancien Testament, que les uns attribuent à Salomon, les autres à l'un des ministres de Zorobabcl ou d’Ezécliias. L’auteur y prêche à tous les hommes lus devoirs de la vie , la crainte de Dieu et l’observance de sa loi.

ECCLESIASTIQUE (du grec ecclésia , église), qui appartient A l'Eglise ; nom donné en général i tous les membres du clergé. Voy. clergé, prêtre, etc.

ecclésiastique (du grec ecclésia, assemblée , parce qu'on avait coutume de lire autrefois ce livre dans les assemblées des fidèles), le 26a livre de l’Ancien Testament et le 5® des Livres sapientiaux. II est divisé en trois parties : 1« éloge et origine de la sagesse ; 2* avantages que procure la sagesse , et préceptes ; 3* éloge de Dieu et de ses œuvres, exemples de vertus, etc. On ignore quel en est l’auteur.

ECCREMOCARPE (du grec eccrémès, suspendu, et carpos, fruit), Eccremocarpus , genre type de la famille des Eccrémocarpées , récemment détachée des Bignoniacées. Ce genre renferme des arbrisseaux grimpants du Pérou, k feuilles opposées, tripinnées, terminées par un cirrhe eu spirale , et à fleurs grandes , pendantes , disposées en racines. L'E. scaber est une belle espèce , cultivée dans nos jardins.

ECHAFAUD , anciennement Chaffaut (qu'on dérive de l’italien catafalco), nom donné eu général à toute construction élevée momentanément, en forme de plancher ou de plate-forme, et destinée à soutenir un certain nombre de personnes, soit pour les mettre plus en vue, soit pour qu’elles puissent travailler à une certaine hauteur au-dessus du sol. Dans un sens plus restreint, Yéchafaud est la plate-forme sur laquelle on expose ou l’on supplicie les. criminels.

En Architecture, on dinUuguc les É. ordinaires.

composés de longues perches verticales dites ér liasses, et de traverses liées ensemble avec des cordes et recouvertes de planchers volants; les É. cT assemblage, formés de madriers entés les uns dans les autres, reliés par des moïses ou des croix de St-André, et solidement boulonnés; les É. volants, suspendus en l’air à l’aide do cordes : l'appareil de M. Journet est un échafaud volant, qui remplace avantageusement la corde A nœuds : c’est uu plancher en bois, large d’un mètre et garni d'une balustrade, qui glisse le long d’une coulisse verticale et dont le mouvement horizontal s’opère à l’aide d’un chariot sur une traverse Axée A l’édifice ; les É. mobiles, qui peuvent se transporter d’un point à un autre : tels sont ers échafauds en forme de pyramide tronquée, montés sur des roues ou roulant sur des galets , qui servent dans les vastes édifices pour atteindre A de grandos hauteurs.

ECHALAS (de l'italien fCOhoCM, formé de scala , échelle), perche mince, ou bâton fiché en terre pour servir d appui aux ceps de vigne, aux jeunes tiges, aux arbustes. Pour en augmenter la durée, on doit en carboniser la pointe avaut de la mettre en terre. Ou distingue trois sortes d’échalas : les premiers, de 3 m. envirou de hauteur, servent à soutenir les hautains suivant la coutume des environs de Pau ; les seconds, hauts de 2 m., supportent les reps élevés d’environ 1 m., comme A Cétc-Rôtic et dans le Bordelais; les troisièmes, hauts d’un mètre seulement, sont employés en Champagne et dans les environs de Paris. Les premiers et les seconds restent à demeure en terre; les troisièmes sont enlevés chaque anuée, et replautés après la taille. Les meilleurs échalas sont ceux que l'on tire du tronc de cliéuc. Les pins, les jeunes sapins, les peupliers blancs ou noirs, les mûriers, les châtaigniers, etc., fournissent des échalas de seconde qualité.

ECHALOTE, Allium ascalonirum, espèce d’Ail qui a une saveur moins forte que l'ail ordinaire : on en fait un grand usage dans les cuisines. L’éclialolc est originaire d’Ascalou en Palestine; on l'a importée en Europe, où on la multiplie par le moyen de ses caieux. Elle est cultivée en grand dans le bas Poitou et A Oléron : on la plante en février et eo mars.

ÉCHANGE (jadis exchanye). C’est, aux termes du Code civil , un contrat pur lequel des parties se donnent respectivement une chose pour une autre. L’échange s’opère par le seul consentement , de la mémo manière que la vente (art. 1702, 1703). — L'échange a été la première opération du commerce : aujourd’hui môme c’est par échauge que se font les transactions avec les peuples qui sont encore au berceau de la société , tels que les populations nègres en Afrique et les indigènes de l’Amérique ctde l’Océanie. L’incommodité de ce inode de commerce a fait de bonne heure recourir A un intermédiaire qui fût facilement échangeable contre toute espèce de marchandise,A la monnaie. Cependant on n'a pas craint, dans ces derniers temps, de vouloir ramener les hommes A l’enfance du commerce : tel était le but de la Société coopérative de R. Owen et de la Banoue du peuple proposée par M. P. Proudhon en 1849.

La liberté des échanges entre les différentes nations a donné lieu, entre les Economistes, aux plus vives discussions : les uns voulant une liberté absolue et proclamant cette maxime d'Ad. Smith , Laissez faire , laissez passer; lus autres soutenant les prohibitions, les restrictions et les droits de douane, comme indispensables pour protéger l'industrie naissante. L'Angleterre est, depuis peu d’anuées, entrée dans la voie du libre échange : les ministres Huskisson et R. Peel ont douné l’exemple de réformer la législation A cet égard. M. Michel Chevalier, partisan déclaré du libre échange , a publié en 1852 uu Examen du système protecteur. Voy. douanes.

ÊC HANSON ( (le l'allemand schcnken , verser à boire) , ollicier chargé de verser A boire au roi et aux

ÉCIIA — 5iS — ÉCI1A

princes. Colin charge a existé de foule antiquité. On voit dans la Bible que les Pharaons d'Egypte avaient leurs éehansons; dans la Mythologie grecque Je jeune (•auyinùde est 1 eehansou du roi des Dieux. A La cour des rois de France, l'office de grand e’chanson remonte jusqu'à Clurlemagne. (Te dignitaire tenait rang parmi les grands officiers de fa couronne et siguait toutes les lettres, patentes et ordonnances royale»; dans la suite il n’uxerça plus ses fouctious que dans les graudes cérémonies, aux sacres, aux mariages . etc. 11 ne faut pas confondre l’office do grand éehansou avec celui de grand toute il ter, qui exista du xiv* au xvi* siècle. Ce dernier surveillait tout re qui avait rapport à la boissuu du roi.

ECHANTILLON {du grec canthos , coin de l'œil, selon Itoquefort) , petite portion prise sur un objet de commerce pour en faire apprécier la qualité et la valeur. Les douaucs admettent comme échantillons les coupons d'étoffe de moins de 10 centimètres pour vêtements et de 2 10 cent, pour meubles; les gants et bas de soie dépareilles , les objets non entiers ou non finis, etc. — En Architecture, on nomme échantillons des matériaux qui ont une longueur et une largeur déterminées par les règlements, et qui servent de modèles, afin que le constructeur soit assuré de les trouver toujours les mêmes, quelque part qu’il veuille s’eu jmiirvoir : des brigues d'échantillon, des tuiles d'échantillon , sont des briques, des tuiles façonnées conformément an modèle.

ÉCHAPPÉE. En Peinture , c'est le passage de la lumière ]>énètrant entre deux corps très- rapprochés pour aller éclairer d’autres objets qui saus cela seraient dans l’obscurité.

ECHAPPEMENT, mécanisme par lequel la dernière roue d’une machine, d’une horloge, transmet au balancier ou au pendule l’action du poids ou du ressort, de manière à entretenir les oscillations du pendule ou du balancier, qui, sans cela, cesseraient tôt ou tard, j>ar suite des résistances dues au frottement sur les pivots ou à l'ébranlement de l’air ; il sert aussi a arrêter le mouvement du rouage pendant que le balancier achève une oscillation. l)ans VE. à recul, le mouvement de la roue n’a fias lieu constamment dans le même sens, mais elle avance et recule par petits intervalles successifs, tle manière cependant qu'il échappe une dent a chaque oscillation du balancier : à ce Ut* classe appartient l’E. dit à roue de rencontre, presque exclusivement usité pour les montres communes. — Dans l’/j. à repos, la dernière roue pisse, avec tout le reUr des rouages, pirutic «éric de repo» et de mouverpcnls alternatifs, comme dans le» inouï t es plates ( E. à cylindre ), dans les horloges ut le* pendules ( É. à ancre), et dans lus chronomètres { E. libres).

ECHARDE (du latin carduus . chardon, épine), nom donné vulgairement aux petits corps aigus (épines ou éclats de bois) qui s’introduisent accidentellement dans l'épaisseur do la peau, et dont la préseurc excite toujours une vive irritation et amène quelquefois des accident» graves. Vcy. panaris.

ECHARPE 'du latin ex atrpo, couper, dctacberdc) , longue bande d'étoffe en laine, en «oie ou en dentelle, brodée d'or et d'argent, que les chevaliers portaient autrefois eu ceinturon ou en bandoulière. L’écharpe | de chaque chevalier avait ordinairement la couleur | préférée pir la dainu de ses pensées. I/écharpe servait encore, par sa forme et par sa couleur, à distiu- ] RUrr Je» divers ordre* de chevalerie et les partis politiques. Aux croisades, l'écharpe des soldats était blanche. Cette couleur fut aussi celle des Armagnacs etdes Huguenots. Le rouge était relie de Henri 111 et de Charles 1\ ; le vert, celle de Mazarin; l'isabelle, celle des Coudé. L'usage des écharp» rossa avec la chevalerie. — En France, Yë<:har)>e tricolore sert aujourd’hui d’insigne aux magistral» municipaux , aux commissaires de police, etc. Les commandants de

place, les maréchaux, les officiers généraux, ont nue écharpe eu or ou en argent qu’on appt-llc plubU ceinture. — Ün donne aussi le non» d écharpe à la cravate du drapeau.

Les dames appellent Écharpe une sorte de châle léger, peu large et très-long, qu’elles drapent sur leurs épaules de diverses manières : cette mode parait avoir clé empruntée aux femmes de l’Orient.

Dans la Construction, on appelle ainsi : 1° une pièce de bois au bout de laquelle est attachée une poulie , cL qui fait à peu près l'office d’une chèvre . on s’en sert pour élever des fardeaux peu considérables; 2° le cordage dont les maçons se servent pour monter et conduire un corps qu’on veut élever.

ECHASSE (de l'italien sculaccia, dérivé du latin scala, échelle), ün appelle ccltasses deux perches ou deux hâtons à chacun desquels est adapté un fourchon, espèce d’étrier, placé à une certaine hauteur, et où l’on |k>su le pied. Elles sont serrées aux jambe» au-dessous du genou par des courroies. On se sert des échasscs soit pour marcher dans les marais, dans les sables, comme fout les pâtres des Landes et du bas Poitou, soit pour paraître plus graud et divertir la foule, comme fout les bateleurs. Ou croit que les anciens connaissaient les échasse*.

Un donuc encore ce nom : «à une règle de bois large et mince dont les ouvriers se servent pour mesurer les hauteurs des pierres; aux perches entée» les unes sur les autres, qui servent à construire les échafauds.

ÉciiAssR , ftirnantopus, genre d’oiseaux de l’ordre des Echassiers et de la famille des Lu il g i rostres , à bec droit, cylindrique, deux fois aussi long que la tête; à tarses très-élevés , grêles et sans pouce. Ces oiseaux, par la faiblesse de leurs tarses, ne sont propres à marcher que dans la vase; ils chancellent sur La terre ferme. Ils vivent de grenouilles et d’insectes aquatiques. La plupart sont de l’Amérique du Sud ; une seule espèce , VÊ. à manteau noir ( II. melanoptcrus ) r vit en Europe, dans les marais salants de la Hongrie. Son plumage est noir et blanc; sa taille » st de 40 centimètres.

ECHASSIERS, Grallatorcs, 5* ordre de la classe des Oiseaux, renferme ceux qui ont les jambes longues , dégarnies de plumes , et uu genre de vie le plus souvent aquatique. Tous ont une queue courte et volent en étendaut leurs jambes eu arrière, comme pour servir de contre-poids à leur long cou. Leur nourriture habituelle se compose de poissons, de rc|>tiles, de mollusques, de vers ou d’iusectes. Dieu que vivant sur le bord du la mer ou des rivière*, la plupart ne nagent ni ne plongent; ils ne vout que dans les endroits guéables. Che* tou», la voix est aigre et désagréable. La plupart sont migrateur*. La famille des Echassiers se divise en 6 tribu» : Breri- • pennes , Cultrirostres, Long i rostres, Maaodactyles, Pressimstrcs et Vaginales.

ÉCH.YUBUULURE (du latin cnfda, chaude, et huila , bulle), nom vulgaire des petites ôlevures rouge* qui viennent quelquefois sur 1a peau pendant les chaleurs de l’été, et causent uuc vite démangeaison.

ECHAUFFANTS, nom donné à tonte» les substances, alimentaires ou autres, qui excitent l’action organique des divers systèmes de l’économie, accélèrent la circulation , et accroissent par conséquent la chaleur animale. Tels sont le vin , les liqueurs , le. cafa , le thé, et surtout le poivre, l’ail, les viandes fortement salées, le poisson salé et fumé, etc.

ECHAUFFEMENT, augmentation de chaleur dans l’écouomie animale, caractérisée par un sentiment d’ardeur, uue disposition à la sueur, une soif ardente, dos urines fréquentes, rouges, fétides, la constipation, des ébullitions et des démangeaisons par tout le corps, un teint animé, lin sommeil agité, l’insomnie , etc. Un régime doux , des boissons rafraîchissantes et laxatives et quelquefois la saignée font disparaître ccs symptôme». — Dan* le langage

ÉCHE

— üV6 —

ordinaire, on emploie souvent ce mot comme synonyme de constipation.

ECHEANCE ( du verbe échoir). instant précis auquel une obligation doit être remplie. Si un terme a été convenu, le prêteur ne peut réclamer U chose prêtée avant l'échéance ; s'il n a pas été fixé de ternie, le juge fixe ce terme suivant les cas ( Code civil , art. 1899-1900). La loi a fixé pour les lettre» de change les termes d'échéance suivants : la lettre à vue est payable à sa présentation ; la lettre aprds delai , a l'échéance fixée par la date de l’acceptation , ou du protêt pour faute «l'acceptation; la lettre à usance est à 30 jours; celle payable en foire est échue la ▼eille du jour de la clôture de la foire ( Code de Commère»*, art. 129-101 ). Voy. terme.

ECHECS (du persan schah , roi ). Le jeu d’échecs se joue à deux personnes , sur un échiquier de 6*4 cases alternativement blanches et noires, et avec .'12 pièces (16 pour chaque joueur), dont moitié d’une couleur et moitié d’une autre. Ces pièces sont : le roi, la dame, 2 tours, 2 cuvaliers, 2 fous et 8 pions. Les 2 tours occupent les cases extrêmes de la première ligne de l’échiquier ; les cavaliers se placent chacun près d’une tour; les fous, prés des cavaliers; le roi et ladame, entre les deux fous ; les 8 pions, sur les 8 cases de la deuxième ligue de l’échiquier, et devant les pièces précédentes. — Chaque pièce a sa marche propre : les tours marchent rectangulairement; les fous, diagonalcment; la dame, à la fois rcclangnlaircment etdlagonalement. Ces trois pièces avancent et rétrogradent aussi loin que le permet l’échiquier. Le roi peut aller «le sa case à toutes les cases contiguës. Le cavalier peut sauter à toutes les deuxièmes cases de couleur opposée qui entourent celle qu’il occupe. Lespious marchent droit devant eux, sans jamais reculer : au départ , ils peuvent franchir «leux cases; après ce coup , ils n’avanreut plus «pie rase par cas**. — Toutes les pièces, le roi excepté, pouvent se prendre réciproquement. La pièce qui prend se substitue à la place delà pi«>ce prise. En général, les pièces prennent dans le même sens qu’elles marchent; mais les pions qui marchent droit «levant eux prenueul diagon&lement comme les fous. — Le but du jeu est de faire le roi mat, c.-à-d. de le réduire «i l’impossibilité d’échapper. Le premier des deux Joueurs qui fait mat gagne la partie. — 11 y a des partie- qui se prolongent des années, et qui sc poursuivent par correspondance.

Les combinaisons relatives à l’emploi le plus rapide et le plus efficace de» pièces constituent une véritable science, ayant sa langue, ses méthodes, ses écoles, son histoire, sa littérature et scs journaux. L’école française, dont le chef est Phllidor, subordonne toutes les pièces aux pions ; l’école italienne subordonne les pions aux autres pièces; l'école allemande ou école mixte n’a point de préférence exclusive pour les pièces ou pour les pions.

Voici lesnomsdes principaux théoriciens rDamiano, Portugais , 1512; Ruy-Lopez de Segura, 1561 ; Gloachlno Gréeo, dit leCalabrois, 1619; au dernier siècle, en France, St&mma et Phllidor; en Italie, Ercole del Rio, Lolli, Coxlo, Ponxiani; «le nos jours, en Angleterre, Lewis, Walker, Staunton; «:n Russie, Pétroff, Jccnisch ; en Allemagne, Bilgucr, Heydebrand de la Lasa; en France, Mourct, Alexandre, Labonrdonnais, Kieseritzky.

La bibliographie des échecs est considérable. On en trouve le catalogue dans la Litteratur des Schachspiels d'Anton Schmid, Vienne, 1840, in-8. — L’ouvrage le ôha méthodique et le plus comphît est le Manuel deBilguer, Hunabuch desSchachspie/s, Berlin, 1843, in-8, qui a servi de modèle à Y Art de jouer aux échecs par Walker, traduit de l’anglais, Paris, 1851. On doit encore mentionner le Traité de Lewis, traparWitromb, 1846: le Traité élémentaire de Bastero*.;V Encycl.de* échecs cl la Coll. des Problèmes ikit

ÉCHE

Alexandre, Paris, 1837 et 1846. — En 1836, Labourdon nais fonda le premier tournai d’échecs, le Palamède, paraissant aujourd’hui sous le titre «le la Ht > genre. L'Angleterre , l’Allemagne , l'Espagne , le» Etats-Unis d’Amérique, lesludes Orientales ont un assez grand nombre «le semblables journaux.

Le jeu d«*s échecs parait être l’image de la guerre. On a voulu en faire honneur à Palamède, qui l’aurait inventé au siège de Troie. On pense généralement qu'il fut inventé dans l’Iade vers le vi« siècle de notre ère, qu’il se répandit rapidement dans la Chine et la Perse, et s’introduisit en Europe pendant les Croisade*. Dans l’Inde, ce jeu s’appelle Tschaturangâ, c.-à-d. les 4 purties d'une année; les pièces sont en effet : 8 fantassins, 2 chariots, 2 cavaliers , 2 éléphauts, et pour les commander, un géuéralissimc et le roi.

ÊCllELET , Climncteris, genre de Passereaux ténuirostres, renferme des oiseaux i bec court, comprimé ; aux tarses robustes; ayant le doigt du milieu et le pouce très-longs, les onglet très-grands et trèscrochns. On en connaît deux espèces, indigènes toutes doux de l’Océanie :1c Picumnc (Cl. picumnns ), et le Cl. scandens , de couleur brune mêlée de jaune.

ECHELETTE, oiseau grimpeur. Voy. ticuodrome.

ECHELLE .anciennement échalc (du latin scala, même signification), machine connue de tou-, dont on sc; sert pour raouter et pour descendre. On appelle È. doubles celles qui sont formé os «le deux échelles semblables , inclinées et joint«:s par le haut au moyen d’une tige ou de deux fortes charnières eu fer : on l«*s nomme, selon leur usage, É. de prit* tre , de janlinicr, etc. Les È. de corde sont de gros câbles garnis de na*u<ls, en usage chez les plombiers, les charpentiers, les «'ouvreurs, les marins, etc.; ou fait aussi de véritables échelles en corde pouvant s’attacher avec «les crochets de for à l’endroit où l'on veut monter. On nomme Ê> A incendie des échelle* qui s’élèvent, au moyen de ressorts, h une certaine hauteur, et serveut de moyen de sauvetage dans les incendies. — Ou nomme E. àc meunier une espèce d’escalier À jour où les échelons sont formés de planches.

En Géométrie, on nomme échelle une ligno qui est divisée en plusieurs parties égales destinées a servir de commune mesure aux |wtrii«;s d'une surface ou «l’un solide : telles sont les échelles des ponts, des baromètres, des thermomètres, etc. Lesplaus et les cartes géographiques offrent toujours une échelle représentant un certain nombre d’unités métriques,

raide d***|u«:lles on peut estimer les distances et les mesurer avec un compas.

Ou app«*llo Echelle arithmétique la progression géométrique par laquelle sc règle la valeur relative des chiffres simples dans un système quelconque do numération; — Ê. logarithmique, une ligne droite divisée en parties inégales, qui représente les logarithmes des nombres ou ceux des sinus et des tangentes. Elle a été imaginée par Gunter.

On nomme Échelle de pente une branche de la Géométrie descriptive qui s’occupe de déterminer la jjosi liou dans l’espace des surfaces connues seulement par des conditions exprimées par l’analyse. — É. de front se dit, en Perspective, d’une droit; parallèle à la ligne horizontale, et divisée en parties égales qui r«> préscntentdes mètres ou subdivisions du mètre ; VÊ. fUyante est la droite verticale divisée en parties inégales qui représentent le mètre ou ses subdivisions.

Eu Musique, on nomme échelle la succession diatonique des notes de la gamme écrite, parce qu’elles semblent rangées sur les lignes de la portée comme sur des échelons. Les Grecs lui donnaient le nom de diagramme , parce qu’ils représentaient les sons par les lettres de l'alphabet (grammafa)', seulement, leur échelle n’était composée que de quatre sons , qui formaient un tétracon/e. On applique aux échelles .musicales comme aux gammes les dénominations <\'È. diatonique , chromatique Voy. came.

KCI II - l

Pour les Échelles du Levant, porte de la Mediterranée orientale, Yoy. le Dict. univ. d'Hist. et de G.

ECHENE ou É«-.Hf..NÉiüE (du crée échein , retenir) , Echeneis , genre de poissons Malacoplérygictis subbrachiens, famille des Discoboles, reconnaissables à leur tète supporlaut un disque aplati , composé de lames dentelées ou épineuses, par lesquelles ces poissons sc fixent aux ruchers et aux vaisseaux. On en connaît quatre es|»èces : le Rémora, type du genre, long de 3 decitn. : il est noirâtre, visqueux et mou ; les anciens lui attribuaient des propriétés merveilleuses, par exemple, celle de pouvoir arrêter subitement la marche d’un vaisseau; VE. naucrate, distineuf par les plaques placées sur son corps; l'E. rayé et VE. ostéochir.

ECHENEAU ou écheüo (de chenal ou cheneau , rigole), bassin de terre que les fondeurs placent audessus du moulu dans lequel on verse le métal en fusion , et d’où ce dernier se communique aux jets , qui le distribuent dans toute la ligure.

ÉCHENILLAGE, opération qui consiste à ôter les chenilles dee arbres et à détruire leurs nids. Elle se fait k la fin de l'hiver et avant Téclosiou des u*ufs, que l’on voit suspendus aux branches par millier». Une loi du 26 ventôse an IV (art. 1er) et le Code pénal (art. -471) obligeut les propriétaires, les fermiers, à •vbtniller les arbres des grandes routes, des jardins, des vergers, des baies, à peine d'une amende de 1 a ü fr. Ou nomme échemlloir un instrument en forme de ciseaux qui sert a écheuillcr les arbres : il est placé au bout d’un long manche de manière à atteindre facilement les branches élevées, et se manœuvre à l’aide d'une ficelle; la partie coupée est reçue dans une espèce de filet inférieur.

ÉCI1EMLLEER, Ceblepeyris, genre de Passereaux dm lires tics, caractérisé jiar un bec gros, échancré a sa poitile, élargi à sa base et un peu bombé , des pieds faibles et courts , des ailes médiocres, une queue large, à rectrices roides, souvent terminées en (toi n tes très-aiguës. La taille du ces oiseaux est de 20 à 25 rcntiin. Ils vivent en troupes sur les arbres, dont ils mangent les chenilles. Leur couleur est noire ou d’un gris bleu mêle do blanc, de rouge et de vert.

ECHEVEAU (du bas latin scavulus , dérivé de trapus, rouleau), assemblage de lils de chanvre, de lin, de coton, de soie, de laine, etc., pliés et tournés les uns sur les autres au moyen du dévidoir. La longueur du fi! est la même pour tous les écheveaux : ils ne varient entre eux que par le poids. On désigue par des numéros combien il faut d éclieveaux pour une livre poids on un demi-kilogr. On appelle échevette un diminutif de l’écheveau. L'éclievette «le coton a 100 m. de long; dix érhevettes forment un écheveau (ordonnance du 20 mai 1819).

ECIIEYLN (du bas latin s< abinus), magistrat municipal chargé, avant 1789, de rendre la justice dans les villes. Yoy. le Dict. univ. d'Hist. et de Géogr.

ÉCH1DNA, Sous, nom grec de lu Vipere — Lesanciensdonnaientlcnomd'Ec/nV/mi à uu monstre ayant la moitié du corps d’une nymphe et l’autre d’un serpent affreux, qui eut de Typhon l’hydre de Lerne , Cerbère, la Chimère, le Sphinx et autres monstres.

ECHIDNE (du grec édunodés, analogue au hérisson), genre de Tordre des Edentés, famille des Monotrèmus : museau allongé en bec et dépourvu de dente; bouche petite, entourée de lèvres cornées; langue filiforme, fort longue; corps ramassé, couvert de piquants; pieds à cinq doigts, robustes et armés d’ongles fouisseurs. L É. hystrix, type de ce genre, est plus grand que le hérisson , vit dans des terriers, et sc nourrit d’insectes et de fourmis. Ou ne le tri m vu qu’à la Nouvelle-Hollande.

ECHIFFE, mur qui sert a supporter l’extréinité des marches d’un escalier, et qui en soutient toutu la charpente- Il se dit aussi de la charpente meme,

V7 — Écili

qui comprend les limons, les patins, les rampes.

ECHIMYS (du grec échinos , hérisson, et tnys , rat), genre de Tordre des Hongeurset de la famille des Fouisseurs, dont le corps est couvert d’un- mélange de poils et de piquants aplatis, et dont la queue est longue et recouverte à la fois de poils et d’écailles.. Ces animaux vivent de fruits et de ra ornes; leur poil est brun marron ou roussâlre. L’E. setosut, type de ce genre, habile le Brésil : il est brun roussàtre , et a une taille de 2 décim.; VE. en status est le Rat à queue dorée de lluffuu; VE. sfnnoms est le Rat épineux d’Auara.

ECHINE (du grec échinos , épine), nom donné vulgairement a la colonne vertébrale, parce que sa partie postérieure est hérissée d'émincuces osseuses plus ou moins aiguës, nommées apophyses épineuses.

En Architecture, V échine désigue la moulure principale du chapiteau dorique.

ECU1N1DES (du grec échinos , hérisson, et eidos, forme), ordre do la classe des Echinodermes, renferme des animaux marins à corps ovale ou circulaire, à test calcaire, formé de plaques polygonales et couvert d’épines; la bouche est percée dans une échancrure inférieure, et Tau us distinct. Le genre type est le genre Oursin [ Echintis ). Yoy. ouksix

ECHINOCACTE , synonyme de Cactus épineux, subdivision de la famille des cactées.

ECIIINOCOQLE (du grec échinos, épine, et coccos, noyau), Echinococcus , genre de Vers intestinaux de Tordre des CysLiqucsou Vésiculaires , renferme de très-petits animaux à corps court, terminé en avant par une tête armée de quatre suçoirs et entourée de crochète, qui sont comme autant d épines. Ils vivent enfermés dans un kyste rempli d'eau et peuvent se trouver chez un grand nombre d'animaux (buçuf, mouton, siuge, etc.) , et dans tous les organes. u 6. de l’homme a été observé dans le foie, le poutnon, les reins, la raie, l'œil, le cerveau, etc., et par masses de 30 à 40 individus. La poche qui les renferme a communément la grosseur d’un pois, souvent d’un œuf; quelquefois elle se développe au point d'occuper un volume de plusieurs litres. En Médecine, on désigne ces animaux sous le nom d'Hydatides.

ÉCIIINÜDEKMES, ixhinudehmaiiies (du grec&Ainos, hérisson, et dertna, peau), lr® classe des animaux Rayonnes, distinguée par des suçoirs épars sur tout le corps, ou dispose* eu séries longitudinales. Les animaux habitent les mers des contrées chaudes. Leur peau est couverte de petits organes appelés cirrhes, qui leur servent en même temps & respirer, il marcher et à se fixer aux corps. L'organe digestif consiste en un canal à deux orifices, botichu et .mus, ou même à un seul orifice. Ia.*s Échinodermes jouissent de la propriété de reproduire certaines de leurs parties quand on les coupe. Cette classe se divise en trois ordres : les Echi aides ou Oursins, les Holof arides , à corps allongé et à suçoirs nombreux , et les Stel/ériaes ou Astéries.

ECIlIN’UPllüRE (du grec échinos, épine, et phoros, porteur), Echinnphora , genre de la famille des Ombellifèret , dont le fruit et les feuilles sont hérissées d’épines, se compose de deux especes de plantes particulières aux bords de la Méditerranée. Le type du genre est \'È. épineuse à tige forte, haute de 30 centim., cannelée, à feuilles découpées eu segments aigus, étroits et semblables a des épines.

ECH1N0PS1DÉES (du grec échinos, épine, et opsis , apparence ), sous-tribu des Cyuarées, famille des Composées , renferme des genres qui ont leurs fleurons accompagnés chacun d’un Involucre pnrliculier, et réuiiis en capitule avec ou sans involucre commun. — Le genre type est V Echinops , plante herbacée de l'hémisphère boréal, à fleurs en capitules, tantôt bleues, tantôt blanches. Plusieurs esjièces d’Écliinops sont cultivées dans les jardins.

1 ECU1N0RHYNQUE (du grec échinos , hérisson, cl

ÉCUI — 548 - ÈCIM

rhynchos, lier) , Ech i norhynehus, geure *lo V ers intestinaux «le l’ordre «le» Acanthocéphales,cylindroides, allongés , quelquefois ridés, sans nerfs, 'distingués par une trompe ou prolongement antérieur, rétractile, garni de crochets, et qui leur sert à se fixer aux membranes sur lesquelles ils se trouvent, ainsi qu’à se mouvoir. On trouve les Echiuorhyuques dans le corps des cochons, des baleines, dus hérons, des cygnes, des gremmillrs, etc. L'É. géant ( E.giyas), qui habite les intestins du rochon , est le type «lu genre.

ECHIM’S , uorn latin du Hérisson et de l'Oursin.

ÉCHIQUIER, tablette pour jouer aux échecs. C'est une surface carrée, divisée en fil cases, ou petits carrés égaux, alternativement blanches et noires : c'est là l'échiquier ordinaire pour 2 joueurs. 11 existe aussi des échiquiers pour 3, 4, 5, 6 et 8 joueurs, de formes et «le dimensions très-variées. Ou attribue à Tamerlan l’invention d'un échiquier circulaire.

Ou donnait aussi ce nom : 1° aux casiers dont sc servaient les banquiers au moyen Age, et qui étaient destinés A faciliter le classement des diverses monnaies fort nombreuses A cette époque ; *2° au casier ou tableau dressé en Angleterre , aussitôt apres la conquête de ce pays par les Normands , pour représenter le partage du territoire entre les conquérants cl pour faciliter la répartition de l'impôt dû par chacune des parties prenantes : de là la Cour ae l'échiquier, juridiction auglo-uormande, analogue A notre cour «les comptes. On distingue aujourd'hui en Angleterre le Grand échiquier , cour «le justice où l’on juge les causes qui concernent le trésor et les revenus, et le Petit échiquier, ou Trésorerie : c’est ce dernier «jui met en circulation les hillets dits de Céf'hiquier, analogues à nos bons du trésor.

Eu termes de Blason, ou nomme échiquier un écu divisé régulièrement en plusieurs carrés, dont les uns sont de métal et les autres de couleur.

Bans l’Art militaire, ï'Otdre en échiauier ou <•« quinconce est le uom d'un ordre de bataille en forme de damier, connu des anciens, comprenant plusieurs carrés ou plusieurs subdivisions, esjiacés «le manière à offrir autant de vide que de plein. On a prétendu que Tordre en échiquier aurait été inventé, ainsi que les échecs, par Talamède au siège de Troie. L’échiquier était la hase «le la tactique des manipules des légions romaines. Il en était de mémo dans l’ancienne tactique française. Bonaparte jugeait cet ordre propre surtout au mode «l’action de l'avant-garde d'uue armée, et aux passages do rivière en retraite; Frédéric I [employait fréquemment ce genre «le manœuvre. — En Marine, on nomme ainsi un ordre de marche des armées navales, qui consiste A faire courir les vaisseaux de manière que leurs lignes se croisent comme colle# d’un échiquier.

ECH1TE, en grec Eclatés , genre de la famille «les Apocynées, sc compose d'arbustes vulublles, a feuilles opposées, entières, munies à leur base de poils. Les fleurs sont grandes, de couleur blanche, rose, jaune ou pourpre, en ombelles ou en grappes. Le fruit est un double follicule , allongé , très-grêle , quel- «Iticfois filiforme ; les graines ont une sorte d’aicrcttc à l'extrémité inférieure. L’espèce type est IX à deux fleurs , arbuste sarmenteux de 1 Amérique Méridionale, remarquable par ses fouilles coriaces et opposées et ses grandes fleurs, au nombre du deux ou trois sur chaque pédoncule.

ECHIUM, nom latin du genre Vipérine.

ECU I LUE (du grec échis, vipere. et oura, queue), Echiurus , geure d'Aunélides de 1 ordre des CliétoihhIcs, type de la famille des Ëchiurides de M. de Blaiuvillc, placé à tort par Cuvier parmi les Ëchinodermeg sans pieds. Ce genre est formé «le vers marins à corps ovale, avec une trompe en forme de cuiller, et deux crochets à la partie antérieure du corps. Le type du genre est VÊ. vutnaire ou Tha/assème , ver commuu sur nos côtes, et Jout les pécheurs

se servent comme «TappAt. — Outre l’Échinrc, la fim il le des Erhiurides renferme le treurc Stemasjns.

ECHO (du grec écho, son), réflexion du sou par un corps dur, en vertu «le laquelle le sou se répète A l'oreille «après avoir déjà été entendu ; cette réUcxiou s’accomplit toujours «lans une direction telle «|ue l’angle «lu réflexiou est égal A l’angle d’iuridence. Si la surface réfléchissante est placée A euviron 170 mètres de celui qui parle, le tempe qui s'écoule eutre le premier son et l’écho est d'une seconde, parce que lu son parcourt euviron 340 mètres par seconde : aiusi l’écho répétera toutes les syllabes qui auront été prononcées «lans le temps «l’une seconde , de telle manière que lorsque celui qui parle aura cessé de parler* la première parole reviendra après une seconde, c.-A-d. «i l’instant où la dernière sera prononcée. A la distance de 340 mètres, un écho peut répéter sept ou huit syllabes. Si la surface réfléchissante sc trouve trop pr«>che, l’écho ne répétera qu’une syllalie. Comme un son réfléchi peut se réfléchir de nouveau en rencontrant un second obstacle dans sa direction, il existe de* échos doubles , triples, quadruples , etc. Ces échos, qu’on nomme en go lier Al échos multiples, sc produisent ordinairement dans les lieux où se trouvent des murs p.ir.vllr)eset très-éloignés. Ou nomme centre phonétique (du grec phône . voix) le point où le sou est produit, et rentre jdionocaniplique (du grec compté, réfléchir) le point où il est rélléclii. ün «-de parmi les échos célèbres celui de Woods tock (Oxfordshire), qui répète le son *20 fois, «rt celui «lu château de Simonelta . près de Milan , qui le répète 40 fois.— -Outre les échos naturels, il eu existe d 'artificiels «[ue les Architectes produisent eu donnant aux voûtes certaines formes déterminées.

Eu Musique, ou appelle écho uu membre de phrase mélodique, répété en diminuant le son, pour imiter l’effet d’un écho lointain. On donne encore ce nom A un jeu d’orgue ou A un petit orgue séparé de Tinstnimeut principal, destiné aux effets du même genre.

Les anciens avaient fait de l'Echo une uymphe , fille de l'Air et de la Terre, amante de Narcisse :

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