‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 344 sur 508 · I.Tfhn «V#t plu* on «m qni l’.»ir rrlrh|io · texte numérisé non relu

I.Tfhn «V#t plu* on «m qni l’.»ir rrlrh|io

Col une ii) mjilic co pkui.i qui »e j-Umt de .Nirciwe.

En Poésie, on a nommé écho. vers en écho , un genre de versification où la dernière syllabe du vers est répétée en forme d’oclio, comme «lans ces vers d’une chanson contre les financiers du siècle dernier:

Kl l’w «ou Sr* comtois

Comme <t. « prince* .

(Jui «W«Mll Kllil tmiu

KCIlOMKTUE («lu urec écho , son, et tnétron , mesure) , espèce de réglé ou d’échelle divisée, dont ou se sert pour mesurer la durée de» sons, et pour trouver leurs intervalles et leurs rapports.

On appelait autrefois échométrie l’art «le construire des bAtiinents et surtout des voûtes jtour propager et multiplier les sons.

ECHOPPE. Outre les petites boutiques en apjteutis .adossées contre les murs , ce mot désiguc, che* les (Graveurs, des burins pour effacer, qui, au lieu d’être pointus^ ont la face plate ou arrondie.

ECHOUAGL, lif.u d’ixiiouack, lieu où un bâtiment peut , sans danger, s’échouer volontairement, comme un rivage ou une plage unie. Les navires de commerce, qui sont généralement arrondis , et qui par conséquent inclinent peu , ne fatigmmt point dans l’échouage. Le contraire a lieu pour les bâtiments portant des cauous, A moins que ce ne soit sur des vases molles.

On donne aussi le nom d 'échcmaye A tout lieu propre A mettre uu bAtiment A sec pour le caréner.

ECIMAGE, sorte de labour qui cousistc A ne labourer que la moitié du champ, c.-a-d. a laisser sans

ECLA

— 519 — ÉCLI

labour alternativement autant de largeur de terre «ju'oo eu retourne, et a recouvrir cbaeuue de ces largeurs avec la terre retirée du sillon voisin.

ECKLON1E (du nom d'un botaniste), genre d'AIgues de la section des Phycoïdées, tribu des Lamiuariées, remarquable par son stipc fistuleux, renflé au sommet en une sorte de massue qui lui a valu le nom de Tromfiettc marine. Les feuilles qui surmontent cette massue sont d'un noir du sang coagulé. L’L'.éucciwo/ii.seulcespêcedu genre, se trouve principalement sur les eûtes du Gap de Bounc-Espérancq.

ECLAIR, étincelle vive et subito qui sillonne l'air pendant les temps d’orage, et précède presque toujours le bruit du tonnerre. Elle est produite, ainsi que le tonnerre, par la rupture de l'équilibre électrique des nuages ot la combinaison instantanée de leurs électricités contraires. Comme la luraiéro se meut plus vite que le son, on aperçoit l'éclair longtemps avant d'entendre le tonnerre. Sachant que le son parcourt .140 m. par seconde , on iH*ut, par l'intervalle du temps qui s'écoule entre l'éclair et le roulement du tonnerre, juger a peu prés de la distance où la foudre a éclate : on n'a qu'à compter cet intervalle sur une pendule à secondes ou par le battement du |K)uls, et prendre autant de fois 1(0 m. qu'il y a de secondes écoulées entre le bruit et l'éclair.

Les éclairs de chaleur que l'on voit pendant l’été sont dus à uno sorte de phosphorescence produite par des nuages isolés, fortement chargés d’électricité : ils ne sont point suivis de lûimerre.

ÉCLAIRAGE, bans l'origine, l'homme n’eut pour s’éclairer que tic simples éclats de bols enflammés, de* débris de plantes sèches, ou les branches des arbres résineux, dont il formait des torches. L'huile et la cire furent appliquées de bounc heure à l'éclairage : les Hébreux , les Egyptiens , les peuples de l’Inde et de la Haute-Asie connurent dès la plus haute antiquité l’usage des lampes. Les chandelles de suif, inventées eu Angleterre au *»• siècle seulement, ne s’introduisirent en France que sous Charles Y; elles ont tout récemment reçu de notables perfectionnements. L'éclairage «les villes se fait à l'huile et au gaz. Le premier établissement des lanternes en France ne date que du xvu* siècle ( 16G7 ) ; l'invention des réverbères, ou lanternes à réflecteur, eut lieu vers le milieu du siècle suivant. L 'éclairage au gus, Inventé en 1811 par le Français Lebon, fut appliqué pour la première fois par les Anglais à l'éclairage des mes ; il ne commença à être employé à Paris que sous l'administration de M. Chabrol de Volvie, vers 1825; aujourd'hui il est en usage dans presque toutes les grandes villes de l’Europe. On a aussi essayé do faire des lampes à gaz ( Voy . hvdhoc.f.ne liquide). Od obtient un fort bel éclairage (dit K. sidéral, E.Drummond) en projetant un mélange d'oxygène et d'hydrogène sur certains corps incandescents. Tout récemment, on a tenté d'appliquer à l'éclairage la lumière électrique; mais jusqu’ici les essais n'ont point parfaitement réussi. V. lampe, etc.

ECLAIRE. On donne eu nom a deux piaules : la Grande éclaire , la même que la Grande chélidoitie ; la Petite éclaire , ou Renoncule ficaire. Vou. res mots.

ECLAIREUR. On nomme ainsi, dans la Tactique militaire , les voltigeurs qu’on envoie à la découverte, et qui sont chargés de donner des renseignements sur la marche ou la position des corps ennemis. L’otllee d’éclaireur était autrefois rempli par des soldais appelés stradiots, carabins , avant-coureurs, flatteurs d'estrade , etc.

En Marine, on donne ce nom à toutbAliment détaché pour éclairer la marche d'une armée navale.

ECLAMPSIE (du grec eclampsis, éclat, lueur passagère), affection couvulsivc aiguë, avec perte ou torpeur des sens, qui attaque les nouveau-nés, les jeunes enfants lors de la dentition , et quelquefois les femmes pendant le travail de l'accouchement.

ECLANCHE, cuisse ou épaule de mouton sépv rée du corps de l'animal et destinée à la table.

ECLECTISME (en grec eclcctismos, (Yeclégô, rhoisir), choix éclairé que Ton fait dans des idées déjà connues pour en former un corps de science. On l'oppose À Syncrétisme , mélange indigeste de matières hétérogènes. L'éclectisme a été. à diverses époques, employé comme méthode par des philosophes , des médecins, des théologiens, qui faisaient profession de prendre dans ceux qui les avaient devancés ce qu’il y avait do plus raisonnable, ce qui leur paraissait toucher de plus près à la vérité. Le nom d’ls‘clectiques a été plus spécialement appliqué, dans les temps anciens, aux philosophes de l'école d’Alexandrie, qui avaient pour but principal de fondre l'aristotélisme et quelques maximes orientales dans le platonisme : tels que Potamon , Ammonius Saccas , IMolin, Porphyre; et à une secte de médecins qui, repoussant les' exagérations des dogmatiques et des empiriques, admettait ce qu’il y avait do mieux fondé dans les diverses opinions médicales.

De nos jours, Véctotisme philosophique a été remis en honneur par M. V. Cousin, quitaprèsavoirreconmi les erreurs des doctrines excessives, sensualisme, idéalisme, scepticisme, mysticisme, a fortement démontré que, dans les systèmes les plus erronés, il y avait toujours une part de vérité, et que la seule mission possible aujourd’hui pour la philosophie est d’extraire cette vérité, et de concilier ainsi tou» les systèmes. M. Jouffroy, M. Damiron^ et la plupart des philosophes contemporains l’ont suivi danscette voie.

ECLfcGME (du grec ecleichâ , lécher), nom donné autrefois à des médicaments muciiagiueux et sucrés, de consistance sirupeuse, que l’on employait contre la pharyngite, et dont on enduisait dés istons de réglisse ou autres racines pour qu'ils fussent sucés lentement, et qu’ils restassent ainsi longtemps en contart avec les parties malades. On les a depuis remplacés par des loocks. Voy. ce mot.

ECLIPSE (du grec ecleipsis, défection, disparition), privation momentanée de lumière d’un astre par l’effet de l’interposition d’un corps opaque entre cet astre et l’œil de l’observateur. Les éclipses sont divisées en lunaires et solaires. Il y a aussi les éclipses des satellites ou planètes secondaires , et celles des étoiles : ces dernières se nomment plus particulièrement occultations. Les passages des planètes inférieures sur le disque du soleil produisent aussi des espèces d'éclipses de soleil.

Les éclipses lunaires ont lieu lorsque, la terre se trouvant interposée entre le soleil et la lune, celle-ci traverse le cône d’ombre que la terre projette au loin derrière elle. Pour que ce phénomène se produise, il faut qu’au moment de l'opposition ou do la pleine lune , cet astre se trouve dans le plan de l’écliptique, ou très-près de ce plan, c.-à-d. dans les nœuds ou aux environs. Si l'orbite de la lune était parallèle à l'écliptique, il y aurait éclipse complète toutes les fois que la lune est pleine: mais l’orbito lunaire étant inclinée d'un peu plus de 5 degrés sur le plan de l’écliptique , la lune se trouve tantôt élevée au-dessus , tantôt abaissée au-dessous de ce plan. H peut «fane arriver, lorsqu’elle est pleine, quelle passe tout à fait en dehors de l’ombre de la terre, ou qu’elle l’effleure seulement par son bord (eequon appelle appulse ), ou enfin qu’il y ait écl ipse partielle , c . -à-d . qu’elle entre en partie dans cette ombre. L’éclipse est dite totale quand la lune, au moment de l’opposition, se trouve dans le nœud même ,et quelle plonge ainsi tout entière dans l’ombre; on l'appelle centrale quand le centre de la lune coïncide avec l’axe dii cône de l’ombre. Le disque de la lune, en s’éclipsant , perd successivement la lumière des diverses parties du disque salaire; sa clarté diminue ainsi par degrés, et clic ne s’éteint qu'au moment où le disque est complètement enfoncé dans l'ombre terrestre : un

ÊCI.l

ÉCI.I

donne le nom rie pénombre à la demi-lumière qu’on observe pendant celte diminution graduelle. Les éclipses (le lune sont plus rares que relies de soleil : souvent une année se passe sans éclipse (le lune : telles sont les années 1763, 1767, 1788, 1799. Quand une éclipse de lune a lien , elle est visible pour tout l'hémisphère terrestre tourné ver» la lune.

Les éclipses solaires se produisent par l'interposition de la lune entre le soleil et la terre, quand la lune est uouvelle, c.-A-d. quelle est en conjonction avec le soleil. Quoique la lune soit incomparablement plus petite que le soleil, cependant sa distance à la terre est assez courte pour que son diamètre apparent soit presque égal A celui du soleil, et pour qu il lo surpasse mémo quelquefois; lorsque la lune, dans ses conjonctions, est assez près de ses nœuds pour qu’elle se trouve presque dans le plan de l'écliptique , le cône d’ombre qu'elle projette atteint la terre, la touche d’abord en un point, la traverse ensuite, et la quitte enfin en un autre point après un certain temps; les lieux de la terre compris dans la zone traversée par l'ombre lunaire voient ainsi successivement le soleil s'éclipser.

Les éclipses solaires sont partielles lorsque la lune cache seulement une partie du disque solaire; elle» sont totales lorsque le disque entier est caché. Une éclipse de soleil peut être partielle pour un lieu, et en même tenqts totale pour un autre. On nomme éclipses centrales celles où l'observateur se trouve placé an centre de l’ombre sur la ligne droite qui joint les centres du soleil otde la lune; ces éclipses sont totales ou annulaires t selon que l'ombre lunaire atteint ou n’atteint pas toute la surf icc terrestre : dans les dernières, le disque du soleil déborde de toutes parts celui de la lune, et apparaît comme un anneau lumineux. U y a appui se quand les disques de la lune et du soleil ne font (pie se toucher dans leur passage. Les éclipses de soleil sont plus fréquentes querelles dclune; mai* elles ne sont visible* que d'un petit nombre de lieux terrestres, tandis que lus éHipses de lune sont visibles pour tout un hémisphère à la fois, ce qui rend le Spectacle rfecelles-ri plus fréquent pour chaque contrée. Parmi les éclip*i* solaires les plus remarquables qu'on aitvucscn France, il faut citer l'éclipso annulaire qui, en 1761, fut visible en plusieurs lieux, notamment A Calais et à' lionne* : cette éclipse dura 5 h. 29* 3CT. En 1 ^ S7, le 9 octobre, pareille éclipse a été observée a Paris. Le* plus importantes éclipses de soleil, visibles à Paris, qui se produiront encore dan* le xix* siècle, auront lieu le 15 mars 1858, le 18 juillet 1860, et k 22 décembre 1870.

Un évalue ordinairement la grandeur des éclij>ses partielles en prenant pour mesure de la partie éclipsée des douzièmes du diamètre de l’aslre éclipsé , douzièmes auxquels on donne le nom de doigts et qu’on subdivise en 00 minutes.

Toutes le* éclipses lunaire* et solaires reparaissent dans le même ordre âpre» un intervalle de 18 ans et 11 jours environ (dit cycle de Méton ou Nombre d'or) , ce qui permet de prédire leur retour. On possède des moyens plus exactsde prédire les éclipse» eu calculant, au moyen des épactes astronomiques , les époques des conjonctions moyennes ou des nouvelles lunes, ainsi que celles des oppositions ou des pleines lunes, en déterminant pour ces instants la distance du soleil au n<nuddelalune,etcherchantsicettedistance tombe dans les limites où il peut y avoir éclipse.

Ce phénomène a été pendant bien longtemps l’objet de la frayeur des homme* ; on le regardait dans l’antiquité comme un signe de la colère céleste et comme une alarmante déviatiou de» loi» éternelle» de la nature. Les animaux eux-mémes paraissent en être troublés.

Les plus ancienne» observations d'éclipses sont due» aux Chinois : on en trouve une mentionnée

dans leur histoire A l’année 2155 avant Jésus-Christ. Les Chaldeens avaient , des 721 et 720 avant Jésus- Christ, fait des observations sur le» éclipses, dont Ptoléméo se servit dans ses calculs. Chez les Grecs, ou attribue à Thaïes la prédiction d’une éclipse versft lO avant J. -C. Anaxagore avait écrituD livre sur lesédipses, et il assignait, dit-on, la vraie cause de ce phénomène : U expia dans le» fers le tort d’avoir osé combattre sur ce point le» préjugés de sou temps. Cependant, avant llipparqiie et Ptolémée, les astronomes n'étaient guère eu état de prédire les éclipses. Après la destruction de l’école d’Alexandrie et duraut le moyen Age, on ne trouve en Occident quelque* observations d’éclipses de soleil et de lune «pie dans les annales du règne de Louis le Débonnaire, écrites par un moine anonyme: encore sont-elles fort incomplètes. Depuis l'invention du télescope, la théorie des éclipses, perfectionnée par Képkr.sest considérablement agrandie, et ce genre de phénomène est devenu, entre les mains des astronomes, une source de dér.mvertes intéressantes et d'applications utile». Ainsi les éclipses ont appris A l'Astronome que la lune est un corps opaque , et que la forme de la terre est sphérique. Dans la Géographie et la Navigation, on s'en sert pour déterminer la longitude des lieux terrestres. Un en a fait aussi un heureux usage en Chronologie pour fixer avccnrécision la date des événements passés.

ÉCLIPTIQUE ( à' éclipse , parce que le* éclijvses n'ont lieu que quand la lune reuronlre l'écliptique), courbe elliptique que le soleil parait décrire eu une année et que la terre décrit réellement dans cet espace de temps. Dans la sphère armillaire , d’après k système de Ptolémée , cette orbite solaire est représentée par un grand cercle. Elle est inclinée obliquement par rapport A l’équateur, qu’elle coupe eu deux points diamétralement opposés , qu’on nom me le» points équinoxiaux, parce qu’a l'époque des passages du soleil par l'équateur, la nuit estseusiblement égale au jour ; On nomme points solsticiaux les deux points de Cécliptiquc les plus éloigné» de l’équateur. On désigne parle nom d'obliquité de l'écliptique l’angle qu’elle fait avec l’équateur ; cet angle, qui est variable, par suite de l’action des planètes sur la terre , particulièrement de Vénus et de Jupiter, est aujourd’hui d’environ 23° 27' 59”. Selon Delainbre, il diminue d’environ 48” par siècle. D’après Lagrange, cette diminution d’obliquité de récliptiquc ne peut dépasser une certaine période , A la fin de laquelle elle doit se changer en augmentation ; L&place donne pour limite A ce» variations une grandeur de 2° 42'. Un nomme are de l'écliptique une droite perpendiculaire au plan de l'écliptique et passant par son centre. Les deux point» où cette droite perce la sphère céleste s'appellent les pôles de C écliptique. Le pôle boréal de l'écliptique, le seul qu’on puisse voir de la France, est dans la constellation du Dragon.

Plutarque fait honneur A Pythagore de la découverte de l'obliquité de l’écliptique, quoiqu’il paraisse avouer que Thaïes en avait déjà la connaissance [De placitis philosojihorum , lih. il, cap. 12). Pline attribue la même découverte A Anaximandre ( Hixt . Nat., liv. il, ch. 8). Diverses mt*ures de l'obliquité de l'écliptique oui été faites par les anciens, notamment par liipparque, et plu* tard par les astronomes arabes, sous le calife Al-Mamoun (831 après J. -U.) : ils la fixèrent à 23° 35'.

ÊCL1SSE , petite pla«pie de bois mince ou de carton que l’on emploie a divers usages : on nomme spécialement ainsi celles que l’on applique le long «l’un membre fracturé pour contenir les os dans une situation fixe. Voy. attelle.

Les Luthiers nomment éc/isses le» côtés des violons, des altos, des liasses , etc. : ce sont des planches minces et courbées qui forment l’épaisseur de ce* instruments, ut sur lesquelles reposent la table et le fond de ces instrument*.

ÉCOL

ÉCOL

ÉCLOGUE. Voy. êglogue.

ECLUSE (du latin e ou ex, hors de, et clausus , fermé ), clôture faite sur une ri* 1ère , sur un canal , pour reteolr ou lâcher les eaux. On étend ce nom à tin bassin construit entre deux Ailes ou parties de canal de niveaux différents, que ce bassin est destiné «à faire communiquer *. l'Intérieur d’une écluse de eu genre s'appelle le sas ; les murs en sont les bajoyers ; elle est fermée à ses deux extrémités par des portes qu'on peut lever ou baisser à volonté ou que l’on ouvre latéralement a l'aide d’une mécanique. L’eau passe d’abord au moyen de soupapes du hier supérieur dans le bassin , jusqu’à ce que celui-ci soit au môme niveau. On ouvre ensuite les soupapes des portes situées à l’autre extrémité pour ramener le niveau du bassin au uiveau du biez inférieur.

L’invention des écluses ne remonte pas au delà du xv* siècle : clic est due à deux mécaniciens de Viterbe en Italie, dont le nom est resté inconnu. Les écluses ont reçu dans ces derniers temps de grands perfectionnements. Voy. canal.

ECO BU AGE, opération d’Agriculture qui consiste à écroûter avec Vécobue, espèce de pioche recourbée en forme de houe, la couche superficielle d’un terrain, à soumettre à l'action du feu la partie ainsi enlevée avec les végétaux qui lescouvrent, et A répandre sur le sol les produits de la combustion. L'écobuago est une opération de défrichement qu'on pratique surtout pour la mise en culturelles fonds marécageux et tourbeux, des landes incultes, des terres de bois, enfin de tous les sols qui sont arides et qui contiennent une forte proportion de débris végétaux.

ECOINÇO.N ou êcoixson. On appelle ainsi : 1® une pièce de maçonnerie ou de menuiserie qui dissimule les angles que forment les parois d'une chambre; 2° la pierre qui fait l'encoignure d'une porte ou d’une fenêtre ; 3® un meuble triangulaire qu’on place dans h» angles d’un appartement.

ÊCOLATRE [d'école), ecclésiastique qui dirigeait l'école ordinairement attachée à la cathédrale, et qui

Elus tard fut chargé d'exercer une surveillance sur » maîtres d'école du diocèse : on l'appelait aussi scolastique y capiscol, etc. L'écol&tre jouissait du titre de chanoine et d'une prébende, avec droit d'institution et de juridiction.

ECOLE (du latin schola ou du grec scholé, étude). Dès la plus haute antiquité, il y eut des écoles publiques chez les peuples civilisés, chez les Pertes, dans la Grèce, en Italie. Celles d’Athènes étaient célèbres : on y apprenait à lire et à écrire aux enfants, puis on leur enseignait la grammaire, la poésie et la m u/toue, qui comprenait le&diversarts ; Homère y était particulièrement lu. Selon Plutarque, il y avait des écoles à Gabies, en Etnirie, même avant Itmnulus. Des rhéteurs grecs fondèrent à Rome des écoles de rhétorique, degrammaire, et de philosophie. Les Romains, à leur tour, établirent des écolei Municipales en Espagne, dans la Gaule, en Germanie et dans la Grande-Bretagne. Ces écoles avaient disparu vers la fin du v* siècle ; mais le christianisme les remplaça aussitôt par les écoles d i tes épiscopal es, parce que chaque siège épiscopal avait la sienne, et par les écoles monastiques, formées dans les cloîtres. A la fin du vill® siècle , Charlemagne releva l'éclat des anciennes écoles et eu créa de nouvelle-.* ; il en institua une, entre autres , dans son propre palais , qui, pour ce motif, fut appelée école palatine. Aux xi*et xu® siècles, ces écoles, fort multipliées, firent place aux dusses et aux collée**, et le nom décote ne fut plus guère donné qu a des établissements d'instruction spéciale.

On donne aussi le nom décote à une secte philosophique ou à la doctrine de quelque maître célèbre, ainsi qu’à une classe d'artistes, de peintres surtout, qui reconnaissent un même maître, ou qui ont suivi les mêmes réglés de goût.

Les principales écoles de philosophie sont ; chez

les anciens, les écoles ionienne, italique on pythagoricienne, élén tique , atomistique, sophistique ( 550—440 avant J.-C.); les écoles eynique, vyrénnique, méoarique, platonicienne ou académicienne , fiéripatétirienne. stout ne, épicurienne et sceptique <324-215 av. J.-C.); l'êcoJc d Alexandrie, néoplatonicienne ou éclectique; les écoles chrétiennes et l'*s écoles juive, gnostique , etc. ; au moyen Age, les Scolastiques ; dans les temps modernes, les écoles de Bacon . de Descartes , de Leibnitz, de Kant, des Écossais, le nouvel Éclectisme. Voy. chacun de ces noms au Dû t. unie. d’Hist. et de Géogr.

Parmi les écoles de peinture , on distingue les écoles romaine , florentine , allemande, vénitienne, lombarde, flamande , hollandaise, française, mantouane, de Modène, de Ferrure , de Forme, de Crémone, de Bologne, génoise, napolitaine et espagnole. Voy. FEINT ORS.

écoles centrales , écoles instituées par la Convention nationale , le 2 février 1795, embrassaient à la fois l'enseignement des sciences, des lettres cl des arts. Il devait v avoir une école centrale par 300,000 habitants. Ces écoles, conçues sur un plan beaucoup trop large, fuéeut ramenées à déplus justes proportions en 1796 ; cependant, elles eurent de la pvine à s’établir : plusieurs forent transformées eu lycées des 1802, et toutes cessèrent entièrement d’exister en 1808, lors de la création de l’Université impériale. — Pour V Ecole centrale des Arts et Manufactures, Ki*y. ARTS.

écoles chrétiennes, écoles élémentaires instituées au commencement du ivu® siècle par Lasalle pour l’éducation des enfants pauvres, et dirigées par les membres d’uno congrégation appelés de la Frères des Écoles chrétiennes. Ce g écoles, aujourd'hui répandues par toute la France, ont rendu les plus grands services à l'instruction primaire. — 11 existe en Italie des écoles analogues, appelées Écoles pies.

écoles primaires, écoles destinées a donner aux enfants l'instruction élémentaire : ou les appelle ainsi par opposition aux E. secondaires. Les entants y apprennent la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française, du calcul, et dans quelques-unes les éléments de In géographie et de Th isloire, l’a rpe filage, le chant, la gymnastique, etc. Ces écoles se divisent en écoles publiques ou communales , où l’instruction est gratuite, et en écoles privées, ou payantes. Les écoles communales sont dirigées les unes par des instituteurs laïques, les autres par des instituteurs ecclésiastiques ou appartenant à diverses congrégations, surtout à celle des Frères des écoles chrétiennes. On ▼ emploie pour l’enseignement tantôt le mode individuel, tantôt le mode simultané, tantôt le mode mutuel ( Voy. enseignement). — Les écoles sont soumises, sous le rapport religieux , à l'inspection de l évèque ou de ses délégués, des pasteurs ou des rabbins, etc.; pour la surveillance administrative, aux recteurs, aux préfets , sous- préfets et maires. Les Instituteurs reçoivent de la commune un logement et un traitement, en partie fixe, en partie éventuel. — Outre ces écoles purement élémentaires, il y a des écoles primaires, dites supérieures, où l'on enseigne les éléments de la géométrie, le dessin linéaire et l’arpentage , des notions des sciences physiques et d'histoire naturelle, le chant, les éléments de l'histoire et do la géographie de la France.

ÉCOLES PRÉPARATOIRES. Voif. MÉDECINE (Ecoles de).

écoles régimentaires, écoles créées en 1818 dans les régiments ; on y enseigne aux jeunes soldats et aux enfants de troupe la lecture, l'écriture, le calcul.

ÉcoLESRÉGioNAi.Esd’ngriculture. Voy. agriculture.

écoles secondaires, écoles dans lesquelles on enseigne la langue française et les langues ancicunes, la géographie, l’histoire et lesélémeuLs des sciences: ce sont les lycées, les collèges , les institutions et pensions. Elles ont été fondées en 1802.

ÉCON — 552 — KCOR

Pour les diverses «Voles spéciales, telles que l'École des Beaux-Arts, Y École de Droit , V École normale, etc. , Yoy. le nomqui en détermine la spécialité.

ECONOME (du grec ceconomos, intendant). Autrefois on appelait ainsi relui qui avait soin de l'administration des revenus d’un bénéfice ecclésiastique ou d’uu évêché pendant la vacance : ces économes étaicut nommés par l’évêque dans chaque diocèse. En Occident, on les nommait archidiacres. Plus tard, leurs soins furent hornfc à l'administration des revenus de l'évêque pendant la vacance du siège épiscopal. En France, le rot nommait les économes. Ils furent supprimés a la révolution. — Les économes spirituels étaient des ecclésiastiques préposés pour régir les églises des personnes nommées aux bénéfices consistoriaux et non pourvues par la cour de Rome.

On nomme aujourd'hui économe la personne qui est chargée de l'administration financière d'une maison, d’un établissement public, ou même privé, d’un lycée , d’un séminaire , d’un hospice. Les économes versent un cautionnement et sont soumis à toutes les réglés de comptabilité.

économe (rat), espèce de Campagnol. Voy. ce mot.

ECONOMIE (du grec axonomim , diroctiun de la maison). On distingue YÈ. domestique , art d’administrer les affaires privées, de gouverner une maison, uno propriété, et YÈ. jxrlitique ou sociale, scieuce qui traite de la richesse publique et de l’art de l'administrer : elle enseigne comment les richesses se forment, se distribuent et se consomment.

L ’E. domestique était déjà l'objet d’une étude iwirticuliérc chez les anciens : c’est à elle que se rapportent Y Economique de Xénophon et d’Aristote ; on la trouvera traitée dans les divers livres connus sous les titres de Manuel d‘ Économie domestique , la Maîtresse de maison , la Parfaite ménagère , et dans le Dictionnaire économique deChomcl, 1767.

L’A’, politique est d’origine tonte récente : elle ne date gut-r»1 que du ivt* siècle ; le germe s’on trouve dans les Économies royales de Sully ; le plus ancien livre qui en traite ex professo est Y Economie politique de Monchrcsticn de Watteville (Rouen, 1015). Colbert, Vauhan, Roisguilleberl, Lavr, Dutot, Melon, que i’ou réunit ««us le nom A' économistes financiers, forment une première époque, dans laquelle on s'attache surtout aux questions commerciales et financières, aux moyens d'augmenter dans un pays la somme du numéraire. Qucsnay et ses disciples, Tnrgot, Condillac , Rayual , Condorcet, le marquis de Mirabeau, Dupont de Nemours, forment une seconde époque , dans laquelle la prééminence est donnée a là terre ; l'agriculture est considérée par eux comme la source de toute richesse : on les connaît sous le noin de Physiocrates [Voy. ce mot), et leur système est dit système agricole. Adam Smith, conciliant ces systèmes exclusifs, établit, dans ses célèbres Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), que le travail, quelles «pie soient scs applications, agriculture, commerce ou industrie, est la véritable source de toute richesse; toutefois il aie tort de n’envisager comme productif «pie le travail manuel. Après lui, Malthui, J.-B. Say, Itirardo, Mac-Culloch, Storch , Sismondi , Rossi, Dutcns, MM. Blauqui, Jos. Garnier, Bastiat, Michel Chevalier, Léon Faucher, réforment ses opinions sur plusieurs points, les complètent et les étendent. Grâce aux travaux de tant d’hommes éminents, l'économie politique a pris de nos jours une importance de plus en plus grande : deux chaires publiques ont été érigées pour l'enseigner (au Collège de France et au Conservatoire des arts et métiers); il a été formé des sociétés d’économio politique , des congrès d’économie politique; enfin , cette science, outre le grand nombre d’écrits qu’elle a inspirés, a son Journal spécial et son Annuaire. Toutefois, elle est loin d’étre fixée, et les économistes sont encore

divisés sur les points les plus importants, notamment sur la liberté des échanges et sur le rôle quo doivent jouer les capitaux.

Parmi les ouvrages classiques, il suffira de citer, outre l'ouvrage de Smith déjà mentionné, le Traité <T Economie de J. -H. Say (1803, souvent réimprimé) et sou Cours complet (1825-30), les Nouveaux princiftes d‘ Economie politique de Sismondi ( 1819 ), le Précis élémentaire d’ Economie politique (1866) et le Cours d' Économie industrielle (1837—39) d’Ad. Hlanqui , lo Court d' Eçonmnie politique de Rossi (1840-51), le Traité d' Economie sociale de M. ütt (1852). M. Blanqui (1837) et M. Villeneuve-Bargemont (1812) ont donné Y Histoire de P Economie politique. Enfin, un Dictionnaire d’ Economie politique a paru en 1852-53 sous la direction de M. Coque lin.

Economie rurale. Ce nom, fréquemment employé aujourd'hui, se confond la plupart du temps avec l'agronomie : c'est la science de l’agriculture considérée sous le point do vue purement théorique ; elle comprend l’étude de l'agriculture proprement dite, de l’éducation des bestiaux et autres animaux utiles, des arts économiques et industriels nécessaires au cultivateur, de l’architecture rurale, du commerce des produits de la terre. Elle doit surtout, en France, aux travaux de Tessier, Yvart, Thouin, Rose, Vilmorin , Morel-Viudé, Dombasle. Vou agriculture.

L'Économie animale est l'ensemble des lois qui régissent les animaux. On a aussi employé le mot économie pour indiquer l’ensemlde des parties qui constituent l’homme ou les animaux.

ECONOMISTES, dénomination générale qui s’applique à tous les écrivains qui se sont occupés d’économie politique. On donne spécialement ce nom aux écrivains français du dernier siècle connus aussi sons le nom de Physiocrates. Voy. ce mot.

ÉCOPE , pelle creuse en bois, servant à puiser de l’eau à une petite profondeur pour la rejeter ensuite. Les mariniers s’en servent pour vider l’eau qui s’infiltre dans leurs bateaux; les terrassiers remploient aussi dans les épuisements : ils la suspendent alors à une espèce de trépied formé de trois jierches r«;nnies par le sommet.

ÉCÛPERCHE, nom donné, dans les chantiers de Construction & toute pièce de bois fiortiut une poulie à son extrémité, et «pii sert à élever des matériaux.

ÉCORCE, eu latin cortex, enveloppe extérieure des plantes. Dans les Dicotylédones, elle est formée de quatre couches superposées qui, de l'extérieur à l’intérieur, sont Y épiderme , Yenvetoppe herbacée , les couches corticales et le liber (lo y. ces mots). D’après M. Mohl, l’enveloppe herbacée peut être partagée ullè-inème en deux couches distinctes : l’une externe , appelée couche subéreuse, parce que c’est celle qui , par son développement dans le ( [)uri eus su ber, constitue le liège; l'autre, interne, nj>pelée couche herbacée, formée d’utricules remplies de granulations vertes. Cette structure est la mémo dans les plantes hertiacées que dans les arbres; seulement dans les premières l’enveloppe herbacée et les couches corticales se confondent quelquefois au point de rendre très-difficile leur séparation. Lis plantes Mouocotylédones ont aussi une écorce, niais formée de trois parties seulement : l 'épiderme, la couche herbacée à granulations vertes, et le liber.

ÉCORCE d'aNGUSTURF.. Voy. AK6U8TURE.

écorce de citron, Ér.oRCK d’oranck , noms vulgaires de deux belles espèces de Cône. Voy. ce mot.

écorce éi.eutérienke. Voy. cascarille.

écorce du Pérou ou dés jésuites. Voy. quixquixa.

écorce de winter, dite aussi E. sans pareille , écorce de la plante appelée Drimyde [Voy. ce mot) : elle est épaisse, sèche, d'un jaune rouge, d une odeur semblable à celle du girofle, d’une saveur piquante et brûlant*. G* est un puissant antiscorbutiqiic.

EGORGEMENT. On enlève l'écorce aux arbres.

ÉCRA — 553 — ÉCRl

Mil pour leur donner plus de poids et de dureté , d'après les expériences de Btiflou ; soit pour utiliser cette écorce dans l'industrie et les tanneries. Dans le 1er cas, on ne doit choisir que de grands arbres ; dans le 2e, ceux de 15 à 20 ans conviennent mieux.

ÉCORCHÉ, nom donné aux modèles en plâtre et aux dessins de ligures dépouillées de la peau , et dont les muscles sont vus à découvert. L’élude de Yécorché est une des plus importantes pour les peintres et les sculpteurs. On cite surtout eu ce genre les dessins gravés de Tortebal, de Salvage, de Gcrdy, les plâtres de Houdon, le Mercure de Jean de Bologne et V Hercule de Lelli.

ECORCHURE. Voy. excoriation.

ECUUANE, dite aussi Ecnuenne et Écoute , lime plate qui ne diffère des autres limes que par la taille, et qui est formée' de larges sillons parallèles entre eux et perpendiculaires à la longueur de la lime.

ÉCOUFLE , nom vulgaire du Milan , qui fait son vol sans bruit et entrecoupe l’air presque sans battre l’aile. — Ce nom a été donné par analogie au cerfvolant que les enfants élèvent dans l’air.

ÉCOULEMENT (de rouler). En Physique, on entend par écoulement des liquides, le volume de liquide qui s'échappe par un orifice, et dont le mouvement n’est déterminé que par le poids du liquide. Cet écoulement a d'autant [dus de vitesse et dépense d'autant plus de fluide que les orifices sont plus grands et que la hauteur verticale du fluide audessus de l’orifice est plus considérable. La vitesse du fluide à la sortie de 1 orifice est égale à celle qu’acquerrait un corps pesant tombant librement dans le vide, depuis la surface supérieure jusqu’au niveau de l’orifice. On peut modifier la dé|»ense«de liquide à l’aide d'ajutages divers. Voy. ajutage et pouce d'eau.

ÉCOUTES, cordages fixés aux coins inférieurs des voiles et qui servent à les border pour qu’elles reçoivent bien le vent dans la direction que le vaisseau doit suivre. I.e5 écoutes des différeutes voiles se distinguent entre elles par les noms des voiles auxquelles elles appartiennent. On nomme écoutes de revers celles des basses voiles qui se trouvent au vent, c'est-à-dire du côté d’où vient le vent, et qui sont par conséquent larguées. Les fausses écoules sont des cordages vidants que l'on ajoute, daus les grands vents, aux écoutes pour les renforcer.

ÉCOUTILLES , ouvertures carrées, pratiquées au milieu du pont d’un bâtiment pour descendre dans l'intérieur et faciliter les chargements et les déchargements. Dans les trois-mâts, on distingue : la grande écoutille , entre le grand mât et le^ mât de misaine; YÉ. de devant , en avant du mât de misaine ; et YÉ. de derrière , entre le grand mât et l’artimon. Le» écoutilles sont entourées d'un cadre nommé surban et fermées par des panneaux. — Entre les ponts, on perce quelquefois de petites ouvertures nommées érouti lions.

ÉCOUV1LLON . vieux linge attaché à un long bâton , avec lequel les boulangers nettoient leur four.

Les Artilleurs donnent ce nom à un bâton garni à l’une des extrémités d’une brosse cylindrique pour nettoyer les canons , et à l’autre d’un gros boulon en bois appelé re fou loir, pour les bourrer.

ECPHRACTIQUE (du grec ecphrassô, déboucher). Ce mot s'emploie pour apéritif. Voy. apéritif.

ÉCRAN (de cran?), petit meuble d'appartement dont on se sert pour se garantir de l’ardeur du feu: H est très-variable de forme et d’ornement. On distingue : FÀ\ à pied, formé d’un pi-lit cadre, couvert d’un taffetas, le plussouveut vert, glissant dansune coulisse et soutenu {Kir une crémaillère à la hauteur qu'on désire; et VS. à main , ordinairement en carton, avec une queue en bois tourné , peint ou verni.

Ou donne aussi le nom d’écran : 1° à une toile blanche tendue sur un châssis, dont les dessinateurs et les graveurs se servent pour amortir l’éclat du

jour ; 2° en Optique, à tout tableau blanc sur lequel on fait projeter l'image d’un objet; 3° à un cercle do bois couvert d’une toile dont les verriers s’entoureut la tète pour garantir leurs yeux de l'action du feu.

ÉCREVISSE (du grec carabis , laugouste ?}, Astacus, genre de Crustacés décapodes, de la famille des Macroures. Les écrevisses ont les ü pattes antérieures terminées chacune par une pince à deux doigts; les deux premières pattes, très-grosses et trèsfortes : ces pattes ainsi que les antennes ont la propriété de repousser si elles sont cou pdes ou arrachées; la carapace est allongée, demi-cylindrique; i 'abdomen ou queue a 6 anneaux très-convexes, et est terminé par des écailles qui peuvent s'écarter on forme d'éventail. Le corps est d’un brun verdâtre et devieut rouge par la cuisson ; on en a trouvé dans le département de i’Eurc qui étaient naturellement rouges; il en existe également de couleur bleu-clair. L’écrevisse habite les eaux douces, cachée sous les pierres, et change de test chaque année ; chez les écrevisses prêtes à muer, ou trouve sur les côtés de l’estomac deux concrétions pierreuses nommées yeux d'écrevisses, qui étaient employées autrefois eu médecine comme fondant. L'écrevisse marche à reculons. Cet animal est très- VORkce : il se nourrit de petits poissons, de larves d’insectes, dechairscorrorapues.il fournit un aliment très- nourrissant ; on serties écrevissesen buissons sur les meilleures tables.

On prend les écrevisses avec des péchclles: ce sont de petits cercles de 3 à 4 décimètres de diamètre, garnis d’un petit filet maiuteuu au fond de l’eau par un morceau de plomb ; chaque péchctle est attachée comme un plateau de balance au bout «l’une petite perche , et est amorcée avec une grenouille écorchée ou uu morceau de viande; on en place ainsi un gran«l nombre que fou visite de temps à autre. Ou en prend aussi beaucoup à la inain, eu fouillant avec, la inain les trous où elles se cachent, ou au moyen «l’un fagot «le meuu bois dans lequel on met de la viande, et que fou retire lorsque les écrevisses y ont pénétré.

ÉCREVISSE (SIGNE DE L*). Vot/. f.A.M'.ER.

ECitlN (du latin scrinium, coffret ), petit coffret destiné à renfermer des pierreri«;s et «les bijoux. Ce mot ne s’est pas toujours employé dans un sens aussi restreint. Au moyeu âge, écrin était synonyme do coffre, do caisse, de carton, de layette, etc.

ECRITURE ( du latin scriptura , de scribere , écrire), art de représenter la pensée par «les caractères de convention. Ou distingue YÈ. idéographique, exprimant les idées elles-mêmes, et VE. phonétique, représentant les sons dont les ntoU se composent. A la première appartiennent les hiéroglyphes égyptiens, les caractères des Chinois, et généralement tous les signes symboliques , comme les dessins des anciens Mexicains ou Aztèques, les quipos ou nœuds de laine des Péruviens, les clous plantés par les anciens Roinaius dans le temple de Minerve , etc. Les caractères aljdiabétïques constituent la seconde , dont l’usage est â peu près universel aujourd'hui : uu petit nombre «le signes y soDft pour exprimer les diverses articulations de la voix. L’écriture cunéiforme parait tenir des deux précédentes. Voy. ALPHABET et CARACTÈRES.

Presque toutes les langues de l'Orient ont leurs caractères particuliers. En Europe, on distingue récriture grecque, l’écriture latine, cuimuune aux Français, aux Anglais, aux Italiens, aux Espagnols, etc., et l’écriture allemande, l’écriture russe, etc. En Europe, l’écriture va de gauche à droite; en Orient, elle va de droite à gauche; dans les premiers temps de la Grèce, on trouve des ex«?mples d’une écriture, dite boustrophédon, qui va alternativement de droite à gauche et de gauche à droite. Chez quelques p«uples, elle est perpendiculaire (Mexicains), ou oblique ( Chiuois, Japonais ).

Ou a beaucoup disputé sur l’origine de l'écriture.

F.CTO

Êcm

Liéerftnre idéographique ou hiéroglyphique paraît n'avoir été dans le principe que la peiuture abrégée «1« s objets, peinture qui finit par dégénérer en signes purement conventionnels (Foi/. hiéroclyphes). Quant a l’écriture alphabétique, plusieurs savants, entre autres le président De Brosses, Champollion, etc. , s'accordent à penser qu’elle dérive de l’écriture hiéroglyphique : les caractères de l'alphabet auraient d'abord représenté la forme q ne prend l’organe de la parole en articulant les sons, comme ou le voit dans le R, qui est l'image des lèvres, dans l'O, qui représente la bouche arrondie ; ou ils ue seraient que des signes hiéroglyphiques employés alternativement comme signes idéographiques et comme signes phonétiques. De l’Égvpte, où ils paraissent avoir été inventés, les caractères de l'alphabet seraient passés en Phénicie, et de là en Grèce (Voy. alphabet J. Ou doit J. klaproth des recherches mit V Origine des diverses écritures de l'ancien monde : Paris, 1832.

En Calligraphie, on distingue différentes sortes d’écritures, selon la forme donnée aux lettres : les principales formes d’écritures cursives usitées en France sont la ronde , dont la pente est à gauche et les traits assez grands; la bâtarde, qui est presque droite; la gothique, qui approche de la forme carrée; la coulée, Yexjtédiée, inclinées et liées; enfin Vanglaise, dont la pente a droite est très-incllnée et les traits fort déliés : cette dernière tend k se substituer à tontes les autres. On trouvera des exemples des diverses écritures dans le recueil intitulé ; Ecritures anciennes et modernes , par J. Midoile, Strasbourg, 1840. — Voy. écrivain et paLéocbapuib.

Ecriture abrégée. Voy. sténographié.

Ecriture secréte. Voy. cryptographie.

ÉCRITCRE SAINTE. VoiJ. BIBLE.

écritures, terme du Commerce qui désigne les livres et registres d’un négociant. Pour faire fol de la vérité des opérations, les écritures doivent être tenues au courant, jour par jour. Le Code de commerce déclare banqueroutier frauduleux tout commerçant failli qui aura supposé des dettes passives et collusoires en faisant des écritures simulées. — On appelle E. de banque, les billets que les commerçants, banquiers, etc., qui ont des comptes en banque, se donnent réciproquement pour opérer des transferts. — - Cn termes de Marine, on appelle ainsi les papiers, registres, passe-ports, etc., qui se trouvent dans un navire, cl qui peuvent donner des éclaircissements sur les qualités des passagers et les marchandises qui composent la cargaison. — En termes de Pratique , les écritures sont les procédures faites pour l’instruction d'une cause. On disliuuue les E. authentiques, qui émanent d’un fonctionnaire public, et les E. privées , qui émanent des simples particuliers.

ECRIVAIN (d Ver ire). On nomme expert écrivain un maître d’écriture assermeuté près d’un tribunal.

Avant l’invention de l’imprimerie, le* écrivains ou copiâtes, appelés calligraphi chez les Grecs, /jbraru chez les Romains, jouaient un rôle fort important. Ils avaient porté leur art k un degré extraordinaire; au moyeu Age, plusieurs exécutent des chefsd’imivre qui leur font prendre rang parmi les artistes célèbres : on cite à cette époque, en Italie, Gerolano Roco, A Venise; Augustin, a Sienne: Créci, i\ Milan; le Curion, à Rome; dans les Pays-Ras, A-Kempis; et plus tard, eu France, Nie. Flamct, Lucas, Josserand , Rcaurhesne, Legangneur, A qui l’on doit la Calligraphie et la Techrwa rapide de V Ecriture française (1599); sous Louis \I\ , on cite lorry, etc. Quoique bien déchue de son importance, la calligraphie compte encore de nos jours des maîtres habiles, les Saint-Omer, lesWerdet, les Favarger, etc,.

Les écrivains formaient jadis en Fronce une corporation qui jusqu'au xvi« siècle hit réunie à celle «les libraires. Ën 1570, ils furent reconstitués sous le litre de Mattres^xperts -jurés, et obtinrent plusieurs

privilèges; en 1779, U leur fut donné de nouveaux règlements, par lesque 1s Us furent régis jusqu’en 1793.

Ecrivain est le nom vulgaire d’une espèce de Perche <‘t de VEumolpe de la vigne. Voy. ce nom.

ÉCROIJ (du latin serobs, sera bis, trou, fosse). En Technologie, on nomme ainsi une pièce de fer, de bois ou de toute autre matière , percée en spirale. L'écrou peut être une pièce particulière, le plus souvent de petite dimension, ou bien il peut être creusé dans une pièce «le bois ou de fer, mobile ou fixe : eu tout cas, il s’adapte h une vis dont il est le moule exact, et qu’il retient fortement, de manière à l'empêcher de sortir. Voy. vis.

On donne aussi le nom dYerou (que les uns déri vent alors du précédent, par métaphore, et «jue les autres font venir du latin scriptura, écriture, dont ou aura it fait successivement escrie, escroue, écroue au proces-verbal indiquant le jour où une personne a été mise en prison , la cause pour laquelle elle a été arrètée,ct par l'ordre de qui l’arrestation a été faite. L'absence d'une seule de ces formalités entraîne la nullité de l'emprisounement. Il y a un registre d'écrou dans toutes les maisons de détention.

Autrefois le mot écrou ou écroue avait plusieurs autres acceptions : tantôt il s'employait dans le sens de décharge; tantôt il désignait les rôles que les receveurs des amendes donnaient aux sergents p«»ur forcer les contribuables à payer, ou les rôles ou états de la dépense journalière de la maison du roi.

ECROUELLES (du latin scrophulie , dérivé de scropha, truie, animal sujet à cette maladie), maladie chronique dit système lymphatique : elle se manifeste par la d»'géiiérescence tuberculeuse d «‘S glandes superficielles, spécialement des gland«* du cou. On les nomme vulgairement humeurs froides. Les médecins modernes donnent aux écrouelles le nom de scrofules, ]*a superstition a attribué a plusieurs rois de France, à Robert, k S. Louis, la vertu de guérir le« écrouelles. Voy. scrofules.

ÉCROIIISSEMENT (de crudus, dur), propriété qu’ont certains métaux , l'or, lo fer, le cuivre , l«: platine , l'argent , etc. île devenir plus durs , plus denses, plus élastiques, lorsqu’ils sont battus A froid. On êcrouit non-seulement A l'aide du marteau et du balancier, mais aussi par le laminoir et la filière. L’écrouissage s'applique surtout aux métaux qui ne sont pas susceptibles de se durcir par la trempe. Dans l’horlogerie, toutes les pièces do laitou sont durcies «le cette manière.

ECHU (de crudus, non cuit, non préparé), nom donné au fil, k la sole, à la laine, etc., qui, n’ayant pas subi le décreunge,et n’ayant pas élélavte A Peau bouillante, ont conservé leur couleur naturelle.

EC8ARCOME (do grec ex, bon de, et sors, chair), nom donné aux véuétationscharuues ou tumeurs fou gueuses qui se développent dans certaines maladies.

ECTHYMA (du grec ekthyâ, faire éruption), phlegmasie des follicules sébacés, caractérisée par «les pustules larges, arrondies, ordinairement discrètes, A hase «lure et enflammée, auxquelles succède une croûte plus ou moins épaisse, qui laisse après elle une empreinte rouge plus ou moins persistante, et plus rarement nue véritable cicatrice. Un distingue VE. aigu et lf. chronique.

EGTOCARFE (du grec ektos , en «le hors, et carpo fruit), genre «le Phyroldée*. Ce sont des algues cloisonnées, analogues aux Confcrvcs, mais qui en diffèrent parce qu'elles ont leur fruit en dehorsdoi filaments.

ECTOSHCRME (du gr. ektos, en dehors, eisperma, graine), Edosperma , genre d’ Algues «le ta tribu «les Vaueliériées , section «les Phycoi.lées , consiste en des filaments simples ou rameux,’ tubuleux, tansparents , remplis d'une substance verte. Ses fruits sont des capsules extérieures, eu tube, ovales ou arrondies, et remplies de corpuscules graniforincs. Les Ectospermes sont rudes ru toucher, dit-

ECU — 555 — ÉCUM

posés en gazons, en touffus arrondies oti en nappes au fond «h* bassins d'eau vive. De Candollo a changé le nom du ce genre eu celui de Vauchérie, du nom du botaniste Vaucher, qui les a le plus étudiées.

ECTROPION (du grec ectrépô, renverser), dit aussi Eraillement des paupières, renversement dus paupières en dehors, ne sorte qu’elles nu peuvent plus recouvrir complètement le globe de l'œil. L’ectropion , qui s’observe le plus communément à la paupière inférieure, est produit pAr la rétraction de la peau après la guérison d’un ulcère, d’une plaie, d'une brûlure h la paupière , etc. ; ou biun il dépend du gonflement ou du relâchement de la meml>raue conjonclive. Le plu$ souveut cetto difformité est incurable.

ECTROTIQUE (du grec eetitroskô, blesser, faire avorter), synonjine a abortif. On a donné le nom de méthode ectrotique à l'emploi du la cautérisation pour faire avorter les pustules varioliques , le zona et l'éréslpèle. Cette méthode cousiste à traverser le sommet des pustules et lesépointer avec une épingle «l’or ou d’argent chargée du pierre infernale, ou bien h cautériser les pustules en masse avec un petit pinceau trempé dans une solution d’azotate d'argent Culte méthode, qu’on a beaucoup vantée, parait n’avmr que des effets peu certains , si eu n’est dans l'ophthalmie qui complique la variole.

ECU (du latin scutum), nom donné, surtout à partir du xm* siècle, à un bouclier oblong ou quadran gu taire, large du haut, quelquefois écbaurré dans cette partie et se terminant par une |>ointe, qui était à l’usage des chevaliers et des hommes d'armes : ils le portaient au cou nu à l’nrçon du la selle, et, au moment du combat, ils le Suspendaient au bras gauche. L’éru élait fait ordinairement en bois rouvert de cuir et garni d’un bord en métal, quelquefois seulement en cuir bouilli; les aspirants à la chevalerie le portaient uni jusqu'il ce qu'ils eussent gagné par quelque haut fait le droit d’y faire peindre dus emblèmes propres à les rappeler; celui des chevaliers était orné de ligures héraldiques et souvent d'emblèmes et de devises amoureuses. L’Utage de l'ôcu s'est conservé jusqu’au temps de François 1«>, où U a été remplacé par la rondelle ou rondache

En termes de Blason, lVctiest la flgured’nne sorte de bouclier, sur le champ duquel on dessine les armoiries.

écü, pièce de monnaie , d'or on d’argent , ainsi nommée parce qu'elle élait chargée de l’écu de France, c.-à-d. dus armoiries de nos rois. La valeur ut le poids do l'écu ont changé selon les temps.

En France, H y a eu des E. à la couronne d'or , nu soleil , au porc-épic, à la salamandre, à la rroiselte; des E. heaume (c.-à-d. casque) , etc. Lus premiers écus d’or furcnl frappés sous Plii)ip]>e le Hardi : ils valaient alors 14 fr. 22 c. de noire monnaie ; sous Charles VI, leur valeur légale élait encore de 11 fr. 93 c.jsons Louis XIV, un 1655, Ils no valaient plus que 6 livres de l'époque. On en taillait d'abord M au marc; mais, à partir du xviB siècle, oh en tailla 70 et même 72. li y avait des demi-écus, en or, des quarts d’écu, en argent.

On a appelé écus blancs dus pièces d'artront do 60 sols de l'époque, frappées sous Louis XIII en 1641, et valant 6 fr. 23 c.; mais on donne plus communément le nom d’écu aux pièces d'argent de 3 et de 6 livres, qui furent frappées sous Louis XV en 1726, et qui ont été remplacées par nos pièces de 5 francs ; ils ne valaient plus au moment de leur démonétisation, que 2 fr. 75 c. et 5 fr. MO c. — Dan» le langage ordinaire, on a conservé toutefois l'habitude de dire cent écus , mille écus, pour 300 ou 3,000 fr.

A l’étranger, diverses monnaies réelles ont également reçu le nom d'écu. On peut les ranger sous trois tyjies principaux : Vécu d'Italie (scudo) , 1 Ven d’Espagne (escudo), et Vécu d’ Allemagne (thaler

ou rixdalc). Voici la valeur des principaux écus actuellement en circulation à l’étranger :

Fêtais de l'Église. Écu de 10 paoli (arg.).. 5 38,50 Etats sardes. Ecu de Sardaigne depuis

1768 (arg.) 4 70

— Ecu de Piémont de 6 liv.

depuis 1755 (arg.) 7 07

Sicile. Écu de 12 tarins (arg.) 5 10

Venise. Ecu à la croix (arg.)... 6 70

Espagne. Ecu ou demi-pistole (or) 10 18,87

Autriche. Ecu ou rixdaler de convention

depuis 1753 (arg.)...., 5 19,50

Prusse. Ecu ou thaler de 1767 à 1807

„ . . (an?.) 3 71

Suisse. Ecu de Bàle de 30 batz (arg.).. 4 56

— Ecu de Zurich de 1781 (arg.).. 4 70

— Ecu de 40 batz de Bàle ul So-

loure depuis 1796 (arg,).... 5 90

tx.v de sobiesei, nom donné par Hévélius à une constellation du 16 étoiles situées dans l'hémisphère austral , au-dessous de l’Aigle, entre i 'Antinous et lo Serpentaire.

ÉCÜANTEl'R , creux que présente le dehors d'une roue de voiture; inclinaison des raies sur le moyeu d’une roue. Voy. boue.

ELUB1ER , trou rond perré à l'avant d'un bâtiment pour y faire passer les câbles. Il y en a deux a chaque bord de l'étrave, en dessous de la ponlaine.

ECUEIL (du latin scopulus , même signification), rocher sous-marin dont le sommet s'élève à fleur d'eau «U du moins assez haut pour faire courir des dangers aux navires. On leur «tonne aussi les noms de récifs, hauts-fonds , brisants, bat tares , etc. Tous les écueils connus soûl indiqués sur les cartes marines par dus groupes d'astérisques.

Ét'ÜELLE (du latin scutella, même signification). Ce mot, qui au propre exprime un vase un peu creux, suffisant pour recevoir la portion d’une personne, a souvent désigné , dans l’ancien droit coutumier, unu espèce de taxe pour les pauvres, ainsi que certaines redevances féodales. — On l’employait Aussi parfois pour désigner une mesure. Va y. cottlk.

Disque formé par la jonction des deux nageoires ventrales qu’on observe dans quelque* poissons.

tenus u’eau, nom vulgaire d’un llydrocotyle.

ECUME («lu latin spuma i, mousse blanche et légère provenant des bulles d’air introduites par l’agitation dans lus liquides (écume de la mer) , ou de la coagulation de l'albumine, comme cela a lieu dans la clarification des sirops , ou de la séparation de* scories dans les métaux en fusion, etc. Par suite, on a donné la nom d’écume à la salive mousseuse du cheval , des chiens enragés , etc.

Les anciens chimistes nommaient écume empoisonnée des deux dragons le chlorure d'antimoine.

Écumes printanières. Voy. crachat (ne coucou).

éccmb df. h en , la Magnésite des minéralogistes, substance blanche, opaque , tendre, infusible, d'unu texture compacte et d’une densité de 1,4. Elle se compose d’une combinaison de sltfce et de nuenusie , avec utiu (xditc quantité ri Van. Elle ne provient pas de la mer, connue lu dit son nom, mais elle se rencontre eu anus Irèîf-éUrudiis dans !< s terrains de transition inférieur* de la Turquie ul de l’Espagne, entre autres a Yallalera* , pn> d«- Madrid. On en trouve aussi à Coulommiert >4 à Chcnuvières, prés de Paris, dans les marnes supérieures «lu calcaire de la Brie. On un rai t des pi] tes trus-e Mimées des fumeurs.

Ecume de mer est aussi ]«« nom d’un composé de plantes marines et do ppiyplort que les vagues jettent sur le rivage : on s’en sert pour engraisser les terres. — On donne encore ce nom à une espèce de polypier du genre Alcyrm.

Ecume de terre, substance calcaire, d’un blanc jaunâtre on verdâtre, lamullctisc, à lames minces, flexi-

Page 1