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Iromètrcs sont fondés sur le principe général que les corps chargés d'une même espèce d’électricité se repoussent. VE. à cadran de Honley se compose dune lige conductrice à laquelle est fixé un demi-cercle d’ivoire sur lequel sont tracé»» des divisions. Au centre de ce cercle est une petite aiguille d’ivoire terminée par une balle de sureau, et qui indique l'énergie de l'électricité par le nombre des divisions qu'elle parcourt. Cet électromètre est souvent adapté .» la boule du conducteur de la machine électrique. VE. de Vol ta consiste en deux (tailles suspendues à une tigo de cuivre par deux petits anneaux métalliques,et terminées chacune par une boule de sureau, très-légère; dans VE. de fini uct, ce sont deux feuilles d’or au lieu de pailles; daus VE. de Carva/lo, ce sont deux fils métalliques tres-tins.
ELECTROPHORK (du grec électron, et phérô, porter}, appareil à l aide duquel ou développe de l'électricité. Il se compose d’un gâteau de résine coulé dans un inouïe de bois, et d’un plateau do cuivre ou de bois revêtu d’élain .auquel est adapte un manche en verre. Pour l'électriser, on bat la surface de la résine avec une peau «le chat ; on pose sur le gâteau de résine le plateau par sou manche isolant. et, Avec le doigt, on en tire une étincelle, afin d'éloigner l'électricité résineuse, qui s’écoule dans le sol. Le plateau se charge ainsi fortement d’électricité vitré»?. L’électropbore a été imaginé parWilkes.
ÉLECTROPUNCTlJRE (du grec électron et «lu latin pungere , piquer), moyen thérapeutique proposé par Sariandière, et consistant en une combinaison de l'électricité «t de l’acupuncture. Après avoir placé le malade sur un isoloir, on fait pénétrer dans la partie souffrante une aiguille que l'on fait ensuite communiquer avec le conducteur d’une machine électrique au moyen d’un fil métallique. La secousse qui résulte de cctlo communication est dirigée par la pointe de l’aiguille sur toutes les radicules des nerfs, et produit des effets avantageux dans certaines affections rhumatismales et nerveuses.
ÉLECTROSCOPE (du grec électron, et eeopéÔf observer), appareil de physique à l’aide duquel on reconnaît si un corps devient électrique par le frottement. Le plus simple est le pendule électrique , qui se compose d’une petite balle de sureau suspendue à l'extrémité d'un fil de soie ou d’un fil de métal très-fin. Lorsqu'on veut éprouver un corps , on l’approche de la balle, et s’il ne peut pas I attirer û lui d’une quantité sensible, on est assuré qu’il n’a point d’électricité , ou plutôt qu’il n’en possède qu'une très-faible charge. L’aiguille électrique est un autre éleclroseope un peu plus sensible que le pcndulu : elle sc compose d’un fil de cuivre terminé (Kir deux houles métalliques creuses; au milieu de la lougueur du fil est une chape en acier ou en agate qu’on pose sur un pivot. Une très-faible action sutllt pour mettre l’aiguille en mouvement. L’A.’, de Coulomb, dit Balance de Coulomb , est l’appareil le plus délicat pour mesurer l'intensité des forces électriques: on le construit avec un fil de cocon fixé à un treuil, avec une aiguille de gomme laque et un petit cercle «le clinquant ; nue cage de verre préserve l’aiguille des agitations de l’air : elle porte une circonférence divisée et un couvercle perré d’une ouverture par où l’ou fait descendre lentement les corps électrisés qui doivent attiser l’extrémité de l’aiguille pour la faire tourner. — On a construit encore d'autres êlcctroscopes en sc fondaut sur les phénomènes de l’électricilé [>ar influence; ils sc composent tous d’un vase de verre , d’un conducteur fixe et d'un fonda teur mobile. Voy. condensateur.
ELECTR0TYP1E {d’électron, et de typos. caractère),art qui consiste à recouvrir d'une couche d’or, d’argent, de cuivre ou d'un métal quelconque, par voie électro-chimique, les clichés, planches gravées, et, en général, les objets qui sont destinés à trans-
porter leurs empreintes sur d'autres corps par la pression. Voy. galvanoplastie.
ELECTRLM , mot qui désignait , chez les anciens.
Y ambre jaune ou succin. — Ce nom a été applique a l’alliage particulier d'or et d’argent que les bijoutiers nomment aujourd’hui or vert. Sa couleur est d’un vert d’eau agréable : fondu, il est jaune pâle.
ÉLECTU AIRES (du latinc/erhmrn/m, dérivé d Wi- ^ere.choisir) ,tnédicamentsdecousisUncc molle, composés d’uu choix de plusieurs substances, poudres ou pulpes diverses, liées avec un sirop, du vin, etc. Ils sont peu en usage aujourd’hui, et on les remplace génératementuar lasubstance qui y prédomine. Voy. opiats.
ELEDONE (du grec éléaoné, espèce de polype), Eledona , genre de Mollusques céphalopodes de la famille des Cryplodtbranches, assez semblable* aux (pulpes et n'ayant qu’une seule rangée de ventouses sur chacun de leurs bras. Une espèce, VE. musquée , exhale une odeur de musc.
ELEGIE (du grec é légéin, dire hélas! ), pofcsir. élEgiaque, genre de poésie ordinairement consacre au deuil et à la tristesse ; quelquefois aussi elle peint les joies et surtout les tourments de l’amour. Un connaît les vers de Boileau [Art poét., U , 39) :
L» plaintive rUgir. rn long* habita de demi ,
Sait, Iw chrvrni «para, çrroir »ur un cercueil i Elle Delhi dca amant- la joie et la IrMcase ;
Flatte . menace , irrite , apaiae une maître»**.
Les anciens Uouuaient le nom d 'élégie à tous les poèmes écrits en vers élégiaques , c’est-à-dire eu vers hexamètres et pentamètres sc succédant alternativement [Voy. distiques), quelle que fi*it «railleurs la nature du sujet. — Les poètes grecs Simonidc et Callinus furent, dit-on, les premiers qui cultivèrent l'élégie; après eux, on cite, chez les Grecs, Tyrtéc, Mimnerme ctCallimaquc ; chez les Romane», Tibulle, Properce , Ovide ; parmi les modernes, le (la mucus , Saa de Miranda , Garcilasso de la Ve ira, Lopez de Vega, chez les Portugais et les Espagnols; Pétrarque, Alamanni, chez les Italiens; Yonog , Gray, chez les Anglais; Malherbe, Gilbert, Parny, Millevoyc, André Chénier, Soumet, Lamartine, M1"* T ait u, chez le* Français. On peut encore rapporter à ce «cure les Messe /tiennes de C. Delavigue.
ELEMENT (du latin elemcntvm , même signification). En Chimie, ce mot s applique aux corps simples ou indécomposables. Voici les éléments admis «lans l’état actuel de la science, rangés par ordre alphabétique : aluminium, antimoine, argent, arsenic, azote, harytun, bismuth, luire, brome, cadmium, carbone, cérium, chiure, chrome , cobalt, cuivre , didvme , étain, fer, fluor, ghiciuinm ou béryllium, hydrogène, iode , iridium , lanthane, lithium , magnésium, manganèse, mercure, molybdène, nickel, or, osmium , oxygène, palladium, phosphore, platine, plomb, potassium, rhodium , sélénium, silicium, sodium, soufre, strontium, tantale ou columbium, tellure, thorium, titaue, tungstène, uranium, vanadium, yttrium , zinc , zirconium. A ces 56 éléments il faut encore eu joindre 6, dérouverts seulement dans ces dernières années, et dont la nature (Kirtirulière est moins bien établie ; ces éléments s'appellent : erbium, niobium, norium, pèlopium. ruthénium, terbium. — Les anciens Chimistes, jusqu’à Stahl, au commencement du xvm* sièele, ad* mettaient , avec Aristote, l’existence de quatre éléments : le feu , l’air, l’eau , la terre. Sauf le feu , qu’on a reconnu n’étre qu’un simple phénomène accompagnant certaines actions chimiques, ces éléments ont été décomposés par la chimie moderne.
En Astronomie , Elément sc dit des nombres qui expriment soit les mouvements des corps célestes, soit les relations de distance et de grandeur qu’il* ont outre eux. — En Physique, on donne ce nom aux couples de zinc etd«* cuivre dont on se sert pour construire les piles voltaïques. Voy. ms.
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ÉLÉM1 OU COMME ÉlÉMI, résine dont on distingue deux espèce». L'une, qu’on nomme. E oriental ou K. vrai, est fournie par l'Amyris tcilonica, de la famille des Tércbiutharées : elle nous viuut de Ccy- 1.4ii et d'Éthiopie, eu forme de gâteaux arrondis, jaunâtre* ou d uu blanc vert, solides à l’extérieur, mous et gluants à l'intérieur, d'une odeur de fenouil; les Indiens eu font de la chandelle. L’autre, nommée E. Ultard, occidental ou d' Amérique , provient «le l 'Arnyris elemi fera ou Üalsamier : elle nous vient du Brésil sous forme de masses consistantes, d’un jaune blanchâtre, parsemées de points rouges ou bruns. L elémi se ramollit à la chaleur. Il eutre dans la composition de plusieurs onguents et verni*.
ELEOCOCCA , Elæococca (du grue elaiun, huile, et ojCcos, graine), genre do la famille des Eu* phorbiacées, originaire des contrées orientales de l’Asie. Il renferme des arbres à feuilles alternes , munies de doux glandes à leur base , â Heurs jaunâtres en pamcules terminales. Les fruits ont une chair fibreuse, et renferment de grosses graines, d'où l’on extrait une huile abondante. Ou eu connaît deux espece» : l’Arbre à l’huile (E. dryundra), particulier a l’Inde et au Japon, et V Arbre au vernis (E. vernicia ), Origiuairc de la Chine et de la Coebiuchine.
ELEPHANT (du grec éte'phas), genre de Mammifères de l’ordre des Pachydermes et de la famille des Proboscidieus. Sa peau est tres-épaisse , dure, calleuse, et peu garnie de poils ; elle est noire, mais peut s'altérer par l'Age jusqu'à devenir blanche. Lelépliani a les yeux très-petits, les oreilles très-grandes, rouie très-délicate. Il n’a pas d’incisives; les deux canines de la mâchoire supérieure constituent res longues défenses qui lui servent à arracher lus racines et a se défendre, et quif*ous le nom d’ivoire ( Voy. ce mol), reçoivent tant d applications dans l’industrie. La troinjx, qui est un prolongeineut du nez, est longue et couverte de dépressions annulaires; elle prend naissance à la partie antérieure du frontal, et s’unit, dès sa racine, à la lèvre supérieure; à l’intérieur, elle est creusée d’un double canal correspondant aux deux narines; sou extrémité inférieure présente nu boni circulaire ayant en avant un prolongement semblable a un véritable doigt : cette trompe lui sert à saisir les objets, à soulever des fardeaux, a terrasser ses ennemis, etc. Les pieds sont ongulés, et le sabot est formé d’une peau calleuse qui ue laisse voir que les ongles. Enfin , les mamelles sont pectorales.
On distingue deux espèces d’éléphants : VÉ. des Indes, qui a deux molaires de rhaqiic côté A chacune des mâchoires, 5 ongles aux pieds de devant et 4 à ceux de derrière; il est doux, a moins qu'on ne l’irrite, fort intelligent, et d’une force telle qu’il fait aisément 80 kiloinrt. par jour, chargé d’un poids de 1 ,000 kilogr. ; et l'É. d'Afrique, qui n’a qu’une molaire de chaque côté et 3 salut* seulement a chacun •les pieds de derrière ; ce dernier a les oreilles plus larges, la peau plus brune et les défenses plus longues que le précédent , quoiqu’il soit inoius graud ; il est aussi plus farouche et plus difficile à apprivoiser.
Les éléphants sauvages vivent ordinairement dans les forêts et les lieux marécageux de* contrées les plus chaudes de l’Asie et de l’Afrique. Ils se tiennent par troupes nombreuses , conduites par un vieux mâle. Ils vivent de graines, d’herbes, de feuillage et de nu i ii es; ils ramassent leur uourriture et La portent à leur bouche avec leur trompe, qu'ils manient avec une dextérité prodigieuse; il* prenueut leur boissou avec le même organe. L’éléphant peut être réduit en domesticité ; mais, dans cet état, il ne multiplie pas. Cet animal est fort docile: il obéit aveuglément a son cornac ; il parait être sensible A la musique.
Le* anciens sc servaient d'éléphants dans leurs combats. Les Asiatiques les emploient encore à la guerre , en même temps qu'ils s’eu servent comme de bêtes de somme. Souvent, ces animaux ont décidé
du sorl des batailles, — -M. le colonel Arnnndi a écrit Y Histoire militaire des éléphunts , 1813.
Les rois de Siam ont un éléphant blanc qu’ils logent dans un palais magnifique , gardé (Kir 100 officiers. Ou ne le sert qu’eu vaisselle d’or, ou ne le promène que sous uu dais magnifiquement décoré. La raison de cet appareil est la croyauce où sont les Siamois que l’Ame du philosophe kekia , auquel ils attribuent la première idée de la métempsycose. est passée dan* le corps d’un éléphant blanc. — Il existe en Danemark uu üi-dre de /’ Éléphant, dont on fait remonter l'origine aux Croisades (1189).
Pour U chusse de l'éléphant , ou forme dans la furet une tasle enceinte de pieux qui se ferme par une trappe. On y conduit un éléphant apprivoisé que l’ou fait crier; quelques éléphants arrivent, péuetreut dans la palissade, et la trappe se ferme. On eu prend aussi quelques-uns au moyen de grandes fusses couvertes établie* sur leur passage.
L’ivoire est le principal produit de la dépouille des éléphants; quant A la peau, qui est fort épaisse et à l'épreuve du sabre quaiyt elle est s. che, les naturels en font d’excellents boucliers; il* font aussi grand ras de la queue, surtout du buuquet de poils qui la termine, la considWaut comme un talisman.
On a trouvé dans le nord des deux continents de* éléphants fossiles de 5à6 m. de haut; ce* éléphants portaient une longue crinière de poilsroides. L cyrand Mastodonte est une espèce voisine de l’éléphant qu’on a trouver dan* I Amérique du Nord, et qui ue lui cède ni pour la taille ui pour la longueur de* défense*.
On nomme éléphants marins deux especes d'amphibies a museau ridé; l’une appartient au genre Morse , l'autre au genre Phoque. Voy. ces mot*.
ELÉPHANT1ASIS (du grec éléphas, élt-phant), maladie de la peau qui se présente sous deux formes : VE. des Arabes , ainsi nommée parce qu’elle a été décrite par le médecin arabe Hhascs, et l’A*. des Grecs , décrite par le médecin grec Arélée.
L’É. des Arabes, appelée aussi Maladie glandulaire des Harbades, a pour caractère esse u tic. 1 une intumescence plus ou moins volumineuse et dure de La peau et di s tissus cellulaires adipeux sous-jaceuU, résultant d’inflammation* partielles et réitérées du derme et des vaisseaux et ganglions lymphatiques. Elle attaque particuliérement le* membres inférieurs, qui prennent des ditneustoris et uue configuration analogues aux jambes li'éléjdiant ; d’où sou nom. Cette maladie est plus fréquente dans l’Age adulte; elle attaque également le* hommes et les femmes, ne parait pas héréditaire et n’est pas contagieuse. Elle est endémique en Egypte, aux Barbades, aux Indes, au Japon, etc., où sa fréquence paraîtrait dé|iendre de 1 usage immodéré de* poissons pêchés dans des marécages, de l’eau croupie qui est souvent la seule boisson des lubitauts, et de leur exposition aux brusques alternatives de température.
L’A’, des Grecs , dite aussi Lèpre tuberculeuse, Léontine, Léontiasis, et qu'on croit être la Lèptc des anciens, est caractérisée à l’extérieur |»ar des tubercules peu saillant*, irréguliers, assez mous, rouge* ou livides à leur début, présentant plus tard une teinte fauve ou brouzée, ordinairement indolents, susceptible* de sc terminer par résolution ou par ulcération, apparaissant le plus fréquemment à la face et surtout sur le ne* et le* oreille*, devenus lu siège d’un eonflement considérable et hideux. Cette maladie'est spéciale aux région* équatoriales; très-rare dans nos contrées tempérées , on l’a cependant vue régner endémiqueinent en Provence, en Espagne et en Portugal. Elle n'est pas cootagieuse, mai* elle peut être héréditaire. Le* causes ordinaires de cette espece d’Eléphanliasis sont à peu prés les mêmes que celles de l’ A’, des Arabes : voisinage des marais , habitation dans des lieux humides , usage de poisson* gâtés, de viandes salées, surtout de porc; il finit y
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joindre te* (rondes fatigue*, l'abus des boissons alcooliques, les affections morales, etc.
Un a combattu l’Eléphantiasis par une foule <le moyens , notamment, à l'intérieur, par U» sudorifiques, les toniques, les amers, les préparations arsenicale*; à l’extérieur, par la cautérisation des tubercules lorsqu'ils sont peu nombreux ; par les bains tiedes émollients, les douches sulfureuses ou de Tapeur, les frictions ammoniacales ou indurées. Les médecins hindous vantent comme spécifique V Asclépios gigantea.
KLELS1NE (d’un surnom de Cérés adorée a Eleusis),. genre de la famille des Gramiuées, tribu des < Ghlortdées : épis terminaux h épi Mets unilatéraux, sans bractées ou écailles ; fruit globuleux enveloppé dans les écailles florales. L'A", coracan est une graminée de 1 Inde, haute de 1 m. a t“,2U ; son chaume est droit, articulé, garni de feuilles grandes, rouies, pileuses. Les graines servent de nourriture aux pauvres. et remplacent le rix dans les années de disette.
LLLIITHE HATES (du grec élcuthéros , libre) , nom donné par Fahncius aux insectes appelés aujourd'hui Coléoptères. Les caractiyes qu’il leur assigne sont des mâchoires libres . nues, portant des iwiljyes.
ÊLEUTBÉRODACTYLES (du grec élcuthéros , libre, et dactylos , doigt), ordre de la classe des Uidelphes ou Marsupiaux de Cuvier, formé de ceux de ces animaux qui ont leurs doigts libres à leurs pieds. Les e»iR‘ces de cet ordre oITrent deux modifications importantes : ou bien le pouce est nul, ou bien il est parfaitement formé , dépourvu d’ongle , et semble constituer uue main. De la deux familles. La lr«, celle îles DatWtrts , renferme les Dasy lires proprement dits, les Tbylacines, les Dhascogales ; la 2®, celle des Pédimanes, renferme les genres Cliiroueele, aux pieds postérieurs palmés, et Didelphc ou .Sarigue , aux pieds postérieurs non palmés
ELEUTHERUGYNE (du grec élcuthéros, libre , et gynè , femme), se dit en botanique des fleurs dont l'ovaire est libre et n'adhère point au calice.
ÉLEUTHEROPOÜES (du grec élcuthéros , libre, et pous, potlos, pied), famille de Poissons osseux, dont le corps est arrondi, et dont les nageoires ventrales sont séparées. Cette famille, fondée par M. Duméril, renferme les Échénéis et les G<>biomores.
ÉLÉVATEURS (MUSCLES) «muscles destinés a élever certaines parties : il y a la. de l'œil , de la paupière, de la lèvre, etc.
ÉLÉVATION. En Astronomie, on appelle élévation d'un astre au-ite.ssus de l'horizon , l’arc de cercle vertical compris entre cet astre et l lioriton ; élévation de l’équateur , l’arc du méridien compris entre l’horixon du lieu et le point où le méridien est coupé par l’équateur; élévation du /vi/e, l’arc du méridien compris entre le pèle élevé et ( horizon : cette élévation est égale à la latitude du lieu ; angle d'élévation, l’ongle formé par uue ligne quelconque de direction et la section horizontale, du plan meué par cette ligne perpendiculairement ù l'horizon.
En Liturgie, on appelle élévation cette partie de ia messe ou le prêtre élève successivement la sainte hostie et le calice, apres la consécration, [huit fa in adorer au peuple le corps de Jésus-Christ. Cette cérémonie ne date que du xi* siecle : elle fut introduite dans l’Église latine, apres l’hérésie de Réranger. comme une profession plus éclatante du dogme de la présence réelle qu’il avait attaqué.
Élévations se dit aussi d’étau* de l’àine vers Dieu et de prières propres a exprimer ce* sentiments : Bossuet a composé des Élévations à Dieu sur tes mystères.
ELEVE , se dit surtout des jeunes gens qui appartiennent aux écoles spéciales. Voy. les noms des écoles.
Elève de Marine , dit aussi aspirant de M., grade placé au-dessous de celui d’enseigne de vaisseau. 11 y a deux classes d’élèves : aux termes de la loi du 20 avril l#.f2, nul ne peut être élève de 2® classe s’il un patti' pat l'École navale ; nul ne peut être élevé d<
lr* classe s’il n’a servi deux ans Y bord rira bAltments de l’Etat comme élève de 2® classe, ou s’il n*a passé deux années à l'Ecole polytechnique, et s'il n’a satisfait en outre à un examen sur la navigation.
En Horticulture, ce mot désigne les jeunes plant*.
Dan* l’Industrie agricole, Y élève des cheivtur s’entend de la production et de l’éducatiou des chevaux.
ELKVURES («IV lever), nom générique sou* lequel on désigne vulgairement tous les exanthèmes dans lesquel* il y a tuméfaction du tissu de la peau.
ELFS, f.lfines, êtres surnaturels dns deux sexes, crées par la mythologie du moy<>ii lige. Ils étaient fort petits, légers, tantôt bienfaisants, tantôt malfaisant*. Ils paraissent st confondre avec les Sylphes.
ELIMINATION (du latin e, préposition qui marque l’exclusion, et limen , seuil) , opération d’algèbre par laquelle ou fait disparaître une des inconnues engagée* dans de* équations, de manière à avoir une équation de moins ; en réitérant le même calcul, on [«eut chasser une seconde inconnue et obtenir une autre équation de moins , puis une troisième, et ainsi de suite jusqu'à ce qu’il ne reste plus qu'une seule équation. Soient les deux équations : ax -f by — c, et a'x b'y = e', où r et y sont les deux inconnues ; on commence par chercher la valeur de x dans les deux équations, et » f ' — / r> — b'y\
qui doune ( x = 1 et I x = - — - 1 ; ces
deux .valeurs de x devant être identiques, on en
conclut : •
-by c' — b'y
, équation qui ne contient
[dus que 1a seule inconnue y. et qu’on nomme équation finale. En résolvant l'équation finale , on obtient la valeur de y. et il suffit ensuite de substituer cette valeur dans 1 une ou l'autre des deux équation* proposées pour obtenir uue équation ne contenant plu* que l'inconnue x. — Outre ce procédé d’élimination, dit par comparaison, on se sert encore de plusieurs procédés dits /*or substitution , ;*ir réduction, etc., que donnent les traités spéciaux. Le* plus habiles mathématiciens , Euler, Cramer, Vandrrmonde , Laplace , Résout , se soûl occupés de la théorie des éliminations.
ELINGL'E, en anglais slina. On nomme ainsi, dans la Marine, des cordages de diverse* grosseurs, qui servent à élever toutes sortes de fardeaux pour charger ou pour décharger un navire.
ÉLISION (du latin elidere, étouffer), suppression totale d’une voyelle a la fin d'un mot devant une autre voyelle initiale et devant une h muette. Le signe de l’élision daus l'écriture est Yapostrophe ( Voy. ce mot). Dans la prononciation française il se fait tieauroup d’élision* qui ne s'iudiqucnt pas dans l’écriture, comme aimable enfant, homme illustre, etc. L’usage a fait aussi adopter certaines élisions, même devant une consonne : grand' mère, la grand' sa! le: dans ce cas, I élision prend le nom d’ apocope. Les Latin*, dans leurs vers, élidaieut non-seulement les voyelles et les dipliOiongues, mais aussi la ronsoune m lorsque le mot suivant commençait par une voyelle ou uue diphlhongue. Exemple :
Montir' A or | in | font*’ in | ÿm» . «te.
pour : motislrum horrendum, informe , ingens, etc. — Dans notre langue , nous n'avons guère d’autre élision que celle de l’e muet devant une voyelle, de l’a dans l’article la devant une voyelle , de IT dans si devant un mot commençant par un i.
ÉLIXIR (do l’arabe ualaksir , essence, extrait d’une substance), terme emprunté aux ancienne* pharmacopées, et qui signifio substance extraite par 1‘ alcool ; il est synonyme d 'alcoolé. Quelque* t lixlrs ont acquis une grande célébrité : tels «ont IV- ! lixirde Garas et I ’élixi r de longue vie. L'É. de Gants } est une teinture ou alcoolat ronqiosé d# safran, can-