‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 36 sur 508 · A LOI · texte numérisé non relu

A LOI

métros, feuilles contournées, longues, pointues, (leurs grandus, a six divisions inégales, blanches , rayées et lavées de rosu à l’extériour, marquées à la base d une tache jaune, et pointillé»* de pourpre en dedans. Quelques espèces répandent une odeur suave. Ces plantes ne sont cultivées que dans uos serres.

A LT AIR ou ataIr , étoile centrale de la constellation de l’Aigle , est de première grandeur.

ALTER ECO (c'est-à-dire autre moi), titre olHciel en usage dans le royaume des Deux-Sicile* , en vertu duquel le roi transmet à un vicaire gênerai le plein exercice de sa puissance, faisant en quelque sorte de ce vicaire une seconde personne royale. Il correspond à ce qu'on appelait chex nous liculeuaut général du royaume.

ALTERNAT, méthode par laquelle on alterne les cultures en forçant le sol à donner des produits successifs de différents genres, adaptés k la nature de la terre. C’est une des o pirations les plus délicates et les plu* nécessaires de l’économie rurale. Yuy. ASSOLEMENT.

ALTERNES (feuilles). Yoy. feuilles.

ALTER NES- EXTERNES et ALTERNES- INTERNES (ANGLES). Yoy. ANGLES.

ALTESSE (dW/iü. élevé ) , titre d’honneur qui se donne actuellement aux princes non souverains , a longtemps été porté par les rois euxmêuies. las roi* d’Angleterre jusqu'à Jacques Ier, et ceux d'Espagne jusqu’à Charles V, n’ont point eu d’autre titre. En France, le titre A’ Altesse fut porté d’abord par Ils ducs d'Orléans. En 1633 , les aînés de la branche cadette de Bourbon prirent le titre d 'Altesse royale; et sous Louis XIV, le titre d ‘Altesse ayant été étendu aux princes légitimés, le prince de Coudé prit , pour s’eu distinguer, le titre & Altesse sérénissime. Aujourd’hui, sauf quelques exception*, le titre d’ A /farte royale ou i nitriale appartient à tous les priures issus en droite igné d’un roi ou d'un empereur, et celui à' Altesse sérénissime à leurs collatéraux.

ALT11EE (en grec althaia, d'althéin , y u/ri r) , nom scientifique du irenre de plantes malvacée* appelé, ordinairement Guimauve ; le* especes principales sont VA. officinale [Voy. guimauve) et Y A Lee ou Itose trémière [Yoy. alcée). Un extrait de la racine Yalthéine , mélange do magnésie et d'une substance cristal lisahle Identique à l'asparagine.

ALT1SE on altique, Attira (du grec halticos , fauteur), petit insecte coléoptère ; de la famille des Cycliques , a la singulière faculté de sauter comme les puces. L’espèce la plus commune en France et la jdus grande est l’A. pi>twji-re , dite aussi Purerotte , longue de 5 millim. , verte ou bleue , ovale, allongée, avec la couverture des ailes pointillés; h-s antennes ou filets de la tête sont noires. L’A. rubis, la plus jolie, est d’un rouge doré éclatant, avec les aile* vertes ou bleues. — Cet insecte est très-commun dans les environs de Paris, et vit sur les niantes, dans les jardins. 11 est très-nuisible.

ALTITUDE, hauteur d’un lieu au-dessus de la mer.

ALTO (du latin a/tus , profond), nom donné autrefois au genre le plus grave des voix aigues des femmes et des hommes. On «lit aujourd'hui hautecontre en parlant des hommes , et contralto ou contra/te en parlant des femmes. — Ou appelle aussi alto un irstrument à 4 cordes [lu, ré , sol, u() connu jadis sons le nom de viole; c’est un Instrument un peu plus grand que le violon ordinaire, et qui, dans un orchestre, lient le milieu entre le violon et le violoncelle ou la basse. On l’appelle aussi alto viola ou quinte. — Autrefois on appelait alto basso un instrument de percussion à cordes que le musicien frappait d une main , tandis que de l’autre il jouait sur la flûte un air qui s’unissait aux son* de F alto accordé à l’octave, à la quiute et k la quarte.

ALUC1TE (du latin alluceo , éclairer, briller), petits insectes lépidoptères, à couleurs métallique* très-rcsplcudissuiitcs. appartiennent au genre Phalène et a la section des Tinéitcg, et out du rappott avec les teignes, les ptérophores, les py raies et les ypsolophes. Ce genre a été créé par iahricius. On distingue : VA. xy fastellc, qui vit sur différents arbres* aux et qui attaque de préférence lus choux et les navet* parmi les plantes potagères; FA. delà julienne ; VA . des grains , qui IM de grands ravages dans l'Angoumois en 1770, etc. Ou a fait beaucoup do recherches pour détruire YAlucitedu lié; le meilb-ur procédé est celui qu'a proposé M. Doyerc eu 18.r»0 : il cousiste à chauffer le blé jusqu'à 60 degrés (ce qu’on appelle le sui.canter) ; à cette température, F insecte est détruit sans que U? grain soit altéré.

ÀLLDEL (d’« privatif, et du latin lutum , qui n’est point lu té , qui reste ouvert). Les chimiste* nomment ainsi des espèces de pots ouverts par leur partie inférieure et supérieure, et qui s'emboîtent les uns dans les autres, en sorte qu’ils peuveut former un tuyau plus ou moins long. Le jx.t ou Valudel qui termine ce tuyau doit être fermé par le haut, et n'avoir qu’un petit trou. On emploie ces vases pour la sublimation du soufre et du mercure.

ALI MELLE (d'abord alarne/le , qu’on dérive du latin lume/ta, petite Lime). On nomme ainsi : 1° eu termes de Tabletiers, une lame de couteau aiguisée d'un seul côté , comme celui d’un ciseau de menuisier, et qui sert a irratter le buis, Fivoire, l’écaille, la corne, etc.; r‘«-st une aluinclle qui forme la partie essentielle du rabot ; 2° dans la Marine, di~* petites plaques de fer très-plates, dont ou garnit les mortaises pour que le frottement des barres n’en use pas le bois intérieur.

ALUMINATE , combinaison de l'alumine xrcc un autre oxyde. On rencontre plusieurs aluminatcs dans la nature : tels sont 1 tspinelle, 1 c pléonastc . la gahnite, la cymophane , qui sont de* alu minâtes de magnésie, de protoxyde de fer, d'oxyde de sine, et de ulucine.

ALUMINE (du latin al unie n , alun), dit aussi oxyde d’aluminium, terre itulun: combinaison de l’oxygène avec l'aluminium (Al*Ô,);se trouve dans la uature à l’étal cristallise . plus ou inoin* pur, et constitue alors le corindon, le rubis, la topaze orientale , le saphir oriental, V émeri. 1,'alumine dt-s laboratoire-* est une }»nudre légère , blanche, insipide, inodore, infusible à la chaleur «K * plus violent* feux de forge; elle est insoluble dans l'eau, mais elle se dissout dan* les acides, si elle n'a pas été soumise a une trop forte calcination. Héron»» ment précipitée d’une de ses combinaisons, elle se présente sous forme de gelée blanche ( hydrate d’alumine), soluble dans la potasse: dans cet état, elle a une affinité prononcée pour les matière* colorantes, qu’elle enlève à Fc.au et aux autres substances qui y sont unies; elle forme, avec ces matières colorantes, des composés insolubles qui portent dans les arts le nom de laques. Simplement desséchée , l'alumine absorbe l'humidité des corps avec lesquels on la met en contact , et happe à la langue. L'alumine existe dans tous les sots propres a la culture { Yoy. arcii.f.); clic est aussi une des parties constituantes de l’alun dos teinturiers. — On l’obtient pure, soit en calcinant an rouge de l'alun d’ammoniaque, suit eu précipitant l'alun de potasse par de l'ainniouiaqur. — L'alumine se comporte avec certaine* bases comme un véritable acide, et forme avec ces bases des composé* salins appelés a/urninates : tel est Falumiuate de magnésie , qui constitue le rubis splnelle. Avec la silice, elle fbruic de* silicates qui constituent soit l’argile la plu* pure, servant a fabriquer la |>orcclaine , soit les terres employée* à la confection des poteries communes , et les glaises qui servent

Page 1