‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 355 sur 508 · ENDE · texte numérisé non relu

ENDE

EN no

pandue, et qu'on désigne plus spécialement aujourd'hui sous le litre q Encyclopédie , appartiennent le Dictionnaire des arts et des sciences, de Th. Corneille (1708) ; le Dictionnaire universel, publié en Allemagne par J . -Th. Jablonsky (1721) et celui do l'éditeur Zedlcr (1732-52); la Cyclopcedia de Chambers (1728); Y Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751-1780, 35 vol. in-fl>), le plus vaste monument do ce genre qui eût paru jusqu'alors : elle fut plusieurs fois réimprimée ou refoudue , notamment dans V Encyclopédie méthodique , publiée par M. Pauckoucke , et donna naissance à une foule d'ouvrages analogues. Parmi ces publications, nous citerons: en France, VEncyclofiédie de M. Courtin , 1823, récemment refondue par MM. Didot (18-40-51); le Dictionnaire de la conversation ( 1831 et 1852),

Y Encyclopédie des gens du monde (1832) , {‘Encyclopédie nouvelle de MM. Leroux et Raynaud (1831), i Encyclopédie du xix° siècle, publiée par M. de Saint-Priest (1839-52); Y E ne. catholique , 1810, etc., publications qui toutes ont leur caractère propre; — en Angleterre, VEncuchpardia britannica (1788), la New Cyclopcedia de Rees. VEnc. d' Edimbourg , VEnc. de Londres ; — en Allemagne, le Dictionnaire encyclopédique de Binzer et Pierer (1821-37), la Grande Encyclopédie d'Ersch et Gruher ( A lige meine encyklopcedic), commencée en 1818 et non encore achevée; VEnc. viennoise (1835), le Conversations lexikon , publié pour la première fois en 1809, et qui a eu depuis de nombreuses éditions. ; Divers abrégés d un usage plus facile ont été publiés depuis le commencement de ro siècle : le Dictionnaire des sciences et des arts de Lunier { 1805), le Dictionnaire encyclopédique usuel du pseudonyme Ch. Saint-Laurent (1841), le Dictionary of science, literature and art ue YV. T. Brande (Londres, 1846), et le présent Dictionnaire universel.

11 a en outre paru, depuis la publication de l'Encyclopédie française, plusieurs recueils périodiques qui ont contribué à répandre le goût des sciences : le Journal encyclopédique de P. Rousseau , Liège, 1756; le Magasin encyclopédique de Millin, Paris, 1795; les Annales encyclopédiques du même (1817), la Revue encyclopédique ae Jullien (de Paris), 1819, le Bulletin des Sciences de Férussac ( 1823 ) .

Arbre encyclopédique. Voy. arbre et sciences.

ENCYPROTYPES (cartes), du grec en, sur, cypron, cuivre, et typos , type : cartes géographiques qui , au lieu d’étre gravées d'après un dessin antérieur, sont immédiatement exécutées sur le cuivre. Ce procédé est usité aujourd'hui au dépôt de la Marine, et a été adopté par quelques cartographes, notamment par Bmé.

ENDECAGUNE, ekdéc astllabe , etc. Voy. hendécagone, etc.

ENDEMIQUES (maladies), du grec endémos, indigène : maladies qui semblent inhérentes à certains pays et qui dépendent de causes locales, telles que les fièvres intermittentes, les goitres-, les scrofules, le scorbut, la fièvre jaune, le choléra asiatique, la plique polonaise, la pellagre, etc. : la peste est endémique en Égypte, la lièvre jaune aux Antilles et dans le golfe de Mexique , le choléra sur les bords du Gange, le goitre dans le Valais. Les causes principales de ccs maladies sont les variations brusques de la température, la stagnation de l’air, l'humidité du sol, la privation d'air et de lumière, la mauvaise qualité des eaux et des aliments, les émanations marécageuses, l'accumulation de la population, etc. Gomme les maladies épidémiques, les maladies endémiques attaquent A la fois un grand nombre d’individus; mais elle» en diffèrent en ce qu’elles régnent dans un lieu circonscrit et d'une maniéré permanente.

ENDETTEMENT (d edenf), nom donné, en Marine, inné sortad'engrenage en tu deux pièces de bois sur lesquelles on fait des adonis, c.-à-d. des entailles al-

ternativement saillanteset rentrantes, pour les ajuster l'une sur l’autre. — Les Charpentiers nomment en— dentement la liaison de deux pièces de bois qui , de distance en distance, entrent l’une dans l’autre.

ENDENTURES (de dent). Ou appelait ainsi, dans les chartes parties, des sections faites en xigxag et formant des especes de dents de scie , de manière qu'on pût, en adaptant la marge de la charte ail talon d'où elle avait été détachée, eu reconnaître aussitôt l'authenticité. Ces eudentures étaient surtout en usage chez les Anglais.

ENDERMlQUE (méthode), du grec derma, derme, peau : mode de traitement qui consiste à appliquer les médicaments à la surface du derme, préalablement dénudé par l'action des vésicatoires, ou sur celle dos tissus sous-cutanés. On en doit l’introduction au Dr A. Lambert.

ENDIGIEMENT. Voy. dicue.

ENDIVE, Cichorium endivia, espèce du genre Chicorée [Voy. chicorée). — On nomme Endive marine uue espèce d’Algue , VUlva lactuca.

ENDOCARDE (du grec endon, dedans, et kardia , cœur), membrane qui tapisse l’intérieur du cœur et sc réfléchit sur les valvules. L’inflammation de cette membrane reçoit le nom d 'endocardite.

ENDOCARPE (du grec endon , dedans, et curpos, fruit), membrane interne du péricarpe, celle qui touche immédiatement là graine. Tantôt elle est mince, et se replie dans l’intérieur du péricarpe, dont elle forme la cloison; tantôt elle est dure et résistante; souvent elle se réunit au sarcocarpc, s’ossifie et forme un noyau. L'endocarpe reste ordinairement uni, après la maturité, avec les autres parties du fruit; d'autres fois, il forme plusieurs loges, comme dans la noix, qui s’ouvre en deux valve* lorsqu'elle est mûre.

ENDOGENES (du grec endoqénès, qui naît ou croit en dedans) ,nom donné parM- ue Candolleaux plantes Monocotylédonées de Jussieu, dans lesquelles les vaisseaux, au lieu d’étre concentriques autour d’un étui cellulaire comme dans les Exogènes ou Dicotylédonées, sont comme épars dans toute la tige, et disposés de manièrtwque les plus anciens et les plus durs sont A l'extérieur, et que l’accroissement principal de la tige a lieu par le centre. Les Endogènes ont été appelées Endorhizes par M. Richard.

ENDOMYQUE (du grec endomykhos , retiré), Endomychus , genre de Coléoptères trimères, de la famille des Frugicoles : palpes grosses à leur extrémité ; antennes terminées par une massno de trois articles ; tète petite, avancée, placée dans une échancrure du corselet ; élytres bombées. Ces insectes sont de petite taille et d’un beau rouge écarlate, surtout l'J?. buccineus, type du genre. Ils vivent dans les bolets , ou sous l'écorce des arbres.

ENDORHIZES (du grec endon, dedans, et rhizn . racine), nom don né. par M. Richard aux plantes dans lesquelles la radicule est intérieure à l'embryon , c.-à-d. recouverte par une sorte d’étui ou sac qu’elle perce pour se développer à l’époque de la germination. Ce groupe convspond aux Monocotylédonées de Jussieu et aux Endogènes de M. de Candolle.

ENDOSMOSE (du grec endon , dedans, ôtmos, connut) , phénomène qui consiste en ce que, toutes les fois que deux liquides miscibles, dont l’un est plus fluide et l’autre mo'.r.s, sont sépares par uti» membrane organique , il s'établit un double courant à travers les parois de la cloison qui les sépare : l'un ■ le dehors en dedans, plus rapide; l'autre do dedans en dehors, plus lent. Dans le premier cas, le phénomène est appelé endosmose; dans le second, erojmose. (.Y*t par ce double mouvement , joint à l’action capillaire des tissus, que l'on explique en grandi? partie l'absorption animale qui a lieu par les parois des veines, et celle de la sévo des végétaux par les pores placés a l’extrémité des radicules. On a construit.

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sous lo nom â'endosmomètre , un instrument au moyen duquel on peut rendre sensibles les phénomènes de l'endosmose : c'est un réservoir sans Tond, I louché inférieurement par une vessie ou par toute autre substance qu’on se propose d’t^udier, et terminé supérieurement par un tube gradué. Le phénomène de l’endosmose a été signalé pour la première fois par M. Dutrochct , on 1*28. M. Béclard fils a tenté, un 1§M, d'en donner l'explication : il l'attribue a uue différence de chaleur spécifique entre les liquides. D’après M. Licbig, le phéuomene doit être attribué à l’attraction chimique que la cloison exerce sur l’un ou sur l'autre des liquides.

ENDOSPERME (du grec endon, dedans, et sperma, graine), nom donué par M. Richard à une substance qui accompagne l’embryon dans un grand nombre de végétaux, et qui forme la principale niasse de la graine des Graminées. A l'époque de la germination, l'endospcrme fournit sa substance à l’embryon, et concourt à le développer, en disparaissant lui-méme peu à j>eu. 11 est farineux et placé latéralement dans les Graminées , charnu dans les Euphorbiarées, corné dans la plupart des Palmiers, et liquide dans la uoix de coco, dont il forme le lait. On lu nomme aussi péri sperme.

ENDOSSEMENT ou endos , ordre écrit ordinairement au dns d’une lettre de change ou d’un billet, ponreo transférer à quelqu’un la propriété ou le pouvoir d’en toucher le moulant. Pour être régulier, l’endos doit : 1<* être daté; 2® exprimer la valeur fournie ; 3° énoncer le nom de la personne à l’ordre de qui il est passé. Cependant, dans la pratique, l’endossement se fait le plus souvent en blanc; on sc contente de signer, sans dater ni indiquer la valeur. L’endossement fait passer au cessionnaire tons les droits du cédant, de sorte que l'effet n’appartient qu’a celui qui s eu trouve propriétaire au moment de l'échéance; toutefois, les endosseurs qui, avant cette époque, l'ont signé successivement, sont garants solidaires de la créance transférée. Un effet peut être endossé môme Après l'échéance, pourvu qu’il n'y ait eu ni présentation au payement, ni protêt (Code de comm., art. 1 30, 139, 164, 188).

ENDUIT (du latin inductus. étendu sur), substance molle et liquide, propre à être étendue sur la surface d'un corps. En Architecture, ou appelle ainsi tout revêtement de mur en plâtre, en terre ou en mortier de chaux avec sable , pour eu rendre la surface plane et unie, en cachant les pierres ou les briques qui le composent; toute couche de chaux , de ciment, de bitume, de béton , qu’on étend sur le sol, etc. Un donne le nom d'enduits hyd rofUges à divers enduits contre l’humidité ; le plus simple et le meilleur consiste en 1 partie d’huile de lin, 1 dixième de litharge et 2 parties de résine onliuaire.

En Peinture, on nomme enduits les couches qu’on applique sur les toiles, le bois, etc., pour en boucher les pores, et pour détruire les effets de l'humidité. Un étend ce nom aux encaustiques. Voy. ce mot.

En Médecine, on donne ce nom à uue couche de matière sahurralc plus ou moins épaisse, qui revêt la surface de certains organes, et particulièrement la langue et l'intérieur de la bouche. Un distingue l'if, muqueux de la langue, jaunâtre ou blanchâtre, dans les lièvres di tes bilieuses ou muq ueuses; VE. fuligineux de 1a langue, des douta, des lèvres, dans les affections dites putrides , etc.

ÊNERGÜMENE (du grec en, dedans, et ergon, action), terme usité parmi les Théologiens pour désigner une personne possédée du démon, tourmentée intérieurement par les mauvais esprits. Il est synonyme de démoniaque et de possédé {Voy. possession). — Aujourd’hui, ce mot ne s’emploie plus que pour exprimer un homme exalté qui eiprime ses fNittions par des gestes et des discours violents.

ENERVATION, supplice usité t dit-on , autrefois,

en France, et qui consistait à brûler les nerfs des jarrets, ce qui rendait le patient inévitablement uerclus. Voy. jt'aiÉGES (En ebves de) ,au Diet. univ. d’Hist. et de Géogr. — Énervation e*t aussi le nom d’un procédé employé depuis peu par les bouchers pour abattre les bœufs : il consiste à les paralyser immédiatement de tout le corps en leur introduisant la lame d’un couteau dans la moelle épinière entre la crâne et les premières Vertèbres cervicales.

ENFANCE, en latin infantia (de la particule négative in, et de fari , parler; qui ne sait pas encore parler), période de la vie humaine qui se tend depuis la naissauce jusque vers la 7« année. Un donne quelquefois le nom de seconde enfance (pucritiM des Latins) à la (tériode qui s'étend depuis la 7* année jusqu'à l'Age de puberté. — L’enfance proprement dite est sujette à un grand nombre de maladies, telles que le croup, les convulsions , le rachitisme, les vers , le carreau } le sdérème , etc. A quatre mois commence la dentition. Voy. ces mots.

ENFANT. Un uuromo Enfant légitime celui qui est né d’un légitime mariage, et qui a ainsi droit à la sucression de son père ; E. adoptif, celui au profit duquel un étranger fait une déclaration d'adoption, et qui est rnis alors sur la méuie ligne que feulant légitime; E. légitimé, celui qui est né hors mariage, mais qui obtient, par le mariage subséquent de ses père et mère, les avantages de la légitimité; E. naturel ou bâtard, celui qui est né hors du mariage, ou celui qui est né peudant le mariage , d'un commerce illégitime : tels sont les E. adultérins ; ceux-n ne peuvent être reconnus ; les autres peuvent l'être et out droit à une légitime. Un distingue eucore E. mineur , majeur, emancijié. Voy. adoption, ÉMANCIPATION . SUCCESSION, itt.

a Les coupables d'enlèvement, de rccèlemeot, d© suppression ou de supposition d'enfant, sont punis de la réclusion.» (Code péri., art. 345.) — «Ceux qui auront expose et délaissé en uu lieu solitaire un enfant au-dessous de l’àge de sept ans seront condamnés A un emprisonnement de 6 mois a 2 ans, cl à uue ameude de 16 à 200 fr. (art. 349). Voy. aussi infanticide.

ENFANTS DE CHOEUR. Voy. CHOEUR.

enfants de FRANCE, nom donné autrefois, eu France, aux enfants, frères et sœurs du roi régnant.

enfants DE troupk, fils de militaires élevés dans les casernes aux frais do l’Etat. Un eu admet deux par compagnie. Ils reçoivent le pain, la demi-soldo et l'habillement jusqu'à l'âge do seixo ans. A cotte époque, s'ils veulent contracter un engagement, ils deviennent soldats, et leur service commence à partir de ce moment; s’ils ne veulent pas suivre la carrière des armes, ils deviennent libres, niais ils n'ont plus droit â aucune fourniture.

enfants sans souci , troupe de baladins que s’adjoignirent les Confrères de la passion pour rompre l’uniformité des mystères par leurs farces et leurs chansons. Leur chef se nommait le Prince des sots. Ils jouèrent sur le théâtre de l’hétel de Bourgogne depuis le milieu du xvi« siècle jusqu’en 165Ô; ils furent alors remplacés par des acteurs italiens.

ENFANTS TROUVES. Chex liplourt des peuples anciens , comme eucore aujourd hui dans plusieurs eoutrées de l'Uricut, eu Chine et au Japon par exemple, l'exposition îles nouveau-nés paraissait n’avoir rien de criminel. Le christianisme rectifia les idées à cet égard ; mais peudant longtemps encore ce fut uniquement la charité privée qui pourvut à l’entretien des enfants abandonnés. Des hospices d’enfants trouvés { bréphotrophia ) avaient été ouverts dés le temps de Justinien (530); mais, après ta ruine de l’empire romain , le sort de ces enfants redevint très-précaire. Du v* au xn* siècle, l’usage de vendre les enfants trouvés comme esclaves fut commun par toute l'Europe, et les infanticides y furent tresfréqucnU. L’Italie eut 1 hou neur d’apporter la pro-

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mièrc un remède à cet état de choses : on trouve fait enfler les bestiaux qui l’ônt avalé. Les anciens, des établissements spéciaux pour les enfants trouvés par l'effet de la même erreur, lui donnaient le nom à Milan dès 789, ou tout au moins en 1171; à Pa- de Bupreste. Voy . bupreste et carabe. doue, en 1097 ; à Rome, eu 1204; à Pise, en 1219. ENFLURE, nom donné, en Pathologie, à tout gon- En France, des maisons semblables s’ouvrirent à flcinent morbide. L'enflure prenjl le nom de bour- Marsciile avant 1188; à Paris, en 1362. Aux xv® et sou/ture quand il n’exi*te pas de symptômes inflamxvi® siècles, ces établissements se multiplièrent par matoires prononcés; emphysème . quand elle est toute J 'Europe; mais l'attention des gouvernements produite par l'infiltration de l’air dans le tissu rejet la faveur publique ne se portèrent sérieusement lulairc; a œdème, quand elle est due à une infdtrasur eux que depuis la fondation de la maison de re- tion de sérosité dans une partie plus ou moins cirftige ouverte à Paris, eu 1638, par l'illustre saint conscrite; d 'annsarque ou de leucophlegmatic , Vincent de Paul , maison qu'uu édit de 167Ü mit au quand cette infiltration aflecte toute l’économie, nombre des hôpitaux de la ville de Paris. ENFUMÉ, nom vulgaire de l’Amphisbène, e\ d’un

Avant 1789, il était ordonné aux seigneurs hauts poisson du genre Chétodon , le Chœtodnn faber. justiciers de nourrir les enfants déposés sur leur ter- ENGAGEMENT. En Droit, Y Engagement est un ritoire. Une loi du 10 décembre 1790 les mit à la acte par lequel une personne quelconque s'oblige charge de l'État; deux nouvelles lois du 27 frimaire envers quelqu’un à faire ou à donner une chose, ou à an V et du 15 pluviôse an Xlll, et le décret du 19 jan- payer une somme à une époque convenue. « Certains vier 1811 . assurèrent leur avenir, en mémo temps engagements se forment sans qu'il Intervienne attqne des peines furent décrétée» contre les infanticides cune convention, ni de la part fie celui qui s'oblige, (Code pén., art. 302, 3 15-352) . Néanmoins, la condi- ni de la part de celui envers lequel on s’oblige. Les lion de ces in fortunés est encore susceptible de grandes uns résultent de l’autorité seule de la loi, I<s autres améliorations [Voy. tour ). On peut consulter, sur d’un fait personnel à celui qui se trouve obligé. Le s cette question importante : Des Hospices d'enfants premiers sont les engagements formés invulontaitrouvés en Europe, et principalement en France, rement entre des personnes qui ne peuvent refuser par lternade, 1838 ; Histoire des enfants trouvés , la fonction qui leur est déférée ; les seconds résultent par MM. Ternie et Moufalcon, 1837 ; necherches sur des quasi-contrats, des délits ou des quasi-dclits. » les enfants trouvés , par M. de Gouroff, 1839 , etc. (Code civ., 1370.) L'engagement sans cause ou pour EM ER (du latin in férus , placé au-dessous , sous une cause musse ou illicite n’a aucun effet. V. contrit. terre), lieu destiné au supplice des damnés, tt où les Dans l’Armée, on nomme engagement l’enrôlcimes des méchants subissent le châtiment de leurs ment volontaire d’un soldat. D après 1.1 loi du 21 crimes; c'est la demeure des démons. On y subit deux mars 1832, rengagement militaire n'est autorisé qu’à peines, celle du dam , qui consiste dans la privation titre gratuit et jK)ur une durée de sept années; il no de la vue de Dieu, et celle du sens, qui console à [unit avoir lieu avant l'Age de 18 ans; jusqu’à l’âge souffrir les tourments les plus violents: l’Écriture de 20 ans, le consentement des père et mère est exigé, nous représente ces tourments comme un feu qui — Pour l’armée de mer, on peut s'engager à 16 ans. agira sur les corps et sur les âmes sans les détruire. ENGAGÉS (domaines). Voy. domaine.

Le sentiment de la plupart des Pères et des Théolo- ENGAGISTE , nom donné autrefois à celui qui giens est qu'il s'agit d'un feu réélut non allégorique; tenait, par engagement, quelques domaines ou droits, toutefois, ce n’est pas un article de foi. Les peines soit du roi , soit des particuliers. L'enpagistc jouisde l’enfer sont éternelles; le sentiment contraire à sait des droits de patronage; mais, tant que l'èngacetle croyance est regardé comme une hérésie. gement durait, il était tenu d’acquitter les charges Toutes les religions se soûl accordées pour admet- du domaine , telles que prestations , logements des tre qu’il y avait, après la mort, des supplices pour troupes, frais de casernement, etc. les méchants comme il y a des récompenses pour les ENGAINANT (de gaine ) , épithète donnée en Robons; mais elles different sur la description de ces tonique aux feuilles qui, au lieu d'être attachées par supplices : Homère, dans le xie chant de V Odyssée; un pétiole ou parla partie inférieure de leur limbe, * Virgile, dans le vie livre de VÊnéide; Dante, dans se prolongent en une membrane tubuleuse qui enla Divine comédie; Milton, dans le Paradis perdu ; velûppe la tige. Les feuilles des Graminées Ct de 9 Fénelon, dans le Télémaque, Chateaubriand, dans Cypéracées sont engainantes. les Martyrs, ont décrit les Enfers. — Les Grecs et les ENGALLAGE. Voy. galle (koix de).

Romains avaient leur Turtare , leur Èrèbe, où ré- ENGASTR1MYSME (du grec en, dans, gaster , gnaieot Pluton et Proserpine. Les Hiudous croient ventre, ct mythos, parole). Voy. ventriloquie. que les âmes des bons vont au svarga ou ciel , et ENGELURE (de gelu, gelée), gonflement inflamque celles des méchants vont au naraka (enfer). Ou matoire de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané, trouve des croyances semblables chez les anciens qui occupe particulièrement les doigts, les orteils ou Egyptiens . dans la religion de Zoroastre, etc. le talon, est très-commun chez les enfants et chez 1rs ENFERMÉS, famille de Mollusques de l'ordre des femmes, très-rare chez les gens robustes, les adul- Conriiifères ou Acéphales testâtes : elle a le manteau tes et les vieillards. Le froid alternant avec la chaouvert par le bord antérieur, ou vers sou milieu leur est la cause immédiate des engelures : au«si rien seulement, pour le passage du pied, et prolongé ne favorise plus leur développement que l'habitude vers l'autre bout en un double tube qui sort de la de se réchauffer brusquement les pieds ct les mains coquille, laquelle est toujours bâillante par ses ex- engourdis par le froid, surtout si ccs parties sont trémités. Depuis Cuvier, ces animaux très-nombreux mouillées. Le plus souvent les engelures ne conont été subdivisés en 9 tribus : Mac tracés , Ostéo - sistent qu’en un simple engorgement superficiel , detmés , Myaires , Saxicaves, Pandorées, Sole - avec légère rougeur et démangeaison ; quelquefois numires , Solénacés , Phalodaires ai Tubicolés. il y a engorgement profond, douleurs cuisantes, ENFILADE (de fie), nom donné, dans l’Art mi- phlyctènes remplies d’une sérosité roussâtre: enfin fitaire, à des tranchées, à des lignes de troupes ou il sc forme des ulcérations qui peuvent pénétrer de fortiOcation qui sont droites, et qui peuveutêlre jusqu’aux tendons ct même aux os. Ou se préserve aisément balayées par le canon de l’ennemi. — C’est des engelures au moyen do frictions aromatiques, aussi 1a ligne droite suivie par un projectile qui de lotions avec le vin, l’eau-de-vie camphrée, l’can peut agir parallèlement à un chemin couvert, aux salée, en se frottant les mains avec de la neige dès défenses daine place , etc. le commencement de l'hiver, afin do les habituer au

ENFLE-B0EÛF, nom donné vulgairement, mais froid, mais surtout en évitant de les laver avec de l’eau a tort, au Carabe doré , parce qu’on prétend qu’il tiède. Au début, on peut arrêter les progrès du tuai

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