ALYS
A garantir les bassins d'infiltrations. — A part les silicates naturels formant les argiles, les alaises. l»-s diverses terres et une foule île minéraux, il n'y a. parmi les combinaisons do l’alumine, que te sulfate et surtout Yulun qui présentent de l'intérêt. Iaîs sels iT alumine solubles ont, en général, une saveur astringente et douceâtre; ils sont incolores, et donnent , par l’ammoniaque, un précipité gélatineux d'hydrate d’alumine.
L’histoire de l'alumine se rattache A celle de l’aluu; ce n’est que depuis 1754 que Margraff a reconnu la nature particulière de l’oxyde terreux que l'on extrait de ec sel.
ALUMIMTE, minéral blanc et terrent , trouvé pour la première fuis aux environs de Halle, et, plus tard, dans les terrains tertiaires d’Auteuii et de Lunel-Vieil (Gard). C'est un sous-sulfate d'alumine.
ALUMINIUM, métal qu'on extrait des combinaisons d’alumine, surtout du chlorure, en les traitant par le potassium et lesodium. Isolé par M Wothler en 1827, sous la forme d'une pondre grise, il a été obtenu en masse conquête (»ar M. Deville en 1854; il a alors l’éclat de l'argent, mats est plus léger et plus tenace.
ALUN , sel blanc , très-soluble dans l’eau , astringent, cristallisé en octaèdres régulier», est formé par la combinaison du sulfate d’alumine avec le sulfate de potasse et l’eau (AI*0#,3S0* -+-KO,SO*-f- 2 laÿ). Il existe tout formé aux environs de plusieurs volcans; mais la quantité en est si faible, qu’il faut recourir à différents procédés pour fournir au commerce les 4 ou 5 millions de kilogrammes qui lui sont annuellement nécessaires. Tantôt on le retire de l’alunite; tantôt on l’obtient en abandonnant an contact de l'air des schistes alumineux préalablement calcinés; on lessive le produit, et on ajoute du sulfate de (Mitasse. Enfin , en traitant les argile» les plus pures par l'acide sulfuriquo faible, et versant dans les liqueurs concentrées du sulfate de potasse, on produit de toutes pièces de l'alun trèspur. — Dans le commerce, l’alun est ordinairement en grossi;» masses blanches et translucides, qu’on obtient on faisant fondre les cristaux dans leur eau de cristallisation , et coulant le liquide dans de grands vases , où il se fige. — La calcination boursoufle l’alun, et le transforme, en une poudre légère , poreuse et blanche ; cet alun ealcitié est eraidoyé par les médecins pour ronger les ulcérés et les chairs baveuse». — L’alun sert principalement dans la teinture comme mordant. Il est d’autant plu» estimé qu’il contient moins de sulfate de fer, attendu que ce sel lui communique la propriété d'altérer certaines couleurs délicates, comme celle» de la gaude et de la cochenille. On reconnaît la présence du fer dans l’alun en ajoutant à sa solution quelques gouttes de ferrocyanure de potassium : si l'alun contient du fer, le mélange prend alors une teinte bleue. — L’alun s'emploie aussi pour préserves les substances animales de la putréfaction, pour conserveries peaux avec leurs poils, pour garantir les bois et toiles de l’incendie , jwuir fabriquer le papier, la colle forte, pour raffiner le sucre, pour clarifier les eaux bourbeuses: les blanchisseuses des environs de Paris s'en servent pour éclaircir l'eau de Seine, rendue trouble par les orages. — Outre l’alun ordinaire, il existe divers composés isomorphes de cet alun , qui renferment de l’ammoniaque, de la soude, du chrôme , du fer, etc., a la place de la potasse et de l'alumine.
La connaissance de l’alun nous vient de l’Orient ; jusqu’au xv* siècle, il fut surtout préparé A Constantinople, à Alep , en Syrie , d’où l'on tirait l’alun connu sous le nom d'alun de roche, nom qu’il porte encore dans le commerce. La première fabrique d’alun fut établie en Europe au xv* siècle, dan* l'ile d’ischia, par un marchand génois, nommé Perdix. A la mémo époque. Jeta de Castro éleva
une fabrique semblable A la Tolfa (près de Civita- Vecrhia) , où se trouve une riche raine d'alun. Plusieurs exploitations de mines d’alun s’élevèrent successivement, au xvi* siècle, en Allemagne, en Espagne et en France ; mais cette industrie ne fit de véritables progrès que dans les temps modernes, par le secours de la chimie. A la fin du siècle, dernier. Curandaii établit la première fabrique d'alun artificiel A Javelle , près de Paris; A la même époque , Chaptal en fonda une à Montpellier. La production totale de l’alun en France s’életc annuellement A3 millions de kilogrammes; le département de l’Aisne en fournit seul la moitié.
alun ALUUiit* , dit aussi Alun sahtré de sa terre , sous-sulfate de potasse et d'alumine insoluble, qui s'obtient quand on fait bouillir l'alun avec de l'ait h mine en gelée.
alu* d’ammomaque , alun renfermant de l'ammoniaque A la place de la (Mitasse , se prépare de la même manière, et présente les mêmes propriétés. On utilise à la fabrication de ce sel le sel d’ammoniaque fourni en grandes quantités par les usines A gai de l’éclairage. On le distingue de l'alun ordinaire en le triturant avec de la chaux humide ; il exhale alors une odeur ammoniacale très-prononcée.
ALU* de chrome, ahin renfermant de l’oxyde de chrome A la place vie l'alumine contenue dans l'alun ordinaire; il est d’un violet foncé, presque noir.
alu* de fer, alun renfermant du sesquioxyde do fer A la place de l'alumine renfermée dans l’alun ordinaire.
alüïi de plume, alumine sulfatée naturelle, qui se présente sons forme fibreuse. Voy. alu*ocêke.
alu* de rome ou cubique , alun ordinaire cristallisé eu cubes et fabriqué A la Tolfa, près de Civita- Vecchia, dans les Etats romains. Ses cristaux sont rendus opaques par une très-petite quantité d’alumine mécaniquement Interposée; ils ont d'ailleurs la même composition que l’alun octaèdre.
alu* de soude, alun renfermant de la soude A la place de la Dotasse contenue dans l'alun ordinaire.
ALUNAGE , opération qui consiste , dans la teinture, A fixer les couleurs sur les tissus, A l'aide do l’alun. Voy. morda*çacb.
ALUNITE, dite aussi Pierre cT alun, Beurre de montagne , minéral blanc, tantôt dur, tantôt tendre et terreux, qu’on rencontre dans le tuf tracliytique de la Tolfa et du mont Dore. C'est un sulfate ‘d'alumine et de potasse hydraté. Pendant longtemps , la pierre d>ltin de la Tolfa fournissait au commerce une grande partie de l’alun employé. Pour retirer l’alun de l'alunite, on grille celle-ci et on la transporte sur une aire où on l'arrose continuellement, afin de la faire eflleurir; on la réduit ensuite en pAto,on la lessive A chaud L et on la fait cristalliser.
ALUN’OGÉNE, alumine sulfatée naturelle. Ce sel est fréquent dans les solfatares, où il est le produit de l’altération des trachytes par les vapeurs qui U*» traversent. Dans les mines , on le voit s’otllcurir A la surface des roches qui contiennent des pyrites. Il sc présente sous la forme de houppes concrétionnées ou de fibres déliées, analogues a la soie.
ALVEOLE (du latin a/iw/tw , diminutif de alr eus, lit, cavité, loge), cellules on loges que les altoilles et les guêpes se construisent pour y élever leurs larves; elles sont en cire, et ont tonies la forme d'un petit godet hexagonal ; la réunion des alvéoles forme le gAteau ; elles servent A la fois de berceau aux jeunes abeilles et de magasin de miel. — On applique aussi ce nom, en Anatomie, aux cavités creusée» dans les os des mâchoires et destinée* it recevoir les dents, et, en Botanique , aux petites cavités du réceptacle où sont louées les semences de certaines fleurs : le réceptacle alors est dit a/v^altf.
ALYSüE, AlyssumUYa privatif, et lyssa, rage f
ized
AMAt