AMAN
parce que lo*. aneieus attribuaient à relit plante des propriété* eflicares rouira cotte maladie), vukairemeut Passe-rage, genre de la famille des Crucifères, renferme plusieurs espèces très-communes : VA. jaune (A. saxatile, L.), originaire de Candie, très- cultivée dans les jardins, où elle est connue sous le nom de Cot'beàle d'or; ses fleurs jaunes, petites, mais nombreuses, forment, en effet, de larges touffes dorées d'un aspect agréable; son fruit consiste en une silicule orbiculaire, velue et aplatie; VA. si nuée, originaire d'Espagne; VA. des Pyrénées, arbrisseau propre à former de beaux buissons : ses fleurs sont petites, blanches, réunies au nombre de 20 à 25, et durent fort longtemps.
ALYTE, batracien anoure, connu sous le nom de O apaud accoucheur. Voy. accoicheuh.
AMADOU (qu'on dérivé du latin ad tnanumdulee , doux au loucher), substance spongieuse fournie par la partie interne d'tm champignon appelé Agaric de chêne ou Atnaduuvier ( Bolet as vjniarius de Linné) , et préparée de manière a prendre feu au moyen d’une étincelle produite par une pierre à fusil et un briquet. Four préparer l'amadou , on enlève d'abord de l’agaric la partie supérieure qui est très-coriace; la partie fongueuse, d'un jaune brun, placée au-dessous, est ensuite coupée en tranches minces et battue au marteau , jusqu’à ce qu’elle devienue tout à fait souple : dans ce premier état , l'agaric sert pour arrêter les hémorragies. Pour en faire de l’amadou propre à allumer le feu , on 1 imprégné d'une dissolution de nitrate dû potasse ou de uitrale Je plomb , et on le fait sécher. Quelquefois on roule l’amadou dans de la poudre a canon : c’est l'amadou noir. Les vesses-de-loup, sorte de piaules du genre Lyroperdon , donnent un amadou tout préparé qu’il sullit d'imbiber d’une légère eau de |Huidre. On fait aussi de l'amadou avec des feuilles de papier «à sucre , et mémo avec du linge qu’ou laisse brûler jusqu'à ce que la flamme s'éteigne, et qu'on étouffe à l'instant. — L’emploi de l’amadou «outre les hémorragies était couuu des anciens : longtemps négligé, il a été renouvelé , à la fln du siecle dernier, par un nommé Brassard, et a été fort utile dans nos grandes guerres.
AMADOUYIER, champignon du genre Bolet, avec lequel on fait l’amadou. Voy. agaric et bolst.
AMALGAMATION , opération par laquelle on combine le mercure avec d’autres métaux. On l’applique surtout à l'extraction de l’argent. On distingue deux procédé*» : VA. saxonne ou de rreyherg, et VA. américaine. A Freyberg, apres avoir hocardé (écrasé) le minerai d’argent , on le mêle avec un dixiéme do sel marin , et on le grille dans un fourneau à réverbère, afin de convertir le sulfure d’argent en chlorure. Ensuite on réduit en poudre fine le produit de la calcination , et on le met avec de l'eau et des disques de fer forgé dans des tonneaux traversés par un axe horizontal qui tourne au moyen d’une roue. Apres avoir fait mouvoir les tonneaux pendant une heure , on y introduit du mercure, et on le remet de nouveau en mouvement pendant 16ou 18 heu ras. Dans cette opération, le chlorure d’argent est déramposé par le fer : il eu résulte du chlorure de fer soluble et de l’argent métallique trèg-divifé qui s'unit au mercure. L'amalgame d’argent, étant liquide à la tenrqiérature ordinaire, se rassemble aisément, et s’obtient pur par le lavage. Ou le soumet ensuite k la distillation en le chauffant sur des plateaux circulaires de fer, disposés les uns au-dessus des autres , et recouverts d’une cloche de fer : le mercure se volatilise et se condense dans le bas de l’appareil; l’argent reste sur les plateaux. Ce procédé , malgré le prix élevé du mercure , est le seul qui convienne pour le traitement des minerais pauvres. — La méthode américaine, plus ancienuc que le procédé de Freyberg,
consiste à broyer le minerai avec de l’eau pour en faire une espece de pâte , à y Incorporer du sel marin, puis du miuistral (mélange d oxyde de fer et de sulfate de cuivre, provenant du grillage de la pyrite de cuivra), et enfin do mercure. Quand l'amalgamation s’est opérée, au bout de deux ou trois mois . on lavo le produit , puis on presse et on distille l’amalgame. Ce procédé perd beaucoup de mercure.— L'amalgamation a été inventée nu Mexique en 1557 par uu mineur nommé Bartolorné de Médina , et introduite au Pérou en 1571 par Fernandez de Vclasco. Adoptée en Europe dans le courant du siècle dernier, elle a été mot* fiée depuis par de Boni , et perfectionnée par Charpentier , Gellert et plusieurs autres métallurgistes allemands.
AMALGAME (du grec amn. ensemble, et gamos , mariage, OU, félon d'antres, duu mot arabe), alliage du mercure avec, d'autres inétaux. Les amalgann s sont décomposés par la chaleur, et dégagent alors tout le mercure ; plusieurs sont fusibles a la Lcmpératui e ordinaire. — Les amalgames d'or et d’argent servent à dorer et à argenter les autres métaux. Un amalgame d’étain sert à mettre les glaces au tain. Les dentistes emploient souvent l'amalgame d’argent pour plomberies dents; en Angleterre, ou fait servir au même usage l’amulg.une de palladium. C'est avec un amalgame de bismuth quon donne aux globes de verre une appareuce métallique.
AMANDE (eu grec , amygdale). Ce nom , limité d'abord au fruit de l' Amandier, s’est ensuite étendu au corps blanc et tendre reuferiné dans le noyau de certains fruits. Les botanistes le prennent même dans un sens plus général : ils nomment amande la substance blanche contenue dans toute graine ; ainsi entendue, l’amande présente deux parties distinctes : F embryon, partie essentielle de la reproduction, et le péri sperme, qui sert à nourrir l'embryon. — Les amaudes proprement dites ont des propriété» différente», selon l’espèce d'amandier «lui les porte. On distingue des amandes douces , bonnes à manger, qui servent à foire l'orgeat, les gâteaux d’amandes, les nougats, et qui renferment une huile blanche et douce usitée en pharmacie, surtout pour les loochs blancs ; des amandes amères , qui contiennent de i’acide cyanhydrique , et qui sout employées comme fébrifuges et toniques. On a, en outre, désigné, dans le commerce, par des noms particuliers plusieurs sortes d'amandes : A. à la dame , à coque grosse, solide, arroudie , pointue à l'un des bouts , couverte de trous et siliouuée de lignes vennlcolaire»; A. à la princesse, eu coques de moyenne grosseur, aplaties, minces, fragiles, jaunâtres et d’une saveur douce ; A. de Chmon , dépouillées de leurs coques et d'un jaune brun ; A. de Valence , grandes, aplaties, poiutues il l'une de leurs extrémités, et comprimées dans la partie moyenne; A. d’Italie, plus petites ^ moins douces et inoius déprimées au milieu; A. d* Espagne et de Malaga , d une saveur douce et très-agréable , semblable à celle des noisettes ; A. de Milhaud (Aveyron) , qu’on veud dépouillée* de leur coque, ea fèves longue» et aplaties , etc.
AMANDIER, Amygdalus, genre de la famille des Rosacées, tribu des Drupaeées ou Amygdaiées, se compose d’arbres et d'arbrisseaux à feuilles étroites, lan«« olées , dont les fleurs s’épanouissent de tres-bonne heure. Le fruit est charnu, globuleux ou allongé, marqué d’un sillon longitudinal , et renfermant un noyau dont la surface est marquée de sillons irréguliers, et dans lequel on trouve t amande {Voy. ce mot). Le genre Amandier comprend deux espèce» principales : VA. commun et VA. -pécher (voy. pêcher . Lainaudier commun, originaire du Levant ou de l’Afrique, réussit surtout dans le midi de l’Europe, où il atteint 10 mètres de hauteur. Ses fleurs , petites et blanches ,
AM AIl
AMAZ
«'ouvrent aux premiers rayons du soleil de janvier : aussi sont-elles souvent détruites par les gelées. On distingue deux espèces d'amandier commun : IM. à amandes douces et VA. d amandes amères. Le bois deVet arbre est dur et bien coloré ; ce nui le fait rechercher par les tourneurs. Du tronc découle une gomme rougeAtre, analogue à la gomme arabique. Outre l'amandier commun , les jardiniers cultivent IM. argenté, ainsi nommé de la couleur de son feuillaee, et IM. nain, qui ne d'élève guère à plus de 70 centlmèlref : C'est un Joli arbrisseau , A fleurs de couleur pourpre. — L’amandier reçoit les greffes du pécher et de l’abricotier.
AMANITE, genre de Champignons, ainsi nommé du mont A inanus en Cilicle , où ils étaient trèsabondants, est caractérisé par une bourse (t o/va), qui entoure le champignon dans sa jeunesse, et par un pédicule bulbeux A la base. Son chapeau est garni en dessous de feuillets inégaux. Les principales espèces d’amanites sont les Oronges . Ce genre renferme A la fois les champignons les plus recherchés pour la table et ceux qui sont le plusvénéncux.
A MANANT AGEES , famille de plantes dicotylédones apétales , renferme des végétaux herbacés à feuilles alternes ou opposées, A fleurs petites , réunies en épis et en grand nombre. A cette famille appartiennent les genres Amarante, qui eu est le tyi et Gomphrène ou Amarantine.
AM Alt A NIC (du grec a privatif, et maratnô, se flétrir) , Amarantus , genre type (le la famille des A tn&ran tarées , ainsi nommé a cause de la persistance «le scs fleurs, renferme des plantes herbacées, annuelles, dont les fleurs sont en épis ou en grappes, et disséminées dans toutes les contrées du monde. L’amarante est cultivée dans le* jardins d’ornement, et fleurit en automne. LM. d fleurs en queue , nommée aussi Discipline religieuse ou Queue de renard, a une tige haute de prés d’un mètre, des feuilles ovales, oblongues, rougeAtre*. des fleurs en longues grappes, pendantes et cramoisies; elle se seme d’elle-méine et vient partout. LM. créte- //p-*'oq, ou Pa**r-vetours f Ce/otin), a sc< fleurs en forme de panache, et ressemble A du velours d’une belle couleur rouge mêlée do violet; c’est cette «*-
Eece qui a donné son nom A la couleur amarante.
‘A. tricolore a scs feuilles tachées de jaune , de vert et do rouge ; les fleurs sont vertes et latérales. LM. blette a la tige rameuse, couchée A la base, les feuilles ovales, échancrées au sommet; cette espèce est comestible. — L’amarante était, elle* les anciens, le symbole de l’immortalité. Les magiciens attribuaient aux couronnes Lûtes de cette fleur la vertu de concilier la faveur et 1a gloire à ceux qui en portaient. Dans l’Académie des jeux floraux , l’amarante d’or est le prix de l’ode. — Christine, reine de Suède, avait institué en 1A53 un ordre de i Amarante, qui ne fut pas conserve après elle, AMARANTINE. Voy. gowuireke.
A MANQUE (de manquer). Voy. Bouts ou tombe. AMARRE, râble ou chaîne servant A attacher au rivage une barque ou un vaisseau. On donne encore ce nom aux cordages qui servent au touace, au lialage, A l'évitage des navires, ainsi qu’au bout de corde qu’on jette A un canot, A un homme pour l’aider A acoster. — Amat'rer, c’est assujettir, arrêter, Lier un objet, ou mettre un vaisseau eu état de n’être nas entraîné par les vents.
AMANYIJ. IDEES , famille naturelle de végétaux mono<'otylédons , est un démembrement formé par Robert Brown aux dépens des N.ircissées de Jussieu, et a pour type Y Amaryllis. Scs caractères sont : calice monosépale, tubuleux, A six division»; étamine* au nombre de six , A filet* libres ou soudés , ovaire infère , style simple , stigmate trilobé. La famille des Am.aryllidées se divise en quatre tribus : les Hgpoj-ydées , les A gavées, les Amaryl-
lidées vraies et les Ga/anthées. Le* Amaryllidées vraie* renferment les genres A mary/Hs, Na rc iss us, Zephyranthes , Corbularia . Ajax, Clinanthe, Paner aliurn , Criuum , Cyrtanthus , Habranthus , etc.
AMARYLLIS, belle plante de la famille des Narei**ées , a sans doute reçn , à cause de sa beauté , le nom de la bergère Amaryllis, chantée par Virgile dans ses Èg loques. Elle est , en effet , remarquable par la grandeur, la forme et l’éclat de ses fleurs, qui exhalent une odeur très-suave. Les amaryllis proviennent d’un oignon comme les jacinthes; leurs feuilles sortent de terre; du milieu du faisceau qu’elles forment s’élève une tige pins ou moins allongée , qui se termine par une ou plusieurs fleur* ronges, jaunes ou rose*. On distingue surtout : IM. très-bel le , plus connue *ous le uom de Lis-saint-Jacques . originaire du Mexique ; sa fleur unique, du plus beau rouge pourpré, se compose de trois pétales inférieurs et de trois autres pétales qui se redressent en l’air eu s’écartant comme les bras d’une croix : on ne la cultive que depuis lf»93, époque où on l’apporta en Espagne; — IM. de Gucmesey , qui porte plusieurs fleurs A la fois, d’un rouge vif: elle «-«t originaire de File de France et du Japon , et I on présume qu’elle ne croit naturellcnx nt A (iuerne*oy que parce qu'un vaisseau venant d’Ario y aura ]*orté des oignons de cette belle plante; — V A. bel f adonne , originaire de* Antilles, remarquable par ses grande* fleurs roses mêlées de blanc . qui sout quelquefois au nombre de huit sur la mémo tige ; on peut la cultiver en pleine terre, |K>nrvu qu’on lui choisisse un terraiu léger et uuo exposition chaude; — IM. jatme , vulgairement nommée Narcisse; elle e«t beaucoup moins belle et moins rare que les précédentes; on la trouve dans tou* le* jardins.
AMAUROSE (du grec amaurosis , obscurcissement), dite aussi goutte sereine , cataracte notre, diminution ou perte complète de la vue, produite par la paralysie du nerf optique ou de la rétine, sans altération appréciable dans l’organisation de l’œil ; elle peut être bornée A un seul œil , ou les affecter tous les deux a la fois. Elle a pour causes principales : l'exposition de l’œil à une vive lumore, des lectures asûdue*, la vieillesse, les contusions du globe de l’œil ou du front, les lésious organiques du cerveau, les études microscopiques, les chagrin* • >rolongés , la colère, l’ivresse répétée, la pléthore , a suppression de la sueur, d’un émonctoire , d’un exanthème cutané, d’une hémorragie périodique; la disparition prompte de la teigne , des dartres , de la goutte, du rhumatisme ; les acre* d’hystérie , d’épilepsie ; l’apoplexie ; les saignées trop rapprochées ; le* poisons narcotiques. L’invasion a lieu tantôt graduellement et tantôt subitement. L’amauruse est complété ou incomplète ; ordinairement continue , elle est quelquefois périodique : sa durée est généralement longue. Le pronostic est très- grave quand la maladie occupe les deux yeux, qu’elle est très-ancienne ; que la pupille est déformée, dilatée, et qu’on voit une teinte grisAtro au fond de l’œil. Le traitement varie comme les causes : il est général ou local. Le traitement général consiste dans l’emploi de tous le* mcfyeus dérivatifs et révulsifs. Parmi les remèdes locaux, on recommande les friction» et application* narcotiques sur l’œil, celles de baume de r ioraventi, de gas «eide sulfureux, de gaz ammoniac, la vapeur d’éther phosphoré; les sachets aromatiques, dont on eouvro le» yeux; enfin , tm a essayé les sternutatoiics, l’électricité et le galvanisme. Le Dr Dévala donné un Traité de l'Amaurose .
AMAZONES, nom donné par Buffon aux perroquets A plumage vert, dont le fouet de l’aile est coloré de rouge et de jaune. On Je* trouve dans l’Amérique du Sud sur le* bords du fleuve des Ainnzone*. Ces perroquets se distinguent par l'éclat , la
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