‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 39 sur 508 · AM BR · texte numérisé non relu

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titan té de leurs couleurs, leur foriiiLê à parler, et par une douceur qui les fait rechercher.

AMAZONITE, espèce de feldspath vert, opaque, susceptible de recevoir uu beau poli, ainsi nommée jwirce qu'on la trouve sur les bords du fleuve des Amazones. Les anciens la connaissaient, comme le prouvent les camées et les vases grecs faits de cette substance qu’on voit encore dans plusieurs musées. Ils la tiraient de l’üriont ou «les monts Utir.ils, où l'on eu trouve encore. Vu;/. UDB.

AMBASSADEUR (du bas latin ambascia , qu’on dérivé lui-même «lu relüqoo ambachtt serviteur, ministre), agent diplomatique do premier ordre , envoyé par un prince ou un Liât souverain près d’un autre prince ou Etat, pour le représenter, ou pour donner communication des volouté* du gouvernement qui l envoie. Les ambassadeurs sont ordinaires ou extraordinaires. Les ambassadeurs ordinaires résident auprès des gouvernements étrangers, et eut pour mission d’aplanir tes difficultés qui pourraient survenir entre l’Etat qu’ils représentent et celui près duquel ils sont accrédités. Les ambassadeurs extraordinaires sont ceux qu'on envoie dans 1 un cas particulier , comme un couronnement , un mari rite»' , etc. Les ambassadeurs jouissent de cer- j laines prérogatives : ils ont acres toutes les fois qu'ils le desircut auprè* du chef de l'Etat; leur >ersonne et leur domicile sont inviolables ; pendant uiigtemps même ils eurent droit cf asile. Les ambassadeurs remplissent en général pour leurs compatriotes les fonctions d'officiers civils. — L'usage des ambassadeur» résidents ne remonte pas au delà du xtiic siècle. Quoique chaque Etat entretienne des représentants auprès des autres Etats, fort peu «le ces représentants ont le titre et le rang d’ambassadeurs : sous la monarchie, la Fraurc n’entretenait d'ambassadeurs qu'auprès «le l’Autriche , de la Belgique , des Deux -Siei les, de l'Espagne, des Etats Romains, de la Grande-Bretagne, de la Kusmc, «le la Sardaigne , de la Suisse et «le la Turquie, puissances qui avaient également des ambassadeurs auprès d’elle; elle n 'entretenait auprès des autres gouvernements que «les ministres plénipotentiaires , des envoyés extraordinaires ou des chargés d'affaires. Eu iH-18, la France remplaça ses ambassadeurs par des ministres plénipotentiaires : depuis, trois ambassades ont été rétablies, celles de Londres, de Madrid et de Home. Ou doit à Wicquefort V Ambassadeur et ses fonctions (Cologne, 1715, 2 vol. ln-4°), ouvrage classique sur la matière, et à Mar- Uns le Manuel diplomatique. Leipzig, 1823, in-8®.

A MISASSE, genre de poissons de la famille des Pcrcoldes , formé par Cuvier et Valenciennes. L’A. de Commerson, ainsi nommé? parce que ce naturaliste l’observa le premier, est l’espèce type. 11 atteint jusqu’à 20 rentim. de longueur; son dos est d’un vert brunâtre, quelquefois pointillé de noir ; une bande argentée se fait remarquer sur les deux côtés du corps, «lepuis l’ouverture «les ouïes jusqu’à la queue. Sa chair est très estimée. On trouve ce poisson en alvondanco dans les mers de l’Inde et sur les côtes de File Bourbon ; on le conserve dans la saumure comme les anchois.

AMBE (du latin ambo , «leux), combinaison de deux numéros pris ensemble à la loterie, et qui sont sortis ensemble. L 'ornée simple produisait 270 fois la mise, et ïambe déterminé 5,100 : ambe déterminé se disait de deux numéros sortant dans l’êrdre indiqué par le joueur. — Ambe se dit aussi nu loto de deux numéros gagnants placés sur la même ligne horizontale.

AMBIDEXTRE (du latin ambo, «leux, et dextera, inain droite), qui se sert indifféremment, et avec la même adresse, de la main droite et de la main gauche. Tous les mammifères munis du mains sont ambidextres ; ce n'est que par l ’ell et de l'éducation

uc l'honuuc fait exception et se sert exclusivement c la main droite. 11 serait cependant à désirer «pie les deux mains fussent égalcincut exercées ; il est ni «‘me certaines professions dans lesquelles on ne peut bien réussir si l'on u’est ambidextre : telles sout la chirurgie , l’art vétérinaire et plusieurs métiers, comme celui de l’aiguiseur, du tourneur, etc.

AMBLE («lu latin ambulare, se promener), sorte d'allure entre le pas et le trot, par laquelle l’animal, pour avancer, fait mouvoir simultanément scs deux membres du même côté. L’ours et la girafe sont les deux seuls animaux qui marchent naturellement l'amble; c’est aus'i l’allure du poulain, «*t quelquefois même du cheval uêjà grand ; mais le plus souvent cette allure est chez le cheval l’effet de l’art. On v fa«;ouno également l’ànc et le mulet. Cette façon d’aller, qui fatigue beaucoup les épaule» du coursier, est extrêmement douce pour le cavalier. L’amble était fort eu honneur au moyeu âge ; on dressait a marcher l’amble des haquenées pour les abbés, 1rs châtelaiucs, etc. Aujourd’hui cette allure est fort ]»eu cultivée dans nos manège*.

AMBLY... (du grec ambly, obtus), mot qui entre dans la composition de beaucoup de termes scientifiques : arnblyyone , à angles obtus; amblyoj*' f à vue faible; ambhjptère , à ailes tronquées, etc. — L *ambtyopie »*st le premier degré de l'amaurose : dans cet état, le malade ne peut distinguer que les objets volumineux, bien éclairés, et d'une couleur tranchée.

AMRÛN (du grec mnbôn , hauteur ou bord en saillie), tribune sur le devant du chœur «l une église, dans laquelle on montait autrefois soit pour prêcher, soit pour lire ou chanter certaines parties de l’office; on y lisait le graduel, l'évangile et lepltre. Il est question de l'ambon dans nos annales de* l’an 800. On voit encore un anibon à Paris dans réélise Samt-Kticiine-ilu-Moul et a Notre-Dame ; l’église Saint-Clé ment, a Borne, en a trois. On coonalt davantage Vamfton sous le noin do jubé.

AMBRE (en arabe umbar)y nom donné à deux substance*, l’ambre jaune et l'ambre yris , qui n’ont guère de commun que d’ètre toutes deux aromatiques.

ambre jaunis, dit aussi Succin ou C ara té, espèce de résine fossile, jaune, diaphane, d’une odeur agréable, sui gcncris, homogène et susceptible do recevoir un beau poil. Lorsqu'on le soumet a la dessiccation, il donne de Y acide suce inique. Il appartient particulièrement aux terrains tertiaires; il accompagne le lignite dans plusieurs localités, comme, pur exemple, autour de Soissons et à Saint-Paul» i (Gard). Il existe en assez grande quantité dans les dunes sablonneuses qui hord«:i>L le rivage de la mer Baltique , entre Kœnigsberg et Mèmcl ; le mouvement des eaux en dépose beaucoup sur la côte, lt parait provenir d'une espèce «le conifère* antédiluviens, «lont on ne renroutre plus que les graines et le* cône#; il était primitivement lluide, «omrne le prouvent les insectes et lo> brins de plante qu'il contient quelquefois. Les poètes anciens supposaient que le* grains d’aiuhrc provenaient' des larmes d»-s sœur* de Phaéthon. — L'ambre entre «laus la composition du vernis gras et sert a fabriquer de petits objets d'ornement, colliers, chapelet-, etc. L'ambre jaune ( électron , en grec) devient ébtetrique par le frottement : c’est de son nom grec qu'est dérivé le mot d' électricité. Il est anti*|>asinodique et excitant.

ambre gris, substance grasse;, aromatique, qui donne un parfum analogue au musc. Elle provient de certains cachalots, notamment le Vhyseter macrocephalus et parait être un»; concrétion formée dans les Intestins ou dans l'estomac de ce cotac»;. On la trouve ordiuaircmeut eu petits morceaux, quelquefois aussi en masses d'un volumo assez considérable, Uoltant a la surface de la mer.

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