AME
aux environ* de M.uJagascar, de la cûte de Coromandel , des lie* Moluques et du Japon. Elle est plus légère que l'eau et d’un pris ivudré ; elle >e ramollit par la chaleur et fond comme la cire. Elle se compose en graude partie d’uu corps gras particulier, appelé a mbréine, vante jadis comme aphrodisiaque et antispasmodique. L'ambre gris n'est plus guère employé que dans la parfumerie.
On uoinuie ambre blanc uuc variété de l’ambre jaune .moins colorée ; — ambre noir, le jayet.
AMBIIEINE , matière d’un blanc brillant , insipide , presque inodore, fusible A 30°, se volatilisant au-dessus de loi)». L’eau ne la dissout pas. Elle s'obtient en traitaut l'ambre gris par l’alcool; la connaissance en est due a MM. Pelletier et Caventou.
AMBREIQl'E (acide). aride obtenu par l’action de l’acide uitrique stir rambréine. U est jaune en masse, blanc quand il est divisé. Il fond au-dessus de 100°, renferme de l'azote, mais ne donne pas d’ammoniaque dans sa décomposition ; il est peu soluble dans l’eau froide, et se dissout dans l'alcool et l’étber.
AMU NETTE ( d'uwi6re) , Suecineat espèce odorante du genre Ketmie, de la famille des Malvaréea. C’est un arbrisseau originaire de l’Asie et de l'Amérique, haut de plus d’un mètre, A feuilles palmées à 5 ou 7 divisions pointue* et dentées ; scs fleurs, portées sur un pédôucule assez long, sont de couleur jaune soufre; ses graines, petites , réniformet, exhalent une odeur marquée d’ambre et de musc : elles servent dans la parfumerie , et sont employées pour la fabrication du parfum dit jwudre de Chypre. Ces graines, nommées aussi a/selmasch (graine de musc}. furent longtemps en usage pour parfumer la poudre a blanchir les cheveux.
Ou nomme poire d’ambrette une petite poire qui a un goût d'ambre.
Le nom d ‘ambrette a aussi été donné A un genre de Mollusques gastéropodes voisin des Hélices, qui a une coquille ovale , allongée; on en trouve sur les bords du Rhin et aux environs de Paris.
AMBROISIE (du grec ambrotos, immortel), nourriture des dieux , qui, selon la Fable , rendait immortels ceux qui en mangeaient. Elle était neuf fois plus douce que le miel , et exhalait une odeur suave. L’essence nous en est inconnue. Le plus grand nombre des auteurs en font un aliment solide, et l’opposent au rtectar, qui était un breuvage.
ambroisie, Atnbrosia , genre de la famille des Cnry mbifères , a pour caractères : fleurs monoïques, corolles très-courtes, 1 style, 2 stigmates ; fruits recouverts par le calice. Ce genre renferme des herbes ou des arbustes à feuilles alternes ou op|>o*éc8 et souvent découpées. On en connaît cinq ou six espèces, toutes propres k l'Amérique, a l’exception d’une seule qui croit sur le bord de la mer dans les pays du midi de l’Europe; c’est IM. maritime, herbe haute d’un demi-mitre, à racine fibreuse, à feuilles irês-découpées , soyeuses, blanchâtres; odeur aromatique , saveur un peu amère. Elle est regardée comme stomachique et résolutive ; on en fait des Influions dans l’eau, le vin, ete.
ambiioisie mf.iui'E, Chenopodium umtrosioides, plante potagère du genre Cheno/tode, que l’on dit originaire du Mexique , quoiqu’elle se trouve naturellement en France , est annuelle, rameuse , garnie de feuilles d’un beau vert, de fleurs blanchâtres, disposées en petites grappes, qui s’épanouissent en juin et durent jusqu’en octobre. Elle répand une odeur aromatique et agréable. On la cultive en pleine terre et dans les jardins*. On a pris quelque temps ses feuilles un infusion -ous le nom vulgaire de thé du Mexique.
AMBROS1NIEES, tribu de la famille des Aroldées, renferme les deux genres Ambrosinie et Cryptoen tune. premier de ces genres est curieux A cause de sa spalhc roulée, presque close, et terminée par une longue pointe. Celte spathe , partagée on deux
loges par le spa<lix qui est plan, contient d’un râlé une seule fleur femelle sessile, de l'autre 8 étamines disposées sur deux rangées. Ce genre ne se compose que d’une seule espèce, IM. de Basai (botaniste bolonais-! petite plante vivace qui croit en Sicile.
AMBULANCE \iY ambu lare, marcher, se déplacer), espece d’hûpital militaire attaché à un corps d’armée eo campagne, et qui peut se transporter en tout lieu. Une ambulance peut être établie dans un bâtiment particulier au voisinage du champ do bataille, ou sous une tente, ou même en pleine campagne, derrière les rangs de l’armée. On y place les soldats malade" ou blessés. Le service de l’ambulance se compose de chirurgiens qui pansent ou opèrent les blessés, et d’infirmiers militaires organisés en compagnies d'ambulance, qui relèvent les blessés et les soignent. On distingue : A. volantes, placées près du lieu du combat et dont les membres vont quelquefois chercher les blessés nu milieu pMM do bu, et A. de réserve, qui rotent sur le derrière et forment des hépitAiix temporaires. — Ce n’est guère que depuis Hcuri IV qu on a songé A établir un service de ce genre; mais il n’a été vraiment constitué que pendant les grandes guerres de la République et de l'Empire. C’est A Perey et A Larrey qu’il doit le plus : ce dernier institua les umbulanres volantes en 1703, A l'armée du Rhin.
AME (des mots anima, animus) , en grec psyché, principe de la vie et de la pensée, substance conçue comme immatérielle, et qui , jointe au corps, constitue l’homme. F.lh* ot l’objet «rime science particulière, la Psychologie ( Voy . ce mot).
Immatérialité de l'Ame. On prouve que l’âme est immatérielle en s’appuyant sur ce principe : Que des propriétés differente* supposent des substances distinctes; or, l’ohservation nous fait découvrir dans la nature deux ordres de propriétés essentiellement différentes : d’un cûtô , l'étendue , la solidité , la figure , la pesanteur, ete. ; de l'autre, chez certains êtres, le sentiment, la pensée, la vie; donc , il existe deux sortes de substances dans lesquelles résident ces propriétés : le corps ou la matière, Y Ame ou 1'espnt. Bien plus, on reconnaît que plus it non-seul, ment
distinctes, mais opposées, incompatibles: que tandisque les corps sont inertes, esclaves de la fatalité, rbomme se sent actif et libre; que tandis que le corps est composé d’un amas de molécules qui so séparent , qui se renouvellent perpétuellement , l'homme sent en lui quelque chose qui reste un et simple ou indivisible au milieu des sensations venues des sources les plus diverses ; qui est identique, et qui persiste A travers toutes les vicissitudes de l’organisme; d'où l’on conclut que l’âme est essentiellement distincte du corps et ne saurait être confondue avec lui.
L’immatérialité de l’âme sert à démontrer son immortalité. Voy. ce mot.
L’âme fut d’abord conçue sous la forme d’un souffle | anémos . anima), d'une, flamme, en ntt mot , d une substance plus subtile que le corps. Pythagore et Anaxatmro paraissent être les premiers qui aient formulé philosophiquement la distinction de l'Aine et du corps ; recueilli par Platon et par Aristote, le dogme de la spiritualité a été pour ainsi dire constitué et établi sur «les bases solides par les Néoplatoniciens; adopté par les Pères de l’Eglise, il entra dans renseignement officiel des Scolastiques. Descartes plaçA l’essence de l’Ame dans la pensée, comme celle du corps daus l’étendue; Leibnitz, sortant de l'abstraction , dans laquelle était resté Dcscarles. donna pour substratum A la pensée la monade, être simple, esM-ntiellement actif et sensible.
Non contents de distinguer l'Ame du corps , les philosophes se sont demandé : 1° comment l'âme communique avec le c«»rps ; 2" où elle rcshle ; 3° quand elle s’csl unie au corps ; 4° ce qu elle de» lent