FARD
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FAIU
ment à un mannequin de tvois nu de paille, dont ou se servait comme de plastron pour lcicrcice de la lance; de là les expressions : courre le faquin et brider (c.-à-d. ici frapper) le faquin. Quelquefois le mannequin était remplacé par un valet , loué pour cet usage; de là, en Italie, le nom de facchino, donné à tout valet de place, commissionnaire ou portefaix ; et en France, le nom de faquin, appliqué, par mépris, à tout individu qui joint l'impertinence à la bassesse, défauts trop ordinaires aux valets.
FARANDOLE ou fara.ndogle, espece de danse en usage en Provence et en Languedoc, dans laquelle un grand nombre de personnes forment une chaine en se tenant par la main ou avoc des mouchoirs. L'air de cette danse est d’un mouvement vif et cadencé; la mesure est à six-huit. La farandole s'exécute ordinairement pour célébrer les naissances ou les mariages, et dans les fôtes publiques. Au signal donné, la ronde se met en branle , parcourt les rues de la ville et les villages environnants, se grossissant de tous ceux qu’elle rencontre, et exécute diverses figures qui consistent à réunir les bouts de la chaîne, 4 danser en rond, 4 la faire passer sous un arc formé par les bras de plusieurs danseurs, etc.— Octte danse a quelque analogie avec la danse macabre : on prétend, toutefois, qu'elle est d’origine grecque, et que c’est l'antique danse de ta grue, inventée par Thésée, qui aurait été importée 4 Marseille par les Phocéens.
FARCE (du latin farcir e , remplir), mélange de diverses viandes hachées, assaisoanéesd’épices, d'herbes fines , de champignons , de truffes , etc. , et que l’on met dans le corps de quelque animal rôti, dans des viandes, dans des œufs, etc. Ou nomme encore ainsi un mets fait avec plusieurs sortes d'herbes, telles que l’oseille, la laitue, etc., hachées ensemble et mélangées avec des œufs, sur lequel on met, avant de le servir, des quartiers d'œufs durs.
En Littérature, la farce est une pièce de théâtro d'un comique bas et burlesque, dont l'origine remonte au xii* siecle. Au moyeu âge , on l’appelait sottie. Une des plus remarquables est la Far-* de maître Pierre Pnthelin, composée au xm« siècle. Jusqu'à Molière, la plupart des comédies du théâtre français ne méritent que le nom de farces. Los Fourberies de Scapin , Pourceaugnac , le Malade imaginaire et même le Bourgeois gentilhomme ap-
rticnnent eucore à ce genre. Scarron, Dancourt, Sage et plusieurs poètes du xviu» siècle ont aussi écrit des farces, surtout pour le théâtre de la Foire. Ce genre est tout à fait abandonné aujourd’hui : les Janof, les Jocrisse et les Cadet-Roussel, qui ont taut fait rire nos pères , en ont été les derniers héros.
FARCIN (en latin farciminum, de farcimen, andouille), maladie propre aux chevaux, corniste dans le gouflemeut et rinQammation, ordinairement chronique, des ganglions et des vaisseaux lymphatiques. Le farcin se montre tantôt sous forme de boutons ronds et circonscrits, plus ou moi ns allongés, quelquefois même aplatis; tantôt sous forme de cordes, ou de chupelets; tautôt, enfin, sous forme d’engorgements plus ou moins étendus. — On a appelé r. bénin ou volant celui qui consiste eu un petit nombre de boutons peu volumineux, sur des parties éloignées du trajet des vaisseaux; F. cordé, celui qui sc montre sur le trajet des vaisseaux . sous forme de boutons disposés en cordes, ou chapelets ; F. culde-poule, celui dont les boutons dégénèrent en ulcères calleux , à bords renversés. Celte maladie nécessite tes plus grands soins de propreté, une bonne nourriture, et l’habitation dans des lieux élevés, secs et bien aérés. Les préparations antimoniales, données 4 l’intérieur, ont quelquefois réussi.
FARD (de l’allemand farbe , couleur), composition en forme de pâte blanche ou rouge que les dames s’appliquent sur le visage pour en imiter les couleurs naturelles , et dont les acteurs et les ac-
trices se servent pour rehausser ccs mêmes couleur*, qui seraient trop faibles à l’éclat d’une lumière artificielle, telle que celle des bougies et du gax. Les plus anciens fards connus sont le sulfure d’ antimoine et la plombagine , dont les femmes se servaient pour se noircir le tour des yeux, afin dVn rehausser l’éclat. On se sert, pour se teindre la peau en blanc , de la céruse ou blanc d'argent (carbonate de plomb) , du blanc de fard (oxyde ou sous-nitrate de bismuth) , de la dissolution alcoolique de benjoin précipitée dans l'eau {lait virginal) ; pour le rouge, du vermillon , du minium, du rouge d'Espagne (teinture de carthame), de la cochenille, du carmin, de Yorseille ou de Yorcanette dissoutes dans le vinaigre, etc. À la longue, le fard flétrit la peau; en empêchant la transpiration cutanée, il peut donuer lieu à des affections dartreuses ; il nécessite l'emploi «le pommades ou de lotions adoucissantes. Voy. cosmétique.
L’usage du fard remonte 4 une très-haute antiquité. En Judée, eu Egypte, en Grèce, 4 Rome, les femmes se noircissaient le tour des yeux, les sourcils, se coloraient les joues, les lèvres, etc. Cette coutume a été retrouvée eliei les peuples sauvages de l’Asie, de l'Afrique et de l’Amérique. Eu France, 1’usncç en est bien moins répandu aujourd’hui qu'au siècle dernier, .et ne subsiste plus guère qu’au théâtre.
FARDE, nom donné, dans le Commerce, aux balles de café moka : elles pèsent environ 1K5 kilogr.
FARDIER, espèce de voiture destinée à porter les fardeaux les plus lourds, tels que les blocs de pierre ou de marbre, les statues «Je marbre ou de bronse,ete., que le* voitures ordinaires ne pourraient porter, à cause de leur faiblesse comparative. Les faraiers destiné* à transporter les gros bois de charpente sont formés de «leux grandes roues de 3 ni. de haut, d’un essieu en fer et de deux grands brancards en bois, qui servent aussi de limon ière pour atteler un cheval.
FARFADET (du latin fadus, fada, fée, et «le l’écossais fuir, joli?) , espèce de lutin, d’esprit follet, de la famille des Djinns et des Gnomes, qui existe dans les croyances superstitieuses de certains peuples. Les Orientaux et surtout les Indiens croient à l'existence des farfadets ; on les retrouve aussi dans la croyance populaire des Ecossais, qui les nomment fuir folks : Trilby est un farfadet écossais. Les farfadets sont malicieux sans être méchants ; ils aiment 4 taquiner, à tourmenter, mais sans Taire aucun mal. M. Berbiguier. qui croit 4 Tes lutins, a publié un ouvrage intitulé les Farfadets (1821 ), où il établit doctement leur existence. Voy. lctin.
FARGUES ou falqdes, bordages supplémentaires qu’on cloue sur les allonges eu dehors, 4 bord des petits bâtiments qui n’ont ni vibord ni bastingage, pour les garantir des lames et couvrir un peu leur pont. On nomme encore ainsi les planches courtes enchâssées à coulisse dans l’ouverture des sabords des batteries basses des vaisseaux : elles servent 4 arrêter l’eau qui pourrait entrer sur le pont.
FARINE (en latin farina, dérivé de far, blé), poudre blanche ou jaunâtre, plus ou moins fine, obtenue par la trituration des graines des céréales. Par extension , on donne ce nom â la poudre Urée des semences des légumineuses, de quelques racines, du la pomme de terre, etc. Employé seul , le mot farine désigne la farine de froment. La farine de froment contient 60 4 70 parties d'amidon, 8 à 14 de gluten, 8 4 12 d’eau, un peu de sucre, de matière gommeuse, ainsi que divers sels, notamment des phosphates et des sulfates . le gluten est la partie essentiellement nutritive de la farine. — La farine résulte de deux opérations principales : la mouture, ou pulvérisaliun du grain par la meule ; et le blutage, ou séparation de la farine d'avec le son. On distingue dans le commerce : 1° la farine brute, ou F. en son. résultat d'une mouture sans blutage;