‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 4 sur 508 · AVIS SUR LA DEUXIEME ÉDITION · texte numérisé non relu

AVIS SUR LA DEUXIEME ÉDITION

Six mois à peine se soûl écoulés depuis que le Dictionnaire universel des Sciences , des Lettres et des Arts a paru, et déjà il est devenu nécessaire d’en duoner une seconde édition.

Nous ne pouvions mieux reconnaître un accueil si empressé qu’eu faisant tous nos efforts pour perfectionner notre œuvre. Nous l’avons revisée avec tout le soin que permettait le court espace de temps dont nous pouvions disposer, et déjà, nous osons l'espérer, cette nouvelle édition offrira de notables améliorations : quelques fautes, qui étaient inévitables dans un premier travail, ont été corrigées; quelques poiuts obscurs ont été éclaircis; plusieurs lacunes oui été comblées.

Toutefois, nous sommes loin de croire qu’il ne reste rien à faire, et, pour mieux assurer le perfectionnement progressif de l'œuvre, nous appelons le concourt bienveillant de nos lecteurs. Nous recevrons avec reconnaissance les communications qui auraient pour objet de nous signaler de nouvelles améliorations à y introduire. Déjà quelques indications de ce genre nous ont été adressées et nous nous sommes empressé de les mettre a prolit; nous saisissons cette occasion pour exprimer toute uotre gratitude aux personnes à qui nous les devons.

Paris, le 1er mai 1855

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ABAQ

A , voyelle et première lettre de l'alphabet dans presque toute» les langues connues (elle est la 13® dans l'éthiopien et la 10® dans le rüniquc). — Dans la composition des mois, l'a placé en tète d'un mol est ordinairement privatif dans les langues sanscrite, recque , latine, et dans leurs dérivés : athée, sans ieu ; ornent, sans raison, insensé.— Dans les nombres, *' valait 1 rhci les Grecs, 1,000; chez les Romains, A valait 500 (avant l'emploi du D pour cet usage); Â 5,000. — Dans le calendrier romain, A était la première des lettres nundinales; il est encore dans notre calendrier la première des lettres dominicales. — En Logique, A indique la proposition universelle affirmative : Asserit A, negat E, verum ycneraliter ambo. — En Musique, a désigne le ta. — Dans les abréviations, A se met, chez les anciens, pour.Au/ttf, Augustus , annus , etc.; chez les modernes, pour altesse, etc. — Dans lis formules médicales, a ou aa veut dire : égale quantité de chaque substance. — Sur nos monnaie», A indique la fabrique de Paris. — Dans les formules chimiques, Ag, veut dire argent; Al, alumine; A*, arsenic; Au, or ; As. azote.

ABAISSEMENT des équations. Voxj. équation.

A BAISSEURS (muscles). Voxj. muscles.

. ABAJOUES ( pour au bas des joues), poches inférieures situées aux deux côtés de la bouche chez les siuges de l’ancien continent, les rongeurs diplostuines et les chauves-souris nydircs, leur servent rumine de garde-manger pour conserver les aliments : elles sont formées par la distension des muscles de la joue.

ABANDON de biens. Voxj. cession de biens.

ABAQUE ( du grec abax ) , espèce de buffet ou de comptoir que les anciens employaient à différents usages. Le plus souvent ce mot désignait une table couverte de poussière ou de sable lin sur laquelle les anciens faisaient leurs calculs ou traçaient des ligures de géométrie. V abaque de Pythagore était notre table de multiplication. On a depuis étendu le nom d ’abaxpte à des tableaux propres à faciliter les calculs. On doit à M. Léon Lalanoe un Abaque ou Compteur universel , donnant à vue, au moyen de lignes droites tracées dans différents sens, les résultats de tous les calculs d’arithmétique, de géométrie , de mécanique pratique, etc. (Paris, 1845 et

1851). Voy. AiUTHUOMÈTHE, MACHINE AIUTHYETIQUK.

En Architecture, on nomme abaque la tablette formant la partie supérieure du chapiteau des colonnes , sur laquelle porte l'architrave ; on la nomme aussi tailloir.

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