‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 448 sur 508 · GAL1 — 794 — GALL · texte numérisé non relu

GAL1 — 794 — GALL

GALERIE (pour mal 1er ie, de l'allemand tua //en, *e promener), pièce beaucoup plus longue que largo et qui sert, soit à donner des fêtes ou des concerts, soit % réunir un grand nombre de tableaux, de statues ou d'œuvres d’art. Les galeries les plus célèbres sont, en France, celle du Louvre, qui a 450 m. sur t) 1/2 et dont les murailles sont couvertes de 1300 tableaux des plus grands peintres; celle de Diane aux Tuileries (42 m. sur prés de 9) ; celle de Versailles, peinte par Lebrun. À l'étranger, on cite : h Rome, celle du palais Famèse , peinte par Carrarhe, et celle du Vatican, peinte et ornée par Raphaël ; relie de Florence; celle de Dresde , qui contient 1400 tableaux ; celles de Vienne, de Berlin ; celle de VErmitage à Saint-Pétersbourg, etc. Voy. musée.

Dans les Mines, les galeries sont des chemins souterrains un peu inclinés, pratiqués pour découvrir les filons et communiquant à l’extérieur avec des puits ou bures. — Dans l'Art militaire, les galeries sont aussi d'étroits et longs chemins souterrains, destinés â l’attaque cl à la défense des villes. Voy. mine.

On appelle encore galerie : 1® au Théâtre, ces espèces de balcons en encorbellcmcut qui sont destinés â recevoir chacun, deux ou plusieurs rangs de spectateurs ( le mot alors se met presque toujours au pluriel : jtr entières, secondes, troisièmes galeries); — 2° dans la Marine, un corridor libre, d'environ 1 m. de large, ménagé dans toute la longueur de l'entrepont, entre la muraille intérieure du bâtimont et une cloison : c'était autrefois une espèce de balcon saillant en dehors de la poupe, sur toute la largeur du navire.

GALERIEN. Voy. bagne et caléiie.

GALERLQUE, Galeruca, genre de Coléoptères tétramères de la famille des Cycliques. Ce sont «les insectes de taille moyenne, à tète petite, à corselet étroit, à antennes courtes, et dont les pattes sont impropres au saut. La G. de Forme est ponctuée et de couleur jaunâtre; elle est très-commum: en France, où elle cause de grands dégâts aux arbres. — La tribu des Galérurites renferme, outre le genre typo, les genres Adorie, Attise et Lujtère.

GALET (du celtique gai, pierre), nom donné aux caillous des bords de la mer. V. caillou et falaise.

En Mécanique, on appelle galets de petits disques ou cylindres d’ivoire, de bois ou de métal, qu’on

flace entre deux surfaces qui se meuvent l’une sur autre, afin de diminuer le frottemeul.

Le Jeu de galets est un jeu qui cousiste à approcher des galets ou grosses dames d’ivoire le plus près possible d’un but placé au bout d une table polie, sans cependant les laisser tomber daus les trous ou trémies qui terminent la table.

GALGALE , mastic employé par les Indiens pour cuduirc la carène des navires, se fait en Europe avec de la chaux, du goudron et «le l’huile. La galgale durcit à l’eau, et les vers ne l’entament que difficilement.

GALHAUBAN (de hauban ) , la plus longue des manœuvres dormantes d’un navire : ce sont de longs et forts cordages qui servent à assujettir par le travers et vers l’arriére les mâts supérieurs. Ils se capèleut, comme les haubans, sur la têtu des inâts de buue et descendent jusqu'aux deux côtés du navire, où ils sont retenus à la muraille du bâtiment par leurscapsdc-mouton. Il y en a deux par chaque mât de hune.

GALIMATIAS, discours confus, obscur, inintelligible, qui ne signifie rien, <|uoi«|u'il semble dire quelque chose ; c’est une espèce d'amphigouri. Le style de l'hôtel de Rambouillet, ridiculisé par Molière (dans les Précieuses ridicules) et par Boileau (dans ses Héros de roman), et celui de beaucoup de romans psychologiques «le nos jours, en offrent de curieux exemples. — Ünfaitvcuirre moi âtgallus. coq , et de Mathias, mots qu’un avocat, chargé par un certain Mathias de réclamer un coq qu’on lui avait volé, répétas! souvent qu'il finit pars’enibrouillcr;et,<pi*au lieu de dire gallus Mathuc, il dit Galli Mathias.

GALINETTE, nom vulgaire donné à plusieurs

plantes ,e utre autres â la Valériane et au Rhmanthus.

GALION (augmentalifde^a/ea, galereen catalan), nom donné spécialement aux grands navires armés en guerre que les Espagnols employaient jadis pour rapporter de leurs colonies les métaux précieux. Rhodes, Venise, la France, lo Portugal avaient eu «les vaisseaux de cette espèce avant l’Espagne, et s’en servait-ot pour toute espèce de marchandises. Le galion était, comme l’indique son nom, une grosse galère. Sa poupe était en cœur; de l'avant à l'arrière elle avait très-peu de courbure; beaucoup de voiles, une grande létrereté de marche; 2 ponts ou plutôt 2 couvertes, parfois 3 et même 4. Le tonnage en était considérable. Les galions d’Espaene, quand une fois ils furent affectés à l'importation de l’or des mines en Espagne, eurent jusqu’à 1000 ou 1200 tonneaux. Lesgalious partaient de Cadix chaque année, en sej^ tembre, au nombre de 12, et après avoir touché ensemble aux Canaries, un doux allait aux Philippines; les autres abordaient successivement à Carthagène, Portobello, la Havane; après quoi ils revenaicut en Europe chargés des produits métalliques du Mexique i et du Pérou. Pour plus de sûreté, ils naviguaient de conserve sous 1a protection d’une forte escadre : on donnait à ce convoi le uom de flotte d’argent.

GALI0TE (diminutif de galea, galère en catalan). On nommeainsi: l°un navire particulièrement usité en Hollande : c’est un bàtimentde moyenne grandeur, de 28 à 30 m. pour l’ordinaire, de 50 à 200 tonneaux, à fond plat , màté en heu , bien que quelquefois on joignit au grand mât un petit mât d’artimon; la galiote est plus ventrue que le heu et la corvette. Elle sert au petit et au grand cabotage; 2° un navire à varangues plates, très-fort en bob, ouvert, et ayant un ou deux mortiers à lancer des bombes, d’où son nom de G. ù bombes; on l’a remplacée par la bombarde ; 3° nn long bateau couvert «lont on se servait jadis pour voyagt'r sur les canaux et les rivières.

GALIP0T, sorta «le goudron formé de la résine, tirée par incision du pin des forêts et du pin maritime, unie à des matières grasses; il joint à l’odeur de la térébenthine un goût amer et une couleur jaunâtre. Desséché , il prend le nom de barras ( Voy, ce mot). On en fait des vernis, «les bougies, des torches, etc. Fondu, puis agité dans l’eau, le galipul se débarrasse «les matières étrangères ; décanté ensuite et filtré, il constitue la pour jaune ou poix de Bourgogne , ou gulipot proprement dit . dont on «c sert pour enduire les carènes, h-s mâts, les vergues.

GALIU.M («lu grec gala , tait). Voy. caillet.

GALLATLS, sels formés pAr la combinaison «le l’acide gallique avec une base. L’encre «>rdinairc renferme du gallate de fer.

GALLE (du latin gai la). On donne ce nom à des excroissances très-variées produites sur divers** parties des végétaux par ta piqûre de certains insectes apparteDaiUàdivers(>rdro,principali-im-ul au genre Cynips ; elles sont dues à l'extravasion «les sucs «lu végétal. Elles se composent principalement «l'acide gallique, de tannin et de mucilaue, avec un peu de carbonate de chaux. Leur position varie suivant l«*s végétaux : ainsi , elles croissent sur les feuilles du chêne vetani, sur Je pétiole «lu rosier sauvage, sur l’écorce des ormes, etc. Les galles ont tautôt la forme globuleuse et unie, tantôt la surfare plus ou moins rugueuse; elles peuveut être fouillées.' velues, fongueuses, osseuses, etc. Les Galles du Chêne de l’Asie Mineure ( Q itérais infectoria ), connues sous le uom de noix de galle, sont d’un grand usage dans les arts, surtout dans la teinture. L’engalloye sc fait en plongeant les tissus pendant uu oertaio temps daus une infusion de n««ix de galle , à une température voisine de l’ébullition. La noix a«; gallo agit de doux mauières différentes : ou bleu elle sert dé mordant pour fixer la couleur, ou bicu la couleur

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