‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 449 sur 508 · GALL — 725 - G A LO · texte numérisé non relu

GALL — 725 - G A LO

résulte de la combinaison de ses principes avec certains corps, surtout avec l'oxyde de fer : c’est ce qui a lieu pour les noirs. La çalle de chêne s'emploie encore a la préparation de 1 encre, et sert quelquefois en Médecine à cause de ses propriétés astringentes. La Chimie se sert souvent de l’infusé aqueux de noix de galle comme réactif. En Perse et a Constantinople, on mange une galle charnue , grosse comme une pomme d’api , et qui croît sur une espèce do Sauge ( Salvia pomifera). En quelques endroits, on mange la galle qui croit sur le Lierre terrestre. La galle du Rosier sauvage était employée autrefois sous le nom de Bédéguar. Von. ce mot.

Ou nomme Fausses galles les excroissances dues à la piqûre des insectes d’un ordre autre que celui des Hyménoptères : telles sout celui du Buis, du Noisetier, du Caille-lait, etc.

GALLÉRIE, Gulleria, genre d'insectes Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Tinéites, renferme des espèces qui exerccut de grands ravages dans les ruches d'abeilles. Les anciens les appelaient Fausses teignes. Ce sont des papillons d’un gris obscur, de lO a 15 mlllim. de longueur, qui dans le jour se cachent autour des ruches, et s y introduisent la nuit pour sucer le miel et y déposer leurs œufs. Leurs larves nuisent surtout à la cire, quelles mangent et qu’elles emploient dans la construction do leurs nids. La G. cerella se loge do préférence dans les gâteaux dont les cellules sont vides ; la G. alvearia, bien que plus petite que la précédente, est cependant aussi nuisible à cause de son excessive reoduction. Deux autres espèces, la G. colonella et G. anella, exercent les mêmes ravages dans les nids des bourdons du genre Bomhus.

GALLIAMBIQLE (vers), vers de six pieds dont faisaient usage les Galles, prêtres de Cybèle, se composait d’un vers ïambique dimètre catalectique, suivi d'un anapeste et deux ïambes, ou bien d’un tribraque et d’uu Ïambe. Exemples :

Ait*. la i quît, A | C.ybé | b* . t| f»rl afin | (Tum | d t».

YMU | Jutèn | cl tl | Un* || Oui» in | dAmîlJ | jngl

L ’Atys de Catulle est écrit en vers galliambiqucs.

GALLICISME (du latin gallicus , qui appartient au français), idiotisme delà langue française contraire aux règles ordinaires de la grammaire , mais autorisé par l’usage. Exemples : Il est honteux «le mentir, h' est un crime que de hoir la pairie. Il l'a échappé Iiclle. Prendre T air , prendre tes eaux. 1/ fait froid, etc. Les gallicismes sont plus communs dans le style populaire que dans le style relevé.

GALLlCOLES ( du latin galla , galle, cl colere , habiter), tribu d'insectes Hyménoptères, famille des Pupivorcs : palpes fort longs, antennes de 13 à 15 articles, tarière roulée en tire-bouchon dans l’intérieur de l’abdomen. Ces insectes, presque tous de petite taille, piquent les plantes pour y déposer leurs œufs. L'endroit piqué se développe beaucoup, et finit par former une excroissance, dite galle, où l'insecte subit scs diverses métamorphoses; celles qui •ont percées d’un trou sout celles d’où est sorti l’insecte parfait. Cette tribu a pour type le genre Cgnips.

GALLINA, nom latin de la Poule , a été donné par les Zoologistes : 1» à plusieurs oiseaux, tels que lMyatni , la Bécasse, la Gélinotte, le Raie et le Vautour perenoptère; 2* à plusieurs poissons du genre Trigle et au Dactyloptère commun.

GALLINACES (de gallina, poule), ordre d'oiseaux caractérisés par leur bec moins long que la tète, leur mandibule supérieure voûtée , recouvrant l’inférieure, et portant à sa base une cire dans laquelle sont percées les narines. Us ont, de plus, des allés courtes et concaves , des tarses robustes , de courtes membranes entre leurs doigts antérieurs, et un doigt en arrière. Us sont pour la plupart d'assez grande taille, épais, lourds de vol et légers à la

course, faciles à apprivoiser, et aiment à vivre en société. Les Gallinacés sont granivores, et comprennent, dans la classification de Cuvier, les 9 genres suivauts : Alector, Dindon, Faisan, Paon, Pigeon , Pintade , Tétras , Tridactyle et Tinamous.

GALLlNOGR ALLES, nom sous lequel M. deBlainville désigne les familles de l’ordre des Echassiers,

comprenant les genres Outarde, Agami et Kumichi.

GALL1NSECTES (c.-à-d. insecte A galle) , petite famille d’iusectes Hémiptères, tribu des Homoptères: tarses à un seul article et un seul crochet au bout, antennes filiformes, abdomen terminé par deux soies. Le mâle a deux ailes qui se recouvrent eu toit sur le corps. La femelle est aptère. Le genre Cochenille est le type de cette tribu.

GALL1NULES (de Gatlinu/a, jeune poule), famille de l’ordre des Echassiers, établie par Lesson , comprend les genres Gallinule, Foulque, Tulève.Rale et Jacana. ■—La Gullinule proprement dite est la Poule d'eau.

GALLIQUE ( acide), acide organique composé do carbone, d’hydrogene et d'oxygene (C’IPO'-j-ay.), se produit par la décomposition du tauuin, de lauoix de galle et se rencontre tout formé dans les graines du Manguier. Il se présente en petites aiguilles soyeuses, incolores, peu solubles dans l’eau froide, d'une saveur aigre et astringente, très-solubles dans l’alcool. Ou l’obtient en abandonnant peudaut quelques mois, dans des vases ouverts, des noix de galle en poudre et humectées . puis exprimant la masse et traitant le résidu par l'eau bouillante, qui dissout l’acide gallique et le dépose à l’état cristallisé. L’acide gallique précipite les sels ferriques en bleu noir, couleur d’encre. 11 joue, concurremment avec le tanuiu, un rôle important dans l’art de la teinture; les différentes substances astringentes qu’on y emploie pour colorer des tissus en uôir et en gris, à l'aide de sels de fer, comme la noix de galle , la sumac, le brou de noix, le cachou, etc. , agissent par le tannin et l’acide gallique qu’elles renferment.

Cet acide a été obtenu pur, pour la première fois, en 1786, par Schéele.

GALLON, mesure anglaise pour liquides, équivaut à 4 lit. 543. Ses multiples sont 1 epeck, qui vaut le double (9* .086) , et le bushel (4 perles ou 8 gallons, 36>.344). Ses sous-multiples sont le quart et la pinte , qui valent l’un le quart, l’autre le huitième du gallon (2*. 272 , 1M36). Il y eut jadis plusieurs espèces de gallons; celui qui est resté en usage était distingué des autres par le nom de gallon impérial (c.-à-d. gallon de l'Etat).

GALLOT, nom vulgaire de la Tanche de mer.

GALLUS, nom latin du Coq.

GALOCHE (du latin gallicœ. sous-entendu sôlece; chaussures gauloises). On donne ce nom 1° à une sorte de soulier à semelle de bois , rembourré en dedans avec de la peau d’agneau et qui tient le milieu entre le sabot et le soulier : on s’en sert pour garantir les pieds de l'humidité ; 2° à une poulie dont la chape est ouverte transversalement sur une de ses faces; 3° à des pièces de bois, des bloes, placés dans différentes parties de lamuraiile ou du pont d’un navire.

GALON , tissu étroit , croisé , très-épais , fait avec des fils d'or, d’argent, do cuivre, d’argent doré, de soie, de laine, de coton, de lin ou de chanvre.

La loi voulait jadis que les galons en métal fin fussent filés sur toile, les autres sur chanvre ou Un.

On fait beaucoup de faux galons, c.-à-d. degalons simulant l'or ou l'argent : ils durent peu. Pour vérifier si le galon est d'or vrai, il faut user de la pierre de touche : le plus souvent on se contente de détordre et de voir sur quoi le galon est filé. — Le galon , autrefois, se faisait au moyen du métier à la tire; le métier à la Jacquard l’a remplacé aujourd'hui. Le galon fin se fabrique surtout à Lyon ; Amiens fournit les galons de laiue. Tous se trouvent chez les Passementiers. — On distingue les G. figurés, qui

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n’offrent de dessin que d’un côté; les G. pleins, qui sont Heures de part et d’autre ou sans ouvert bien fixes; les G. à lames ou gazes-galons , où le dc«sin est peu sensible parce qu’ils n'ont point du feston.

Le» galons se placent sur les coutures ou au bord des habits pour le» empêcher de s'effiler. Dans l’Armée, Us servent à distinguer 1rs erades des sousotfleiers : les caporaux ont deux galons de laine sur l’avant-bras ; le» sergents un galon d’or ou d’argent, selon le corps, et les MrgralMRljon deux ualons pareils; le» fourriers un galon d'or ou d’argent sur le haut du bras; les tambours, trompettes et musiciens de régiments ont aussi des galons dont la forme et le nombre ont beaucoup varié.— Les suisses d’église. Je» valets de grande maison portent des habits galonnés sur les coutures. On emploie aussi le galon pour tapisseries, ornements d’église, etc.

GALOP (du bas latin calapare. venu lul-méme du grec kafpasâ, trotter, galoper) , une des 4 allures naturelles du cheval ou des autres animaux, et la plus rapide après la course , est une suite de sauts en avaut. — Le cheval dans le galop, meut d’abord ses 2 jaml»es de devant : s'il part de la gauche, ou dit qu’il oalope à droite; au cas contraire, il galope à gauche. — On distingue le G. de mané je, dont La rapidité peut aller de 300 à 330 mètres par minute ; le G. de chasse, de 500 à 600 m.; b* G. de course, de 800 à 9U0 m. Au reste, l'Age du cheval et le poids du cavalier font varier la rapidité; c’est de 4 à 5 ans qu’un cheval acquiert sa plus grande célérité. — On appelle faux gulop , celui où le cheval galope tantôt A droite, tantôt à gauche. — 11e toutes les allures naturelles du cheval, le galop, et surtout le galop de course, est la plus fatigante pour l'anitnai ; eu effet, elle met en œuvre tous les muscles et porte particulièrement sur la colonne vertébrale.

On nomme aussi galop, galope, galopade, une danse A 2 temps, très-simple, d’un mouvement vif et presque emporté. — Cette danse parait originaire de Hongrie. En 18*22, elle Ht «on apparition àVienne ou A Berlin ; Paris ne la connut qu'en 1829. Depuis ce temps, sa vogue a été prodigieuse. C'est aujourd’hui le complément du haï, le liual, en quoique sorte obligé , de la plupart des contredanses.

GALOUBET , le plus aigu des instrument» A vent, est une petite flûte à 3 trous, de deux octaves plus haute (pie la grande flûte, et d'un octave au-dessus de la petite. Sou étendue , moindre que celle de la pelite flûte , est de deux octaves et un ton. Le ton naturel y est celui de ré. Le son en est criard et jHirçant; l'embouchure en est très-ditticile. Le galoubet était l'instrument favori des anciens troubadours; l’usage en a élu tout A fait abandonné par les habitants du Nord ; mais dans le Midi, et surtout eu Provence, on s’eu sert encore. Du reste, A cause de son extrême acuité, on n’en joue guère qu’avec accompagnement du tambourin de Provence.

GALliCÜAT (du uom d’un ouvrier gatnier de Paris, qui inventa Part de le préparer), peau de raie, de roussette ou d’autres squale», dite vulgairenieut peau de chien marin ou de chagrin, séchée, amincie et préparéo, qui sort pour couvrir les gaines, les étuis, etc. Longtemps on lira le galuchat d’Angleterre sans en connaître l’origine ; c'est Lacépède qui, le premier, indique que la raie en fournissait l élément. Voy. chagrin.

GALVANISATION. On appelle ainsi très-improprement, en parlant des métaux , et surtout du fer, l'opération pair laquelle on recouvre ces métaux d’une couche de sine en les plongeant dans un bain de zinc en fusion pour les préserver de l’oxydation ; on donne aussi à ce genre d'étamage le nom de zingage , qui est plus juste. Voy. étamage,

GALVANISME , branche de la Physiaue qui s'occupe des phénomènes électriques produits par le contact de certains corp*> Lu 1789, G&lvani, méde-

cin de Bologne, ayant eu l’occasion de préparer de» grenouilles poir divers sujets de recherches , les suspendit par hasard A un balcon de fer par de petits crochet» de cuivre qui passaient entre les nerfs lombaires et la colonne dorsale; disposées ainsi, ces grenouilles , mortes et mutilées , éprouvèrent de vives convulsions. Galvaui attribua ce phénomène au développement d’un fluide particulier qui de son nom fut appelé galvanisme ; mais l’on reconnut bientôt l’identité de ce fluide et du fluide électrique développé par le frottement (K. électricité). La découverte de la pile par Volta, puis celle de l'électromagnétisme par OÉr»U-d,ont donné une impulsion puissante aux travaux des Physiciens sur les phénomènes galvaniques, et ont déjA conduit A des applications Importantes, telles que la dorure galvanique, la télégraphie électrique, la galvanoplastie.

GALVANOMETRE ou multiplicateur , instrument de physique, imaginé par Schwcigger, sert à découvrir les moindres traces d'électricité en mouvement. Sa construction est fondée sur la déviation que les courants galvaniques font éprouver A l'aiguille aimantée: uu fil de métal, entouré de soie, est replié un grand nombre de fols dans le même sens, sur un châssis en bois; la soie qu! enveloppe le fil a pour objet d’empêcher le passaee de l'électricité d’une des circonvolutions A l’autre. Lorsqu’un courant passe A travers un pareil système , il revient autant de fbis dans la inéme direction que le fil fait de tours sur le châssis, et chaque fols ü agit avec une même force sur une aiguille aimantée placée au-dessus. Noblli a rendu ce galvanomètre encore pins sensible en y employant, au lieu d’une seule aiguille, nu système de deux aiguilles compensées , ayant leurs pôles opposés l’un A l’autre.

Le G. différentiel sert à indiquer la différence d’action de deux courants : il est construit avec deux fils parfaitement égaux en longueur, diamètre et conductibilité; ces deux fils sont enroulés simultanément sur le cadre , ci lorsqu’on fait passer par chacun d’eux des courants opposés , on n’observe sur les aiguilles que la différence de leurs actions, en sorte que l'instrument reste A zéro lorsque les deux courants sont parfaitement égaux.

GALVANOPLASTIE (de galvanisme, et du grec plassô, façonner, mouler), art qui consiste A précipiter, par l’action d’un courant galvanique, un métal eu dissolution dans un liquide, sur d'autres objets, soit pour les embellir ou les préserver des influences atmosphériques, soit pour eu prendre t'empreint*. Cet art comprend la Galvanoplastie proftrement dite , qui se rapporte aux statues, aux bas-reliefs, aux médailles, etc.; la Galvanotypie ou Êlectrotypie, qui se rapporte aux clichés, aux planches gravées , et en général A tous les objets qui soûl destinés A transporter leurs empreintes sur d’autres corps par la pression ; la Dorure et Y Argenture galvaniques ( Voy. ces mots) ; en un root tous les dé- * pots qui s’appliquent A la surface des corps daus quelque but que ce soit.

Le cuivre est pour la galvanoplastie et l’électrotypie le métal parexcellencc ; l’appareil qu’on emploie pour le déposer est une pile voltaïque dont le pôle négatif est en communication avec les objets soumis A l'opération, et le pôle positif avec une solutiou de sulfate de cuivre. On peut ainsi recouvrir tout les objets possibles d'une couche de cuivre assez mince pour leur conserver leurs linéaments les plus délicats. Lorsque ces objets sont mauvais conducteurs, comme le plâtre, la terre, la cire, la stéarine, on y applique d’abord à la brosse de la mine de plomb ou certaines poudres métalliques qui les rendent conducteurs. Ou est ainsi parvenu à couvrir de cuivre avec uue grande perfection, nonsculeroeut des statuettes ou même de très-grandes statues, mais les corps les plus variés : des fruits de

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