‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 457 sur 508 · GAZE · texte numérisé non relu

GAZE

leur compressibilité , et en général par l’ensemble de leurs propriétés physiques. La plupart des gai passent à l'état liquide on solide, lorsqu'on les exj m se a faction d'une forte pression , ou d’un grand froid. On appelle Gaz coercibles (du latin coerceie, forcer) les gaz qui sont susceptibles d'éprouver ce changement d’état; et Gaz permanents et incoercibles , ceux qu'on ne peut condenser. A cette dernière classe appartiennent *. l’oxygène , l'hydrogène , l’aiote , le deutoxyde d'aiote , l'oxyde de carbone et le gazdes marais. Les gaz sont remarquables par la tendance qu’ils possèdent a augmenter sans cesse de volume et à exercer ainsi une pression contre les parois des vases qui les contiennent: on donne à cette propriété le nom d'élasticité , de force élastique , de tension ou de force expansive. On mesure celte élasticité a l’aide du manomètre ( Voy. ce mot). Mariotte a recounu que lorsque l'on comprime les gaz, leurs volumes sont en raison inverse des pressions qu’ils supportent, c.-â-d. que si, par exemple, un gaz occupe , sous le poids de l'atmosphère , un volume de 1 litre, ce volume sera de 1/ti • litre si on l’expose a la pression d’un poidsdouble ; de 1/3 litre, à celle d’uu poids triple , etc. Cette loi u’est rigoureusement exacte que pour les gaz permanents; elle se modifie, pour les gaz coercibles, dès qu’on approche de leur point de liquéfaction ou de solidification. La chaleur augmente l’élasticité des gaz : pour chaque degré du thermomètre ceutigrade, le volume de l’air augmente de 0,00367 de sou volume a 0®, c.-4-d. que si l'air à 0° occupe un litre, ce volume, à 100®, sera de 1 !.. 00367. Le coefficient de dilatation pour les autres gaz est à peu près le môme.

Les princij*aux gaz sont : parmi les corps simples, l'oxygene, l’hydrogène, l’azote, le chlore; parmi les corps composés, le protoxyde elle deutoxyde d’azote, l'ammoniaque, les acides carbonique, hypochloreux, hy pochlorique, chlorhydrique, bromhydrique, iodliydrique, fluorhydrique , tluoborique, fluosiliriquo, sulfhydriquc, sulfureux, le phosphurc d’hydrogène, l’.irséniure d’hydrogène, l’oxyde de carbone, le gaz des marais, le gaz oléliaut. Voy. ces mots.

On doit les premières notions sur les gaz à Vau Rclmonl, qui eu a introduit le nom dans la science. Mariotte , Torricelli . et plus récemment Marquer, MM. Gay-Lussac, Magnus, Régnault , etc. , en ont étudié les propriétés physiques. M. Faraday a condensé , à l’état liquide et solide , plusieurs gaz réputés jusque-la permanents.

gaz d'éclairage , appelé vulgairement Gaz (sans adjonction), le Gaz light des Anglais, mélange de deux ou plusieurs gaz composés de carbone et d'hydrogène, dont la combustion est utilisée pour l'éclairage. On produit ce mélange gazeux par l’action du la chaleur sur les matières organiques, notamment sur la houille, les schistes bitumineux, la tourbe, les résines, les huiles de poisson brutes, la lie de vin , la matière grasse provenant des eaux de savon desfabriques de drap, etc. La composition du gaz de l’éclairage varie suivant les matières d’où on l’extrait, ut suivant la température à laquelle elles sont soumises ; cependant la partie éclairante est toujours Y hydrogène bicarbone ou gai olé fiant. La houille fournit le gaz au meilleur marché, et est généralement employée. On la distille dans des cylindres un fonte ou cornues; le gaz qu’elle fournit est ordinairement mélangé d’acide carbonique et d’acide sulfhydriquc (provenant des pyrites qu’elle renferme), qui lui donneut une odeur désagréable et une action fâcheuse sur l’économie ; on est doue obligé de l’épurer, en lui faisant traverser des substances qui absorbent ces deux acides et qui condensent un même temps les huiles et le goudruti , entraînés par le gaz : telles sont l’eau, la chaux, certaines dissolutions métalliques du peu de valeur (sulfate de fer, chlorure de manganèse). Ainsi épuré, lu g.u su rend

dans un grand réservoir, dit gazomètre, communiquant avec les tuyaux qui le distribuent aux consommateurs. Un kilogr. de houille donne de 200 & 30011t. de gaz. — Depuis peu, on a commencé à appliuucr avec succès a l’éclairage des villes le gaz hydrogène tiré directement de l'eau.

L'art d’éclairer par le gaz a pris naissance en France : l’ingénieur Lebon conçut, dès 1785, l'idée de faire servir â l’éclairage des maisons les gaz combustibles qui se produiseut par la distillation du bois, mais cette idée n’eut point de succès parmi nous; quelques années plus tard, deux Anglais, Murdoch et Windsor, s'en emparèrent, et continuèrent sur une plus grande échelle les expériences de l'ingénieur français. En 1810, la première usine pour l'éclairage public fut établie à Londres. Ce n'est qu’en 1818 que ce mode d’éclairage fut adopté en France. Le Gaz \>ortatif comprimé fut inventé en Angleterre en 1820; ma» ses inconvénients, et surtout le dauger des explosions, Tout fait abandonner. M. ilouzeau-Muiron , de Reims, a trouvé le moyen d'extraire des eaux savonneuses des fabriques un Gaz portatif non comprimé , dont l’usage est répandu aujourd'hui à Paris et dans plusieurs départe moûts. Un doit & M. Magnier, ingénieur civil, un Traité de lu fabrication du gaz d'éclairage.

gaz des marais , dit aussi Gaz des acétates ou Hydrogène protfpcarboné , gaz inflammable , incolore, sans odeur ni saveur, composé de carbone et d’hydrogène qui se produit par la décompo-

sition du bois et d'autres matières végétales au sein de l’eau , et qu'on voit arriver â la surface des marais et des étangs quand ou en remue 1a vase. On l’obtient à l’étal de pureté en distillant de l’acétate de soude avec de la chaux caustique. Le mémo gaz se dégage des volcans boueux, dits salses, qu'on rencontre en Italie , près de Modcne, et sur la route de Bologne à Florence, ainsi qu’en Chine, aux Etats-Unis d'Amérique, etc. ; il s'enflamme par l’approche d'un corps embrasé. Les fontaines ardentes et les rivières inflammables, doutles anciens parlent commo de prodiges inexplicable, sont dues au môme gaz: tels sont les feux de Bakou, près de la mer Caspienne, qui sont l’objet de l’adoration des Guehres ; ceux du Mont-Chimère, sur les côtes de l’Asie Mineure , cités par Pline et reconnus de nouveau en 1811 par le capitaine Beaufort. U en est de même du grisou des mineurs, qui occasionne souvent de terribles explosions dans les houillères.

gaz muriatique, synonyme de gaz, ou acide chlorhydrique. Foy. ClIt.OHHYDRIQlR (ACIDE).

GAZ MT REC X OU VAPEUR KlYREUSE, 'VnOnvmc d’rt-

cide hyponitrique. Voy. iiypomthiqce (acide).

gaz üléfiamt (du latin oleuin, huile, et fio. devenir, parce qu'il se transforme par le chlore en une huile L dit aussi Hydrogène bicarboné , Hirarbure d'hydrogène, Éthérène ou Êlatle, gaz corn{>o§é de carbone et d’hydrogène (C4H4) , incolore, sans odeur ni saveur, inflammable et brûlant avec une flamme très-lumineuse. Il se produit en abondance par l’artion de la chaleur sur la plupart des matières organiques; il forme la partie éclairante du gaz qn’ou extrait de la houille. Mêlé avec de l’oxygène ou avec de l’air, il détoune â la température muge. Le* chimistes se le procurent à l’état de pureté, en chauffant de l’esprit-dc-vin avec un excès d’acide sulfurique et lavaut le gaz avant de le recueillir. Le gaz oléfiant se combine avec le chlore, et produit alors une matière huileuse (CMI'CI1) qui est connue sous le nom de Liqueur des Hollandais , d'après quatre chimistes hollandais (Deiman, Troostwyk, Lauvrerenburgh et Bondi), à qui l’on en doit la découverte.

GAZÉ (de Gaza, ville de Syrie, ou ce tissu fut, dit-on, fabriqué dans l’origine), tissu très-léger et très-clair, fabriqué avec la soie et le lin, seuls on mélangés, et même avec le colou. Ou distingue toutes

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ci# gaze* en y joignant le nom dufil dentelles sont formées. On distingue de plus les façons données à la gaie en disant : G. unie, G. façonnée, G. rayée , G. brochée , G. crèrne ou à la crème , G. fond nlein, G. d'Italie , etc. Ce qui caractérise la gaze, cest la transparence et la finesse du tissu , ducs a l'écartement des fils de la trame, qui sont maintenus constamment à distances égales, lors de la fabrication, par le serpenteraent de deux fils de chaîne l’un sur l’autre, fils dont un seul ensuite se présente A l'œil et dout l’ensemble avec le fil de trame forme un tissu criblé de trous. — La gaze d'Italie se fabrique comme le taffetas. Pour la gaze brochée et pour la gaze façoonée , on se sert du métier à la Jacquard.

GAZE , Pieris cratœgi , espèce de Lépidoptère diurne, dit aussi Papillon de l'aubépine, et appartenant au genre Piéride : il a des ailes blanches marquée» de nenrures noires et dépourvues d’écailles , ressemblant beaucoup A la gaze. Cette espèce est très-commune dans les prairies de l'Europe au mois de mai. Sa chenille vit sur l'aubépine et les arbres fruitiers, où elleoccasionnesouvenl de grandsdégàt*.

GAZELLE (de l'arabe gazai), Antilope dorcas, espèce du genre Antilope, remarquable par scs formes élégantes, sa taille délicate, ses membres d’une grande finesse , sa légèreté A la course , ses yeux noirs, vifs , perçants et d'une grande douceur. Ses cornes, disposées en lyre, sont annelées, sans arêtes ; elles existent dans les deux sexes. Sou pelage est fauve sur le do», blanc sous le ventre avec une bande brun foncé qui lui parcourt les flancs. Une partie de la joue est blanchâtre. Ses oreilles sont grandes, sa queue courte, terminée par une touffe noire. Des poches placée» près des aines sécrètent une liqueur fétide. Les gazelles habitent l'Asie et l'Afrique, et vont par troupe». Leur chair est recherchée.

On étend le nom de Gazelles à plusieurs autres espèces du genre Antilope, et même à une espèce de Chèvre.

GAZETTE ( de gazetta , petite pièce de monnaie de Venise, prix de chaque numéro d’un journal qui paraissait en celle ville au commencement du xvii* •iecle). Ce mot a longtemps été synonyme deyournal et l'est encore; mais il s'emploie plutôt aujourd’hui pour désigner certaines feuilles publiques : l« plus célèbres ont été la Gazette de France et ta Gazette de Hollande. Celle-ci se Ht remarquer surtout par son opposition h Louis XIV. La G. de France, établie au mois d’avril 1631, existe encore aujourd’hui : c’est le pjus ancien journal français, et même le plus ancien dé l'Europe après les G. de Fe- *ise. Très-longtemps elle s'appelle Bureau d’adres- **t ou l’ Extraordinaire ; au xvhi« siècle, elle prit le nom do Gazette, auquel pourtant elle n’ajouta que bien des années après les mots de France. Le médecin Kenaudot en fut le premier rédacteur et propriétaire : Hichelieu en favorisait la publication et y faisait insérer des relations, des notes et nombre do pièces officielles ou semi-officielles ; Louis XIII lui fournit plus d’un article. Sous Louis XIV elle bit soumise à une censure sévère-, mais n’en prospéra pas moins. Sous Louis XV, son renom baissa par degrés A mesure que d’autres feuilles paraissaient. Assez obscure sous l’Empire, elle embrassa avec chaleur la cause des Bourbons en 1814. Sous Louis-Philippe , tout en soutenant la légitimité delà branche aluée, elle en appela constamment, par l'organe de M. de Genoude, son rédacteur en chef, au suffrage universel.

Il y eut à diverses reprises (tant sous Louis XIV que sous Louis XV, 1769 et années suivantes) des Gazettes à là main , feuilles manuscrites comme l’indique le nom , et dont le but était soit de suppléer au silence de la gazette censurée, soit de donner U petite chronique de la cour et de la ville.

GAZOMÈTRE (c.-A-d. qui mesure le gaz ), appareil qui sert u emmagasiner le gaz et À lui donner,

pendant la consommation, une pression régulière, qui assure l'uniformité de l’éclairage. Tout gazomètre se compose d'une cuve cylindrique on bois , en maçonnerie ou en fonte, entièrement remplie d’eau, et d'un cylindre, généralement en tôle, fermé à la partie supérieure, et dont la partie inférieure ouverte plonge dans la cuve pleine d’eau. C’est ce cylindre qui sert de réservoir au gaz; il a jusqu’il 30 a 35 m. do diamètre dans les gazomètres ries grandes usines qui fournissent à l’éclairage des capitales; on le tient suspendu par des poulies, de manière à pouvoir régler A volonté la pression du gaz qu'il contient. On a aussi imaginé ce qu’on appelle des G. télescopiques, composés de plusieurs cylindres qui s'emboîtent comme les tubes d’un télescope. Généralement; on adapte aux gazomètres deux compteurs ( Voy . ce mot), 1 un à l’entrée du gaz. afin de connaître à chaque instant les résultats de la fabrication , et l’autre à sa sortie , pour savoir la quantité de «rat distribuée aux consommateurs.

GAZON (de l’allemand tvasen, même sens), mélange de Graminées courtes et fines, qui, naturellement ou au moyen do la cultnre, forment sur le sol une nappe de verdure. On obtient le gazon soit par le semis, soit par le placage de mottes garnies de verdure. Dans le premier cas, on sème de l'ivraie vivace ou ray-grass, et l’on y joint des trèfles blanc», fraise et incarnat, du paturin annuel , des fétuques, des houques, des serpolets, des violettes, etc. ; dans le second cas , on recouvre les mottes k la herse ou au râteau , et l’on opère l’adhésion entre les mottes et le terrain qu'elles doivent recouvrir. ÇA et IA, si la qualité du sol le permet, on peut laisser croître des touffes de crocus, de colchiques, de fritillaires, d’orehis, etc., qui produisent par leurs fleurs un effet charmant. Pour obtenir de beau gazon, comme en Angleterre, il faut, outre de fréquents arrosages, le rouler, le sarcler et le faucher très-souvent.

On donne le nom de Gazon anglais au Paturin et au Phléole ; de G. d'argent nu Leraiste; de G. de chat à la Germandréc maritime; de G. d'Espagne ou de montagne à la Slatice capitée; de G. de Mahon A la Julienne de Chio; do G. d'or A la Vcr^ miculaire cl à l’Orpin ; de G. du Parnasse au Muguet A deux feuilles et à la Parunssie des marais ; de G. turc, G. d’Angleterre, A la Saxifrage mousseuse.

En Fortification, on appelle Gazon, un revêtement du parapet. Le gazonnement ici se fait par placage; on coupe des mottes de terre eu forme de rectangles dans le terrain que l'on a choisi; on les pose A plat, et on les arrête par trois petits piquets.

GEAI, en latin Gracuhts, nommé par les Zoologistes Garrulus. genre d’oiseaux de l’ordre des Passereaux conirostres, voisin des Corbeaux, dont H se distingue par un bec court et épais, recourbé et denté A la pointe. Les plumes de la tête sont érectiles. Il a le cou épais et nerveux, les jambes élevées, d'un gris foncé ; son plumage est d'un gris ardoisé ; les ailes sont variées de noir, de bleu et de blanc. Les habitudes du geai sont celles du corbeau et de la pie ; U vit comme eux au milieu des forêts, s’apprivoise, imite tonte espèce de cris et de sons, et apprend ftarilement à parler. Le type du genre est le Geai d'Europe (Garrufux glandarivs) , assez bel oiseau que tout le monde connaît. Il habile 1rs bois et les buissons, et hi' hc sur les arbres et Ifs taillis. 11 se nourrit de glands, noisettes , baies, fèves, insectes, etc.

On nomme Geai de batenil/e, le Gros-bec commun; G. de Bohème, h* Jasenr; G. du Bengale , le Rollier do Meodaïut; G. huppe, la Huppe; G. de Strasbourg , le Rollier vulgaire.

GEANTK (du grec gigas, dtydvé de ge, terre, arce que les géants de la Fable sont fils de la Terre) , ommes qui dépassent de beaucoup la taille ordinaire do la race humaine. On pensait autrefois qu'il avait existé sur la terre des races d’hommes conformes a

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nous pour le reste de l'organisation , mais dont la stature était de beaucoup supérieure à la nôtre ; la science moderne a Tait justice de celte erreur. Les os énormes découverts de loin en loin et attribués par l’igiiorance à des géants ont été reconnus pour uétreque des débris de mastodontes ou autres grandi animaux terrestres d’especes aujourd'hui disparues. La Bible mentionne, il est vrai, une race de géants, et nomme Og, roi de ltaxan , qui avait 9 coudées de haut; niais les passages où l'on en parle ont été controversés. La Fable parle aussi de géants qui voulurent escalader le ciel; mais il est clair que c'est la une pure allégorie. Quant à res peuplades de l'Amérique méridionale si laineuses autrefois par leur grandeur, et parmi lesquelles on a vanté surtout les Patagons, leur taille ne dépasse jamais en moyenne 1“,83. c.-à-d. 10 ou 1*2 centini. au delà de la taille humaine prise par toute la terre. Restent donc seulement quelques êtres exceptionnels ; mais ce ne sont plus, comme les nains, que des objets de curiosité. Nul des géants don ton a scientifiquement constaté la taille n’a dépassé 2 in. 50 : c’était la taille de l'empereur romain Muximiu. On a remarqué que la foire dus géants est loin d'être en proportion avec leur stature, et qu’en général les facultés, tant intellectuelles que morales, sont moindres chez eux que chez les hommes de taille ordinaire.

GEItlE (du grec yè, terre, et itios , ▼it* ) , Gebia, genre de Crustacés de la famille des Macroures, tribu des Homards : 4 antennes à la tête; pieds antérieurs eu forme de piuce; carapace couverte de petits piquants et terminée nulérieuremeut par un rostre triangulaire, assez large pour recouvrir presque les yeux. Ou rencontre les gébies sur les côtes <le nos mers, où elles murent avec facilité. Le type du genre est la G. riveraine , qui est blanche set se tient sur les fonds sablonneux , à peu de profondeur. Les pè» heurs s’en servent comme d’appàt.

GËCARC1N (du grec gè, terre, et karkinos, crabe), Ge> arcinus, «retire île Crustacés décapodes à carapace pou élevée, très-renBée sur les côtés, et en forme de cœur. Leur corps est épais et presque quadrilatère. Les gécarcins, connus aussi sous le nom de Tourlouroux . de Cériques, de Crabes rie terre, habitent l’Amérique du Sud. Leur couleur est blanc jaunâtre , jaune rouge ou ronge foncé , Selon les espèces. Ils vivent dans les terres, et se rendent sur le bord de la mer pour y pondre leurs œufe et pour changer de peau. Leur chair est estimée. mais est quelquefois dangereuse. Le 6’. ruricole, typa de ce genre, est d’un beau rouge violet ou jaune violacé, fl est assez commun aux Antilles.

GECKO , genre de reptiles de l’ordre des Sauriens : tête déprimée, coips allongé et recouvert de petites écailles grenues qui lui donnent nn aspect rhagriné; doigts présentant en dessous une série de lames crénelées, au moyen desquelles ils font le vide et s'accrochent aux corps ; pieds peu développes; ongles courts, petits, crochus. On trouve les geckos dans les contrées chaudes; ils vivent d’insectes. Ce sont des animaux timides, inoflensifs, Incapables de nuire ; cependant leur aspect repoussant les a fait longtemps passer pour venimeux. — L'Asealabote et la Galéotte des anciens paraissent n’étre rien autre chose que le Gecko des modernes.

GECOMË (du grec gè , terre, et komé, chevelure).

You. LIERRE TERRESTRE.

GEHENNE (de l’hébreu ge-h innom, val de Hinnom i , vallée tnaud i te, près de Jérusalem , dont le nom est devenu synonyme d 'enfer (Yoy. le IM et, univ. ri* II. et de G.). — Ce mot a été pris ensuite pour la torture; en ce sens, il z’est transformé en <jtrne.

GEISKR , sorte de volcan d'eau. Voy. geyser.

GELAS1.ME (du grec gélasimos , grotesque), Gelasirnus, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, connus sous le nom de Crabes

appelants , paire qu’ils ont l’habitude de tenir une de leurs pattes toujours élevée en avant de leur corps, comme s'ils faisaient le gretc d'appeler. Ces Crustacés ont la carapace très-large , courbée et rétrécie en arriére. Les pattes antérieures atteignent dans le mâle des dimensions énormes. L’une d’elles, appelée grosse-pince, est quelquefois deux fois aussi grande que le corps. Ces Crustacés vivent dans des trous sur le bord de la mer. Le type du genre est le G. combattant [G. pugilat or), qui, dans la Caroline, vit par millions sur le bord de 1a mer et des rivières.

GÉLATINE (de gelée), substance organique azotée qui a la propriété de former line gelée avec l’eau, et qui se produit par l'action de l’eau bouillante sur le tissu cellulaire des animaux, particulièrement sur les os, les ligaineuLs, les tendons, les membranes, les cartilages , etc. A l’état de pureté, elle est solide, cassante, incolore, saut odeur ni saveur; insoluble dans l’eau froide, elle acuulert une grande solubilité dans ce liquide par l'addition d’un acide ou d'un alcali. L’aride sulfurique concentré U convertit en une sulwtanre cristallisée, improprement appelée sucre de gélatine, qui présente les caractères d'un alcali organique, mais qui n’est point fermentescible comme le véritable sucre. La gélatine a des usures multipliés : associée à des jus de viandes et de légumes, elle sert à composer des tablettes de bouillon ; à l’état de pureté , elle s'emploie à la clarification de certains liquides, ainsi qu'a la préparation des selées alimentaires; tnodiliée par une longue ébullition, elle compose eu grande partie la colle forte. On extrait la gélatine en grand des os traités par la vapeur. Elle se trouve presque pure dans la colle de poisson.

Papin reconnut le premier la propriété nutritive de la gélatine, et offrit au roi d’Angleterre Charles II de l’utiliser pour les hospices; mais la cour tourna son idée en ridicule, et cm siècle 6e passa avant qu’on y revint. Proust et Jean Doroet rappelèrent l'attention sur la gélatine; ce dernier, et surtout Joseph Darret . son fils, la mirent en grande vogue. On exagère (rabord les services qu’elle pouvait rendre comme substance alimentaire ; puis on en vint a nier complètement sa propriété nutritive. Aujourd'hui, fl paraît constaté qu’outre la gélatine, le bouillon renferme plusieurs autres éléments nutritifs, notamment l osmazôme ; mais on ne doute pas non plus qu’elle ne contribue à nourrir, et on continue à s'en servir dans les hospices et À bord des navires.

GELEE (du latin gela), abaissement de la température au-dessous de zéro. L’eau alors passe à l’état solide, le sol se durcit, parfois à de grandes rofonrteurs. En Sibérie, la congélation va jusqu a

ou 9 m.; en France, il est rare qu'elle s étende a plus de 40 ceutim. La gelée a pour cause principale, avec le refroidissement opéré par l’absence du soleil, le rayonnement considérable qui s'opère pendant l’hiver à la surface du sol, la température propre des corps tendant sans cesse à se mettre de niveau avec celle (loi ’air ambiant. — Les plantes souffrent beaucoup de la gelée, surtout si elle vient après de longues pluies, après un dégel ou une foute de neige : l'eau qui est contenue dans les végétaux, occupant plus de place à l’état de glace qu’à l’état liquide, déchire alors les interstices où elle s'est logée, et rompt la fleur ou le bourgeon. C’est la même force qui fend le* pierre*. On sait aussi que les animaux peuvent avoir des membres gelés. Pour dégeler un membre, il faut les plus grande* précautions : l'approcher rapidement du feu, ce serait s'exposer à y amener la gangrène, les liquides, dans ce cas, se détendant plus vite que les vaisseaux qui les contiennent, et le* brisant. La meilleure méthode consiste à pratiquer des frictions avec de l’eau de neige, et dans un endroit très-froid.

La gelée Manche, ou givre, est la congélation de la ro-ée. Elle «« ferme de nuit par une température

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