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paie de l’armée. Mais peu à peu, leurs arme* primitives, la lance et l’arc, devenant surannées, rimportauce dugendannediminua.Sous LouisXlV , la gendarmerie n était plus qu'un beau corps de cavalerie d’élite , mais où tous étaient armés et équipés de môme. Elle Taisait partie de la maison militaire du roi. Licenciée sous Louis XVI par le ministre St-tiermain^elle fut bientôt remplacée par la Petite Gendarmerie ou G. de ÎAinéville, qui fut supprimée à son tour en 1789.
La Gendarmerie actuelle est un corps chargé du maintien de l’ordre et de l’exécution des arrêts judiciaires. Elle a pour devise : Valeur et discipline.
Cette milice a été instituée eu 1791 par l’Assemblée constituante , sous le nom de Gendarmerie déjmrtcmentale, nom que porte encore aujourd'hui la plus grande partie du corps, et remplaça l'ancienne maréchaussée ( Voy . ce mot). Ses attributions ont été fixée* par la loi du 28 germinal an VI (17 avril 1798). Sous Napoléon , il y eut une Gendarmerie d’élite. La Restauration appela le corps entier Gendarmerie royale. La gendarmerie de Paris cessa d’exister de uom après juillet 1830, maisclle y fut remplacée de fait par la Garde municipale, qui prit en 1848 le nom de Garde républicaine , et en 1852 celui de G. de Paris.
La gendarmerie a été réorganisée par les décrets des 22 déc. 1851, 19 févr. 1852 et 1er mars 1854. Ce corps se compose actuellement : l°de la Gendarmerie imjü^rm/e,form«intt’»légions,pourle service desdépartementsetde l’Algérie; 2° de la G. coloniale (4 compagnies); 3° de la G. mobile ond’ élite bataillons); 4° de la Gardede Paris (anc. G. rémblicatne), chargwcspé» nalementduserviccde la ville de Paris;5°de Gendarmes vétérans ( 1 rom pu g.) .Chaque légion se fractionne en compagnies, lieutenances et brigades; chaque brig. soit à pied, soit à cheval, est de 5 hommes, dont le chef est ou un brigadier ou uu maréchal des logis. La réunion des brigades d'un département forme une compagnie départementale. — Les simples gendarmes ont rang de brigadier; ils so montent, s'équipent et s’habillent à leurs frais. L’armement seul est fourni par l'Etat. U consiste pour le gendarme à cheval en un satire de cavalerie de ligne, pistolets et mousqueton ; pour le gendarme à pied, en un fusil à baïonnette avec le sabre-briquet. — L'uniforme de la gendarmerie départementale consiste (grande tenue) en un habit de drap bleu, retroussis écarlates , collet et parements bleus , pantalon de drap bleu de ciel, aiguillettes et trèfles en til blanc ; la hufllctcrie estji’ciune. bordée d'un galon de fil blanc ’ la coiffure est un chapeau, remplacé par un schako pour l^ gendarmerie à pied de Paris et pour celle de la Corse, et par un oursin ou bonnet à poil (iourtes gendarmes à cheval du département de la Seine. Les officiers portent l'épaulette A’ argent. — Quant à l'uniforme de la Carde de Paris il »e dillere du piécédentque par les l relies et aiguillettes, qui sout en fil orange , par la buflleterie blanche, et par lus épaulettes d’or des officiers.
Le nombre d’hommes do la gendarmerie a souvent varié. De 10,504 hommes qu’il était à l’origine, il Tut porté sous l'Empire, d'abord à 15, plus tard à 21,000 hommes ; il fut réduit eu 1814 17,000 hommes, puis à 15,855, non compris Paris. 11 a été considérablement augmenté depuis 1848; en 1852 il comptait 24,491 hommes.
Ou appelle Gendarmerie maritime un corps spéeial de gendarmerie affecté au service des ports, «les arsenaux et de la police dans les arrondissements maritimes de la France. Il renferme 5 compagnies lune par arrondissement}. Elles forment 51 brigades, dont 9 résident à Cherbourg, Il à Brest, 13 à Loriçut,7 à Roclierort , 11 à Toulon.
GENEALOGIE (du grec génea, naissance, et logos, discours), exposition de la filiation d’un individu ou • lu développement d’une famille. Quoique destinée la plupart du temps à flatter l’orgueil et à satisfaire la vanité, la généalogie est souvent aussi une affaire
sérieuse, par exemple pour les questions de riiccc*. sion; après la géographie et la chronologie, elle est l’auxiliaire le plus utile de l’histoire. Le* Orientaux ont de tout temps attaché une «raude importance a la généalogie : lémoirt les généalogies du Pentatcuque, et, dans le Nouveau Testament, celle de Notredeigneur. Les Romains de haut rang conservaient aussi leur généalogie avec un soin extrême. Au moyen âge , cet usage donna naissance à l’art héraldique.
Pour rendre sensible à l'œil la filiation, on emploie surtout les tables généalogiques et les arbres généalogiques. Dans les tables, eu général, on place en tête le personnage tige «le la famille; au-dessous, sur une 2* ligne, les fila et filles, en les embrassant par une accolade horizontale dont la pointe «tst en haut ; sur une 3e ligue, les fils ut tilles des fil*, disposés de la m«'me maniéré, et ainsi du suite. — Dans le* arbiv* généalogiques on toit sortir comme d uu tronc diverses branches qui chacune sont représentatives d’une ligne; celles-ci, à leur tour, su ramifient, se sousramitient suivant les subdivisions des lignes. Ajoutons qu’en généalogie la famille ou maison se divise en lignes, la ligne en branches, la branche en rameaux. Chaque génération s'appelle deuré : Louis XVI, par exemple, est dit descendre de Henri IV au 7* degré-, Louis XV en descendait au 5e, Louis XIV au 3*.
Beaucoup de seigneur*, jadis, avaient leur généalogiste; h plus forte raison les rois : d’Hozier, sous Louis XIV , fut le dernier généaloeiste royal de France. Le P. Anselme, Ritterliusius, Hübner, Leoz, Koch, Chazot de Nantiguy, Hcllhach, Ithhof, Saint- Ailais, se sont aussi fait uu renom européen comme généalogiste*.
GENEPI. On donne ce nom, dans les Alpes, plusieurs plantes que les montaguards regardent comme autant de panacée*. Chaque localité a son génépi particulier. Le G. des Savoyards est l’Armoise glaciale; lu vrai Généiti est l’Achillée musquée. Le G. blanc est l'Achillee naine; le G. noir , l’Achillée noire. Ces plantes font partie des mélanges appelés vulnéraires suisses.
GENERA (c.-à-d. genres) , nom donné à des ouvrages de Botanique, où l’on indique les caractère* qui séparent les genres de plantes, et la disposition de ces genres en ordre méthodique. Les plu* célèbres sont les Généra pluntarum , dus h Linné et à Jussieu , et celui du savant botaniste autrichien M. Steph. Endlirher. Ce dernier ouvrage (Généra p/anterum secundum ordines naturales disposita, 1836-1840) est aujourd'hui le plus complet et le plus au niveau des connaissances actuelles.
GÉNÉRAL. A l’Armée, ou comprend sous ce nom, qui est une abréviation du mot officier-général , les généraux de division , les généraux de brigade , les coutre-ainiraux et vice-amiraux . Sous l'aucieunc monarchie , ou le donnait aussi aux brigadiers, grade intermédiaire entre le colonel elle maréchal de camp. — Officiellement on ajoute toujours au titre de général celui de l'arme ou du corps. Le G. en chef est relui qui commande toute nue armée. — -Les G. de division occupent le premier rang parmi les officiers généraux si n ont au-dessus d’eux que les maréchaux. Ils peuvent commander eu chef les armées ou remplir les fonctions de majors-généraux. Ils commandent lesdi vision* de l'armée active et lesdivisions territoriales. Ils ont une double broderie nu collet et aux parements de leur habit et 3 étoiles surle* épaulettes. L’institution de ce grade remonte à 1663. Ils furent d'alnml appelés lieutenants généraux. Sons la République et sous l'Empirq, on les appela généraux de division. Le titre de lieutenant général , rétabli en 1815, fut «le nouveau supprimé eu 1848. — Les généraux de brigade ou maréchaux de rampeotu mandent les brigades et les departements ; ils n’ont qu'une simple broderie et 2 étoiles sur les épaulette*.
M. Durat-Lasallc a publié: Du Gcné valut, ou De
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l'éducation, de V instruction. des connaissant es et des vertus nécessaires aux officiers généraux, 1*52.
cfc.vfc.RAL des gai. Eues , titre donné jadis à un or- Oder de b couronne de Frapce, qui commandait les galères sur la Méditerranée.
général d'ordre , chef supérieur et unique de tous les couvents du mémo ordre. Le titre de général est ici opposé à celui de provincial. Les ordre* de Clteaut,do St-Maur, des Feuillants, des Chartreux , etc., avaient leurs généraux particuliers.
GENERALE (idée) , généralisation. Un nomme Méeye/imt/eçelle qui embrasse tout un genre, c.-à-d. tous les êtres doués de certaines qualités semblables, par ex . les hommes, les plantes, les animaux. — Dans toute idée générale on distingue : 1° l'ensemble des propriétés quelle rappelle comme étant communes à certains êtres : c'est b compréhension de l'idée; 2» le nombre plus ou moins grand des êtres que celte idée nous présente comme possédant les qualités communes : c’est Yextension. La compréhension de l’idée d’homme serait animal raisonnable , Yextension serait Européen, Africain, Asiatique, Américain, etc. Selon leur plus ou moins d’extension, les idées générales sont des idées de genre, d ‘espèce, de variété, etc. — La généralisation est la faculté de former le* idées générales : elle n'est que le résultat de la comparaison qui nous montre dans des êtres divers des fanultés semblables, et de Yabstraction qui détache ces qualités de toutes les autres; elle est aidée par le langage, <^ui, en attachant un nom h l'idée ainsi formée, la bxe dans l'esprit et lui donne un corps. Les idées générales nous rendent les mêmes services et nous exposent aux mêmes dangers que les idées abstraites, avec lesquelles on les confond souvent. Voy. abstraction.
générale (la), par abréviation, pour alarme générale, batterie de tambour par laquelle on donne l'alarme aux troupes. On la bat comme pas redoublé à raison de deux pas par seconde. On bat la générale soit lorsque l’ennemi approche, soit à l'occasion d'un incendie, d'une révolte, d’une émeute.
GENERALISSIME (superlatif de général), titre dounê jadis soit à des généraux en chef, soit à des princes ou À de très-hauts personnages commandant en même temps à plusieurs armées. Tels furent Wallenslein, Picrolotnini , etc., et souvent eu Turquie les grands vixirs. En France, ce titre date dû Charles IX. Il a été aboli en 1791).
GENERALITES, division financière de l'ancienne France. Vou. ce mot an Dict. univ. d’H. et de G.
GENERATEUR, synonyme de chaudière dans les marhiues à vapeur pour chemins de fer et pour diverses usines. Ce nom vient de ce que c'est dans ces récipients que s ‘engendre la vapeur.
On appelle eu Musique Son générateur, la tonique, relativement aux accords parfaits et de septième diminuée quelle engendre ; et Accord générateur: 1° la première face des accords tant ronsonnantsque dissonants ; 2° la fausse quinte relativement aux accords de septième diminuée et de seconde et septième diminuées qui la comprennent.
En Géométrie, Générateur se dit de ce qui engendre par son mouvement quelque ligne, quelque surface , ou quelque solide : le point est générateur de U ligne, la ligne est génératrice d’une surface, b surface est génératrice d'un solide.
GENERATION, fonction par laquelle les êtres organisés se reproduisent. On distingue ; I® la G. fissipare ou scissiparc, c.-à-d. par division, qui s'effectue par le partage naturel ou accidentel de l'individu en plusieurs parties dout chacune devient un animal ou un végétal parfait , comme on l’observe dans les iufusoires , dans certains végétaux inférieurs et dans les boutures; 2° la G. gemmipare, ou par bourgeons, certains points die la surface de la plante ou de l'animal formant une saillie qui se prononce de
plus en plus jusqu'à revêtir tous les caractères do l'individu , comme dans les Hydre* et b plupart des Polypiers, dans les Mousses, les Lichens, etc. ; .> la G. dite sexipare ou Ovigétièse, exigeant le concours de deux sexes et provenant d’un germe libre qui , dans les animaux , prend le nom d 'oeuf. Ce dernier mode est proprement la génération , dans laquelle on distingue encore la G. ovipare, la G. vivipare , la G. ovovivipare , etc.
La génération prend plutêt le nom de Fécondation dans les végétaux. Voici comment elle s'opère chez ces derniers :
Peu de temps après l'épanouissement de la fleur, les anthères s'ouvrent, le pollen s’en échappe et tombe sur le stigmate. Les grains de pollen mis en contact avec le stigmate s'y gonflent en absorbant une humeur visqueuse sécrétée par cet organe ; leur membrane extérieure, appelée exhyménine , se rompt , et à travers l’ouverture , la membrane intérieure on endhymenine fait une saillie qui s’allonge en uu appendice tubuleux que l’on a nommé boyau ou tube pot Unique. C’est alors qu’à travers l’endhyménine de ce tube , on peut apercevoir le mouvement des granules, nageant dans une liqueur fécondante appelée fovilla , qui les transporte à travers le* méats interrellulaires du style, jusqu’à la surface des trophosperme», où ils sont pompés par les ovules. Dès que l’imprégnation a eu lieu, les ovules s’ouvrent, s’appliqucnlcoulre le trophosperme et absorbent le fluide fécondant destiné au développement de l'embryon. Des lors la fécondation est achevée. La fleur se fane; les étamines, la corolle, le calice même, devenus désormais inutiles, tombent, ainsi que le style et le stigmate ; l'ovaire seul, qui contient les ovules fécondés, persiste, et concentre en lui toute la vitalité de la plante jusqu’à ce qu'il soit devenu fruit ; les ovules deviennent les graines destinées à la reproduction de l’espèce.
Il existe deux hypothèses sur la formation des êtres engendrés , do quelque nature qu’ils soicut , celle de Y évolution et celle de Yépiyénèse : la première admet la préexistence de germes que l'action fécondante ne fait que développer ; la deuxième, au contraire, admet que les germes n ‘existent pas avant l’imprégnation , mais qu’ils se forment de toutes pièces au moment de l'action fécoudanle : cette dernière opinion a Généralement prévalu en France.
On a nommé G. spontanée la production fortuite d’êtres organisés qui n'auraient pas été eugeudrés par d’autres êtres pareils et antérieurs. Les anciens croyaient à la génération spontanée , s’appuyant sur l’observation de ce* myriades d'animaux microscopiques ou autres que l'on voit éclore dans les corps en décomposition ; ils avaient, en conséquence, posé ce principe : Corruptio unius . generatio a/terius. Mais les recherches plus approfondies des modernes ont démontré que ces êtres qui avaient été si longtemps regardés comme les produits de générations spontanées étaient engendrés par quelqu'un des procédés connus, et à l’axiome des anciens on a substitué ce principe formulé par Harvey : Omne vivum ex ovo. Toutefois, la génération spontanée a encore des défenseurs : ils s'appuient principalement sur l’existence de ces animalcules, de ces vers que l'on trouve vivants au milieu des organes les plus compacte* des animaux, dans des parties où il semble impossible qu'un germe ait jamais pu pénétrer. Ils soutiennent d’ailleurs que, à moins de se perdre dans l’infini, on ue peut coucevoir la formation primitive des êtres que par une première génération spontanée, par le concours d éléments *e réunissant d’après les lois posées par le Créateur : c’est l'opinion qu’ont professée thiffoo , Needham, Priestley, Lamarrk, Bory deSt-Viocent, et la presque totalité des physiologistes allemands, Burdach,Carus, Oken,etc.
Dans la Généalogie et b Chronologie, ou appelle
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génération : 1° chaque degré de filiation ou de descendance de père eu (ils : ainsi il y a une génération ou 1 degré de génération du père au fils , 2 du père au petit-fils (on en compte 8 de Hugues-Capet à saint Louis) ; 2° la moyenne de la durée qui s'éboule entre eüacuo de ces degrés de filiation : cette moyeu ne, assez arbitraire, est de 20 à 33 ans ; Hérodote compte J générations en 100 ans.
K u Géométrie, on appelle génération la formation d'une ligne, d'uuo surface, d’un solide, par le mouvement dun point, d'une ligne, d'une surface ( Voy. générateur). — Pour la génération des diverses figures, Voy. les noms de charnue d'elles.
GENESE (du grec génèsis , naissance). Ge mot, qui déMgne spécialement le lar livre de l'Ecriture sainte {Voy. genèse au Dict. univ. d’Hist. et de Géogr.) , a été étendu à tout système cosmogonique.
GENKSTROLE, genêt des Teinturiers. V. genêt.
GENÊT, Genista. genre de la famille des Légumineuses, tribu des Papilionacées, renferme des arbrisseaux, tantôt iueraies, tantôt épineux, à feuilles ordinairement simples, à fleurs jaunes, terminales et le plus souvent en grappes. Parmi les especes on distingue : le G. d'Espagne ou Sfturtier joncier (G. juntxu, Spartium), en buissons de 2 à 3m ; ses fleurs passent pour diurétiques; dans les Céveunes, ou cultive le genêt d’Espagne pour en retirer une filasse dont on fait des toiles; le G. des Teinturiers (G. tinctoria ) . dit aussi Genestrole , Genette , Petit genêt. Herbe h jaunir, qui s'élève A 1 métré et dont la fleur jaune fournit une couleur très-solide; Je G. commun ou à balais (G. scojtaria ), qui se trouve dans le midi de la France ; ou s’en sert pour faire des balais , couvrir les cabanes ou chauffer les fours; les bestiaux en aimeut les tiges et les feuilles. Toutes les parties de la plante servent, comme celles de l'espèce précédente, à teindre en jaune. On prépare avec son écorce un fil assez résistant, mais de moins bonne qualité que celui du chanvre et du lin.
Pour le Genêt épineux , Voy. ajonc.
ck.net , espèce particulière de chevaux d'Espagno, petits et bien conformés. Il y a aussi des gcuets de Sardaigne, do Portugal et do quelques autres provinces d’Europe.
GENETHL1AQUE (du grec généihlia, naissance), nom donné par les anciens aux poésies composées en l’honneur d’une naissance ; et A certains astrologues qui prédisaient l’avenir au nouveau-né, d’après l'état du ciel au momeut de la naissance ; l’art do prédire ainsi était la généthlinlogie.
GENETTE, Genetta, genre de Mammifères de l'ordre des Carnassiers, de la famille des Digitigrades, et voisin des Civettes, dont ils ne diffèreut guère que par leurs ongles qui sont contractiles comme ceux des chats, et par leur pupille verticale. Leur taille est celle d'un chat, mais le corps est plus allongé et plus bas sur jambes. Ils sécrètent une li queur odorante par plusieurs enfoncements situés au périnée. La G. commune ou de France [Viverra Genetta ) habite les contrées chaudes de l'ancien continent. Son pelage est gris, tarbelé de noir; sa queue eslanneléede noir; sa longueur, eu y joignant la queue, est de 75 centim.A 1 métré. Elle est surtout commune dans le département do la Gironde, où son pelage est un article de pelleterie assez important.
gknettr est aussi le nom vulgaire du narcisse.
genette (de 1’cspagnol gineta), sorte de lance ou de demi-pique, eu usage au moyen Age, avait d’abord été l'arme spéciale des Genétuires , cavaliers armés A la légère et habillés à la moresque, qu’on trouve dans les armées espagnoles jusqu'au xvi* siècle.
GENEVRETTE (de genévrier) , mélange de baies de genièvre qu’on délaye dans l'eau et qu’eusulte on laisse fermenter: il faut de 2 à 3 ans pour obtenir cette liqueur. C’est surtout dans les Vosges qu’on la fabrique et qi’on en fait usage.
GENÉVRIER, Juniperus, genre de plantes de la famille des Cupressiuées, se compose d’arhres U d’arbustes à feuilles linéaires, toujours verte* , à fleurs mouôiques, les miles en chaton ovoïde, les femelles en cliatou arrondi, formant plus tard une baie grosse comme uu pois, A 2 ou 3 noyaux. Ces plau- L-s se plaisent daus les lieux arides et moutagueux. Le G. ordinaire ( Juniperus commums) est chez nous un arbrisseau ; mais dans le Midi, c’est uu arbre qui s'élève A une hauteur de 6 A 7 m. Toutes les parties de cet arbre contiennent un principe résineux qui lui donne des propriétés stimulantes. Ses baies, appelées Baies de Genièvre , mettent 18 mois ou même 2 ans A mûrir : elles ont alors une couleur violette, tirant sur lu bleu; leur pulpe, de couleur roussàlre, a une saveur douceâtre et aromatique; elles donnent par la macération dans l'eau froide uu Hob ou Extrait de Genièvre employé comme tonique et diurétique. Pur la fermentation, ces baies fournissent V Esprit de Genièvre , liqueur propre & faciliter la digestion : il s’eu fait uue grande consommation eu Itelgique, en Hollande et en Angleterre ( sous le nom de gin, qu’on prononce djinn). Le genévrier sert A faire des baies, A orner les jardins. Son bois, veiné et susceptible d'un beau poli, est employé aux ouvrages de tour. — Le G. Cade {J. oxycedrus)t<nunit V Huile tic Cade, employée comme yermifugç daus la médecine vétériuaire. — Le G. Sabine fournit également une huile essentielle, appelée Huile de Sabine, qui est un puissant emméuagogue. — Le G. de Virginie est un grand arbre à bols très-dur, employé eu Amérique aux constructions, et qui serf eu France à recouvrir les crayons de plombagine.
Genévrier de Suède. Voy. sandarauue.
GEN ICI! LE ou genoéillê , nom que l’on donne en Botanique A tous les organes fléchis sur eux-mêmes, de manières former un angle plus ou moins ouvert. Telles sont les tiges de plusieurs graminées, le» arêtes des balles de l’avoine, etc.
GENIE. Ce mota trois acceptions qui elles-mêmes ont leur source dans trois étymologies différentes:
1°. cême, genius, était, chez les paient, le nom de divinités subalternes qui présidaient A la naissance et A la vie de chacun. F. le Dict. univ. d'H. et de Q.
2°. génie, inyenium, exprime la plus haute puissance A laquelle puissent s'élever les facultés humaines, dons quelque ordre de choses que ce soit ; daus ce sens, les poètes Honore, Virgile, Dante, Corneille, Sbakspeare ; les artistes Phidias, Michel- A uge, Raphaël; les savants Copernic, Galilee , Newton ; les généraux Alexandre, Annibal, César, Napoléon, sont tous également des hommes de génie.
3®. génie, pour enginerie, dérivé d'engin, machine, est le nom dun art spécial qui consiste A exécuter certaines constructions mililairesou civiles.
Le Génie militaire, qui, avec l'infanterie, la cavalerie et l’artillerie, est une des quatre armes dont se composent les armées modernes, a pour attributions principales la construction , l’attaque et la défense des places fortes ; il y joint l'entretien , la conservation et l’amélioration du domaine militaire de l’Etat. — Le corps du génie comprend un état-major général, des employés attaches aux écoles, et 3 régiments de ligne, plus une compagnie d'ouvriers du génie et une compagnie de vétérans du génie. Chaque régiment du génie comprend un état-major (dix membres; ; une compagnie hors rang (99 hommes) ; 10 compagnies, 2 de mineurs et 11 de sapeurs ; une compagnie du tra.n. 11 forme deux bataillons. — L’armement des troqpcs du génie consiste dans ïe fusil, la baïonnette et le sabre-poignard. L’uniforme se compose comme 11 suit : habit bleu A revers non adhérents; collet, revers, parements et pattes de parements en velours noir avec passe-poil écarlate ; doublure du collet, des revers, et brides d’épaulette», écarlate; ornements des rctrousais (deux grenades,.
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en drop Lieu, épaulettes et retrouwiis écarlate ; boutuus jaune*, empreint» d’une cuirasse avec casque au-dessus; pantalon bleu, avec baudes et passe-poils é'Qr/ate; shako en tissu de coton noir, avec pourtour supérieur en galon écarlate ; plaque ayant pour empreinte u ue cuirasse surmontée d'un casque ut placée au-dessus d'une bombe ; pompon sphérique à flamme écarlate ; liuffleterie blanche. Les ofllriors portent l’épaulette d’or. — Il y a en France (1853) 21 directions des furliflralious ou du géuiu, dont les chefslieux sont : Paris, le Havre , Arras, Lille, Mézières, Metz, Strasbourg, Besançon, Lyon, Grenoble, Toulon, Montpellier, Perpignan, Toulouse, Bayou ne, la Hoche Ile, Nantes, Brest, Cherbourg, Bourges, Ajaccio: et 3 eu Algérie, Alger, Oran , CougtauUue.
Tout commandant d’une place assiégée doit appeler au conseil de guerre l'officier eu chef du génie. Un comité des officiers généraux du génie examine les proprojelsqui surgissent et soumet desplaus au ministre.
Quoique Part du la fortification et des machiues de guerre pour sièges de places remonte très- haut, les engignours ou engeigneurt u’euren t eu q uelque sorte une existence A part que vers la (lu du moyen Age , cl lu génie ne devint une arme spéciale que sou» Henri IV. Louvois eu forma un seul corps (169Q). Hcoianié plusieurs fois, ce corps est actuellement régi par l'ord. du 31 oct. 1815 et le décret du 16 oct. 1850.
En 1746 fut instituée à Mézières Y Ecole du génie , Pépinière d'excellents ingénieurs • la Convention l'abolit lu 9 sept. 1793, mais en 1802 ses débris furent réunis à l'école d’artillerie de Metz, qui depuis cette époque est Ecole de i artillerie et du génie. Ou n’y est admis qu’en sortant do l'Ecole polytechnique.
On peut citer parmi les hommes auxquels le génie militaire doit le plus, P. Navarre, Colonne, San-Mi- < helli, Adam du Crapoune, de Serré, Sully, Errard de Bar-le-Uuc. Claude, de Chitillon , Duvignau , Cohoru, surtout Y.iulmn; eUnrèslui Cormoutaignu,Moutalembert, Haxo, Dode de la Brunerie . etc. V. rom i ficatium.
Le Génie civil embrasse les Ponts et chaussée s, les Chemins de fer viles Ali nés. V. ccsmotset lnulmeir.
GENIEN (du grec uénéion, menton). Les Anatomistes appellent upaphyse génie nue, uue petite apophyse située à la partie postérieure de la symphyse du menton, sur la face linguale de l’os maxillaire inférieur. Parmi les muscles qui appartiennent au menton, on distingue les muscles rnustoido-géi lien, génio-glosse, génio-hyoidien , gémo- pharyngien, etc. GENIEVRE. Vau. genévrier.
G EN1 PAVER , Qenipa , genro de la famille des Rubiacées, reuferme des arbres propres il l’Amérique tropicale et aux Antilles, il feuilles opposées, ovales ; a fleurs axillaires ou terminales, blanches ou passant au iaune. L’espèce type est le Q. d'Amérique, arbre du 15 a IG ju., k troue droit, éuais, couvert d’une écorce ridéu et ruboteuse; R feuilles d'qn beau verl, réunies au sommet des rameaux ; k fleurs blanches et odorantes. Le bois est d’un gris de perle, et prend un beau poli, j-e fruit, le géniptd, est une baie charnue, du la grossuur d’une orange , d’un vert blanchâtre. contenant uue pulpe blauche, aigrelette, rafraîchissante , dont le suc tache les corps eo violet.
GENISSE , jeune vache. Voy. vague.
GENITIF, Tptf, cas.
GENOPLASTIE (du grec généion , joue, et p/as- «I, formerl, opération qui consiste à réparer une perte de substance de la joue, à l’aide d’un lambeau de chair découpé sur le côté du cou . et ne tenant à cette partie que par un petit pédicule.
GENOU (du latin genu), articulation de la Jambe avec la cuisse. Le jarret eu forme la parti.- j neure; la partie antérieure et saillante est la rotule, os plat et triangulaire, appliqué sur la surface concave qui sépare les deux condvfe# du fémur. Ce» deux coudyles sont reçus dans deux enfoncements de la tète du tibia, et forment l'articulation pro-
prement dite , qui est affermie par un grand nombre de ligaments. — Genou se dit aus»i de f inflexion antérieure du corps calleux. Vu y. caii-EUx (cohfs).
Dans les Arts mécaniques, ou applique le uom de genou h une articulation de deux pièces, l’une convexe et l’autre courave , quand la première coule ou roule sur la seconde : on la uomme ainsi parce uu’il eu résulte pour lu système une flciiou comparable à celle qui a lieu à la réuniou de la jambe avec la cuisse. Les instruments d’astronomie surtout présentent des mécanismes Me ce genre. On y adapte souvent une vis de pressiou pour augmeuter à volonté le frottement et pour arrêter le mouvement.
Dans la Marine, Genou s’entend d’une pièce de bois plus ou moins courbe qui eutre dans la formation de la membrqro du bàtimeut et dont le uom varie suivant sa destination.
GENOUILLERES (de genou), partie de l’armure du cavalier destinée à couvrir les genoux et qui s’adaptait par le haut aux cuissards, par en bas aux grèves ou jambières. L'auge en fut adopté presque universellement dp 1300 à 1320. Les meilleures genouillères formaient sur le devant un coin tranchant, et en dehors elles avaient une longue pointe aigué.
— On nomme encore ainsi la partie du revêtement intérieur d’une batterie à embrasures comprise entre le sol et l'aréte horizontale Intérieure de l’embrasun.-.
GENRE (du latin genus , generis ) , collection d êtres qui présentent des ressemblances Importantes et constantes; le genre se subdivise en groupes moins nombreux, qui prennent le nom d 'espèces.
Dans le langage vulgaire, les noms de genre et d ’fSpéce sont purement relatifs : ainsi un genre peut être espère par rapport à îles collections plus étendues; uue espèce peut devenir genre par rapport k des collections moins étendues, et la possibilité de ces transformations ne cesse que quand on est narvenu ati genre le plus élevé (summum genus J ou descendu k la dernière espece ( species inftma).
Eu Histoire naturelle, où le besoin de tout classer méthodiquement se fait surtout sentir, le mot gern'e aune application plus fixe; il exprime ces collections d’êtres qui sont placées entre l 'espèce et la famille. ( Voy. classification). — Les genres, qui sont la partie la plus stable de toute classification , sont ou naturels ou artificiels. Voy. méthode et gereiia.
Dausles Arts, on distingue différents genres selon l'ordre d’idées sur lequel s’exerce l'artiste, ou selon la forme sous laquelle sou œuvre su produit : ainsi en Architecture, il y a le genre sacré et le genre profane ; le genre ou style grec, 1 égyptien, le byzantin , le gothinue, le genre renaissance, etc.;
— en Peinture , on distingue, entre autre* genres, l'histoire, le portrait, les marines, le paysage , les /leurs, les intérieurs (les tableaux de cette dernière espèce sont spécialement appelés , d’une manière fort impropre , tableaux de genre). — En Musique, Il y a musinue d'église , dopera, de chambre ou de salon. En outre , en considérant les fornuilcf de succession harmonique et mélodique, on distingue 3 genres : le diatonique, qui procédé par tons et demi-tons naturels ou sans altération; le chromatique , qui ne procède que par demi-tons; V enharmonique , dans lequel op fait usage do la supposition des dièses et des bémols.— Pour les genres en Littérature. Voy. littérature.
En Grammaire , on appelle genre le sexe attribué aux mots ou la forme que reçoivent les mots pour indiquer lu sexe : ainsi il y a naturellement trois
frenres, le masculin pour fes êtres môles ou assitniés aux môles, le féminin pour les femmes et les femelles, le neutre pour ce qui n’est d’aucun stfXe : mais rien de plus capricieux que les langues sotit le rapport du genre; les unes, comme le français, n’ayant que deux genres, les autres, comme Fanglaii, n’en ayant aucun ou du moins n’admettaut
UÉNU
GÉOC»
Hans la forme du mot rien qui distingue le scie; d'autres, comme ie grec, le latin, le sanscrit, l'aile* mand, admettant les 3 genres, mais donnant sans discernement le genre masculin ou féminin à ce qui n’a pas de sexe; la plupart étendant la forme des genres aux adjectifs, aux participes, aux pronoms; quelques-unes laissant tous ces mots invariables. — Far suite de ces irrégularités, la juste application des genres est une des grandes diflicullés dans l'étude des langues, surtout de la languç française.
GENS (droit des). Voy. droit.
GENTIANE (qu'ou dérive de Gentius, roi d’HIyrie, le premier, dit-on, qui ait fait connaître ses propriétés), Gentiana , genre type de la famille des Geuliauécs, renferme des plantes herbacées à feuilles glabres , un peu coriaces et luisantes , à fleurs roses, pourpres ou jaunes; à corolle iufuudibuliforme , campanulée ou rotacée. Ces plantes, originaires des moutagnes de l’Europe , prennent par la culture une foule de nuances qui en fout l’ornement des jardins. Leur racine est épaisse , jaune , amère , et jouit de propriétés fébrifuges. La G. jaune (G. lutea) , type du geure, est remarquable par ses fleurs jaune*, nombreuses , verticillees ; elle est tonique, stomachique , vermifuge; on l’emploie coutre les lièvres intermittentes. Sa racine, traitée par l’éther, fournit Icoenlium‘n, substance volatile, odorante, amere, de couleur dorée, et soluble dans l'alcool, l'éther et l'eau bouillante.
GENT1 AISEES, famille de plantes dicotylédones monopélaics hypogynes, à calice libre, de 4 nu 5 divisions, à corolle régulière dont les lobes alternent avec ceux du calice ; à élimine! M nombre égal aux divisions de la corolle , a ovaire libre , fournissant pour fruit une capsul* . Toutes ces plantes sont des herbes ou des sous-arbrisseaux à suc amer, à feuilles tantôt opposées, tantôt alternes. Ou les trouve répandues à peu près pur tout le globe. Un les partage en 2 tribus : les Gentianées i raies et les Ménvanthées. A la lfr tribu upparticuneut les genres Gentiane, Chironia, Chlore, Erythrée, Eudonie etc. Pour la 2« tribu, Voy. mEnyanthées.
G ENTLANELLE, Gentiana viscosa, espèce du genre Gentiane, plante originaire des Canaries et cultivée en France. Elle jouit des propriétés de la Gentiane jaune; mais elle sert surtout .i orner lei Jardins de ses grandes et jolies fleurs jaunes, disposées en panicules., — On donne aussi ce nom a une espèce du genre Erythrée. Voy. ce mot
GENTILHOMME (du latin yentilis, qui fait partie de la gens, c.-à-d. d'une des familial patriciennes, de celles qui, à l’origine, composèrent lu population de Rome). Ce mot, qui, en général, s'applique à tout homme de race noble, désigna spécialement sous la monarchie certains fonctionnaires attachés a la cour. Ou appelait gentilshommes ordinaires du Hoi des nobles qui servaient auprès de la personne du roi ; ils rappellent assez les aides de cainp actuels des souveraïus. C’est Heuri III qui les créa: ils furent d’abord au nombre de 45 ; Henri IV les réduisit à 24; Louis MV eu ajouta 2. Les gentilshommes de la chambre étaient des nobles préposés aux olUces intérieurs : ils ordonnaient les habits du roi, réglaient le deuil de sa maison , lui offraient la chemise à son lever, etc. Ils étaient nombreux encore sous la Restauration. L’on distinguait un premier gentilhomme , un second gentilhomme. Le premier gentilhomme remplaçait le grand chambellan absent. — Le gentilhomme serrant portait les plats à la table du roi et servait exclusivement le roi ainsi que lesjbrinccs assis à la même table.
GENTILS (du latin gentilis , dérivé de gens , nation) , nom par lequel les Hébreux désignaient tous ceux qui n’étaient pas Israélites, et eu particulier, les païens adorateurs des Idoles.
GENTRY , nom de la petite noblesse en Angleterre. GENUFLEXION (de genu, genou, et ftectere,
fléchir). La génuflexion, considérée comme acte d'humilité et de respect, est surtout usitée chez les Catholiques, dans les cérémonies du culte . et particulièrement devant le Saint -Sacrement. Anciennement on priait debout le dimanche, et peudant tout le temps de Fàques à la Pentecôte, jiour célébrer la résurrection de Jésus-Christ. Les Ethiopiens , les Juifs et les Russes font encore leurs prières détruit. — Autrefois on s’agenouillait devant les rois et les princes en les abordant. Aujourd’hui, le seul homme devant lequel on fléchisse le genou est le pape.
GEOCENTRlQl'E(du grec gè, terre, et kentron, centre), se dit, en Astronomie, de tout ce qui a rapport aux planètes, en considérant la terre comme le centre de leurs mouvements : ou nomme longitude géocentrique , et latitude géocentrique, la longitude et la latitude d’une planète vue de la terre.
ÜEOCORÏSES, c.-à-d. Punaises terrestres. On les oppose aux Hydrocorises ou Pun. d’eau. V. punaise.
GEODE (du grec gè , terre, et eidos, appareil .■ . se dit de toute pierre naturellement creuse et contenant du sable ou des rristaux, qu’on entend remuer lorsqu'on la secoue. II y a des géodes formées par U voie ignée, et d’autres formées par la voie humide. On trouve dans les environs de Besançon des géodes siliceuses qui contiennent du soufre pulvérulent.
GEODESIE (du grec gè, terre, et daio, diviser ) , branche de la géométrie pratique qui a pour objet la mesure des terres ou des surfaces. Ce même mot a aussi une acception plus géuérale, et comprend toutes les opérations trigouomètriques et astronomiques nécessaires pour lever une carte , mesurer la longueur d’un degré terrestre, déterminer la forme de la terre, etc. Le Traité de géodésie de M. Puissant, 2 vol. in-4, et le Souveau Traité ige de M. A. Lefevre , sont les ouvrages les plus estimés sur cette matière.
( . 1 . n i . N OS I E (du u rer gè , terre , et de gnôsis , connaissance), science qui étudie la structure, la situation respective et la nature des matériaux qui composent le globe terrestre. La Géognosie est une partie de la Géologie; elle en différé en ce qu'elle se contente de décrire l’état actuel du globe et d'éludier les caractères distinctifs des matériaux qu’il renferme, sans s’occuper des théories émises sur l'o- CormtUu de ses parties. Werner a, le premier, emplu>e 1«- mot géognosie; apres lui Saussure, Pallas, Dolomieu , Faujas, sont ceux qui se sont occupés de celle science avec le plus de succès. On doit à MM. d’Auhutsson et Durât un Traité de Géognosie. qui est l’un des plus estimés.
GEOGRAPHIE (du grec gè, terre, et graphA , décrire), science qui doune la description de Ta terre. On distingue : 1° la G. mathématique et astronomique, qui traite de la forme , des dimensions, des mouvements de la terre et de M rapport! 0*06 les corps célestes; 2° la G. physique , qui décrit la surface de la terre , la distribution des terres et des eaux, les montagnes , le cours des fleuves . les productions des trois règnes de la nature , les différentes races qui habitent le globe; 3° la G. politique, qui fait connaître les divisions établies par les conventions humaines, et toutes les créations de l’homme , institutions, religions, longues. etc. ; 1° la G. historique ou G. comparée, qui suit chaque localité dans tout.-s ses phases , faisant connaître les divers noms qu’elle a reçus ainsi que les événements dont elle a été le théâtre : ces deux dernières se divisent en G. ancienne, G. du moyen Age , G. moderne. — Ou peut en outre distinguer une G. industrielle et commerciale . une G. botanique , une G. zoologiyue, etc., selon les applications que l’on fait de la science.
La Géographie no fut longtemps qu’uuo topographie informe. Les navigations des Phéniciens l’avancèrent uu peu. Aux temps d’Hérodote et surtout d’Eudoxe de Cnide, scs progrès sont déjà sensibles. Les