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tournés du mémo côté. — On appelle Geràier une meule de gerlnrs établie au milieu des champs ou des court. Ordinairement on rétablit à même le sol ou sur un lit de r<urots. En Amérique et en Angleterre, on élève les gerbiers sur nue plate-forme eu bois que supportent de petits piliers, et on les couvre en paille. On a imaginé récemment de leur donner des toits mobiles qui transforment le gerbier en grange ouverte. Il y eu a de plusieurs systèmes : celui des granges allemande et hollandaise, décrit par MM. Pertlmfs et Morel de Yindé, semble être un des meilleurs. Le plan en est polygonal ; à chaque angle s’élèvent des poteaux, et le loug des poteaux glisse, au moyen de poulies, un toit léger.
Par analogie, ou a nommé gerbe : 1° dans l’art de l'Artificier, un graud nombre de fusées volantes qui, Relançant en même temps d’une caisse de sapin de forme carrée, divisée en parties égales, figurent par leur expansion une gerbe lumineuse; 2° dans l’art du Fonlaiuier, un faisceau de petit# jets d'eau s'élevant a peu de hauteur : tels sont les gerbes des bassins des Tuileries, de Saint-Cloud, du P liais- Itoyal, etc.
GERB1I.LÉ (dimiu. de gerboise), Gerbillus , genre de Mammifères de l'ordre des Rougeurs, que l’on désigne aussi 60U6 le nom de Mérionts. Ils ont la taillo petite. les youx grands, ainsi que les oreilles; les pieds de derrière plus longs et plus gros que ceux de devant, ayant toujours cinq doigts; la queue longue et velue. Leur couleur est brune ou jaunâtre , avec des teintes variées. Ces animaux se creusent des terriers : on les trouve dans les deux coutiuents. La G. d' Egypte , type du genre, a la taille d'une souris. Sou pelage est jaune-clair, sa queue brune, et ses pattes de derrière aussi longues que le corps.
GERBOISE (de l’arabe Jerbuali , nom de l'espèce type), Di pus. genre de Mammifères de l’ordre des Rongeurs et de la section des Cl.iviculés, renferme des animaux remarquables par l’élégance de leurs formes, par la longueur de leur queue et do leurs membres postérieurs. On les trouve dans les pays chauds. Les gerboises ont la languo douce et la lèvre supérieure fendue et garnie du moustaches. Elles se creusent des terriers comme les lapins; elles sont très- timides, et vivent de graines et du racines. Leur allure ordinaire est le saut; elles sc servent des membres antérieurs pour porter les aliments à leur bouche. Le type du genre est le Gerbo (D. Gerboa), qui n’a que 3 doigts aux pattes; son pelage ut fauve en dessus, blanc en dessous, avec une ligue blanche en forme de croissant (pii s’étend de la partie antérieure de la cuisse jusqu’à la fesse; son corps a 10 ceiitim. de longueur, et est terminé par uue queue un peu plus longue. On trouve le gerbo eu Arabie, en Syrie et dans les contrées sablonneuses du nord de l’Afrique. — Gerb. du Cap. V. hllamys.
GERÇURES ou crevasses , petites fentes peu profondes, qui surviennent dans l’épaisseur de la peau Gtàl’origiue dus membranes muqueuses, surtoutaux lèvres, aux narines, aux pieds , aux mains et aux mamelons. Ces dernières produisent chex les nourrices des douleurs intolérables, etc. Les autres, en général, sont de très-légères affections. Les gerçures vont dues à une infinité de causes : le froid est la plus commune; les chocs , les tiraillements rendent la petite plaie Nlgnuta et difficile à guérir. Le repos et les pommades adoucissantes (comme le beurre de cacao, etc.) forment le traitement habituel. Au cas où la maladie aurait passé à l'état chronique, on emploie quelques excitants, notamment U cautérisation superficielle.
GERFAUT, Falco islandicus, oiseau de proie du genre Faucon , le plus courageux et le plus agile de toutes les especes de ce genre. Son plumage est brun, rayé transversalement en dessous, comme celui du Faucon ; mais sa taille est plus grande , et égale à celle d'une grosse poule. De plus, il a la cire ainsi
que les cercles périophthalmiques bleuâtres; son audace est telle qu'il ne craint pas do se mesurer même avec l’aigle. Aussi était-il 1res- recherché autrefois pour la chasse. Uct oiseau est très-commun en Islande et dans le Groenland, Voy. sacre.
GERMAIN (du latin gennanus), se dit, en Jurisprudence, du frere et de la sœur nés du même père et de la même mere [Voy. frère). — D ms le langage ordinaire , ce mot ne s’emploie qu'eu parlant du la ligue collatérale et en s’ajouUul au mot cousin. Vou. COUSIN.
GERMANDREE, Teucrium , genre de plantes de la famille des Labiées, renferme des herbes ou des sous-arbrisseaux à feuilles ovales et dentées, à Heurs axillaires rouges, purpurines ou jaunes, qui habitout lus lieux secs et incultes de l’Europe. Les espèces les plus connues sont : la G. ayuutiyue { T. Seordium ), à feuilles fermes, velues, dentelées, et qui doit son nom de seordium à l’odeur d’ail ( en grec sko radon) qu'exhalent ses feuilles froissées entre les doi gts : elle entre dams la composition du diascordium ; la G. officinale ou Petit chêne [T. Chamrcdnjs), qui a ses feuilles semblables è celles du la précédente, mais qui n’a point d’odeur alliacée ; elle entre dans la pré|Wiraiion de la thériaque ; 17vette (T. Charnœpitys ); la G. maritime ou Herbe aux t )uits{T. Marum), originaire d’Espagne, et dont l’odeur plaît fort aux chats ; la G. sauge des bois ( T. scorodonia), à fleurs jaunes. Les diverses espèces de Gt-rmandrée sont toniques et légèrement amères.
GERME (en latin yennen). On désigne ainsi le rudiment d’un nouvel être qui vient d'ètre produit ou engendré. Eu Zoologie et en Botanique, le germe est renfermé daus un ovule qui uese développe qu’après avoir été fécondé; il prend le nom d’ embryon, dès qu'on peut distinguer les premiers linéaments de l’étre qui doit en provenir. — Vulgairement, ou nomme germe la cicutricule ou tache blnncho qui se voitsur le jaune d’un œuf fécondé, et qui coutieut les rudiments de l’oiseau. Daus les plantes, la plumule n’est autre chose que le germe fécondé sortant du lioiirgeoii par la germination.
GERMINAL (du latin germen , germinis, germe), 7° mois de l’année française républicaine, commençait. selon les années , le ‘21 ou le mars.
GERMINATION, nom donné, en Botanique, au premier développement des parties contenues dans fa graiDe cou fiée à la terre. L’eau, la chaleur et l’air sont indispensables à l’accomplissement de ce phénomène. L’eau ramollit l’enveloppe de la graine; elle pénètre l'amande et la gonfle; elle dissout les plumiers aliments du germe , contenus soit dans le périsperme ( Alonocolylédonées), soit dans les cotylédons (Dicoty/édonées). La température la plus convenable est de 15* à 30*. La lumière et surtout l’électricité activent la germination en favorisant l'action chimique. Par la germination, les cotylédons s’amincissent, se colorent en vert et sortent de terre, sous le nom de feuilles séminales. Certaines graines conservent la faculté de germer pendant plusieurs années : des grains de blé retirés de ruines anciennes avaient même conservé cette faculté après plusieurs siècles. Quant à la durée de la gortni nation pour une graine placée en terre, tUe est trèsvariable. Le froment, le millet et le seigle sortent de terre au bout d’un jour; le haricot, la rave, la moutarde, l’épinard , le 3* jour; la laitue, le 4*; U citrouille, le b« ; la betterave, le raifort, le 6»; l’orge, Je 7*; le chou , le 10»; la feve, du 15e au 20*; l'oignon , le 20«. il faut une année pour le pécher, l’amandier, le noyer, le châtaignier ; 2 pour le noisetier.
GERMOIR (de germer), trou fait en terre, caisse ou pot destiné à recevoir les graines qui doivent être mises en terre immédiatement après leur chute de l'arbre, mais ne doivent être semées qu’au printemps.
Sorte de cellier destiné, dans les brasseries , à la