GIRA
bailleur. On les trouve clans toutes le* mer*. On le* rencontre aussi & t'elat fossile. — La principale espère est le G. helmiMhoe.horton , qui entre dans la composition de la mousse de Corse.
«IGOT, cuisse de mouton coupée pour le sertira do la labié; c’est proprement la partie inférieure de la misse, celle qui tient à la jambe : ou l’oppose à IV Manche, partie supérieure, qui tient a la hanche et ta s’emboîter dans les charnières du buste. On estime le» gigots de Pnfsa/rf, suit, ceux de Normandie.
GIGUE , air de danse à six-huit, d’un mouvement assez vif, et qui lit fureur en France aux xviT et xvill* siècles. On chantait de grands morceaux d’opérasnrdes airs de gigue; on en Introduisait dan* des symphonies, dans de* sonate*. U n existe plus trace de gigue dans la musique actuelle. Cependant la danse de ce nom *'c*t conservée, surtout en Angleterre.
(il LIE (de fîiY/o, botaniste esjwgnol), Gif in, genre de la famille de* PolémoniacéeS, se compose de végétaux herbacé* à feuilles alternes ou opposées, a fleur* solitaires ou agrégées, originaire* des deux Amériques. Ce sont des plantes gracieuses que l’on cultive pour l’ornement des parterres. La plus commune est la G. à /leurs en tête : ses fleurs, d'un beau bleu d’azur, s’épanouissent pendant l’été.
CILLE (corruption d*Ægidius) , personnage de comédie, partage avec Pierrot l’emploi de* niais de la parade. Dans les arlemiinadcs, Gille est toujours le rival d’Arlequin près de Colombine, et le plastron de* deux amants. Il est toujours vêtu de blanc des pieds A la tète, avec de longue* manches pendantes.
GINGEMBRE, Ziugiber, genre de plantes de la famille des Zingibéraeées, détachée des Amomées. Ce sont des plantes herbacée*, originaires des Indes orientales, à racine* tubéreuses, A feuilles membraneuses, renfermées dans une gaine ; à fleur* petites, formées d’un périanthe extérieur à 3 divisions et d'un périanlhe intérieur irrégulier. L’espèce la plus intéressante est le G. officinal, que l'on rultive depuis un demi-siècle aux Antilles et à la Guyane. Sa racine est de la grosseur du doigt, coriace, blanche ; l’odeur en est piquante, la saveur brûlante et aromatique. Elle entre dans une foule de préparations pharmaceutiques; confite au sucre, elle fournit un excellent digestif. On en assaisonne les ragoûts après l’avoir râpée. On tire aussi du gingembre une huile essentielle , qui est très-irritante.
G1NGLYME (du grec gigglymos , charnière). Foy. ARTICULATION.
G1NKGO ou gtnco, genre de la famille des Conifères, tribu des Taxinées, renferme des plantes originaire* de la Chine et du Japou, introduites en France en 1758. Ce sont des arbres à feuilles alternes, coriaces; à fleurs unisexuelles, et ayant pour fruit un drupe. Le tyne du genre est le G. bilohn [Salisàuna adiantifoliu ), dit aussi Arbre aux quarante écus, à cause du prix auquel il se vendit lors de son introduction en France. C’est un arbre trèsélcvé . â port pyramidal, à feuilles larges et sillonnées de veines nombreuses. Ses fleurs sont, jaunâtres et en chatons. Ses fruits, qui sont semblables à de petites noix, lui ont valu le uom de Noyer du Jajjon. L'amande se mange crue ou rôtie, et a un goût analogue à celui de la châtaigne.
GIN-SEING, Pannx , la plante, la plus célèbre de l’Orient après le thé, est un genre de la famille des Artliacées. La tige est simple, droite, unie, annuelle, hante de 30 à 40 ccntim., garnie à sou sommet de 3 feuilles, composées chacune de 5 folioles Inégales, vertes, ovales, lancéolées, Aiguë* et dentées sur leurs bords. An milieu sont des fleur* en ombelle, d’un jaune verdâtre. Le fruit est une baie à 2 noyaux. La racine est charnue, raboteuse, roussatre au dehors, jaune pâle en dedans, inodore, et composée de deux branches pivotantes, simulant grossièrement les deux cuisses de l’homme. En Asie,
où ou lui fait subir une piVqui ulion â cet effet, celte racine est livrée au commerce trausparente. La saveur en est aromatique, d’abord sucrée, ensuite Acre et amère. Elle est tonique, stimulante et réparatrice. Le* Chinois, les Japonais et les Tartan-s préconisent la racine de Gin-seng comme un remède univenei et comme un aphrodisiaque sans égal, et l'empereur de la Chine s’en réserve le monopole. On la vendait encore au siècle dernier de 2 à 3 fuis «on poids en argeut, en Chine inèinc. Ou ne la trouvait alors, dit-on , qu’en Tartarie , entre les 10* et 20e degrés de latitude E. â partir de Pékin, et les 30* et 47* degrés de latitude N. Elle ne fut apportée en Europe qu’en 1606. Le P. Lafltean, vers 1712, la trouva au Canada; mais le Gin-sen g d 'Amérique passe pour être inferieur. Du reste, il s’en faut de beaucoup que cette plante produise dans nos climats les merveilleux effets dont parlent les Asiatique*. Peut-être la dessiccation, la vétusté, la vermoulure, sont-elles pour beaucoup dans cette infériorité. — On cultive, mais rarement, le Gin-seng dans nos jardins botaniques; il s’y multiplie difficilement.
GIPSY , GiPsiEs. Voy. BOHEMIENS au Dicl. ttniv. d'Hist. et de Géogr.
GIRAFE (de l’arabe saura fa on djourafa ), Camelopard n l is, genre de l’ordr»* des Ruminant*, type de la famille des Caméléo-pardinêes, voisin des Antilopes et des Cerfs. Ce mammifère a le tronc mince, la tête petite, supportée par un très-long cou »*t ornée do 2 petites cornes, formées par des épiphyse* osseuses du frontal et recouvertes par une peau velue ; sur le milieu du front on remarque une saillie osseuse , plus développée dans les mâles qne chez les femelles. Ses membres postérieurs sont beaucoup moins élevés que scs membres antérieurs. Son pelage, ras et blanchâtre, est parsemé de larges taches, fauves -chez les femelles et les jeunes individu* , noires chez les vieux et les mâles. Sa queue, terminée par une touffe épaisse de crins durs, et sa crinière droite et eutremêlée de poils noirs et jaune*, sont toutes deux très -petite*. La girafe habite les déserts de l’Afrique, où elle vit en troupes, et se nourrit de bourgeons et de feuilles d’arbres. Sa taille dépasse 7 m. C’est un animal inofTen*if,qnl n'a d’autre défense que l’extrême rapidité de sa course. On lui a aussi d<mné le nom de Camê/êopard , à cause de la ressemblance qu’il offre, pour la forme , avec le chameau, et pour le pelage, avec le léopard.
girafb , constellation de l'hémisphère boréal . est formée de 37 étoile*, dont les plus belles sont de 4* grandeur. Elle est située entre le Dragon, l’étoile polaire, Persée, le Cocher et le Lynx. C’est Royer qui la forma en 1679.
GIRANDE (du latin gyrare , tourner en cercle), nom donné , en Hydraulique, a un faisceau de plusieurs jets d’eau qui s’élève en forme de gerbe ; et, eu Pyrotechnie, à un assemblage de fusées volantes qui partent en même temps, et qui , dans les fêtes publiques, forment le lkmquet du feu d’artifice.
GIRANDOLE (ditninulif de girande). On nomme ainsi : 1® en Pyrotechnie, un soleil tournant horizontalement, â une ou plusieurs roues, de maniéré â Imiter une nappe d'eau ou un château d’eau ; ou bien encore un assemblage de Risée* volantes qui partent tonte* ensemble et qui forment le bouquet d'un feu d’artifice: il est alors synouyme de girande; — 2® un candélabre ou chandelier à plusieurs branches, dont le nom vient de ce que le limbe qui portait toutes les lumières tournait h volonté sur la tige du candélabre ; — - 3® des boucles d’oreilles en diamants ou antres pierres précieuses, dont la disposition Imite aussi la girandole.
En Botanique, on nomme Girandole, le Plumeau, la Charagne, l’Amaryllis oriental, le Dodécatliéon de Virginie, etc., parce que toute» ce* plantes forment des especes de bouquets disposés en vcrtlrillcs.