G LAC
GLAG
avec. 2 parties de sel marin , auquel on ajoute souvent du chlorure de calcium cristallisé, afin de hâter la congélation. On aarite rapidement la sorbétiere, et l'on répété cette manipulation jusqu’à ce que toute la liqueur, après avoir perdu sa transparence, se soit convertie eu une sorte de neige compacte. Dans les grands centres de population, l art du glacier est devenu uue spécialité. — La consommation des glaces est immense dans les pays chauds pendant les fortes chaleurs. L'Italien Procope fabriqua les premières «lu'on ait mangées à Paris, en 1660; depuis 25 ans, l’usage s’en répand de plus en plus en France, surtout dans les bals et dans les cafés. Les médecins sont unanimes pour en regarder l’abus comme dangereux.
glaces (Verrerie), grandes lames de verre d'une assex grande épaisseur, destinées à réfléchir la lumière , ou à servir de vitrages pour les devantures de boutiques, les voiture* de luxe , etc. On fabrique ces lames en les soufflant ou en les coulant. Les glaces soufflées se font par le* mêmes manipulations que le verre à vitres ( Yoy. vf.hrr) Le coulage consiste à étendre le plus régulièrement possible sur des tables en cuivre ou en fonte, d'une surface parfaitement unie, le verre en fusiou. Après quoi, on fait passer sur la pâte encore brillante un rouleau en cuivre tres-pesaut qui aplatit et égalise la matière sur son passage. La glace est alors formée ; mais elle n'a pas une solidité suffisante : pour l'acquérir, elle ne doit se refroidir que par degrés. A cet effet, on la qdacc dans un four chauffe au rouge, dit carguaisc, qu'on ferme hermétiquement. Celle opération , qu'on appelle recuisson , s’exerce sur plusieurs glaces à la fois. — Obtenues soit par le soufflage, soit par le coulage, les glaces sont ensuite soumises au polissage : on commence par les dégrossir en frottant deux glaces l’une contre l’autre, puis on les frit frotter sur du feutre enduit de colcotbar ou rouge d'Angleterre, de plus en plus fin. Ainsi polies, les glaces peuvent s’employer comme carreaux de vitres; quand elles sont destinées à servir de miroirs, on les étame au moyen d’un amalgame d’étain. Voy. étamage des glaces et miroir.
Les glaces sont une invention du moyen âge. Pendant longtemps le monopole de leur fabrication appartint aux Vénitiens , qui les préparaient par le procédé du soufflage ; ce procédé fut importé en France par Colbert en 1665; et il s'établit dès lors à Tourlaville, près de Cherbourg, une manufacture de glaces soufflées , qui n'a cessé d'exister qu’en 1808. Ce fut en 1688 qu’Ahrahain Thevart imagina de rouler les glaces; son etablissement, construit d’abord à Paris, dans la rue de Rcuilly, fut transféré peu de temps après à St-Gobain, près La Fore, où il existe encore. En France, on ne fail actuellement que des glaces coulées; à Venise et en Bohême, on fabrique encore uue grande quantité de glaces soufflées. Les plus célèbres manufactures de glaces sont : eu France, outre celle de Saint-Golwiin, celles de Cirey et de Saiul-Quirin (Meurthe), de Montluçon, d’Aniche (Nord), et de Paris; en Belgique, celle d’Oignies; en Angleterre, celle de .Blackwall , près de Londres. L'Amérique possédé aussi plusieurs manufactures de glaces, qui ont été créées en 1820 par des Français.
GLACIALE, plante. Voy. ficoide.
GLAC1EK , vaste amas de glaces dans une montagne. Les glaciers commencent au-dessus de la limite inférieure des neiges et se terminent en pente jusqu'au fond des vallées. Les uns se forment sur les hautes sommités et sur leurs pentes; les autres occupent de larges ravins qui s'étendent avec uue déclivité plus ou moins rapide depuis les hautes sommité» jusque dans les vallées. Les glaciers de la première classe sont rarement de très-vrrandc étendue ; ceux de la seconde présentent toujours une longueur plus ou moins considérable (10, 15,20, 25 kilomètre» sur environ i de large : celui de Clia-
mouni, dans le Valais, a même une longueur de près de 60 kilom ). L’épaisseur des glaciers varie suivaut leur étendue; elle va fréquemment à 30 m. et plus : en certains endroits de la Mer de glace , au pied de Montanvert , elle atteint de 200 à 260 mètres.
Les glaciers ont pour origine des masses de neige que des dégels et des regels successifs ont transformées en glacés. Ils sont tantôt unis, comme des lacs gelés; tantôt coupés par de larves. et profondes crevasses. Leur aspect change fréquemment; entre autres causes de ces variations est le phénomène dit crue des glaciers. Souvent, au printemps, une partie du glacier glisse sur la masse, et descend uu peu plus bas. El>cl a calculé qu’en Suisse les fflaciers gagnaient ainsi de 4 à 8 mètres par an. Des amas de caillons, nommés morraine*, se déplacent en même temps que b* neiges, et exhaussent graduellement le fond de la vallée., — Les glacier» le* [dus célébrés de la Suisse sont ceux de Grindcvrald et de Ghamouni. Le dernier donne naissance au torrent de l’Arveiron, qui va se jeter dans l’Arve. — On doit à M. Agassiz le Système glaciaire. Paris, 1847.
GLACIERE , espèce de réservoir où l’on conserve pour l'été la neige ou la glare dont on l'a rempli l’hiver. Pour construire une glacière , on fait eboix d’un terrain sec , à l'abri des infiltrations souterraine* et des rayons du soleil : le flanc d'un coteau regardant le nord est excellent à cet effet. On creuse ensuite une cave circulaire d'environ 12 m. de profondeur sur 2 ou 2 ut demi de diamètre; le fond de cette cave est carrelé en pierre, et forme un puisard où vont s’écouler les eaux de la glacière. Le tour en est garni d’un mur en pierres de (aille ou du moins en bâtisse excellente construite a chaux et A ciment. La glacière construite, sur un lit de [taille peu épais qui revêt le haut du puisard, on couche uue grille en fer sur laquelle reposera le premier lit de glace ; ensuite on jette les glaçons ou la neige, en les tassant à mesure [tour laisser le moins de vide possible. De cette manière, la glace peut se conserver fort longtemps. En tre au très glacières fameuses, celles de St-Pétcrsbourgméritenld'étre remarquées. Il y entre plusieurs ceutaiues de grands blocs de glace dé 1 m. , 1 m. 1/2 de longueur, sur 66 centim. d'épaisseur. Les glacières de Saint-Oueu, de Gentilly, près de Paris, fournissent en grande partie à la consommation de ia capitale. Depuis quelques années , on eu expédie beaucoup de Norvège. — En Amérique, un amateur de Boston a imaginé des glacières portati- Mt, en transformant en glacières des cales de vaisseau; on a transporté ainsi de la glace jusqu'à Calcutta.
Depuis peu, on a fabriqué de petites glacières artificielles au moyen desquelles on peut eu quelques minutes avoir de l’eau glacée : on obtient ce résultat par un des procédés indiqués ci-dessus à l'art, glace.
GLACIS, sc dit en général de toute peutc douce , par opposition nu. talus, qui est plus rapide. — En termes de Fortification, le glacis est une pente trèsdouce qui s’étend sur 40 à 50 mètres de longueur à partir de la crête du chemin couvert jusqu’à sa reucoutrc avec la campagne. Le glacis entoure la contrescarpe , masque le chemin couvert et est perré de coupures qui communiquent aux portes.
En Peinture , on nomme glacis l'application sur une couleur sèche d'une couleur claire et transpirent* . de façon que la première non-seulement s’aperçoive toujours, mais sc trouve avoir beaucoup gagné en éclat.
Gladiateurs, voy. ce mot ou Dict. umv •
d'Hixt. et de Géogr.
GLADIOLUS, nom latin du glaIeul.
G LA COLITES, glagolitiqi'e (écriture), du slavon glagol, lettre , et plus tard langue. Les Glagolites sont des catholiques dalm&tes auxquels Innocent IV, par une bulle de 1248 , permit d'entendre la messe dans la langue ecclésiastique du |»ays vlc vieux »U-
GLAI