G NOM
fin do l’éW, On milite encore la G/. tu foreuse, la Gl. totncnteuxe, miles de lu Chine . u deux taches , cto.
GLYCONIQUR (vers), vers trimètre des Latins, Se compose d'un spondée et de deux dactyles :
Sic tt, I dit* pS I tin» r.yprt. ( tlo*., Od., I , «.)
On donne aussi ce nom à un vers trocliaique dimètre catalectique, qui prend au second pied le dactyle ou le spondée indifféremment. Exemple :
KJil I U IT. C- | It ml I ht
feptrl | lu | ne «Î | muni. ( Si N. Te AG.)
GLYCYRRHIZA, nom scientifique de la Hég/isse.
GLYCYRRH17.ISE (de glykyi'rhiza, réglisse), substance brunâtre et amorphe qui constitue la partle essentielle du jus de réglisse, se compose de carême, d'hydrogène et d'oxygène Pour
l’obtenir, on traite jmt l’acide sulfurique l’extrait aqueux de la racine de réglisse; on lave le précipité avec de l'eau acidulée, puis avec de l’eau pure; on le dissout ensuite dans l’eau, et l’on neutralise la liqueur par le carbonate de potasse; cette liqueur, filtrée et évaporée, donne pour résidu la glycyrrhizine.
GLYPHÉ (du grec y/yphô, graver), termo d'Architecture , *e dit de tout trait gravé en creux , de tout canal creusé dans les ornements. V. triglyphb.
GLYPTIQUE (du grec glyphü, graver), art de tailler ou de graver les pierres fines : c’est it cet art qu’on doit les intailles et les camées ou gemmes (P. ces mots et glyptothèoce ]. La cornaline, la calcédoine, le jaspe , l’agate, l’onyx, lé lapis-lazuli, la malachite, la stéatile, la turquoise, le saphir, sont les pierres sur lesquelles on grave le plus ordinairement. Les instruments dont on se sert à cet effet sont le iouret, espère de tour, et la ftouterollc, petit rond de cuivre ou de fer émoussé , propre à user ou à cnlamer la pierre, qui est mis en monvement par le tonret, et dont on augmente la puissance avec de l'émeri, de la poudre de diamant et quelques liquides.
On fait remonter l’origine de la glyptique aux Egyptiens, à qui les Etrusques, puis les Grecs, empruntèrent leurs procédés mécaniques. Chez ces derniers, la glyptique atteignit à une perfection qui est restée depuis inimitable. Rien n'égale la délicatesse et le fini des détails de la glyptique grecque. Les Romains succédèrent aux Grecs dans cet art, et c'est encore en Italie qu’on trouve aujourd’hui les meilleurs graveurs en pierres fines. Chez les anciens, les pierres gravées servaient d’amulettes , de cachets , ■l'anueaux, et quelquefois de bracelets, d’agrafes, etc. — * Les graveurs anciens ne nous ont pas laissé la description des procédés qu’ils employaient : ou sait seulement qu’ils connaissaient le touret et la botpterolle [ferrum retusum ) ; ils se servaient, en outre, «l’une espèce de scie (terebra): ils employaient aussi b poudre de diamant, le naxium (sorte de grés pulvérisé), le schiste d’Arménie et l’émeri ( smyris ) .
Les meilleurs traités sur la Glyptique sont ceux de Vettori, de Mariette, «le L. Natter (Londres, 1755), de Millin (1797). Il existe, en outre, un grand nombre de collections de pierres gravées (Ko»/, dac.tyliotheqi'e et clyptothêque ). Stosch , Braeri , tt do nos jours, MM. de Glarac, Sillig, Raoul Rochette, ont décrit et classé toutes celles qui offraient quelque intérêt pour l’étude de l’histoire ou de l’art. M. Ch. Lcnnnnant les a reproduites , par les procédés do M. Ach. Collas, dans «on Trésor de Numismatique rt de Glyptique ( |s,3i-50, 13 vol. in-fol.).
GLYPTOTHRQUE (du grec glypta , choses gravées, et thèké, dépôt), collection de pierres gravées. Les anciens se plaisaient déjà à former des collections de ce genre ; ils les plaçaient même dans leurs temples. Chez les modernes , Pétrarque en donna le premier l’exemple ( Vny, dactyliothèqit. et hêitiiu.Es); de nos jours . la Galerie des antiques du Couvre à Paris et la Gh/ptothèque de Munich offrent les plus belles collections de pierres gravées,
bas-rfeliefs, mosaïques, etc. M ilhcureu«emcnt pour l'intérêt de la science, la fraude a produit beaucoup de pierres fausses, dont quelques-unes imitent l'an* tiqne de rpanière à tromper les plus habiles : telle était la collection , un moment fameuse, du pr.Poniatowski.
GNAPHALlUMfc.-à-d.en gr. cotonnière), g. de Composées-Sénécionidées, qui comprend l'Immortelle.
GNATHODONTES (du grec, gnathos, mâchoire, et ndous, odontos, dent), nom donné par M. de Blain ville àl'une des deux trraodes divisions de la classe des Poissons, celle à laquelle Cuvier a donné le nom (YOsseux,
GNEISS (mot emprunté a l’allemand ), roche remarquable par sa texture feuilletée , est composée des mômes éléments que les différentes variétés de granit, spécialement de mica en paillettes et do feldspath lamellaire ou grenu. Elle constitue dans la croûte solide du globe de puissantes assises qui paraissent avoir été consolidées les premières. Elle est extrêmement riche en minéraux cristallisés do presque toutes les espèce* : ou y connaît, en exploitation, des mines de manganèse, de galène argentifère, de cuivre, d'étain, d’argent, d'antimoine, de fer, etc. Elle présente un grand développement dans la partie centrale des Alpes , dans les Vosges, dans les montagnes qui séparent la Loire du Rhône et de la Saône, dans les Cévennes, les Pyrénées, etc.
GNET , Gnetum , genre type de la famille des Gnétacées , détachée des Conifères , renferme des arbres de l’Inde et de. l’Océanie , à tronc droit et noueux, à rameaux élancés, à feuilles opposées, ovales, pointues, luisantes en dessus. Leurs fruits sont rouges, semblables à ceux du Cornouiller. L'amande cuite est comestible et d’un bon goût. Le Gn. gnemon est l'espèce type de ce genre. — Outre le genre (inet, la famille des Gnétacées renferme le genre Ephèdre, que l’on trouve en Europe.
GNIUIENNE, Gnidiu (de la ville de Gnide, dédiée à Vénus), genre de la famille des Thymélées, renferme de fort jolies plantes frutescentes, originaires d’Afrique , à feuilles persistantes et à fleurs dont l'odeur rappelle celle de l'héliotrope. La Gn. à feuilles de lin (Gn. simplex) est un petit arbrisseau , haut de 40 à 50 ceutim. Ses rameaux grêles sont couverts de feuilles nombreuses et linéaires; ses fleurs, d’un jaune pôle, s'épanouissent deux fois par an. La Gn. à feuilles de pin (Gn. pi ni folia ) a de belles fleurs blanches, couvertes de poils; des rameaux grisâtres et des feuilles longues de 14 à 15 millim. On les cultive dans les serres.
GNOMES , génies de petite stature, imaginés par les Cabalistc*. îo»/. gnome au DM. univ. d’ U. et de G.
GNOMIQUES (poetes), du grec gnôme, sentence. Les Grecs ont donné ce nom a des poètes qui ont écrit un grand nombre de poésies renfermant des sentences et des pensées morales. Plusieurs do res poètes furent en môme temps philosophes et législateurs. On rite parmi les plus célèbres : Théognis, Phocylide, Pythngore, Solon, Simonidc, Cléauthe, Hésiode, etc. Rrunrk a donné un recueil estimé des Poètes gnomiques gi'ees (Strasltourg, 17$4,gr.-lat.).
Les Distiques de D. Caton et les Sentences de P. Syrus chez les Romains, les Quatrains de Pibrac , peuvent être rangés parmi les poésies gnomiques.
GNOMON (mot grec qui vêtit dire proprement indicateur)|, instrument qui sert à mesurer la hauteur du soleil et à marquer les heures, en indiquant la longueur et la direction do l’ombre projetée. Il est ordinairement formé par une aiguille ou style, une colonne ou une pyramide élevée verticalement sur utie surface plane cl horizontale, en un point d’une ligne droite tracée sur cette surface et qui représente la méridienne du lien. Pour connaître la hauteur du soleil, on mesure la longueur de l’ombre i»rojelée par le gnomon, lorsque cette ombre tombe exactement sur la ligne méridienne. Les Grecs distinguaient l’hcnre par l’ombre d'un gnomon projetée sur un cadran
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